La fête sous l'Ancien Régime

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La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Ven 10 Oct - 10:28

J'ouvre ici un vaste sujet sur la fête sous l'ancien régime. Comment s'amuse t-on au XVIIIème siècle, quelle fête, pour qui ?
Il s'agira de distinguer les différents types de fête : fête royale, populaire...A travers certains événements ( Bals parés, carnaval, foire ), à travers aussi le théâtre : que jouait-on à Paris, comment se passaient les représentations, voire l'évolution des pièces ( jusqu'à la révolution ), de la danse ( à partir des traités historiques ), descriptions des fêtes et des jeux dans les cabarets...

Mais pour l'instant, une fois n'est pas coutume, commençons par ce qui caractérise l'apothéose d'une fête : le feu d'artifice royal.

Le premier feu d'artifice prendrait son origine de Chine, il y a 1400 ans. Il commence sous une pluie diluvienne. Besoin est, de chasser le démon qui hante la nature, alors pour l'impressionner va être créée, la première bombe de l'histoire, ( à base de salpêtre, charbon, soufre ) afin de faire revenir le soleil.
En France, on considère au XVIIIé siècle, que les meilleurs artificiers sont les italiens. En 1739, les frères Ruggieri entrent dans l'histoire avec le feu d'artifice mémorable du 29 août, tiré en l'honneur du mariage d'Elysabeth, fille de Louis XV avec l'infant Philippe d'Espagne. A partir de ce mythe inaugural, les frères s'affirment comme les artificiers des fêtes royales.



En 1743, ils fabriquaient des machines spectaculaires, des roues de feu qui engendraient d'autres roues de feu, le feu d'artifice s'allumait tout seul et symbolisait le rayonnement du monarque. Des bombes fantômes apparaissaient, puis disparaissaient, pour reparaître de nouveau.
Si les fusées étaient créées pour le plaisir des yeux; elles constituaient au XVème siècle, un arsenal militaire permettant de repousser l'ennemi. Puis au fil du temps, les artilleurs sont devenus artificiers.
La pyrotechnie militaire évolue donc vers une pyrotechnie artistique. Le feu maîtrisé, esthétisant, possède alors un pouvoir considérable sur un grand nombre de gens. Il donne un message d'autorité et de puissance à une masse qui ne sait pas lire.
Les lumières artificielles deviennent un excellent moyen d'intimidation, et arborent de ce fait une fonction politique : seul le roi est grand et le commun des mortels lui sont subordonnés.
Les messages étaient variés en référence au Roi ( éclat et grandeur...) La dimension visuelle dramatisait ou sublimait le message, combinée avec plusieurs supports ( lentilles, lampes à gaz...)
La lumière n'existe que le jour, avec le Roi, la lumière artificielle, pendant la nuit procure une véritable fascination; le Roi est un magicien.

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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Ven 10 Oct - 10:45

Merci pour la création de ce sujet passionnant qui porte le nom d'un film de Bertrand Tavernier que j'aime beaucoup ! boudoi30

Bien à vous.

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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par La nuit, la neige le Ven 10 Oct - 10:57

Merci pour l’ouverture de ce sujet intéressant. Wink
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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Sam 11 Oct - 21:20

En 1729, le florentin Servandoni, dont la réputation était déjà grande à Paris, fut ainsi conduit à s'associer le 5 nov. à Jean-Baptiste-Augustin Beausire, conseiller architecte du Roi et de la ville, quand les ambassadeurs d'Espagne le sollicitèrent pour donner sur la Seine, une fête destinée à célébrer la naissance du Dauphin de France. Grâce à ce contrat, une autorisation lui fut plus facilement accordée pour "disposer" des lieux et le matériel dont il aurait besoin, conservé dans les "magasins du Roi et de la ville", pouvait lui être" prêté".
En proposant pour la décoration du feu d'artifice une étonnante évocation des Pyrénées, il recueillit en outre un succès indéniable qui allait lui permettre de poursuivre son activité pour la ville de Paris.
Les réjouissances organisées en 1739 pour le mariage de Madame Louise Elysabeth, fille aînée de Louis XV avec l'infant d'Espagne lui donnèrent l'occasion d'exceller dans le salon octogonal transparent, capable de flotter sur la Seine tout en accueillant environ 200 musiciens et dans le temple de l'Hymen qui occupait le milieu du Pont Neuf, soutenu de colonnes doriques, où la pierre blanche était imitée " la plus noble simplicité de l'architecture antique". Jamais encore à Paris, un décorateur de fêtes n'avait bénéficié d'un aussi bel hommage."


"Plan et élévation géométrale du salon de musique construit" Planche extraite de description des fêtes données, par la ville de Paris, à l'occasion du mariage de Madame Louise-Elisabeth de France et d Dom philippe, infant et grand amiral d'Espagne; 1739, Paris.

Tandis qu'une foule de spectateurs était massée sur les deux rives du fleuve, aménagées par des "particuliers" moyennant 22 livres la toise, versées à la ville de Paris, le Roi, en compagnie de la Reine, du Dauphin et de Madame, honora de sa présence, le divertissement pyrotechnique, préparé sur le Pont-Neuf, qu'il vit au vieux Louvre du balcon du salon de l'infante, garni d'un magnifique baldaquin créé par les Gabriel et les bâtiments du Roi.
Malgré un feu d'artifice considéré comme "le plus beau qui se soit jamais vu", le souverain, ayant remarqué quelques imperfections dans son exécution à cause des jalousies entre ceux qui en étaient chargés, fut si " mécontent du manque de respect, ce jour-là," qu'il les fit envoyer dés le lendemain dans les prisons de l'hôtel où ils furent un mois entier. ( Paris, Archives nationales, K.1006 )

A Versailles, il allait également sanctionner 2 ou 3 artificiers pour des fusées lancées mal à propos pendant la fête donnée le 30 décembre 1751 lors de la naissance du Duc de Bourgogne.
Louis XV s'intéressait de prés à ces divertissements. Il en suivait avec attention les programmes et dépensait sans compter pour les fééries qu'ils lui procuraient.
Celui de 1751, pour lequel furent sollicités les frères Ruggieri, coûta plus de 604 477 livres en comprenant les frais des illuminations et de la monumentale colonne feinte destinée à l'accueillir sur la terrasse des jardins, devant la grande galerie, d'où le monarque pouvait le contempler.
Après la mort de Louis XV, les fêtes perdirent cependant très vite de leur éclat à Versailles.
Les grands feux d'artifices, chargés de célébrer les naissances et les noces des princes et des princesses de la famille royale, disparurent dés le mariage de Madame Clothilde, sœur de Louis XVI, en 1775.

( Source : revues.org/ de Paris à Versailles : les grandes fêtes et les cérémonies de la ville et de Cour )

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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Dim 19 Oct - 11:44

Le journal de Barbier est rempli de détails abondants sur les feux d'artifices qui signalèrent en si grand nombre les fêtes de la Régence et du règne de Louis XV.
Le 9 mars 1722, à propos de l'entrée de l'infante d'Espagne à Paris, il y eut dans le jardin des Tuileries, un grand feu d'artifice pour lequel on avait fait des préparatifs immenses :
sur le bassin du milieu du parterre, s'élevait un Parnasse dominé par Pégase, quatre allées étaient encombrées de grandes caisses plantées dans le sol et derrière le bassin s'alignaient 800 fusées qui devaient éclater à la fois. Mais l'effet manque en partie par la peur de l'artificier, à la grande indignation de Barbier, qui le traite de benêt.
Quelques jours après, le désappointement des parisiens fut bien compensé par le feu superbe que le Duc d'Ossone fit tirer sur l'eau vis-à-vis le balcon de la Reine, le 24, veille de l'annonciation.



Feu d'artifice sur le Pont-Neuf, à Paris en 1739.

Ce feu était de cent pieds de hauteur et de trente de largeur, sur toutes les surfaces couvert de toiles peintes représentant l'hymen, de l'autre la paix avec des colonnes aux quatre coins.
On avait illuminé le devant du feu, de façon à rendre toutes les peintures transparentes. Une vaste enceinte de bateaux vides entourait l'édifice, et tous étaient garnis de pots à feu et d'ifs chargés de lampions.
Cette riche illumination se doublait en se reflétant dans la Seine. Au milieu de l'enceinte se  promenaient vingt petits bateaux peints en rouge, quelques-uns couverts d'un taffetas cramoisi, avec des fleurs de lys dorées, tous ayant au mât un étendart aux armes d'Espagne. Chacun d'eux était monté par quatre matelots en camisoles blanches, avec des bonnets rouges et des écharpes jaunes, livrée du Duc d'Ossone.
Quatre de ces bateaux renfermaient la musique, les autres étaient pleins de pièces d'artifice.


Feu d'artifice donné au Roi et à la Reine d'après Moreau, 1782.

A sept heure, on donna le signal du balcon du Roi. Aussitôt, il partit de tous les coins de l'enceinte une multitude de magnifiques fusées volantes; puis les bateaux s'approchèrent comme pour faire le siège du grand feu et vomirent à l'assaut des milliers de gerbes, saucissons, flammes de Bengales, serpenteaux, pétards, qui se répétaient dans l'eau, et parfois se promenaient longuement à la surface de la Seine en y traçant une traînée lumineuse et multicolore.
Enfin on fit jouer le grand feu.

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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Mar 21 Oct - 11:57

Les fêtes de la Reine au petit Trianon

Marie-Antoinette associa Trianon aux honneurs rendus à Joseph II par la Cour de France. La fête offerte au Comte et à la Comtesse du nord peut donner une idée de ces réceptions.
Elle commença par un spectacle dans la nouvelle salle du jardin. La Reine guida ses hôtes par un corridor de toiles, éclairé de réverbères, qui reliait le château au théâtre.
Les gentilshommes russes suivaient en grandes toilettes. La Baronne d'Oberkirch, avec ses bouteilles d'eau dans les cheveux et ses fleurs fraîches, était fort entourée, en qualité d'amie de la grande Duchesse
On prit place dans la petite salle où furent distribués, suivant un gracieux usage, des livrets imprimés pour la soirée : 12 exemplaires étaient reliés en maroquin avec dentelle d'or, aux armes de la Reine et des grands-Ducs.
Il y eut, comme d'ordinaire, spectacle : un opéra-comique, Zémire et Azor de Marmontel et Guétry, par la Comédie Italienne, puis la jeune française au sérail, ballet d'action du Sieur Gardel aîné, maître des ballets de la Reine, avec des décors nouveaux.

La table de la Reine et les trois tables d'honneur occupaient chacune une pièce du premier étage. Au rez de chaussée et dépendances étaient installées celle des "seigneurs russiens", celle de l'intendant des menus où soupèrent les comédiens français et italiens, celles des musiciens des gardes, cent couverts pour l'Opéra et la musique du Roi, enfin une petite table servie à quatre dames de la part de la Reine et une autre à Madame de Polignac.
Mangèrent encore les femmes de chambre, les femmes attachées de la suite de la Reine et de la grande Duchesse, les gardes, les officiers de bouche, les valets de pied, les gens des écuries, et les porteurs de chaises, les lingères, les aides de cuisine, et un nombre infini d'ouvriers dont il est impossible de fixer le nombre.

A la table de la Reine, il a été présenté, en viandes seulement, quatre sortes de relevés, 24 entrées, 8 plats de rôts différents; et plus de 1200 personnes se sont attablées, ce soir là, dans le petit château de la Reine.
Après ce souper de gala, arrivaient les personnes de la Cour qui n'y avaient pas été invitées. On se répandait dans les jardins pour écouter les musiques des gardes françaises et suisses.
Fête de nuit donnée par la Reine au Comte du nord à Trianon d'Hubert Robert. ( vers 1782-83 )

L'art avec lequel on avait éclairé le jardin anglais, produisait un effet charmant. Des terrines cachées par des planches peintes en vert, éclairaient tous les massifs d'arbustes et de fleurs, et en faisaient ressortir les diverses teintes de la manière la plus variée et la plus agréable. Quelques centaines de fagots allumés entretenaient dans le fossé, derrière le temple de l'Amour, une grande clarté qui le rendait le point le plus brillant du jardin.
C'étaient les grands jours de Trianon, envahi quelques heures par la foule, mais il reprenait bien vite son charme de retraite et son recueillement de solitude.


( Source : les annales politiques et littéraires. )

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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Mer 26 Nov - 15:41

Qu'en est-il des fêtes dans le Paris populaire ? Une des figures incontournables des spectacles des boulevards est irrémédiablement : la parade.

Tabarin, Bruscambille, Gratelard, etc...étaient de vrais pitres, dans la toute noble signification du terme; les opérateurs et les arracheurs de dents, Mondor, Jean Farine, Desiderio descombes, Hierronymo Ferianti, Carmeline, Cormier, jouaient des parades sur les tréteaux pour attirer la foule.
A l'origine du théâtre, la parade est partout et même elle constitue presque tout le théâtre à elle seule.
Lorsque les spectacles de la foire furent autorisés à s'établir sur le boulevard, ce fut à la condition expresse de jouer des parades à la porte avant la représentation, afin de rester assimilé aux spectacles forains.
L'ambigu-comique établi par Audisot sur le boulevard du Temple en 1769; la Gaîté, fondée par Nicolet ( 1760), le théâtre du comédien et dentiste l'Ecluse (1777), tous ceux qu'on vit s'élever dans les mêmes paraves, pendant la seconde moitié du XVIIIé siècle, durent se soumettre à cette loi.

Les premières années du théâtre de Nicolet furent illustrées par l'un des rois de la parade : Taconnet, surnommé le Molière des boulevards.
Taconnet a composé pour Nicolet une multitude de farces et parodies avec des titres caractéristiques :

La mariée de la courtille

Les fous des boulevards

La mort du bœuf gras

Les écosseuses de la Halle

Les ahuris de Chaillot

Sur le titre du baiser donné et rendu , il se qualifie  de membres des arcades du Pont-Neuf, du pont aux choux et du pont aux tripes, compositeur des théâtres forains.
Taconnet ne va pas chercher ses héros dans les nuages :
un ivrogne, une commère, un rempailleur de chaises, un égrillard, voilà ses types de prédilection, mais surtout il aime les savetiers. Il jouait avec une gravité superbe et avait surtout les effets de pantomime complètement irrésistibles.
Sa grande scène favorite, qu'il ne manquait pas de mêler à tous ses rôles de savetier et que le public attendait, était celle où il tournait le dos au spectateur, et, se baissant lentement, dans l'attitude d'un homme qui ramasse un objet à terre, lui dévoilait par degrés un vieux fond de culotte en lambeaux, par les lacunes duquel s'échappait un pan de chemise.
A cette vue, les applaudissements, les rires frénétiques et les cris d'enthousiasme éclataient de toutes parts. C'était sans doute de pareils traits comiques qui avaient fait nommer Taconnet : le Molière des boulevards !


( Source : Tableau du vieux Paris : les spectacles populaires et les artistes des rues de Victor Fournel )

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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Sam 29 Nov - 15:19

La fête-Dieu

La Fête-Dieu se célébrait également par les rues de Paris au milieu d'un appareil extraordinaire.
Cette procession était accompagnée quelquefois de représentations et de mystères.
Les corporations marchaient dans les rangs de la procession, portant la bannière; toutes les maisons étaient tapissées, tous les pavés parsemés de fleurs, et de nombreux reposoirs.
Au XVIII é siècle, le Mercure de France et les autres recueils abondent en détails sur les reposoirs merveilleux que l'on construisait en certains endroits, comme celui de la porte Saint-Michel, en 1735, véritable monument artistique, d'une architecture grandiose, figurant un arc de Triomphe colossal de 76 pieds de large sur 55 de haut avec une multitude d'ornements et de dorures, un grand luxe de colonnes et de bas-reliefs.
Les reposoirs faisaient l'occupation et l'orgueil de toute une rue, de tout un quartier, et les splendeurs réunies de la richesse et de l'art concourraient à l'édification de ces monuments éphémères; qui ne duraient qu'une heure, mais qu'on voulait rendre dignes de Dieu auquel ils donnaient l'hospitalité.
Le soir, les enfants reprenaient la fête pour leur propre compte et dressaient partout des petites chapelles.
Ils ont ( écrit Mercier ), des chandeliers de bois, des chasubles de papier, des encensoirs de fer blanc, des dais de carton, un petit soleil d'étain.
L'un fait le curé, l'autre le sous-diacre. Ils promènent l'hostie en chantant, disent la messe, donnent la bénédiction et obligent leurs camarades à se mettre à genoux.

Le jour de l'Octave, un des plus magnifiques reposoirs était bâti sur la place Dauphine et les jeunes peintres qui n'avaient pas encore conquis leur droit d'entrée aux expositions du Louvre, avaient le droit de venir exposer leurs œuvres sur les tapisseries dont ce reposoir était recouvert.
Les miniatures, les tableaux d'histoire, les paysages, les portraits à l'huile abondaient à ce Salon en plein vent, qui donnait une physionomie originale au reposoir de la place Dauphine où débutèrent et se firent connaître un certain nombre de peintres devenus illustres depuis.

C'est surtout sous le règne de Louis XVI et aux approches de la révolution que cet usage avait pris une extension singulière, et que le reposoir de la petite Fête-Dieu sur la place Dauphine, où d'ailleurs les tableaux trouvaient un cadre magnifique dans la richesse de la décoration, était devenu l'un des spectacles les plus courus de Paris.

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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Sam 29 Nov - 15:29

Le reposoir du Saint-Sacrement, prévu pour le maître autel de la cathédrale de Chartres est composé des éléments datant de la fin XVIIIème siècle et début XIXème.
Il était installé à l'occasion des fêtes de l'Assomption de la Vierge.


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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par La nuit, la neige le Sam 29 Nov - 17:20

L'Amour menaçant a écrit:Qu'en est-il des fêtes dans le Paris populaire ? Une des figures incontournables des spectacles des boulevards est irrémédiablement : la parade.

Quelques illustrations...

Parade au théâtre de la foire Saint-Laurent (1786)
Gouache anonyme


La parade du boulevard (1760)
Gabriel de Saint Aubin



L’entrée de la foire Saint Laurent (1763)
Miniature de Nicholas Van Blarenberghe


Dans son Tableau de Paris, Nicolas Mercier se montre critique dans la description des parades :

Les parades qu’on représente extérieurement sur le balcon comme une espèce d’invitation publique, sont très préjudiciables aux travaux journaliers, en ce qu’elles ameutent une foule d’ouvriers, qui, avec les instruments de leur profession sous le bras, demeurent-là, la bouche béante, et perdent les heures les plus précieuses de la journée.
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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Dim 31 Mai - 18:46

La Correspondance secrète, 1782 :


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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Dim 31 Mai - 19:12



Les fêtes pour la naissance de Louis-Joseph ont réjoui tout le monde. Onze ans plus tard, Louis XVI était guillotiné. Sad

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Re: La fête sous l'Ancien Régime

Message par Invité le Sam 9 Avr - 18:51

Voici la célèbre fête du 21 juin 1784 selon Le Petit Trianon de Gustave Desjardins :





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Re: La fête sous l'Ancien Régime

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