La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Comte d'Hézècques le Sam 25 Avr 2015, 12:23

Marquise de Crequy a écrit:
Un si furieux coup de bélier contre un si léger et si joli treillis de roses et de jasmin !... Vingt ans plus tôt, M. de Bernis en aurait fait un triolet enchanteur ; mais les madrigaux en guirlande et bouquets-montés avaient déjà passé de mode, et tout ce qu'il en circula de mieux exprimé, c'était que Madame de Lamballe avait été " démolie " par le chevalier d'Osmond.

:
Ainsi c'est vrai ! La princesse se trimballait partout avec sa guirlande de roses !


Elle n'avait pas de chance ; en 1776 ou 1777 elle s'était fracassé le bras dans une gondole à Fontainebleau :
C'est Métra qui nous le rapporte :

« La reine a éprouvé un petit accident qui a fait connoître tout l'amour dont on est pénétré pour elle. Elle alloit par eau dans une de ses gondoles ; une fenêtre est venue à tomber, le coup a effleuré la reine et a causé une légère contusion au bras de Mme la princesse de Lamballe, qui s'est évanouie : cependant, grâce à une saignée, toutes les alarmes se sont dissipées, et cette princesse a éprouvé combien elle étoit chère à notre souveraine qui en ce moment lui a témoigné le plus tendre intérêt. »

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Sam 25 Avr 2015, 12:29

;

Heureusement, plus de peur que de mal !

Pauvre princesse, en plus si émotive ... Wink
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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Comte d'Hézècques le Sam 25 Avr 2015, 13:05

En avril ou mai 1787 le comte de Salmour, diplomate au service du roi de Saxe, tenant une chronique des événements de la cour de France pour son ministre M. de Stutterheim, écrit ceci par rapport à la princesse de Lamballe :

« Depuis que la Reine a un peu cessé de paraître n'exister que pour Mme de Polignac, dont elle était autrefois inséparable, Elle se rapproche de nouveau de Mme de Lamballe, chez qui elle vient souvent à Versailles et même à Paris.
Dans ce cas, la société y est très resserrée. Je m'y trouve quelquefois et, admis d'ailleurs à l'intimité de cette princesse, chez laquelle je vais librement, je me trouve à même de voir ce qui se passe dans cet intérieur, où je vivrais beaucoup plus, si la fureur qu'elle a pour le jeu, qui m'excède, ne m'en éloignait pas souvent.
»

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Lun 27 Avr 2015, 12:57

.

Une autre grosse émotion de la princesse Very Happy :

Mme de Mazarin, qui voulait ménager une agréable surprise à leurs Altesses Royales, avait fait arriver de sa terre de Chilly, un troupeau de moutons avec un chien de berger, et qui plus est, une génisse qui passait dans son pays pour être la douceur même. Il avait été convenu qu'on ferait défiler tranquillement tout ce bétail, en bon ordre et derrière la glace, avant de commencer les danses pastorales, et c'était pour animer le paysage de Servandoni en lui donnant un air de rusticité plus ingénu ... Mais au lieu de rester à la place qu'on lui avait assignée, c'est-à-dire à la queue des derniers moutons, comme étant la plus curieuse et la plus belle pièce de la bucolique, voilà cette génisse qui perd la tête comme une grosse sotte, qui se met à bousculer les brebis avec leur agneaux, et qui s'en vient donner à front cornu dans cette glace sans tain, qu'elle fait sauter en mille éclats. Les moutons la suivent et se précipitent par la même brèche ; le chien s'en mêle et se met à les pourchasser dans toute la longueur et dans tous les coins de cette galerie dorée, et jusque sous nos belles belles robes, où les moutons venaient s'engouffrer, tandis que le chien s'introduisait brutalement entre nous et les moutons pour les rassembler et les réunir en bercail. Il aboyait comme un diable, et la génisse allait toujours galopant d'un bout à l'autre de la galerie, en renversant ou bouleversant tout ce qui se trouvait à sa portée. Toutes les femmes étaient grimpées sur les banquettes, à l'exception de Mme de la Vallière et moi, qui restâmes courageusement à nos places, et qui n'eûmes pas à nous en repentir, car cette effarée ne nous approcha pas. Je me souviens que Madame et sa sœur en riaient à se trouver mal, tandis que leur cousine de Lamballe s'était fait asseoir sur une cheminée, où elle faisait des cris comme un paon juché sur un mur.
( toujours le tandem Créquy/Courchamp )

.
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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Invité le Mer 27 Mai 2015, 14:51

Correpondance secrète, 8 septembre 1780 :


Il semble que depuis son clash avec Vermond, les choses ne s'étaient guère améliorées pour la pauvre princesse qui avait seulement fait son office...

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Trianon le Sam 30 Mai 2015, 02:05

Rarement, mais il m'arrive parfois de surfer sur le net (grand maximum une heure).
Et quelle fût ma surprise de constater que les deux amies de la Reine, Mme de Lamballe et Mme de Polignac sont nées toutes les deux un 8 septembre 1749. Beaucoup d'entre vous devaient être au courant. Wink
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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Sam 30 Mai 2015, 09:42

.

Oui, oui, mais je suis toujours estomaquée de cette coïncidence inouïe ! Very Happy
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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Invité le Sam 30 Mai 2015, 10:44

Oui c'est une curieuse coïncidence et ma meilleure amie est née aussi un 8 septembre ! Pas 1749, je vous rassure ! :

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Comte d'Hézècques le Mar 02 Juin 2015, 11:54

Notre inestimable amie Eve a fait une découverte dans les Archives Suédoises d'une lettre qui parle du mystère autour de la disparition des diamants de la princesse de Lamballe après son exil dans les Pays-Bas autrichiens. Je connaissais l'affaire des diamants de Mme du Barry mais non pas celle de Mme de Lamballe Very Happy

Lettre de M. de Hessenstein au baron de Taube (grand chambellan à Gustave III) :



Lettre de l'archevêque de Tours :









De M. de Hessenstein au baron de Taube (grand chambellan à Gustave III) :

Panker et Hambourg, le 28 octobre  1793

Voici, mon digne, cher et respectable cousin, une lettre qui va bien vous intriguer car je doute que vous ayez connaissance de cette affaire . Que peuvent être devenues les pierreries de cette malheureuse princesse  ? Et comment est-il possible que personne n'en ai fait mention depuis la catastrophe de notre infortuné monarque ? Je crains bien qu'elles ne soient tombées entre des mains infidèles . Il faut aussi que le  baron d’Armfelt n'en ait rien su, car il n'en a jamais parlé pendant tout son séjour à  Aix. L'incluse est de l'archevêque de Tours.
Recevez mes tendres hommages et donnez-moi de grâce de vos nouvelles.


De l'archevêque de Tours :

Au mois de juillet 1791, peu après l'évasion du roi, madame la princesse de Lamballe, qui avait confiance en moi, me consulta sur ses affaires. Je la grondai sur ce qu'elle n'avait pas fait sortir ses diamants, dont je ne me rappelle pas la valeur mais qui était considérable. Je lui suggérai de recourir à cet effet au roi de Suède. En effet, je pressentis ce prince, qui consentit à nous prêter son nom. Les diamants furent remis à Paris au baron de Staël qui les fit parvenir au roi son maître par un officier suédois. Madame de Lamballe les reçut pendant son séjour à Spa. Depuis, j'avais oublié de lui demander l'usage qu'elle en avait fait, et j'aurais perdu cet objet de vue si quelqu'un ne m'avait dit que, dans ce temps, on avait appris par cette malheureuse princesse que son dessein avait été de m'en rendre dépositaire. Cette circonstance excite mon intérêt.  J'ai demandé à Me de Carignan, héritière pour son fils légataire universel, si elle avait connaissance de ces diamants. Elle n'en a jamais ouï parler; toute correspondance dans ce moment-là étant impossible avec la France, je ne pourrai sans courir le risque de le compromettre proposer la même question au marquis de Clermont-Galesande (sic), exécuteur testamentaire de la princesse. Je me suis donc adressé au marquis de la Vaupalière et à Mme Brunoy qui avait avec elle des liaisons intimes.
Je vais copier littéralement sa réponse sur ce point . Elle est datée de Bruxelles 5 juillet :

« Quant aux diamants, j'en savais l'histoire comme vous. J'ai presque la certitude que notre malheureuse princesse ne les avait pas fait revenir et qu'ils sont encore en Suède. Le feu roi s'était chargé de ce dépôt; depuis sa mort, j'ignore à qui il a pu être remis, ce qui doit être très facile à savoir. Mme de Brunoy n'en sait pas davantage et pense absolument comme moi. »

J'apprends par cette réponse que le roi s'était chargé de ces diamants, qu'il les avait envoyés en Suède, et que, selon toutes les apparences, ils y sont encore. Peut-être en a-t-on trouvé la note dans les papiers de la princesse, peut-être aussi l'inquiète position où elle était ne lui aura pas permis de s’y laisser . Dans tous les cas, il importe de découvrir où sont ces diamants. Or pour y parvenir, voici ce que je vous demande. Vous vous rappellerez quelles étaient les personnes alors près le roi de Suède qui pouvaient avoir sa confiance pour une affaire de ce genre. Je ne crois pas que ce soit le baron de Taube. Vous voudriez bien lui en écrire et le prier de faire des recherches du résultat desquelles vous aurez la bonté de m'informer.


Crédit : Archives de Löfstad, Suède.
Photos : Evelyn Farr
Transcriptions : Mme de Sabran Very Happy  I love you

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Invité le Mar 02 Juin 2015, 12:04

C'est passionnant !!! :n,,;::::!!!:

Merci pour cette découverte ! Very Happy

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 02 Juin 2015, 12:20

Comte d'Hézècques a écrit:Notre inestimable amie Eve a fait une découverte dans les Archives Suédoises d'une lettre qui parle du mystère autour de la disparition des diamants de la princesse de Lamballe après son exil dans les Pays-Bas autrichiens.

Merci à notre Eve et toi, mon cher Félix ! Very Happy
M'est avis que ces diamants n'ont pas été perdus pour tout le monde ... Hop!
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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Comte d'Hézècques le Jeu 04 Juin 2015, 16:04

En ce 4 juin, une petite pensée au dauphin Louis-Joseph via la princesse de Lamballe Wink

Au printemps de 1789, la princesse de Lamballe rendit visite au dauphin agonisant à Meudon, accompagnée de la marquise de Laage de Volude, qui était sa dame de compagnie.

Louis XVI et Marie-Antoinette avaient décidé de transporter leur fils mourant à Meudon, car l'air y était plus pur qu'à Versailles.

Elles en revenaient toutes remuées ; les deux dames l'avaient trouvé d'une raison et d'une patience, qui les avaient touchées au coeur.

Mme de Lage note dans ses mémoires : « Quand nous sommes arrivées, on lui faisait la lecture. Il avait eu la fantaisie de se faire coucher sur un billard, on y avait étendu des matelas.
Nous nous regardâmes, la princesse et moi, avec la même idée, que cela ressemblait au triste lit de parade après leur mort.
»

Mme de Lamballe ayant demandé au petit malade quel livre il lisait à ce moment : « Un moment fort intéressant de notre histoire, madame, le règne de Charles VII ; il y a bien là des héros ! » Et ses beaux yeux mourants se tournaient vers la princesse, en lui disant cela.

Source : Dr Cabanès, Moeurs intimes du passé, tôme VIII : "Education des princes".

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Jeu 04 Juin 2015, 16:14

Comte d'Hézècques a écrit:

Mme de Laage de Volude note dans ses mémoires :
« Quand nous sommes arrivées, on lui faisait la lecture. Il avait eu la fantaisie de se faire coucher sur un billard, on y avait étendu des matelas.
Nous nous regardâmes, la princesse et moi, avec la même idée, que cela ressemblait au triste lit de parade après leur mort.
»

Et puis :

       Tout ce que dit ce pauvre petit est incroyable ; il fend le cœur de la reine ; il est d'une tendresse extrême pour elle. L'autre jour, il la supplia de diner dans sa chambre. hélas ! elle avalait plus de larmes que de pain.


.
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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Invité le Dim 19 Juil 2015, 16:25

Mais la jeune, la sensible princesse de Lamballe, dont
rattachement pour son ingrat époux était aussi vif que
sincère, ne put supporter les hideuses infidélités de ce
seigneur. Elle tomba dans une mélancolie profonde ; des
vapeurs convulsives survinrent, et la science des enfants
d'Hippocrate fut impuissante sur cette maladie plus
morale que physique. Les femmes de la cour qui environnaient
 l'épouse affligée lui dirent des merveilles d'un charlatan
nommé Pitlara, connu pour guérir infailliblement
toutes les dames malades en leur appliquant certains
emplâtres sur le nombril. La duchesse de Mazarin assura
à la princesse qu'elle avait fait l'épreuve du spécifique
ombilical, et qu'elle s'en était trouvée à merveille. Pittara,
mandé à l'hôtel de Penthièvre, s'y montra en triomphateur ;
 mais grande fut la perplexité de Mme de Lamballe;
elle professait une pudeur pointilleuse, et l'homme à
l'emplâtre jurait que personne au monde ne pouvait le
poser que lui-même. La malade ne voulait pourtant dé-
couvrir ni les avenues du haut ni celles du bas ; toutes
ses femmes étaient aux abois, car aucune d'elles n'avait
prévu la difficulté. Les dames de la cour, admiratrices
des emplâtres, ne s'étaient pas inquiétées davantage du
procédé d'application, les avenues du haut et du bas étant
chez elles aussi libres les unes que les autres. Enfin une
camériste dévote leva la difficulté en proposant de pratiquer
 à la chemise de Son Altesse une ouverture un peu
plus large que l'emplâtre, et qui en permît la pose sans
découvrir les charmes circonvoisins. Tout se passa ainsi
à la plus grande gloire de la pudeur et M me de Lamballe
fut soulagée.... aussitôt qu'elle se persuada qu'elle devait
l'être.

Les émanations de la chasteté sont de nos jours un
parfum si rare, si fugitif, qu'il faut le respirer avec
empressement partout où il se présente, comme l'air d'une
suave matinée de mai. Mme Bontems, veuve du premier
valet de chambre de Sa Majesté, est une de ces femmes
à principes robustes, dont nos libertins, malintentionnés

en tout, font résulter la vertu du silence des passions.

Les Chroniques de l'Oeil-de-Boeuf


Bien à vous.

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Dim 19 Juil 2015, 16:54

... les avenues du haut et les avenues du bas ?!!Hop!

Ici nous avons besoin des lumières de notre cher Vicq d'Azyr pour plus d'informations ...
Que sont les avenues ?
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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Vicq d Azir le Lun 20 Juil 2015, 11:57

Chère Éléonore,
Je ne connais pas d' "Avenues" se rapportant au vocabulaire médical...
En revanche, "avenue", étymologiquement, désigne une "voie d'accès",  une manière "d'accéder à..." (d’où le verbe "advenir").
Concernant notre princesse, il serait donc question de... l'impossibilité d'accéder au centre "ni par le haut, ni par le bas"...
Ceci peut paraître un peu leste, mais colle bien avec le reste du texte, dans lequel l'auteur ne se prive pas de se moquer de la pudibonderie excessive de la Princesse...
Notons aussi que, sauf erreur de ma part, les chroniques de l’œil de bœuf sont apocryphes, et à l'époque où elles sont rédigées, au début du XIXè (sans doute à partir de documents authentiques), l'auteur peut se "lâcher": plus de censure à craindre; on peut forcer le trait, répéter les idées reçues, chercher et amplifier le scandale (comme dans une certaine presse d'aujourd'hui...)
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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Comte d'Hézècques le Jeu 03 Mar 2016, 17:45

Voici tous les extraits tirés des Mémoires de Mme de Tourzel, là où elle évoque la princesse de Lamballe :

« La conduite de M. le duc d'Orléans ayant fait ouvrir les yeux à madame la duchesse d'Orléans, elle demanda et obtint en justice sa séparation de biens d'avec ce prince, et se retira ensuite chez M. le duc de Penthièvre, son père. Madame la princesse de Lamballe, qu'il accusa d'y avoir contribué, fut de ce moment l'objet de sa haine, que l'on assura être une des causes de la fin cruelle de cette malheureuse princesse. »



Pendant la troisième fête de la Fédération, et la dernière pour la Famille Royale :

« Le 14 juillet (1792), jour de la Fédération, le Roi sortit à midi des Tuileries pour aller au Champ de Mars, ayant dans sa voiture la Reine, ses deux enfants, Madame Élisabeth, madame la princesse de Lamballe et moi.

Ses ministres étaient à pied aux portières de sa voiture, devant laquelle étaient trois officiers au service de Sa Majesté, quatre écuyers et dix pages.
Dans la voiture qui précédait celle de Sa Majesté étaient : MM. de Saint-Priest, de Fleurieu, de Poix, de Tourzel, de Briges, de Montmorin, le gouverneur de Fontainebleau, de Champcenetz et de Nantouillet.
Dans celle qui suivait immédiatement Sa Majesté étaient: madame d'Ossun, dame d'atour de la Reine ; mesdames de Tarente, de Maillé et de la Roche-Aymon, dames du palais, et madame de Serène, dame d'honneur de Madame Élisabeth.

L'escorte du Roi était composée de Suisses, de grenadiers de la garde nationale et d'un détachement de cent cinquante ou deux cents hommes de cette même garde, qui tenaient les meilleurs propos. Leur contenance en imposa aux factieux, et le retour, dans le même ordre, se passa avec la même tranquillité. Leurs Majestés témoignèrent à cette escorte, à plusieurs reprises, combien elles étaient sensibles à l'attachement qu'elle leur témoignait, et ces braves gens, qui en étaient profondément touchés, portaient sur leurs visages l'empreinte de la douleur dont ils étaient pénétrés de tout ce qu'ils avaient vu et entendu. Deux colonnes de grenadiers marchaient aux deux côtés du cortége, et étaient commandés par MM. de Wittengoff, de Menou et de Boissieu.

Jamais cérémonie ne fut plus triste ; le triomphe de Péthion fut complet. Le peuple ne cessait de crier:
« Vivent les sans-culottes et la nation ! A bas le veto ! Vive Pétition, le vertueux Péthion ! »

Son nom était écrit sur les chapeaux et sur les bannières des sociétés populaires. On voyait dans le Champ de Mars une multitude de soldats de province ; des femmes et des enfants déguenillés, tenant des branches d'arbres ; des hommes qui portaient des piques, des sabres, des emblèmes de la liberté, représentés en carton, et des écriteaux chargés des maximes de la liberté, au haut de bâtons peints aux trois couleurs. Cette multitude était précédée de corps militaires et civils, de gardes nationaux venus des départements, de la municipalité et de l'Assemblée nationale.
Arrivés au Champ de Mars, tous les différents corps prirent les places qui leur avaient été indiquées, et l'on écouta un morceau de musique.

La partie de la colonne des fédérés, des femmes, des enfants et des gens à piques dont nous avons parlé, défila dans le Champ de Mars sous le balcon où étaient le Roi et sa famille, affectant de répéter continuellement
: « Vive Péthion ! Vivent la nation et l'Assemblée nationale ! » et agitant les écriteaux abominables qu'ils portaient sur des bâtons élevés, pour qu'ils fussent vus du Roi et de la famille royale.»



En allant chercher un refuge à l'Assemblée Nationale, après le désastre du 10 août 1792 :

«  La consternation fut générale lorsqu'on vit partir le Roi pour aller à l'Assemblée; la Reine le suivait, tenant ses deux enfants par la main. A côté d'eux étaient Madame Élisabeth et madame la princesse de Lamballe, qui, comme parente de Leurs Majestés, avait obtenu de les suivre; et j'étais derrière Mgr le Dauphin. Le Roi était accompagné de ses ministres et escorté par un détachement de la garde nationale. Je quittai ma chère Pauline la mort dans le cœur, en pensant aux dangers qu'elle allait courir, et je la recommandai à la bonne princesse de Tarente, qui me promit de ne pas s'en séparer et d'unir son sort au sien. »

Ensuite, aux Feuillants :



« Conformément au décret de l'Assemblée, qui ordonnait que le Roi et sa famille resteraient dans son enceinte jusqu'au moment où la tranquillité régnerait dans Paris, on prépara des cellules aux Feuillants pour y loger la famille royale. Le Roi fut seul dans la sienne, sans pouvoir garder auprès de lui les personnes qu'on y avait laissées jusqu'alors. La Reine et Madame restèrent ensemble dans une seconde cellule, et Madame Élisabeth, madame de Lamballe et moi fûmes mises dans une troisième avec Mgr le Dauphin. Nous passâmes une nuit telle qu'on peut se l'imaginer, entendant distinctement le vacarme de l'Assemblée, les applaudissements et les battements des tribunes; et, à l'exception de Mgr le Dauphin et de Madame, qui, accablés de fatigue, s'endormirent sur-le-champ, personne ne put fermer l'œil de la nuit. Ce fut cependant un petit adoucissement pour le Roi et la Reine de pouvoir être seuls un instant; mais quel moment que celui où ils purent se livrer sans contrainte à tous les sentiments qu'ils éprouvaient! On leur fit le triste détail de ce qui se passait dans la ville, de la consternation qui y régnait, et de la terreur qu'inspiraient l'audace et la fureur des factieux. »

Puis, Mme de Lamballe aura la permission d'accompagner la Famille Royale au Temple :



« Le Roi monta à six heures du soir dans une des grandes voitures de la cour; le cocher et le valet de pied étaient habillés de gris, et servirent, ce jour-là, pour la dernière fois ce bon et excellent prince. Il était dans le fond de la voiture avec la Reine, Mgr le Dauphin et Madame; Madame Élisabeth, madame la princesse de Lamballe et Péthion sur le devant; Pauline et moi à une des deux portières, et Manuel à l'autre, avec Colonges, officier municipal. Tous ces messieurs avaient le chapeau sur la tête et traitaient Leurs Majestés de la manière la plus révoltante

La repartition des pièces :

«  La famille royale occupa d'abord la petite tour; il n'y avait que deux chambres à chaque étage, et une petite qui servait de passage de l'une à l'autre. On y plaça la princesse de Lamballe, et la Reine occupa la seconde chambre, en face de celle de Mgr le Dauphin. Le Roi logea au-dessus de la Reine, et l'on établit un corps de garde dans la chambre à côté de la sienne. Madame Élisabeth fut établie dans une cuisine, qui donnait sur ce corps de garde et dont la saleté était affreuse. »

Mme de Tourzel fut mise en état d'arrestation avec sa fille Pauline et la princesse de Lamballe au Temple dans la nuit du 18 au 19 août 1792, où elles partagèrent le sort de la famille royale après la déchéance de la royauté survenue le 10 août :

« Nous vîmes bien, dans la journée du 18 (samedi), quelques pourparlers entre les municipaux, qui nous donnèrent de l'inquiétude ; et l'un d'eux, qui n'osait s'expliquer ouvertement, chercha à nous faire entendre que nous étions au moment d'être séparés de la famille royale ; mais ce qu'il disait était si peu intelligible que nous n'y pûmes rien comprendre. Nous nous couchâmes comme à l'ordinaire, et comme je commençais à m'endormir, madame de Saint-Brice m'éveilla, en m'avertissant qu'on arrêtait madame de Lamballe. L'instant d'après, nous vîmes arriver dans ma chambre un municipal qui nous dit de nous habiller promptement; qu'il avait reçu l'ordre de nous conduire à la Commune pour y subir un interrogatoire, après lequel nous serions ramenées au Temple. Le même ordre fut intimé à Pauline, dans la chambre de Madame Élisabeth. Il n'y avait qu'à obéir, dans la position où nous étions. Nous nous habillâmes et nous nous rendîmes ensuite chez la Reine, entre les mains de laquelle je remis ce cher petit prince, dont on porta le lit dans sa chambre, sans qu'il se fût réveillé. Je m'abstins de le regarder pour ne pas ébranler le courage dont nous allions avoir tant de besoin, pour ne donner aucune prise sur nous et reprendre, s'il était possible, une place que nous quittions avec tant de regret. La Reine vint sur-le-champ dans la chambre de madame la princesse de Lamballe, dont elle se sépara avec une vive douleur. Elle nous témoigna, à Pauline et à moi, la sensibilité la plus touchante, et me dit tout bas: « Si nous ne sommes pas assez heureux pour nous revoir, soignez bien madame de Lamballe; dans toutes les occasions essentielles prenez la parole, et évitez-lui, autant que possible, d'avoir à répondre à des questions captieuses et embarrassantes



Après l'arrestation de la princesse de Lamballe, Mme de Tourzel, sa fille et quelques dames de la reine qui ne l'avaient pas abandonnées, elles furent toutes conduites à l'hôtel de ville de Paris pour y subir un interrogatoire par Billaud de Varennes, membre de la Commune de Paris et un des responsables des journées sanglantes du 2 & 3 septembre 1792 par ses discours violents incitant à la haine et au meurtre.



Ecoutons Mme de Tourzel qui narre les détails de cet événement dans ses précieuses mémoires, en commençant par le Temple après les adieux à la famille royale que ni elle, ni la princesse de Lamballe ne reverront :

« Nous traversâmes les souterrains à la lueur des flambeaux; trois fiacres nous attendaient dans la cour. Madame la princesse de Lamballe, ma fille Pauline et moi, montâmes dans le premier, les femmes de la famille royale dans le second, et MM. de Chamilly et Hue dans le troisième. Un municipal était dans chaque voiture, qui était escortée par des gendarmes et entourée de flambeaux. Rien ne ressemblait plus à une pompe funèbre que notre translation du Temple à l'Hôtel de ville ; et, pour que rien ne manquât à l'impression qu'on cherchait à nous faire éprouver, on nous y fit entrer par cette horrible petite porte par laquelle passaient les criminels qui allaient subir leur supplice. On nous conduisit tous dans une grande salle, chacun entre deux gendarmes, qui ne nous permettaient pas même de nous regarder. On commença par interroger MM. Hue et de Chamilly, puis mesdames Thibaut, Navarre et Saint-Brice; et, vers trois heures du matin, on fit appeler madame la princesse de Lamballe. Son interrogatoire ne fut pas long. Le mien le fut davantage ; et je fus injuriée, en passant, par des femmes, espèces de furies qui ne quittaient pas ce triste lieu.
(...)
Billaud de Varennes interrogeait, et un secrétaire inscrivait les demandes et les réponses.
(...)
On trouva mes réponses raisonnables, et je n'éprouvai ni huées ni malveillances. Nous avions un grand soin, madame de Lamballe, ma fille et moi, d'éviter tout ce qui pouvait choquer cette multitude, qui trouva tant de simplicité dans nos personnes et dans nos réponses, que nous fûmes au moment d'être renvoyées au Temple ; et même, lorsque Manuel vint parler de nous envoyer à la Force, plusieurs voix s'écrièrent qu'il n'y avait plus de place ; mais Manuel, qui l'avait décidé, répliqua d'un ton goguenard qu'il y en avait toujours pour les dames chez un peuple aussi galant que les Français. Et cette plaisanterie, qui eut tout le succès qu'il en attendait, détermina notre entrée à la Force. »



« Manuel, qui ne négligeait aucune occasion de plaire au peuple souverain, voulut lui donner le plaisir de notre translation à la Force. Il nous y fit conduire à midi, dans trois fiacres escortés par la gendarmerie. Comme c'était un jour de dimanche, une foule de curieux se portèrent sur notre passage, et nous fûmes accablées d'injures pendant notre trajet de l'Hôtel de ville à la Force. Nous y entrâmes par la rue des Ballets, et nous restâmes tous dans la salle du conseil, pendant qu'on inscrivait nos noms sur le registre de madame de Hanère, concierge de cette prison. C'était une très-bonne femme, qui avait avec elle une fille qui fut parfaite sous tous les rapports.

Quand nos noms furent inscrits, Pauline et moi fûmes conduites dans deux cachots de cette prison, séparés l'un de l'autre; et madame la princesse de Lamballe dans une chambre un peu meilleure. Je fis l'impossible pour ne point être séparée de ma chère Pauline; et voyant que je ne pouvais rien gagner sur le cœur endurci de nos municipaux, je leur reprochai avec la plus grande véhémence l'inconvenance de séparer de sa mère une jeune personne de son âge; et je me laissai aller à toute l'impétuosité de ma douleur sans ménager aucune de mes expressions.
»

Initialement, Mme de Tourzel fut séparée de sa fille ainsi que de la princesse de Lamballe dans l'affreuse prison de la Petite Force, mais grâce à l'intervention de Manuel, procureur syndic de la Commune de Paris, les trois dames furent réunies dans une seule cellule assez spacieuse, le 20 août 1792 :

« M. Hardi, car c'est ainsi que s'appelait celui à qui Pauline et moi devons la conservation de notre existence, témoin de mon désespoir, fut trouver Manuel et lui représenta que c'était une barbarie inutile de séparer la mère et la fille, et le fit consentir à nous réunir. J'étais loin de l'espérer, et je fus bien étonnée d'entendre ouvrir ma porte à sept heures du soir, et de voir entrer Manuel et Pauline dans ma chambre. Je n'ai jamais éprouvé dans ma vie de satisfaction plus vive. Nous nous jetâmes dans les bras l'une de l'autre, sans pouvoir exprimer une parole, et avec un tel sentiment, que Manuel en fut attendri. Nous lui témoignâmes ensuite notre reconnaissance avec une telle vivacité, qu'il en fut ému au point de verser quelques larmes, et il m'offrit de m'amener aussi madame de Lamballe. Quoique ce fût naturellement à nous à l'aller trouver, je ne fis aucune objection, de peur de refroidir sa bonne volonté, et je lui en témoignai le plus grand désir. Il sortit sur-le-champ pour l'aller chercher et l'amena dans ma chambre. Nous le remerciâmes de bien bon cœur; et cette bonne princesse, ne voulant plus nous quitter, demanda qu'il lui fût permis d'occuper le second lit qui était dans mon cachot. Pauline, qui vit la répugnance qu'elle avait à passer la nuit seule dans cette prison, offrit de retourner dans la sienne, et Manuel nous proposa de nous établir toutes trois, le lendemain, dans la chambre où avait été mise d'abord cette princesse, comme étant plus saine et plus commode que la mienne. Ce n'était pas difficile, car celle-ci était un vrai cachot, privé d'air, n'ayant pour toute fenêtre que trois carreaux de vitre, et d'une humidité si excessive, que je fus enrhumée pour y avoir couché une seule nuit.

Le lendemain, à huit heures du matin, Manuel vint lui-même nous conduire dans la chambre de madame de Lamballe, où nous fûmes toutes trois réunies. On nous permit de faire venir de chez nous ce dont nous avions besoin. Comme Pauline et moi n'avions rien sauvé des Tuileries, et que nous ne possédions que ce qui était dans notre cassette, nous n'abusâmes pas de la permission, et nous louâmes ce qui nous était absolument nécessaire et dont nous ne pouvions nous passer.
»

Mme de Tourzel fait ensuite l'éloge de la princesse de Lamballe :



« Madame la princesse de Lamballe fut parfaite dans sa triste situation. Douce, bonne, obligeante, elle nous rendait tous les petits services qui étaient en son pouvoir. Pauline et moi étions sans cesse occupées d'elle, et nous avions au moins la consolation, dans nos malheurs, de n'avoir qu'un cœur et qu'un esprit.
Cette bonne princesse voulait qu'on lui parlât avec franchise, et sur ce que je lui disais qu'après une conduite aussi honorable que la sienne, elle ne devait plus se permettre de petits enfantillages, qui lui faisaient tort, et commencer au contraire une nouvelle existence, elle me répondit avec douceur qu'elle en avait déjà formé la résolution, ainsi que celle de revenir à ses principes religieux, qu'elle avait un peu négligés.
Elle avait pris Pauline en amitié et nous disait journellement les choses les plus aimables sur le bonheur qu'elle éprouvait de nous avoir avec elle. Il nous fut impossible de ne pas prendre pour elle un véritable attachement; aussi fûmes-nous profondément affligées quand nous apprîmes la fin cruelle de cette pauvre malheureuse princesse.
»

Nous sommes toujours à la Petite-Force, en la présence de Mme de Tourzel, sa fille et la princesse de Lamballe, enfermées dans leur cellule, au mois d'août 1792 :

« Nous eûmes encore une fois la visite de Manuel pendant notre séjour à la Force. Nous lui demandâmes des nouvelles du Roi et de sa famille:
« Vous savez que je n'aime pas les rois », fut sa première réponse ; mais lui ayant répliqué avec douceur qu'il devait trouver tout simple que nous aimions le nôtre, et que nous fussions bien occupées de toute la famille royale, il nous assura qu'ils se portaient tous bien, et remit en même temps à madame de Lamballe une lettre de M. le duc de Penthièvre.
Il nous permit de lui-même d'écrire quelques mots décachetés et de recevoir les lettres qui nous seraient adressées.
»



Ensuite, Mme de Tourzel relate sa rencontre avec Mme de Septeuil, qui fut la femme du premier valet de chambre du roi, qui venait d'arriver à la Force :

« Un soir que nous étions dans cette cour, nous y vîmes arriver madame de Septeuil, femme du premier valet de chambre du Roi.
Nous accourûmes auprès d'elle pour savoir ce qui se passait; car, depuis notre entrée au Temple, nous étions dans la plus complète ignorance sur ce qui nous intéressait si vivement.
Quel fut notre étonnement de trouver une petite femme uniquement occupée d'elle, et d'une si complète indifférence sur tout autre objet, que nous ne pûmes rien apprendre par elle de ce que nous désirions savoir !
Elle voulait qu'on la mît dans notre chambre ; mais madame de Lamballe pria François de nous laisser seules entre nous, et on la logea ailleurs.
»


Portrait de Mme de Septeuil par Louis-Léopold Boilly, vers 1812.

Fin août 1792, un révolutionnaire malveillant entre dans la prison où sont enfermées Mme de Tourzel, gouvernante des enfants de France, sa fille Pauline, et la princesse de Lamballe :

« Nous eûmes encore la visite de ce vilain Colonges, qui était dans la voiture du Roi lorsqu'il fut conduit au Temple. Il portait un paquet de grosses chemises, qu'il remit à madame de Lamballe ; et, nous regardant toutes avec un air ironique, il ajouta :
« Il est d'usage, mesdames, de travailler dans les prisons ; je vous apporte des chemises à faire pour nos frères d'armes ; vous êtes sûrement trop bonnes patriotes pour n'y pas travailler avec plaisir.»
— «Tout ce qui peut être utile à nos compatriotes, lui répondit doucement madame de Lamballe, ne sera jamais rejeté par nous. »
François, qui voyait que c'était une moquerie, nous retira les chemises, et nous n'entendîmes plus parler de ce misérable, qui mourut, peu d'années après, dans des accès de rage épouvantables.
Ce François était un excellent homme, qui nous avait dit plus d'une fois qu'il nous sauverait, s'il y avait un mouvement dans Paris. Il avait bien la volonté, mais non pas, malheureusement, le moyen de pouvoir exécuter sa promesse.
»



Mme de Tourzel continue boudoi29 :

« Le séjour de la Force était affreux ; cette maison n'était remplie que de coquins et de coquines qui tenaient des propos abominables et chantaient des chansons détestables ; les oreilles les moins chastes eussent été blessées de tout ce qui s'y entendait sans discontinuer, la nuit comme le jour ; et il était difficile de pouvoir prendre un moment de repos.
La pauvre princesse de Lamballe supportait cette cruelle vie avec une douceur et une patience admirables ; et, par un hasard bien étrange, sa santé s'était fortifiée dans ce triste séjour. Elle n'avait plus d'attaques de nerfs, et elle convenait qu'elle ne s'était pas aussi bien portée depuis longtemps
. »



Nous ne sommes pas encore sortis de ce lieu lugubre qu'est la prison de la Petite-Force What a Face

Poursuivons avec Mme de Tourzel son récit cauchemardesque.

Nous sommes le dimanche 2 septembre 1792. L'agitation à Paris est grande ; des rumeurs que les étrangers s'approchent pour mettre la ville à feu et à sang ont pour but d'exciter les meurtriers venus pour la plupart de Marseille pour commencer le carnage dans les prisons où sont entassés les soi-disant traîtres du pays.

Mme de Tourzel, sa fille et la princesse de Lamballe, depuis quinze jours enfermées dans la Petite Force, essaient tant bien que mal de dormir un peu, lorsqu'elles entendent le bruit lourd des verrous qu'on tire de la porte :

« Nous étions à peine endormies que nous entendîmes tirer les verrous de notre porte, et que nous vîmes paraître un homme bien mis et d'une figure assez douce, qui, s'approchant du lit de Pauline, lui dit :
« Mademoiselle de Tourzel, habillez-vous promptement et suivez-moi. »
—« Que voulez-vous faire de ma fille? » lui dis-je avec émotion.
—« Cela ne vous regarde pas, madame ; qu'elle se lève et me suive. »
—« Obéissez, Pauline ; j'espère que le Ciel vous protégera. »

J'étais si émue et si troublée de me voir ainsi enlever ma fille, que je demeurai immobile et sans pouvoir me remuer. Cet homme restait toujours dans un coin de la chambre, en disant : « Dépêchez-vous donc ! »
Cette bonne princesse de Lamballe se leva alors, et, quoique bien troublée, aida Pauline à s'habiller.
Cette pauvre Pauline s'approcha de mon lit et me prit la main. Cet homme, la voyant habillée, la prit par le bras et l'entraîna vers la porte : « Dieu vous assiste et vous protège, chère Pauline ! » lui criai-je encore en entendant refermer nos verrous.
Et je restai dans cet état d'immobilité, sans pouvoir placer ni même articuler une seule parole pour répondre à tout ce que me disait cette bonne princesse, pour exciter ma confiance et calmer ma douleur.
Quand je fus revenue de ce premier saisissement, je me levai ; je me jetai à genoux, j'implorai la bonté de Dieu pour cette chère Pauline; je lui demandai pour elle et pour moi le courage et la résignation dont nous avions tant de besoin, et je me relevai avec un peu plus de force.
Je remerciai alors madame de Lamballe de toutes ses bontés pour moi et pour ma fille. Il est impossible d'être plus parfaite qu'elle ne le fut pour nous dans cette triste nuit, et de montrer plus de sensibilité et de courage.
Elle s'empara des poches de Pauline, brûla tous les papiers et les lettres qu'elle y trouva, pour que rien ne pût la compromettre, et elle était aux aguets pour écouter si elle n'entendrait rien qui pût nous donner quelque connaissance de son sort.
Elle se recoucha ensuite, me reprochant, avec une bonté parfaite, de laisser remplacer par la faiblesse le courage qu'elle m'avait toujours connu.
Je ne pus lui répondre que par ces paroles:
« Ah! chère princesse, vous n'êtes pas mère ! »
Je l'engageai à prendre un peu de repos, et elle dormit quelques heures du sommeil le plus tranquille. Je me jetai sur mon lit, tout habillée, dans l'état le plus violent. Pauline occupait toutes mes pensées ; je ne pouvais ni lire ni même faire autre chose que répéter: « Mon Dieu ! ayez pitié de ma chère Pauline, et faites-nous la grâce de nous résigner à votre sainte volonté ! »



La toute dernière fois que Mme de Tourzel évoque la princesse de Lamballe fut au moment où elles durent quitter leur cellule pour être jugées, la princesse de Lamballe en premier.
Nous sommes le 3 septembre 1792 :

« Notre porte s'ouvrit sur les onze heures du matin, et notre chambre s'emplit de gens armés, qui demandèrent la princesse de Lamballe.
On ne parla pas de moi d'abord, mais je ne voulus pas l'abandonner, et je la suivis. On nous fit asseoir sur une des marches de l'escalier, pendant qu'on allait chercher toutes les femmes qui étaient dans la prison.
La princesse de Lamballe, se sentant faible, demanda un peu de pain et de vin; on le lui apporta; nous en prîmes toutes les deux; car, dans les occasions pareilles, un physique trop affaibli influe nécessairement sur le moral.
Quand on nous eut toutes rassemblées, on nous fit descendre dans la cour, où nous retrouvâmes mesdames Thibaut, Navarre et Basire. Je fus bien étonnée d'y trouver madame de Mackau, qui me dit qu'on l'avait enlevée, la veille, de Vitry pour la conduire dans cette effroyable prison.

On avait établi au greffe un tribunal pour juger les prisonniers ; chacun d'eux y était conduit par deux assassins de cette prison, qui les prenaient sous les bras pour les massacrer ou les sauver, suivant le jugement porté contre eux.
Il y avait dans la cour, où nous étions tous rassemblées, un grand nombre de ces hommes de sang ; ils étaient mal vêtus, à moitié ivres, et nous regardaient d'un air barbare et féroce.
Il s'était cependant glissé parmi eux quelques personnes honnêtes, et qui n'y étaient que dans l'espoir de saisir un moyen d'être utiles aux prisonniers, s'ils en pouvaient trouver l'occasion ; et deux d'entre elles me rendirent de grands services dans cette fatale journée.

Je ne quittai pas un instant cette pauvre princesse de Lamballe, tout le temps qu'elle fut dans cette cour. Nous étions assises à côté l'une de l'autre, quand on vint la chercher pour la conduire à cet affreux tribunal. Nous nous serrâmes la main pour la dernière fois, et je puis certifier qu'elle montra beaucoup de courage et de présence d'esprit, répondant sans se troubler à toutes les questions que lui faisaient les monstres mêlés parmi nous, pour contempler leurs victimes avant de les conduire à la mort ; et j'ai su positivement, depuis, qu'elle avait montré le même courage dans l'interrogatoire qui précéda sa triste fin.
»


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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Invité le Jeu 03 Mar 2016, 17:47

Bravo pour cet immense travail ! :n,,;::::!!!:

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Invité le Jeu 03 Mar 2016, 18:21

Merci, cher Félix, pour ce précieux recueil ! :\\\\\\\\:
Il est émouvant d'entendre (enfin de lire ) ces propos d'un témoin si direct boudoi30


Bien à vous.

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Jeu 03 Mar 2016, 18:49

Quoique cette lecture soit à nous faire froid dans le dos ( quelle horreur ! ), merci, mon cher Félix, d'avoir pris le temps de nous taper tout ce long récit !
Je découvre les traits de Mme de Septeuil . Very Happy

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Comte d'Hézècques le Ven 04 Mar 2016, 14:19

Heureusement que The Project Gutenberg eBooks m'a aidé à tout copier et rassembler Very Happy

Dans cette édition virtuelle, d'après celle du XIXe siècle, nous découvrons aussi un récit des événements catastrophiques de la main de la fille de Mme de Tourzel, Pauline, devenue plus tard la comtesse de Béarn, dans une lettre écrite à sa soeur, le 8 septembre 1792.

Voici les extraits qui évoquent également la princesse de Lamballe.

Aux Tuileries, le 10 août 1792 :

Bientôt après le départ du Roi, commença une canonnade dirigée contre le château. Nous entendîmes siffler les balles d'une manière effrayante. Les carreaux cassés et les fenêtres brisées faisaient un vacarme épouvantable. Pour nous mettre un peu à l'abri et n'être point du côté où on tirait le canon, nous nous retirâmes dans l'appartement de la Reine, au rez-de-chaussée. Là, il nous vint à l'idée de fermer les volets et d'allumer toutes les bougies des lustres et des candélabres, espérant que, si les brigands venaient à forcer notre porte, l'étonnement que leur causerait tant de lumières nous sauverait du premier coup et nous laisserait le temps de parler.

A peine notre arrangement était-il fini, que nous entendîmes des cris affreux dans la chambre précédente, et un cliquetis d'armes qui ne nous annonçait que trop que le château était forcé et qu'il fallait s'armer de courage. Ce fut l'affaire d'un moment; les portes furent enfoncées, et des hommes, le sabre à la main et les yeux hors de la tête, se précipitèrent dans la salle. Ils s'arrêtèrent un moment, étonnés de ce qu'ils voyaient, et de ne trouver qu'une douzaine de femmes dans la chambre (plusieurs dames de la Reine, de Madame Élisabeth et de madame de Lamballe s'étaient réunies avec nous). Ces lumières, répétées dans les glaces, en contraste avec les lumières du jour, firent un tel effet sur ces brigands, qu'ils en restèrent stupéfaits.


La composition dans le carrosse qui allait conduire la Famille Royale au Temple :

Nous rentrâmes dans la chambre, et l'heure du départ étant arrivée, la famille royale monta dans une voiture composée de la manière suivante:
Le Roi, la Reine, Mgr le Dauphin et Madame se placèrent dans le fond; Madame Élisabeth, Péthion et Manuel, sur le devant; madame la princesse de Lamballe, sur une banquette de portière avec ma mère; et moi avec Colonges, officier municipal, sur la banquette vis-à-vis. La voiture allait an petit pas. On traversa d'abord la place Vendôme, où la voiture s'arrêta. Et Manuel, faisant remarquer au Roi la statue de Louis XIV qui venait d'être renversée, eut l'insolence d'ajouter ces paroles: « Vous voyez comme le peuple traite les rois. » Le Roi rougit d'indignation; mais, se modérant à l'instant, il répondit avec un calme angélique: «Il est heureux, monsieur, que sa rage ne se porte que sur des objets inanimés. »

Puis, au Temple même :

On alluma des torches, on fit traverser la cour, puis un souterrain; on arriva enfin à la Tour du Temple, et nous y entrâmes par une petite porte, qui ressemblait fort à un guichet de prison.

La Reine et Madame furent établies dans la même chambre, qui était séparée de celle de Mgr le Dauphin par une petite antichambre, dans laquelle couchait madame de Lamballe. Le Roi fut logé au second, et Madame Élisabeth, pour laquelle il n'y avait plus de chambre, dans une cuisine près celle du Roi, d'une saleté épouvantable.


L'arrestation de sa mère, elle-même et Mme de Lamballe :

La nuit du 19 au 20 août, il était environ minuit lorsque nous entendîmes frapper à la porte de notre chambre, et on nous intima l'ordre de la Commune d'enlever du Temple madame la princesse de Lamballe, ma mère et moi.
(...)
Nous traversâmes les souterrains aux flambeaux, et nous montâmes en fiacre à la porte du Temple. On nous conduisit d'abord à l'Hôtel de ville, et on nous établit dans une grande salle, séparées les unes des autres par un municipal, pour que nous ne pussions causer ensemble. Sur les trois heures du matin, la princesse de Lamballe fut appelée pour subir un interrogatoire. Il dura environ un quart d'heure, après lequel on appela 288 ma mère. Je voulus la suivre; on s'y opposa, disant que j'aurais aussi mon tour.
(...)
On vint enfin me chercher et on me conduisit à la salle d'interrogatoire. Là, montée sur une estrade, on était en présence d'une foule immense de peuple qui remplissait la salle; il y avait aussi des tribunes remplies d'hommes et de femmes. Billaud de Varennes nous questionnait, et un secrétaire écrivait nos réponses sur un grand registre. On me demanda mon âge, et on me questionna beaucoup sur la journée du 10 août, me disant de déclarer ce que j'avais vu et entendu dire au Roi, à la Reine et à la famille royale. Ils ne surent que ce que je voulus bien leur dire. Je n'avais nulle peur, et je me sentais soutenue par une main invisible, qui ne m'a jamais abandonnée et m'a toujours fait conserver ma tête et mon sang-froid au milieu des plus grands dangers.

Je demandai d'être réunie à ma mère et de ne la pas quitter. Plusieurs voix s'élevèrent pour dire:
«Oui, oui!» D'autres murmurèrent, et, l'interrogatoire fini, on me fit descendre de l'estrade sur laquelle j'avais été interrogée, et après avoir traversé plusieurs corridors, je me vis ramener à ma mère, qui était bien inquiète de ce que j'allais devenir; elle était alors avec madame de Lamballe, et nous fûmes toutes trois réunies.

Pauline rejoint sa mère dans sa cellule, ensuite elles pourront rejoindre Mme de Lamballe dans sa cellule à elle :

A sept heures du soir, je vis rentrer Manuel dans ma chambre; il me dit qu'il allait me conduire chez ma mère. Je crus voir en lui un libérateur; et quand j'aperçus ma pauvre mère si affligée, je me jetai entre ses bras, en croyant tous nos malheurs finis, puisque je me retrouvais auprès d'elle. Il fut si touché du bonheur que nous éprouvions et de la vivacité avec laquelle nous lui témoignions notre reconnaissance, que les larmes lui en vinrent aux yeux, et qu'il offrit à ma mère de la réunir à madame la princesse de Lamballe, et il fut la chercher sur-le-champ. Elle passa la nuit dans sa chambre, et je retournai dans la mienne pour cette seule nuit. Le lendemain, à huit heures du matin, Manuel vint nous chercher, et nous conduisit dans la chambre qui avait été donnée à madame de Lamballe et qui était plus saine et plus commode que les autres. Nous étions toutes les trois réunies, seules, et nous éprouvâmes un moment de bonheur de pouvoir partager ensemble nos infortunes.

Contrairement à ce qu'on lit dans le récit de sa mère, Pauline trouvait que Mme de Lamballe était plutôt effrayée par les événements :

L'incommodité de notre logement, l'horreur de notre prison, le chagrin d'être séparées du Roi et de la famille royale, la sévérité avec laquelle cette séparation nous menaçait d'être traitées, m'attristaient fort, je l'avoue, et effrayaient extrêmement cette malheureuse princesse de Lamballe. Quant à ma mère, elle montrait cet admirable courage que vous lui avez vu dans de tristes circonstances de sa vie, courage qui, n'ôtant rien à la sensibilité, laissait cependant à son âme la tranquillité nécessaire pour faire usage de son esprit, si l'occasion s'en présentait. Elle lisait, travaillait et causait d'une manière aussi calme que si elle n'eût rien craint; elle paraissait affligée, mais ne semblait pas même inquiète.

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Ven 04 Mar 2016, 15:55

Encore et encore merci, mon cher Félix ! Very Happy
Pauvre petite Lamballe ... quel sort atroce ...

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mer 18 Mai 2016, 08:50

Dans l'église de Saint-Eustache, à Paris  
la chapelle de Mme de Lamballe est dans un piètre état !
J'ai glissé un oeil par une déchirure : l'intérieur est une espèce de dépotoir.  
Il y a même, abandonné là, le vieux caddy de Zézette  ...  

Sur le petit panneau à gauche, on peut lire que Mme de Lamballe faisait ici ses dévotions . En effet, nous sommes à deux pas de l'hôtel de Toulouse de son beau-père, le duc de Penthièvre, d'où elle pouvait venir à pied ou en chaise à porteurs .


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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Invité le Mer 18 Mai 2016, 10:39

Mme de Sabran a écrit: Il y a même, abandonné là, le vieux caddy de Zézette  ...  

C'est ce qu'on appelle passer d'une Thérèse à l'autre :




Bien à vous. :

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Re: La princesse Marie-Thérèse de Lamballe

Message par Invité le Sam 03 Déc 2016, 00:28

Au palais musée Lobkowicz se trouve le portrait de Gabrielle de Savoie Carignan (1748-1828) sœur de la princesse de Lamballe, épouse du Prince Ferdinand Lobkowicz:



Bien à vous.

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