Jean-François de la Pérouse

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Sam 24 Oct 2015, 12:39

C'est vrai ?!!
Quelles sont donc les vertus de la choucroute ???
Je saute demander à Google ... à tout de suite !

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Sam 24 Oct 2015, 12:42

.

Résultat :

Tu es merveilleux  Very Happy , tu sais tout !!!   :\\\\\\\\:

Voyez plutôt !
La choucroute, de la Chine ancienne au capitaine Cook...

La technique de conservation des légumes en saumure date de plus de 2000 ans et aurait été importée de Chine par les envahisseurs mongols et tartares. Selon la légende, le chou fermenté aurait assuré la survie des chinois lors de la construction de la Grande muraille de Chine. Durant un hiver particulièrement éprouvant, les ouvriers durent redescendre dans les plaines en abandonnant leur chantier et leurs stocks alimentaires. La neige recouvrant les choux, ceux-ci se trouvèrent à l'abri de l'air et fermentèrent ; le goût avait changé mais le produit était consommable : le choux aigre était découvert !

Parvenue en Hongrie, en Autriche et en Allemagne, cette « sauerkraut » franchit le Rhin et arrive en terre alsacienne sous le nom de « sûrkrût » (herbe sûre) où elle sera cuisinée pour devenir le légume aigre que nous connaissons aujourd'hui.

Des textes font référence à ce chou sûr dès le XVIème siècle en Alsace où il était à la table des monastères. Au XVIIème siècle, il apparaît sous le nom de « gumboskrut » et devient peu à peu un ingrédient de base en Alsace et en Lorraine. Initialement, le chou aigre est un plat ordinaire du petit déjeuner. Il est souvent accompagné de lard ou de poisson (hareng les jours de jeûne, carpe ou encore escargots).

Au XVIIIème siècle, la choucroute accompagne les navigateurs dans les plus grandes traversées. A l'époque, les carences en vitamine C et la mauvaise hygiène de vie à bord des navires conduisent le plus souvent au scorbut, décimant les équipages. Il n'est pas rare qu'alors la moitié d'entre eux ne parviennent à bon port... Le capitaine James Cook sera le premier à charger les cales de tonneaux de choucroute, apportant aux marins les éléments nécessaires à leur survie. La Nouvelle-Zélande et l'Australie auraient-elles été découvertes sans la précieuse choucroute ?


http://saveurpassion.over-blog.com/article-13348910.html

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par La nuit, la neige le Sam 24 Oct 2015, 13:16

Mme de Sabran a écrit:
Tu es merveilleux , tu sais tout !!!  

Non, non... :roll:  :
Disons que, comme la princesse, j'ai le pied marin et le goût des grandes aventures maritimes.
Enfin...Bien confortablement installé dans un fauteuil ou un lit, un livre à la main ! Laughing
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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Sam 24 Oct 2015, 13:34

La nuit, la neige a écrit:

Non, non... :roll:  :

Si si , toujours ! :n,,;::::!!!:

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Sam 24 Oct 2015, 16:34

.

L'on peut aussi s'interroger sur les conditions matérielles dans lesquelles le voyage s'est déroulé, poursuit Madame de Chimay. Ce qui m'a tant frappée aussi lorsque j'ai visité l'exposition La Pérouse est que j'avais l'impression d'être sur les quais et de voir les marchandises diverses et variées embarquer à bord des deux navires. C'est vraiment curieux comme impression que celle de se promener sur un quai de mer.

Voici à ce propos ce que dit le catalogue d'exposition :

Toutes les marchandises embarquées prenaient une place considérable à bord des navires. Le comte d'Hector avait calculé que l'ensemble des vivres nécessaires à quatre années de campagne pour 220 hommes correspondait à environ 935 tonneaux , c'est à dire qu' à eux seuls, les vivres remplissaient quasiment les deux navires.
Il fallut donc se résoudre à ne prendre que des vivres frais qu'en quantités limitées et à réduire également les vivres secs, les saumures et les liquides à trois années de campagne. On s'approvisionnerait aux escales.


La Pérouse demanda que l'on embarque des denrées de première qualité , condition essentielle à leur longue conservation.
On n'emporterait que deux années de farine, le pain serait fait à partir du blé, transporté en grains et moulu au fur et à mesure des besoins.
Le très ingénieux Fleuriot de Langle fit fabriquer un moulin à vent mobile   ( ) pour l'installer sur la dunette de chacun des navires afin d'entraîner des meules pour moudre le grain. A ces vivres de consommation courante, on ajouta des aliments anti-scorbutiques : chou salé, oseille confite et choucroute , dont La Pérouse fixa la quantité à environ 2 quintaux par semaine pendant deux ans.

Les équipements des hommes , outre les vêtements ordinaires , comprenaient des souliers, des couvertures, des gilets, des culottes, des paletots, des bas, des bottes...et des aunes de tissu pour confectionner des vêtements à bord.

Monsieur Collignon fit livrer des plantes et des graines provenant de la maison Andrieu Vilmorin.

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Sam 24 Oct 2015, 16:57

;;;;;;;;;;;;;;;

...    déjà des graines Vilmorin ???!!  Shocked

Ben yes, me répond Google, en 1743, débute une longue dynastie. Cette année-là, Claude Geoffroy, qui est reçue Maîtresse Grainière, tient une boutique à Paris avec son époux Pierre Andrieux, botaniste du roi Louis XV. En 1774, leur fille épouse un passionné de botanique, Philippe-Victoire de Vilmorin. Ensemble, ils reprennent le magasin et créent la maison Andrieux-Vilmorin qui deviendra Vilmorin-Andrieux et Cie. Philippe André de Vilmorin poursuit l’œuvre de son père. Lorsqu’il déplace l’entreprise à Verrières en 1815, il y transporte la fameuse collection de pommes de terre remise par Parmentier à la Société Impériale d’Agriculture, la maison Vilmorin étant chargée d’en prendre soin et de la développer.

;;;;;;;;;;;;;;;  

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Sam 24 Oct 2015, 17:06





Madame de Chimay :

En fin juin 1785 , tout était prêt à être embarqué, mais comme l'ensemble des approvionnements ne pouvait trouver place à bord des navires, Fleuriot de Langle suggéra d'attendre la venue de La Pérouse pour décider de ce qui ne serait pas embarqué. Un choix devait se faire entre les vivres et les marchandises de traite.
La Pérouse , à son arrivée à Brest, n'hésita pas : il fit débarquer cent quart de farine pour prendre la totalité des objets de traite. L'arrimage de toutes ces marchandises s'effectua sous le contrôle de Clonard pour la Boussole et de Fleuriot de Langle pour l'Astrolabe.

Dans les chaloupes, il y avait des moutons, des cochons amarrés sur les passavants. Les volailles, destinées à la table des officiers , étaient sur la dunette arrière. Cinq bovins meuglaient au pied du grand mât. Le cabestan était inutilisable. Ce n'étaient plus des frégates ni même des flûtes, mais des navires de charge surchargés qui quittèrent Brest le 1er août 1785.

Le coût total de l'expédition aurait dépassé le million de livres.

Les repas ont , sur un navire , la plus grande importance. De leur confection et composition dépendent la santé et le moral des équipages.
Cependant , très vite , l'expédition est confrontée au problème de l'altération des aliments. C'est le cas , notamment de la choucroute et des biscuits. Le choix fait par Fleuriot de Langle , préférant les grains à la farine s'avère judicieux. Les marins bretons se régalent alors de crêpes de froment et de galettes de blé noir.

Les repas journaliers pour l'équipage sont composés de pain ou de biscuits , de lard salé , de bœuf salé ou de morue, de légumes ou de riz ou de fromage , accompagnés de trois quarts de pinte de vin par jour , soit 69 centilitres. L'eau est disponible en quantité dans le charnier installé sur le pont.

Le premier repas de la journée a lieu à 11h30 et le second vers 15h ou 16 h selon le climat et la durée du jour. Les plats sont généralement servis pour sept personnes qui, groupées autour de la gamelle, s'installent sur le pont ou l'entrepont.

Les officiers prennent leurs repas vers 9h , puis à 16 ou 17 h. La cuisine est pour eux plus soignée et ils disposent de provisions supplémentaires qu'ils ont parfois eux-mêmes embarquées au départ. C'est le cas pour la cave de bord. Les officiers ont leurs volailles et de la viande leur est servie à tous les plats. ils ne sont pas soumis au régime du biscuit et ils reçoivent tous les jours , du pain frais et du café. l'ordinaire est celui d'un bon intérieur bourgeois.

Aux escales, cet ordinaire était, par des approvisionnements en frais nettement amélioré, notamment par la chasse et la pêche.

N'oublions pas que la viande était salée ! Mais il n'en demeure pas moins que l'équipage était confronté à l'altération des aliments et donc au risque du scorbut.
Monsieur de La Pérouse avait d'ailleurs développée , dans une lettre adressée à Fleuriot de Langle , une théorie originale sur le scorbut . Il n'en demeure pas moins que cette conception a un étonnant modernisme et montre combien ce grand marin était en avance sur son temps.

Voici un extrait de cette lettre :

" Je suis assuré que l'air de la mer n'est pas la principale cause de cette maladie le scorbut et qu'on doit plutôt l'attribuer au mauvais air des entreponts lorsqu'il n'est pas fréquemment renouvelé ou plus encore à la mauvaise qualité des vivres.

Peut-on croire que du biscuit rongé de vers comme il l'est parfois et ressemblant à une ruche d'abeilles, de la viande dont un sel âcre a corrodé toute la substance et des légumes absolument desséchés et détériorés puissent réparer des déperditions journalières ?
Du défaut de nourriture substantielle suit nécessairement la décomposition des humeurs, du sang...

Aussi, je regarde les esprits du Cochléaria et tous les remèdes contenus dans les flacons comme des palliatifs d'un moment ; et les vivres frais, les vivres frais seuls, soit du règne animal, soit du règne végétal guérissent le scorbut que nos équipages nourris pendant un mois des cochons traités aux îles des navigateurs Samoa sont arrivés à Botany Bay mieux portants qu'à leur départ de Brest ; et cependant , ils n'avaient passé que vingt quatre heure à terre à l'île de Maouna Tutulla. Je considère que le malt , la drèche, la sprucebeer ,la sapinette, le vin, le café, le sauer-kraut la choucroute, ...ne sont antiscorbutiques que parce que ces substances, liquides ou solides, s'altèrent très peu et constituent un aliment propre à l'homme : elles ne suffisent pas pourtant pour guérir le scorbut mais je crois qu'elles doivent le retarder , et de ce point de vue, on ne saurait trop en recommander l'usage .

Je regarde comme des subtilités en médecine les airs fixes, ...des docteurs anglais et français : on en avalerait à pleine bouteille qu'il ne ferait pas la millième partie du bien que font aux marins de bonnes tranches de roast-beef, des beef-steacks, des tortues, du poisson , des fruits, des herbes...

Ma théorie sur le scorbut se réduit donc à ces aphorismes qui ne sont pas d'Hippocrate :

-Aliments quelconques propres à l'homme et capables de réparer les déperditions journalières

-Air extérieur introduit le plus souvent qu'il est possible dans les entrepots et dans la cale

-Humidité occasionnée par des brumes, à combattre sans cesse par des fumigations et même par des brasiers

-Propreté et fréquente visite des hardes de matelots

-Exercice habituel : temps de sommeil suffisant mais sans donner à la paresse.

Je vous avoue que je n'ai pas confiance dans l'observation du capitaine Cook sur l'altération de l'eau dans les barriques.


Source : Le catalogue d'exposition

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Sam 24 Oct 2015, 17:29

.

C'est fou comme tous ces petits détails domestiques nous restituent la vie de tous les jours des matelots !
Franchement, nous y sommes !  

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Dim 25 Oct 2015, 17:11

;;;;;;;;;

Et Madame de Chimay, infatigable :

Certes oui, l'équipage s'adonnait à la pêche mais cela ne fait pas tout car vous savez comme moi que le scorbut est une maladie liée à une déficience alimentaire en vitamine C .
On a plus de chance d'avoir des vitamines C en mangeant des agrumes qu'en mangeant du poisson.

La Pérouse s'est beaucoup intéressé à cette maladie du scorbut . Et puis, en tant que chef de l'expédition , il se souciait du bien-être de ses hommes.
Il croyait surtout à une médecine préventive , d'où l'extrême importance pour lui lors des escales de s'approvisionner en vivres frais.

Voici ce que dit à ce sujet le catalogue d'exposition :

De Brest en Australie, M. de La Pérouse a effectué treize escales et haltes.
Lorsque le 1 er août 1785, La Pérouse quitte Brest , il emporte des vivres de choix . Les vivres secs de la ration de mer représentent trois ans de vivres de choix : biscuits en caisses pour les deux tiers , vins de Bordeaux et de Cahors pour l'équipage , farine de Moissac , beurre salé de Saint Malo, oseille confite , choux salés , choucroute ( 10 tonnes ), malt ( drèche ), farine de carotte , panais, raifort et persil , céréales en grains à moudre à bord ( blé noir et froment ), riz, pois, fèves, tablettes de bouillon . Les vivres frais consistaient en 5 boeufs, 40 moutons, 40 porcs, 400 volailles.

Après seize jours, la Boussole et l'Astrolabe font escale à Madère ( trois jours ) et à Ténériffe ( 12 jours ). Dans son journal, La Pérouse écrit avoir chargé à bord de chaque vaisseau 60 pipes de 396 litres ( soit 24 000 litres ), à 600 livres la pipe, du vin d'Orotava. Pendant ces quinze jours d'escale, l'équipage put être nourri de vivres frais et sans doute d'oranges.

Après 68 jours de mer ( via l'île de la Trinité ), les deux frégates arrivèrent pour 12 jours d'escale à l'île brésilienne de Sainte Catherine ( 20 000 habitants ) , l'île des orangers. L'horloger mécanicien du bord, Guéry dans sa lettre du 15 septembre 1785 , dit que chaque navire dévora par jour 800 oranges et La Pérouse ajouta : " Nous avions acheté à Sainte Catherine assez de boeufs, de cochons et de volailles pour nourrir l'équipage en mer pendant plus d'un mois".

Après soixante dix neuf jours de mer ( via le cap Horn ), négligeant l'escale prévue de la Baie du Bon Succès sur la Terre de Feu ( à cause de la date , du temps favorable et de la bonne santé des équipages ), La Pérouse arriva pour une escale de 20 jours à Talcahuano dans la Baie de Conception au Chili. La bonne santé de l'équipage étonna littéralement tous les chiliens.

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Lun 26 Oct 2015, 17:20



Louis XVI  donnant ses instructions à La Pérouse.

Si Louis XVI manquait de cette fermeté de caractère, de cette énergie, de cette décision politique qui savent dominer les situations difficiles, du moins il possédait, il faut le reconnaître, toutes les vertus à la fois modestes et solides qui dans des temps ordinaires rendent les peuples heureux.

D'une admirable pureté de mœurs, d'un extrême bon sens, d'une profonde sincérité de cœur, formé aux travaux du gouvernement par des études sérieuses et utiles, il apportait sur le trône les qualités capables de réparer les maux et les hontes du règne précédent, s'il n'eût pas fallu à la société corrompue de son époque des remèdes violents, supérieurs pour ainsi dire aux efforts de sa bonté. son règne ne se fût pas illustré par ces guerres brillantes mais ruineuses, par ces tentatives héroïques qui excitent l'ambition des conquérants ; il eût été marqué par ces conquêtes pacifiques et utiles qui profitent aux nations sans leur coûter de sacrifices, et même au milieu des agitations qui, presque dès son avènement, troublèrent l'exercice de son pouvoir il ordonna et encouragea des expéditions qui, si elles n'ont pas toujours réussi au gré de ses vœux, prouvent cependant ses louables intentions et la saine direction de son gouvernement.

http://www.vallee-du-ciron.com/Documents/Ouvrages/Michelant/1785.Perouse.htm

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par La nuit, la neige le Lun 26 Oct 2015, 19:19

Eh bien...quelle pommade ! boudoi29 :
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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Lun 26 Oct 2015, 19:25

Tu l'as dit !

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Mar 27 Oct 2015, 18:03

.
Femme de marin, femme de chagrin ...




.


Zoom sur Mme de la Pérouse, grâce à  LA TRIBUNE DE LOUVECIENNES.  :n,,;::::!!!:


...............
 

Le 1er août 1785, toutes voiles dehors, deux frégates de la Marine Royale, La Boussole et L’Astrolabe, quittent Brest. Jean-François de Galaup, comte de la Pérouse et son ami le Breton Paul-Antoine Fleuriot de Lange, vicomte de Lange, sont aux commandes des bateaux. Jean-François s’arrache aux bras de sa jeune femme qui tente en vain de le retenir. Elle a trente ans, voilà deux ans qu’ils sont mariés, ils ne se retrouveront jamais. Consciente du fait qu’il se passerait un très long moment avant de pouvoir recevoir quelque nouvelle de l’expédition, mais néanmoins confiante dans les qualités de navigateur de son mari, comme toute épouse de marin, elle se résigne.

Tendrement accueillie dès le début par la famille de son mari, Eléonore vit quelques temps à Albi, mais l’atmosphère souvent lourde et pesante la conduit à remonter sur Nantes afin d’y retrouver les siens.

Les semaines, puis les mois, passent. L’absence de nouvelles devenait chaque jour plus angoissante. De faux espoirs venaient parfois rendre la situation plus insupportable encore lorsqu’ils s’évanouissaient. Dans le but de rechercher les navires, ayant pour mission de recueillir des informations, le Breton Huon de Kermadec et l’Amiral d’Entrecasteaux prennent la mer. Bien qu’ils n’aient rien trouvé, Éléonore refuse pourtant de croire que Jean-François ne reviendra jamais. Elle fuit la vie nantaise, elle tente, en vain, de survivre dans le petit appartement mis par la Couronne à sa disposition dans le château de Vincennes, mais, entre ces murs gris, la solitude lui pèse chaque jour davantage.

Pour l’aider à se défaire de ses noires inquiétudes, son amie Madame Pourrat l’invite tantôt à Paris, tantôt dans son château de Voisins, à Louveciennes. Dans cette ambiance divertissante Eléonore tente en vain de cacher ses angoisses, ne perdant jamais espoir. Telle un spectre, Éléonore traversera, presque inconsciemment, cette époque dramatique, mettant toutefois un point d’honneur à régulièrement prélever sur la dérisoire pension qui lui avait été allouée, les sommes destinées à l’éducation de son neveu Léon, futur commissaire de la Marine, dont le père, Frédéric, frère d’Eléonore avait embarqué comme engagé volontaire sur la Boussole, avec Jean François.

Des lettres aux termes affectueux dénotent les bonnes relations qu’elle entretenait avec ses belles-sœurs, et leur famille (Jacques Thomas). La Pérouse avait deux sœurs, Mme Chalmas de la Bessière dont les descendants comprendront de nombreux officiers, même des généraux, et Mme de Barthes, la plus jeune.

Le 3 avril 1807, après deux ans de vie conjugale, entrecoupée par les absences de son époux, après avoir accidentellement perdu l’enfant qu’il lui avait donné, après avoir pendant vingt-deux ans vainement espéré le retour de l’être cher, Éléonore Broudou rendait son âme à Dieu, elle avait 52 ans.

Éléonore avait toujours espéré le retour de son époux, pour elle il ne pouvait être mort, elle était sûre qu’il lui reviendrait, sinon comment expliquer que dans le registre paroissial il soit écrit femme de M. de la Pérouse, alors que normalement la mention aurait du être veuve de.

Démunie de fortune, traversant les affres de la Révolution et de la Terreur, Eléonore de la Pérouse vécut vingt années de détresse faisant montre de ce qui nous semble avoir été la plus grande dignité.

http://louveciennestribune.typepad.com/media/2008/10/femme-de-naviga.html

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Mer 28 Oct 2015, 16:34





MÉMOIRE DU ROI,

Pour servir d’instruction particulière au sieur de la Pérouse, capitaine de ses vaisseaux, commandant les frégates la Boussole et l’Astrolabe.
26 juin 1785.



Sa majesté ayant fait armer au port de Brest les frégates la Boussole, commandée par le sieur de la Pérouse, et l’Astrolabe par le sieur de Langle, capitaines de ses vaisseaux, pour être employées dans un voyage de découvertes ; elle va faire connaître au sieur de la Pérouse, à qui elle a donné le commandement en chef de ces deux bâtimens, le service qu’il aura à remplir dans l’expédition importante dont elle lui a confié la conduite.

Les différens objets que sa majesté a eus en vue en ordonnant ce voyage, ont exigé que la présente instruction fût divisée en plusieurs parties, afin qu’elle pût expliquer plus clairement au sieur de la Pérouse, les intentions particulières de sa majesté sur chacun des objets dont il devra s’occuper.



Pour plus ample informée , c'est ici :

https://fr.wikisource.org/wiki/Voyage_de_La_P%C3%A9rouse_autour_du_monde/Tome_1/M%C3%A9moire_du_Roi

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par La nuit, la neige le Mer 28 Oct 2015, 19:25

Mme de Sabran a écrit:
Pour plus ample informée , c'est ici :
Oh...Idea
Je ne connaissais pas l'expression. Embarassed
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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Mer 28 Oct 2015, 20:16

C'est vrai ?!! Very Happy

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Re: Jean-François de la Pérouse

Message par Mme de Sabran le Mer 28 Oct 2015, 20:26

J'y ai fait une faute, il n'y a pas de e .

Heureusement que tu me reprends ! Very Happy

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