Le naturaliste Buffon

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Le naturaliste Buffon

Message par Mme de Sabran le Mer 01 Oct 2014, 23:07

Vous me pardonnerez d'être encore dans les Mémoires Secrets ?!!  :n,,;::::!!!:






J'ignore de laquelle de ces oeuvres, toutes deux Buffon par Pajou, il s'agit :








Et maintenant, histoire de rire un peu, clin d'oeil à notre chère Princesse !   :   :  :

Madame de Chimay a écrit:

L'Idée de nature en France dans la première moitié du XVIIIe siècle de
Jean Ehrard
Albin Michel (5 avril 1994) , 861 p : 14 euros

Résumé Amazone

"Entre 1715 et 1755, au temps de Marivaux, Montesquieu, Maupertuis et du premier Voltaire, la majorité des esprits cultivés accorde à la nature une confiance inconditionnelle.
Elle est partout, envahit tout, science, médecine, morale, religion, art et politique. Avant d'entamer une carrière plus tourmentée après 1750, l'idée de nature est à l'aube des Lumières, non sans contradictions latentes, une notion "euphorique", en rupture avec le pessimisme de l'âge précédent.
C'est l'originalité de ce premier XVIIIe siècle que Jean Ehrard, professeur émérite des Universités, a voulu saisir dans ce portrait magistral d'une génération qui a su explorer les voies d'un optimisme certes ambigu mais globalement tonique et libérateur. "

Kiki a écrit:
Ce livre à l'air fort intéressant, l'avez-vous acheté?   Very Happy
Ils n'avaient pas tort en effet au niveau de la science, de la médecine...

Madame de Chimay a écrit:
Euh , non .
J'en ai déjà acheté pas mal et je ne peux tout acheter ou alors il me faudrait la fortune de Bill Gates...



Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing




Bien !  Assez ri .
Recouvrons notre sérieux !   ( :  )

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, né à Montbard le 7 septembre 1707 et mort à Paris le 16 avril 17881, est un naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe, écrivain et franc-maçon français. Son nom est lié à la localité de Buffon, en Côte-d'Or, dont la seigneurie fut acquise par la famille Leclerc.

Participant à l'esprit des Lumières, parallèlement à l’Encyclopédie, il est à la fois académicien des sciences et académicien français. Ses théories ont influencé deux générations de naturalistes, en particulier Jean-Baptiste de Lamarck et Charles Darwin. Salué par ses contemporains, Buffon a été qualifié de « Pline de Montbard », en référence au célèbre naturaliste romain du Ier siècle, auteur d'une monumentale Histoire naturelle.


Buffon par Drouais :





Quand il monte à Paris, Buffon a ses entrées à la cour : Louis XV et Louis XVI l’ont toujours soutenu, la marquise de Pompadour l’appréciait énormément (on lui prête ces mots « Vous êtes un joli garçon Monsieur de Buffon, on ne vous voit jamais ! » et elle lui envoya peu de temps avant sa mort ses animaux familiers pour enrichir le patrimoine de Montbard). Il bénéficie de nombreux soutiens politiques, tel celui d’Amelot de Chaillou, soutiens qui lui permettront d’être seul maître au Jardin du Roi pendant cinquante années. Mais Buffon n’est pas un courtisan : il se frotte à la politique avec précaution et ne rentre pas dans les intrigues de la Cour. Et s’il reste monarchiste toute sa vie (comme beaucoup à cette époque, il ne conçoit pas d’autres régimes possibles), il a toujours pris soin de mettre une certaine distance entre le pouvoir royal et lui.

Ses relations avec les savants de son époque sont bien plus difficiles et il s’oppose souvent à eux, par exemple avec Carl von Linné6, dont il conteste la méthode de classification, basée sur les fleurs. La méthode, de Buffon, pour le moins très personnelle, est plutôt de se fonder sur l'intérêt subjectif qu'ont les animaux pour l'homme. Dans son approche « naturelle », le cheval vient en premier, suivi immédiatement, comme il se doit du chien. Et les insectes sont quasiment absents, car de peu d'importance. il écrit ainsi à Réaumur : « Une mouche ne doit pas tenir dans la tête d'un naturaliste plus de place qu'elle n'en tient dans la nature ». À l'inverse Linné est un scientifique méthodique, un classificateur, là où Buffon en vulgarisateur voit surtout l'intérêt que l'on peut tirer de la création. Dans le même esprit, il censurera toutes les descriptions anatomiques de Daubenton.

Il accueille avec scepticisme les travaux de Lazzaro Spallanzani ou de Charles Bonnet et d'Abraham Trembley, car pour Buffon, les variations entre espèces sont dues à des dégénérescences.

En 1744, il est nommé trésorier perpétuel de l’Académie des sciences, dont il profite allègrement des privilèges, mais ne tarde pas à prendre ses distances avec le cénacle scientifique parisien. On le taxe en effet d’individualisme et de hauteur. Quelqu’un dira de lui : « M. de Buffon ne vient à Paris que pour toucher ses pensions et prendre les idées de ses confrères de l’Académie. »

L’Histoire naturelle, son œuvre majeure, dont les premiers volumes paraissent en 1749, l’occupera toute sa vie. Placé par cet ouvrage au premier rang des écrivains de son siècle aussi bien que des savants, Buffon reçoit récompenses et honneurs en tout genre : il est élu membre de l’Académie française en 1753, où il prononce le fameux Discours sur le style8. Il ne paraîtra que très rarement avec les Quarante, et plus jamais à partir de 1782, à l’élection de Condorcet, détesté rival de son ami Jean Sylvain Bailly (1736-1793). Il dira d’ailleurs de lui : « Condorcet élu ! Mais Condorcet n’a jamais fait que des vers dans les ruelles de femmes ! » (on peut noter qu’ironiquement c’est Condorcet qui prononcera plus tard l’éloge funèbre de Buffon à l’Académie des sciences, dans un style faussement élogieux).
Il fraie en outre avec les grands esprits de son temps, et notamment les philosophes des Lumières, avec qui il partage le scepticisme religieux, le matérialisme et l’amour de la raison contre le mysticisme. Mais il s’oppose à eux sur le plan social et politique : Buffon est un conservateur et un monarchiste.
On lui prêtera d’ailleurs ce mot, vers la fin de sa vie, aux derniers temps de l’Ancien Régime : « Je vois venir un mouvement terrible, et personne pour le diriger. » Grand ami des encyclopédistes (Diderot le compare à Lucrèce et Platon) auxquels il a promis de rédiger l’article « Nature », qu’il ne fera jamais, il finit par se brouiller avec D'Alembert à propos de Bailly et Condorcet.
À ses premiers temps au Jardin du Roi on a pu le voir dans les salons parisiens, chez Marie-Thérèse Geoffrin ou Louise d’Épinay, chez Julie de Lespinasse ou chez le baron d'Holbach, où il a pu converser avec Voltaire, Montesquieu, Fontenelle, Marivaux… Mais il est devenu petit à petit solitaire, a délaissé les salons, puis Paris, pour sa vie tranquille à Montbard.


Merci Wiki ! Very Happy

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Re: Le naturaliste Buffon

Message par Majesté le Mer 01 Oct 2014, 23:19

Que j'aime le gilet et l'habit de Buffon par Drouais drunken
Merci, Eléonore, pour ce souvenir de la Princesse Very Happy

Bien à vous.

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Re: Le naturaliste Buffon

Message par Mme de Sabran le Mer 01 Oct 2014, 23:22



Ce qu'elle pouvait nous faire rire tout de même !!! : : :
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Re: Le naturaliste Buffon

Message par La nuit, la neige le Jeu 02 Oct 2014, 00:36

Mme de Sabran a écrit:Il ne paraîtra que très rarement avec les Quarante, et plus jamais à partir de 1782, à l’élection de Condorcet, détesté rival de son ami Jean Sylvain Bailly (1736-1793). Il dira d’ailleurs de lui : « Condorcet élu ! Mais Condorcet n’a jamais fait que des vers dans les ruelles de femmes ! » (on peut noter qu’ironiquement c’est Condorcet qui prononcera plus tard l’éloge funèbre de Buffon à l’Académie des sciences, dans un style faussement élogieux).

Il s’agissait de l’élection au secrétariat de l’Academie des Sciences, le secrétaire perpétuel étant celui chargé de prononcer les éloges funèbres.

C’est une querelle célèbre dans le petit monde des salons parisiens.
D’Alembert et Buffon ne s’aimaient guère. Conflit de tempéraments.
Or D’Alembert pousse Condorcet à ce poste ; Turgot et La Vrillière s’activent eux aussi en coulisses à la cour, et emportent l’adhésion royale.
Le clan Buffon s’incline, mais de mauvaise grâce, reprochant l’influence déjà soutenue du salon de Julie de Lespinasse pour les élections à Académie des Lettres, en serait-il de même pour celle des Sciences !? boudoi32

Bref, ce sont des échanges d’amabilités pendant des semaines, et des querelles de procédures et petites tracasseries.

La palme d'or de la meilleure « pique » revenant à Voltaire, proche de Condorcet.
Dans une lettre qu’il lui envoie, et alors qu’il parle de Buffon et le critique, Voltaire se dit méditatif « sur l’adresse qu’on a eue de se faire passer pour un esprit supérieur, quand on a donné au public la dimension de la queue d’un singe ».
J'adore !  :

Lettre, bien évidemment, largement commentée et lue dans les salons parisiens.
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Re: Le naturaliste Buffon

Message par Mme de Sabran le Jeu 02 Oct 2014, 08:59

La nuit, la neige a écrit:

La palme d'or de la meilleure « pique » revenant à Voltaire, proche de Condorcet.
Dans une lettre qu’il lui envoie, et alors qu’il parle de Buffon et le critique, Voltaire se dit méditatif « sur l’adresse qu’on a eue de se faire passer pour un esprit supérieur, quand on a donné au public la dimension de la queue d’un singe ».
J'adore !  :






" L’Histoire naturelle " connaît bien des détracteurs : on reproche à Buffon son style ampoulé et emphatique, qui n’est pas adapté à un traité scientifique, et surtout un trop grand anthropomorphisme. Parmi ses détracteurs, figurent : d'Alembert, Condillac, Condorcet, La Harpe, Réaumur, Voltaire. Voltaire faisait allusion à Buffon dans ce vers de la satire Les Deux Siècles : « Dans un style ampoulé parlez-moi de physique ».

Voltaire a pu répondre de « l'Histoire naturelle ? — Pas si naturelle que cela19,20,21 ! »

Longtemps profondément respectueux l'un de l'autre, Voltaire et lui se sont finalement disputés sur la question des fossiles, indices restant de l'histoire de la formation de la Terre. Jusqu'à ce que Voltaire accepte de faire amende honorable et d'abandonner sa thèse car il ne voulait pas rester brouillé avec Monsieur de Buffon pour des coquilles. ( : )

( WIKI )

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