Les souliers au XVIIIè siècle

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Les souliers au XVIIIè siècle

Message par Invité le Sam 08 Nov 2014, 19:59

Au cours du XVIIIe siècle, les chaussures des femmes reflétaient le style des vêtements avec la broderie et la dentelle. Le bout des chaussures était pointu avec les rubans et les boucles. Les talons montraient une forme courbe pour les femmes et les hommes dans la haute classe. Dans la fin des années 1760, les talons épais ont changé et sont devenus plus minces. Après la Révolution française, les genres ont changé beaucoup. À la fin du XVIIIe siècle, les talons sont devenus de plus en plus petits et ils ont disparu. Ce changement a représenté l’égalité entre la noblese et la bourgeoisie. Les chaussures qui étaient à la mode étaient les pantoufles en satin, en soie ou plus raisonnable, en cuir.





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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par Invité le Mer 07 Jan 2015, 18:23

L’HISTOIRE DU TALON HAUT


Il y a deux types de femmes dans le monde: celles qui avancent leur poitrine rebondie et celles qui ont des jambes. Je préfère me référer aux secondes (on ne peut pas tout avoir!) et m'élancer à talons perdus dans le monde, en défiant parfois les lois de l'apesanteur.

Mais d'où vient le talon? Il est dit qu'il est né dans l'ancienne Egypte où les bouchers portaient des talons pour éviter le sang au sol… Charmante vision! Les cavaliers mongols mettaient des talons à leurs bottes pour mieux tenir dans leurs étriers.

La mode des talons hauts a vu le jour à Venise au XVIe siècle avec le port des chopines, une espèce de souliers «plate-forme» pourvus d'une semelle de bois pouvant s'élever jusqu'à 60 centimètres! Peu de temps après, et pour la plus grande satisfaction des hommes et des femmes, les bottiers abaissent le devant des chopines, créant ainsi le talon haut tel que nous le connaissons aujourd'hui. Le premier document relatif aux talons hauts «esthétiques» date de 1533: Catherine de Médicis - une reine de petite taille, mais d’intelligence diabolique - fait venir ses talons de Florence à l’occasion de son mariage avec le Duc d’Orléans. Le style qui tue est immédiatement adopté par la cour de France!

Au XVIIème siècle, tous les nobles s’avancent en vacillant sur des talons d’au moins 12 cm, en signe de distinction sociale. Même les hommes en portent malgré l’inconfort: leur poids pousse le pied vers l’avant et, ce qui n’arrange rien, la chaussure gauche n’est pas conçue différemment de la droite. Ils marchent donc en canard! Si le talon haut donne aux femmes une démarche ondulante parfois maladroite, il oblige ces messieurs à se dandiner. Pour éviter de tomber, beaucoup s’aident de cannes qui leur servent d’appui. Mais peu importe la démarche. A leurs yeux, elle est royale car elle les propulse au sommet.

On dit que Louis XIV, réputé petit, aimait se grandir avec des talons hauts qui, combinés à sa perruque, lui donnaient 30 centimètres de plus! Louis XIV eut même l’idée de porter des talons rouges, comme on le faisait déjà en Angleterre, et les courtisans l’imitèrent. Le talon rouge devint signe distinctif de la noblesse*. On ornait le dessus du soulier de rosettes et de flots de rubans fort coûteux qui firent place, au XVIIIe siècle, à des boucles d’argent serties de pierres précieuses. Les souliers étaient alors de véritables écrins avec des pierres précieuses sur les contreforts, qu’on appelait des «venez-y voir», par coquetterie.

La Révolution française coupe la tête… et les talons. La hauteur des chaussures chute avec la monarchie et tous les «citoyens» - nivelés par le bas - adoptent la démarche de l’homme moderne: un pas élastique dans des chaussures à talon plat. Dès 1795, pour la première fois depuis des millénaires, les riches bougent avec autant d’aisance naturelle que le peuple. Le talon haut est mort. La botte, martiale, fonctionnelle, égalitaire, domine le XIXè siècle. Même les dames en portent, sous le nom de… bottine.

Retour du talon fin XIXème siècle avec luxe et luxure. Il réapparait en effet avec les femmes de petite vertu. Fin XIXème siècle, une cocotte parisienne importe la mode aux USA, dans un bordel de Nouvelle Orléans. Remarquant l’incroyable pouvoir sexuel de ces “chaussures françaises”, la patronne commande les mêmes pour toutes ses employées, jusqu’à ce que, en 1888, une manufacture du Massachusetts se lance dans la fabrication locale de talons… Les Etats-Unis découvrent avec une horreur (mitigée d’excitation) l’incroyable pouvoir de séduction de ces diaboliques chaussures.

Oscillant perpétuellement entre la mode et le discrédit, les talons atteignent de nouvelles cimes avec l’avènement du talon aiguille en 1952, inventé sur le même principe que le gratte-ciel: une armature en métal enfermée dans une mince coque plastique supporte tout le poids du corps. On ne sait pas à qui appartient l’idée: Ferragamo, Albanese of Rome et Dal Co dessinent tous des talons aiguilles en Italie vers 1953, à l’époque où Roger Vivier en donne sa version à Paris. Les talons aiguilles sont longtemps interdits dans les avions car ils trouent le plancher. A l’entrée de certains bâtiments publics, on offre aux femmes un sac où ranger ces chaussures moralement incorrectes. Considéré comme un symbole d’agression, de provocation et de sensualité, le talon aiguille devient l’emblème du mauvais genre. Et pourtant, aucune «fashionable», aussi respectable qu’elle soit, ne peut se permettre de porter autre chose. Les 10 cm imposent la norme.

Avec l’aide de l’aéronautique et de ses alliages, les stylistes s’emparent des chaussures pour en faire des chefs d’œuvres d’équilibre et de virtuosité. Roger Vivier invente le talon épine au début des années 60, avec des pointes dissymétriques. Il invente aussi le talon en forme de virgule, de bobine, de boule, d’aiguille, de pyramide ou d’escargot. Jean-Paul Gaultier lance la chaussure «mille pattes» ornée de multiples talons. Christian Louboutin met au point des talons aux courbes suggestives comme des croupes, appelés «Marilyn». Vivienne Westwood a créé les chaussures parmi les plus hautes de la mode (photo ci-contre), faisant ainsi tomber Naomi Campbell en plein défilé! Ce ne sont plus des chaussures, ce sont des sculptures sur patte. Des attentats à l’équilibre! Mais peu importe foulures, fractures et scolioses à vie, ce qui compte n’est-ce pas «d’aimer ses souliers à en mourir»? C’est notre créateur chouchou qui le dit: Manolo Blahnik!

* quelle en est l'origine au fait? Quelqu'un le sait-il?
J'ai cru le savoir...mais aucun souvenir ... Shocked


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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par Invité le Mar 28 Avr 2015, 16:34

Les talons sont portés de façon (presque) quotidienne par beaucoup de femmes dans le monde !

Objets indispensables du quotidien pour les unes, accessoires de torture pour les autres, les talons ont fait du chemin depuis leur invention. C’est pourquoi ils sont à l’honneur dans ce nouvel article sur l’histoire de la mode !
Les talons, un accessoire qui existe depuis la nuit des temps

Les chaussures à talons sont apparues sur la surface de la Terre il y a bien des années. Aussi loin qu’on puisse remonter dans l’histoire de ces accessoires, on les retrouve en premier dans l’Égypte Ancienne, où les bouchers portaient des pantoufles à très hautes plateformes… pour éviter de se mettre du sang plein les pieds. Ambiance.

Des souliers à talons ressemblant à ceux que l’on connaît aujourd’hui étaient portés par les cavaliers mongols : ils leur permettaient de mieux tenir sur leurs étriers.

D’abord chaussures singulières à certaines époques, sans jamais être vraiment répandus, ces premiers escarpins vont devenir une mode sous une forme particulière à Venise, à partir du XVème siècle et jusqu’au règne de Catherine de Médicis. Importées d’Orient et réservées aux dames, ces chaussures (appelées chopines) étaient des espèces de pantoufles ou sandales surmontées de hautes plateformes (allant parfois jusqu’à 60 cm !), tout à fait impraticables.

Elles avaient pour première vocation de garder les robes des courtisanes propres, en ne les laissant pas traîner par terre. Elles étaient aussi signes d’appartenance à la haute société, puisque ces dames devaient se tenir à un ou deux serviteurs pour se déplacer, ou encore au bras d’un galant homme, comble du chic.

Mais leur côté légèrement casse-gueule permettait aussi de tenir les femmes de vertu loin d’activités mal vues, comme la danse, dans la prude Venise du XVème et XVIème siècle. Pas question donc de twerker sur la Coum-Coum Mania : c’est vulgaire, on vous dit !
Au fur et à mesure, les chausseurs abaissent le premier talon des chopines (celui de devant, sinon c’est pas logique), pour les rendre bien plus praticables, et donner à ces chaussures une forme similaire à celles que l’on connaît aujourd’hui.

En 1533, Catherine de Médicis fit d’ailleurs venir de Florence une paire de ces « nouvelles chopines », à l’occasion de son mariage avec le Duc d’Orléans, et lance ainsi la mode à la Cour de France.
Une coquetterie adoptée par les femmes de la Cour… mais aussi par les hommes !

À la Cour du Roi Soleil, les nobles se hissent sur des talons d’au moins 12 cm, d’abord pour se différencier du petit peuple — puisque qu’ils sont surélevés, plus hauts, ils se rapprochent donc du Ciel et du Pouvoir Suprême. De plus, ces chaussures pas très faciles à porter au quotidien (car le soulier est haut et il n’y a pas de différence entre soulier gauche ou droit) empêchent tout travail, ce qui montre, autant que leur teint blanc, qu’ils font partie de l’aristocratie.

Cette mode des talons pour hommes est renforcée avec le règne du Roi Soleil, puisque Louis XIV, plutôt petit de taille aimait à porter ces accessoires pour se rajouter quelques centimètres, en plus de sa perruque. Et montrer ainsi qui c’est le patron, eh oh.

De plus, comme les cavaliers mongols avant eux, ces messieurs de la Cour tenaient mieux sur les étriers de leur cheval quand ils chaussaient une paire de souliers à talons !

Pour les femmes, le port de ces chaussures est aussi à la mode dans les hautes sphères de la société, pour les mêmes raisons d’apparat que les hommes, mais aussi pour montrer un pied plus petit et plus délicat.

Ces accessoires deviennent vite une vitrine de l’étendue de la richesse du porteur : on les orne de rubans, de boucles serties de pierre précieuses, de dentelles… bref, on se la pète via ses pompes.

Mais les hommes se lassent assez vite de cette mode, et elle devient peu à peu uniquement féminine, à partir du règne de Louis XV. La Révolution Française sonnera le glas du port des talons : tout le monde (y compris les femmes) se met à porter les bottillons, et tout le monde redescend au même niveau du sol.
La réapparition des talons au XIXème siècle

Ils alors vont disparaître de la surface mode en France, jusqu’au du XIXème siècle, où les dames de la bourgeoisie vont se réapproprier peu à peu ces souliers qui restent d’une hauteur raisonnable.

À la fin de ce même siècle, les talons commencent à prendre toute la dimension sensuelle, voire érotique, qu’on leur connaît aujourd’hui : portés plus hauts par les prostituées et les danseuses de French Cancan, ils deviennent un symbole de désir et de sexualité.

À l’étranger, et notamment aux États-Unis, on les considère même comme diaboliques, car chaussés dans les bordels, mais aussi par ces sulfureuses danseuses parisiennes qui montrent leur dessous à qui veut bien les voir !

Les ornements ne quittent plus les souliers féminins, et survivent à toutes les modes.
Les talons dans l’époque contemporaine

Les talons ont connu bien des péripéties, mais depuis leur retour sur le devant de la scène à la moitié du XIXème siècle ils n’ont pas vraiment quitté le vestiaire féminin. Et jusqu’à leur arrivée aux pieds de certaines femmes de 2015, ils ont encore fait un peu de chemin !

Ils marquent encore une fois une période : celle du début du XXème siècle. À cette époque, on assiste à de grands changements sociaux pour les femmes, qui deviennent plus fortes, manifestent, et expriment un désir de faire avancer les choses au niveau politique. Mais elles continuent de porter des talons, dans une volonté de montrer que même si elles s’intéressent aux mêmes activités que les hommes, elles restent féminines, et adoptent ainsi une nouvelle identité.

Puis, ils continuent de faire leur chemin, en restant toujours à la mode : dans les années 30 avec l’avènement du cinéma, on imite les grandes actrices en portant ces escarpins. Dans les années 40, en plein Seconde Guerre Mondiale, les femmes les chaussent le soir, pour aller danser et oublier leurs soucis, mais aussi parce que le travail à l’usine ou dans les champs le jour ne leur permettait pas des les porter toute la journée.

Des femmes travaillant à l’usine pour remplacer les hommes partis au front, pendant la Seconde Guerre Mondiale

Enfin, les années 1950 marquent un tournant dans l’histoire de la chaussure féminine, puisque c’est à cette époque que les talons aiguilles furent inventés !
Aiguilles en 1950, et de toutes les formes aujourd’hui

C’est donc à l’époque de l’après-guerre que l’aiguille se forge sur les souliers, peu à peu. Les femmes ne travaillant en général plus, la société se soucie à nouveau de leur apparence, et les affuble de ces nouvelles chaussures au talon fait d’acier, qui mettent en valeur les courbes.

Enfin ça dépend sous quel angle…

Roger Vivier, un chausseur travaillant notamment pour le couturier Christian Dior, reprend le principe de fabrication en bois, mais y insère une tige de métal au milieu afin de rendre les talons plus résistants, mais aussi plus légers que ceux en acier. Ces chaussures « terminent la silhouette d’un coup de crayon » dira le créateur, qui inventera ensuite des souliers aux formes diverses.

Depuis les années 1950, les talons sont passés par toutes formes les et toutes les extravagances, et restent un véritable objet de fantasme pour le public, mais aussi une inspiration sans cesse renouvelée pour les créateurs et les artistes !


Bien à vous.

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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par Lucius le Mar 28 Avr 2015, 16:42

Je me demande bien sur quoi se fonde l'auteur de cet article.

Au XVIIème siècle, tous les nobles s’avancent en vacillant sur des talons d’au moins 12 cm, en signe de distinction sociale.

J'aimerais qu'on me montre des preuves, car je n'ai jamais vu de telles cothurnes sur les portraits.

On dit que Louis XIV, réputé petit

depuis quand ?!

Le talon rouge devint signe distinctif de la noblesse*.

Dans la seconde moitié du règne de Louis XIV, peut être. Au XVIIIe, on en voit un certain nombre, mais la moitié des tableaux montrent des talons unis avec le reste de la chaussure, surtout noire.
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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par Invité le Mar 28 Avr 2015, 16:49

Lucius a écrit:
On dit que Louis XIV, réputé petit
depuis quand ?!

Pendant longtemps , j'ai lu que Louis XIV mesurait 1,65 m ...
Depuis quelques années, on lui attribue plutôt 1,84m...

Bien à vous.

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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par Lucius le Mar 28 Avr 2015, 16:53

Les témoignages parlent du Roi dépassant d'une bonne tête le reste de ses courtisans (qui eux aussi portent talons et perruques, donc ça ne change rien).
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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par Invité le Mer 27 Jan 2016, 15:12

Pantoufles de Marie-Antoinette conservées au musée Carnavalet :



Bien à vous.

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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par CLIOXVIII le Mer 27 Jan 2016, 16:38


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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par La nuit, la neige le Mer 27 Jan 2016, 23:00

Majesté a écrit:Pantoufles de Marie-Antoinette conservées au musée Carnavalet :

Pour ceux que cela intéresse, nous avions ouvert un sujet répertoriant les (trop) nombreux souliers de Marie-Antoinette (ou plutôt attribués) connus à ce jour.

Arrow C'est ici : http://marie-antoinette.forumactif.org/t1433-les-souliers-de-marie-antoinette?highlight=souliers
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Re: Les souliers au XVIIIè siècle

Message par Mme de Sabran le Ven 29 Jan 2016, 15:36

Je n'ai toujours pas vu celui de Caen ...

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