La mort de la princesse de Lamballe

Page 1 sur 7 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Aller en bas

La mort tragique de la princesse de Lamballe

Message par attachboy le Lun 17 Fév 2014, 22:34

On ne peut parler de la princesse de Lamballe sans évoquer sa fin tragique.  Sad 

Madame de Lamballe était une princesse du sang, elle appartenait à la famille royale. C'est ce qui lui permit de quitter les Tuileries et d'accompagner la roi et la reine dans la loge du logographe de la salle des manèges, le 10 août 1792. 10 jours après l'incarcération du roi et de sa famille au Temple, la princesse de Lamballe est séparée du couple royale et incarcérée à la prison de la Force. Elle n'a plus que quelques semaines à vivre....

Bientôt, la chute de Verdun fait craindre aux révolutionnaires que les autrichiens ne remettent Louis XVI sur le trône. A Paris, le peuple est ivre de colère. Le 2 septembre, le discours de Danton à la Convention sur "les ennemis de l’intérieur"   déclenche l'émeute. Le peuple attaque les prisons et massacre sans pitié ceux qui y sont enfermés. Au Grand Châtelet, à la Conciergerie, à l'Hôtel de Ville, au séminaire de Saint Firmin, au couvent des carmes, à la Force, se déroulent des carnages sans nom. Hommes, femmes, prêtres réfractaires, nobles ou condamnés de droit commun, prostituées, personne n'est épargné, pas même les enfants enfermés à l'asile de Bicètre.

Des serviteurs de la monarchie comme le ministre Montmorin ou le baron Thierry de ville d'Avray sont tués.
Et la princesse ? Elle est tirée de son cachot le matin du 3 septembre. Des tribunaux improvisés se sont installés dans les différentes prisons. Hébert préside à la force. (sa présence est cependant contestée).

On demande lui demande de témoigner contre Marie Antoinette,et de jurer la haine du roi et de la Reine. La princesse refuse. Un gendarme lui glisse alors à l'oreille " Jurez, madame ou vous êtes morte"

Nouveau refus. Hebert prononce alors la sentence

"qu'on élargisse madame....."

La princesse de Lamballe est conduite à l’extérieur. En franchissant la porte, elle reçoit un violent coup de massue qui l’assomme ou la tue à moitié. Elle est ensuite  trainée jusqu'à un endroit appelé cul de sac des prêtres, où on l'achève  coup de piques et de hache. Alors, l'horreur se déchaine. Sa tête, coupée, est plantée au bout d'une pique. On plante sur d'autres piques, son cœur et ses parties intimes. Le reste de son corps est trainé derrière le groupe qui se forme pour partir en procession dans les rues de Paris.

Le cortège bachique se dirige successivement au palais royal, chez le duc d'Orléans, puis à l'hôtel de Toulouse, pour présenter les trophées sanglants au beau-père de la princesse, le duc de Penthièvre, avant d'arriver au temple, pour faire contempler les restes de son amie à Marie Antoinette. L'entrée du temple leur est interdite. On a dressé un cordon tricolore comme seule barrière pour les arrêter...

A l'intérieur de la Tour, la famille royale, tenue dans l'ignorance des événements, ne sait rien du carnage qui se déroule dans Paris... Un cri d'effroi est poussé au rez de chaussée : c'est madame Tison, qui vient de voir la pique sanglante. Cléry, qui lui aussi a vu le trophée macabre, est blanc d’effroi mais n'ose rien dire. Une dispute éclate entre les gardes municipaux, les uns voulant que la reine se montre, les autres ne le voulant pas. L'un d'eux finit par dire à Marie Antoinette, qui demande ce qui se passe :

" Et bien madame, puisque vous voulez le savoir, c'est la tête de madame de Lamballe que l'on veut vous montrer...."

La reine tombe évanouie sans entendre la fin de la phrase. Les meurtriers continueront pendant prêt de trois heures à brailler et à réclamer la reine. Marie Antoinette ne verra pas la tête de son amie plantée sur la pique.

Cette tête, aurait finalement été déposée à 7 heure du soir sur la table du comité de la section des quinze vingt. Selon certaines versions, les domestiques du duc de Penthièvre auraient suivi de loin l’infâme procession, afin de récupérer les restes de leurs ancienne maitresse pour lui donner une sépulture descente. Ils auraient même essayer de la sauver en criant à acquittement à la Force.... Mais on ignore si c'est vrai.
avatar
attachboy

Messages : 1330
Date d'inscription : 21/12/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Invité le Mar 18 Fév 2014, 10:19

Sujet renommé pour une meilleure compréhension quand il est affiché sur le portail. Merci. Wink 

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Invité le Mar 18 Fév 2014, 10:32

C'est toujours un récit pénible à relire... Mais utile à évoquer pour ceux qui ne connaitraient pas cette barbarie innommable !!!

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par MARIE ANTOINETTE le Mar 18 Fév 2014, 15:16

MADAME DE SABRAN, spécialiste du bouturage !!!!! auriez-vous l'amabilité d'aller prendre sur le BOUDOIR les 19 pages se rapportant à la mort de Madame DE LAMBALLE ; j'avais de plus écrit un long texte provenant des mémoires de MADAME DE TOURZEL placé, par erreur, dans LES ECRITS DE MARIE ANTOINETTE.

Vous êtes la seule qualifiée, sinon merci de nous donner les tuyaux pour faire ce repiquage de printemps au moyen de cet arrosoir
XVIII° siècle dit "arrosoir MARIE ANTOINETTE pour le modèle".

Très respectueusement
MARIE ANTOINETTE Smileàè-è\': 
avatar
MARIE ANTOINETTE

Messages : 3133
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 73
Localisation : P A R I S

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par MARIE ANTOINETTE le Mar 18 Fév 2014, 15:17


voici la photo de l'arrosoir, resté dans la machine lors de l'envoi

avatar
MARIE ANTOINETTE

Messages : 3133
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 73
Localisation : P A R I S

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par attachboy le Mar 18 Fév 2014, 15:24

marie antoinette a écrit:
voici la photo de l'arrosoir, resté dans la machine lors de l'envoi


????????  scratch 

_________________
"Je sais que l'on vient de Paris pour demander ma tête ! Mais j'ai appris de ma mère à ne pas craindre la mort, et je l'attendrai avec fermeté !"
Marie Antoinette
avatar
attachboy

Messages : 1330
Date d'inscription : 21/12/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Gouverneur Morris le Mar 18 Fév 2014, 15:29


J'ai toujours une pensée émue pour elle, lorsque je prends la rue du Roi-de-Sicile et tourne rue Pavée. C'est là quelle aurait été décapitée, sur une borne qui n'existe plus... Evil or Very Mad 
avatar
Gouverneur Morris

Messages : 4515
Date d'inscription : 21/12/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Gouverneur Morris le Mar 18 Fév 2014, 15:34

attachboy a écrit:Le cortège bachique se dirige successivement au palais royal, chez le duc d'Orléans, puis à l'hôtel de Toulouse, pour présenter les trophées sanglants au beau-père de la princesse, le duc de Penthièvre, avant d'arriver au temple, pour faire contempler les restes de son amie à Marie Antoinette. L'entrée du temple leur est interdite. On a dressé un cordon tricolore comme seule barrière pour les arrêter...

Il paraît qu'Orléans aurait arrêté de déjeuner (source : Mrs Eliott ?). Par contre, il me semble que Penthièvre était à Vernon (Bizy) à ce moment. Sa fortune, qu'il avait mis à disposition de tout sauveur éventuel de sa belle-fille, ne lui aura servi... qu'à en collecter pieusement les restes. Sad


Dernière édition par Gouverneur Morris le Mar 18 Fév 2014, 15:36, édité 3 fois
avatar
Gouverneur Morris

Messages : 4515
Date d'inscription : 21/12/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Invité le Mar 18 Fév 2014, 15:34

Voici ce que nous dit wiki de ce terrible drame :

Chose ignorée de la totalité de ses biographes, la princesse de Lamballe émargeait sur les fonds secrets du ministère des Affaires étrangères, et il est peu douteux qu’en diverses circonstances, elle se fût chargée de porter des dépêches pour le compte des souverains. Son passeport d’avril 1791 avait été délivré par le ministre Montmorin, et on a dit que la princesse avait été chargée de rencontrer William Pitt, qui lui avait opposé une fin de non-recevoir. Quoiqu’il en soit, elle n’est évidemment pas demeurée passive pendant les mois précédant sa mort. La presse révolutionnaire relaya bientôt une dénonciation lancée contre elle par le comité de surveillance de l’Assemblée législative. On lui reprochait d’avoir coordonné ou encouragé les activités du « Comité autrichien », nom de la cellule secrète principalement dirigée par Antoine Omer Talon, Maximilien Radix de Sainte-Foy et Charles-Louis Huguet de Sémonville (conseillers occultes de Louis XVI), et financée par les fonds de la Liste civile. Il semble qu’elle y représentait la reine, qui ne pouvait se permettre d’y paraitre directement. Ce comité, qui disposait aussi d’un financement privé, avait permis de peser dans les délibérations des comités révolutionnaires, de se rallier certains gens de plume et de faire retarder le vote du décret de déchéance. Ce qu’on appelait encore les « conciliabules de la Cour » fut avéré par de nombreuses pièces originales découvertes dans l’armoire de fer - le coffre fort personnel de Louis XVI. Elles mettaient en cause un certain nombre d’individus - souvent des révolutionnaires bon teint - qui avaient effectivement reçu de l’argent de la Cour et qui se sentirent soudain menacés par des témoins, tels que l’Intendant de la Liste civile Arnault de Laporte ou la princesse de Lamballe.

Attention...il s'agit à présent du massacre  Shocked  Sad  Shocked :


Les 2 et 3 septembre 1792, une foule armée de barres de fer, de piques et de bûches encercla les prisons de Paris. La princesse, tirée de sa cellule au matin du 3, fut, d’après la reconstitution des procès-verbaux de la section des Quinze-Vingts, introduite devant une commission improvisée en hâte par les membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, et sommée de « nommer ceux qu’elle avait reçu à sa table ». On lui demanda surtout de témoigner sur la réalité de connivences de Louis XVI et Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition. Elle s’y refusa et c’est pour cette raison qu’on l’aurait mise à mort. Il est possible qu’on ait voulu éviter un procès équitable au cours duquel elle aurait pu mettre en cause un certains nombre de pêcheurs en eaux troubles soudoyés par la cour, comme par exemple Dossonville, Stanislas Marie Maillard ou le général Antoine Joseph Santerre, partie prenante dans les massacres de septembre avec son beau-frère Etienne-Jean Panis. Dans les minutes qui suivirent ce semblant d’interrogatoire, elle fut « élargie ». Talleyrand, qui était encore à Paris à ce moment et qui devait embarquer pour Londres le surlendemain du crime, a indiqué à lord Grenville, secrétaire du Foreign Office, que Madame de Lamballe avait été tuée à la suite d’une atroce méprise. En sortant dans la cour de la prison, elle aurait eu, selon lui, un malaise, et les tueurs aux aguets, armés de bûches et de piques, croyant qu’elle avait reçu un premier coup, l’avaient frappé à leur tour. Cette version fut prise suffisamment au sérieux pour faire l’objet, le 24 septembre 1792, d’un mémorandum du ministère anglais.

Tandis que sa tête était promenée au bout d’une pique jusqu’à la tour du Temple, son corps était porté, vêtu et préservé de toute atteinte, jusqu’au comité civil de la section des Quinze-Vingts. Enfin, la tête fut portée à son tour au comité, à sept heures du soir, afin d’être « inhumée auprès du corps » dans une tombe du cimetière des Enfants-Trouvés.

Sa mort donna lieu à une profusion de témoignages, très largement diffusés à l’époque et jusqu’à aujourd’hui, tant parmi les révolutionnaires que dans les milieux royalistes et contre-révolutionnaires, qui sont souvent sujets à caution, traduisant moins la réalité des faits qu’une vision fantasmatique. Ces textes, qui décrivent avec force détails macabres, la mise à mort, la mutilation, le dépeçage, la fragmentation et l’exposition du corps abandonné dans un chantier de construction, vers le Châtelet, jusqu’au petit matin, « expriment les craintes et les luttes qui animent alors les différents protagonistes de la Révolution ».

Côté révolutionnaire, on a présenté les « cadavres réparateurs » des victimes des massacres de septembre, laissés sur le pavé, comme une réponse au complot fomenté dans les prisons et à la menace extérieure. Pour Antoine de Baecque, la description morbide de la mise à mort et des outrages visait à « exprimer l’anéantissement du complot aristocratique ». De même, il considère qu’ils servaient à « punir la femme de cour, ainsi que le supposé complot féminin et lesbien – menaçant la prééminence masculine – de « la Sapho de Trianon », vilipendée par les chroniqueurs et les gazetiers sous l’Ancien Régime ». Les royalistes ont repris à leur compte ces récits, « en retournant leur sens pour montrer la régression du révolutionnaire à l’état de barbare et la monstruosité de la Révolution, opposée à la délicatesse du corps de la victime ».

Parmi ces récits, on peut noter La Famille royale préservée au Temple. Extrait du récit de ce qui s’est passé au Temple dans les journées des 2 et 3 septembre 1792, dont le manuscrit a été cité par Georges Bertin en 1888, le récit des événements dans la Révolution de Paris, qui présente la princesse de Lamballe comme une comploteuse, La Vérité tout entière sur les vrais acteurs de la journée du 3 septembre 1792, le Bulletin du comte de Fersen au prince régent de Suède sur ce qui s’est passé en France ou Idée des horreurs commises à Paris dans les journées à jamais exécrables des 10 août, 2, 3, 4 et 5 septembre 1792 ou Nouveau Martyrologe de la Révolution française.

Après les événements, plusieurs auteurs ont repris ces descriptions des événements dans leurs ouvrages, qu’il s’agisse de l’abbé Barruel, Antoine Serieys, Mme de Créquy ou Mme Guénard. Plus récemment, des biographes comme Stefan Zweig ont repris ces descriptions dans leur récit des derniers instants de la princesse de Lamballe.


Bien à vous.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Invité le Mar 18 Fév 2014, 15:38



"Madame la Princesse de Lamballe a été martyrisée pendant 4 heures de la manière la plus horrible . La plume se refuse à ces détails ; on lui a arraché le sein avec les dents, et on lui a administré tous les secours possibles , pendant 2 heures pour la faire revenir d'un évanouissement afin de lui faire mieux sentir la mort."

Comte de Fersen , Le 19 septembre 1792

Source : La princesse de Lamballe : l'ange de Marie-Antoinette de Alain Vircondelet
Flammarion, 1995, 273 p

Selon cette même source, une chronique de 1894 rapporte que sont conservés quelques lambeaux de chair, comme des reliques ," dans un château des environs de Liège , tout parcheminés et tendus sur un coussin de satin." ( In L'Intermédiaire des chercheurs et des curieux , 10 juin 1894 , cité par M. De Decker , op. cit., p. 256 )

C'est affreux !


Bien à vous.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Invité le Mar 18 Fév 2014, 15:45

Fleurdelys vous répondait :

J`ai décidé d`ouvrir un sujet sur les images de l`assassinat de la princesse de Lamballe.
Voici trouvé sur google images.






Celui-ci ce trouve dans mom livre


Fleurdelys

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par MARIE ANTOINETTE le Mar 18 Fév 2014, 15:46


voici une gravure allemande montrant la foule devant la GRANDE FORCE et se déplaçant vers la PETITE FORCE
(rue MALHER )

cul de sac montrant au fond l'entrée de la GRANDE FORCE (rue du Roi de Sicile)

MARIE ANTOINETTE
avatar
MARIE ANTOINETTE

Messages : 3133
Date d'inscription : 22/12/2013
Age : 73
Localisation : P A R I S

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 18 Fév 2014, 15:50

marie antoinette a écrit:MADAME DE SABRAN,  spécialiste du bouturage !!!!! auriez-vous l'amabilité d'aller prendre sur le BOUDOIR les 19 pages se rapportant à la mort de Madame DE LAMBALLE  ; j'avais de plus écrit un long texte provenant des mémoires de MADAME DE TOURZEL placé, par erreur, dans LES ECRITS DE MARIE ANTOINETTE.

 

Je vais tâcher de vous retrouver cela !
Mais je crains un peu qu'il n'y ait 36 sujets sur Mme de Lamballe ...

Bon, j'y saute !!!   

.
avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 18 Fév 2014, 15:56


Allez zou, c'est parti !  :n,,;::::!!!: 
Sous la plume d'Olivier Blanc, le massacre de la princesse reposerait sur une méprise :

Après la journée du la août, la princesse de Lamballe fut arrêtée avec plusieurs dames attachées au service de la reine. Dans la nuit du 19 au 20, elle fut transférée à l'Hôtel de Ville puis à la prison de la Force. Sa situation aux Tuileries, sa réputation fortement dénigrée, son nom cité en mauvaise part dans les journaux lors de l'affaire du «Comité autrichien » peu après la déclaration de guerre, la mettaient en état de révéler le double jeu de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Elle connaissait aussi le nom des révolutionnaires à double visage qui avaient touché de l'argent de la cour et qui se retournaient maintenant contre leurs employeurs de la veille devenus témoins gênants. Les personnes attachées à la cour des Tuileries étaient gravement menacées. MM. Collenot d'Angremont et Arnault de Laporte venaient d'être livrés de manière expéditive à la guillotine. D'autres, comme MM. de Sombreuil, Brissac, Valdec de Lessart ou Thierry de Ville-d'Avray, étaient inquiets sur leur sort. La princesse fut arrachée à sa cellule le lundi 3 septembre au matin, sommée de nommer ceux qu'elle avait reçus à sa table et invitée à faire des déclarations chargeant la famille royale. Elle se montra héroïque malgré sa peur. Dans les minutes qui suivirent son interrogatoire, elle fut massacrée et dépecée. (p. 204)


Talleyrand, qui était encore à Paris à ce moment et qui embarqua pour l'Angleterre le surlendemain du crime, a affirmé à Londres à lord Grenville, à la tête du Foreign Office, que Mme de Lamballe avait été tuée par suite d'une atroce méprise. En sortant dans la cour de la prison, elle aurait eu, selon lui, un malaise et les tueurs armés de bûches et de piques, croyant qu'elle avait reçu un premier coup, l'avaient frappée à leur tour. Cette version inconnue qui, le 24 septembre 1792, a fait l'objet d'un Mémorandum du ministre anglais, remet en question les interprétations fallacieuses selon lesquelles elle aurait été la victime de la «faction d'Orléans» ou de Danton, Manuel et des membres de la Commune, qui voulaient effrayer Louis XVI et obtenir de lui une lettre invitant l'armée prussienne à se retirer du territoire français.


.
avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par attachboy le Mar 18 Fév 2014, 15:56

le massacre des prêtres aux carmes :



des images du massacre de la princesse

:


_________________
"Je sais que l'on vient de Paris pour demander ma tête ! Mais j'ai appris de ma mère à ne pas craindre la mort, et je l'attendrai avec fermeté !"
Marie Antoinette
avatar
attachboy

Messages : 1330
Date d'inscription : 21/12/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 18 Fév 2014, 16:03

Voici ce qu'en dit wiki :

Tandis que sa tête était promenée au bout d’une pique jusqu’à la tour du Temple, son corps était porté, vêtu et préservé de toute atteinte, jusqu’au comité civil de la section des Quinze-Vingts. Enfin, la tête fut portée à son tour au comité, à sept heures du soir, afin d’être « inhumée auprès du corps » dans une tombe du cimetière des Enfants-Trouvés.

Sa mort donna lieu à une profusion de témoignages, très largement diffusés à l’époque et jusqu’à aujourd’hui, tant parmi les révolutionnaires que dans les milieux royalistes et contre-révolutionnaires, qui sont souvent sujets à caution, traduisant moins la réalité des faits qu’une vision fantasmatique. Ces textes, qui décrivent avec force détails macabres, la mise à mort, la mutilation, le dépeçage, la fragmentation et l’exposition du corps abandonné dans un chantier de construction, vers le Châtelet, jusqu’au petit matin, « expriment les craintes et les luttes qui animent alors les différents protagonistes de la Révolution ».

Côté révolutionnaire, on a présenté les « cadavres réparateurs » des victimes des massacres de septembre, laissés sur le pavé, comme une réponse au complot fomenté dans les prisons et à la menace extérieure. Pour Antoine de Baecque, la description morbide de la mise à mort et des outrages visait à « exprimer l’anéantissement du complot aristocratique ». De même, il considère qu’ils servaient à « punir la femme de cour, ainsi que le supposé complot féminin et lesbien – menaçant la prééminence masculine – de « la Sapho de Trianon », vilipendée par les chroniqueurs et les gazetiers sous l’Ancien Régime ». Les royalistes ont repris à leur compte ces récits, « en retournant leur sens pour montrer la régression du révolutionnaire à l’état de barbare et la monstruosité de la Révolution, opposée à la délicatesse du corps de la victime ».

Parmi ces récits, on peut noter La Famille royale préservée au Temple. Extrait du récit de ce qui s’est passé au Temple dans les journées des 2 et 3 septembre 1792, dont le manuscrit a été cité par Georges Bertin en 1888, le récit des événements dans la Révolution de Paris, qui présente la princesse de Lamballe comme une comploteuse, La Vérité tout entière sur les vrais acteurs de la journée du 3 septembre 1792, le Bulletin du comte de Fersen au prince régent de Suède sur ce qui s’est passé en France ou Idée des horreurs commises à Paris dans les journées à jamais exécrables des 10 août, 2, 3, 4 et 5 septembre 1792 ou Nouveau Martyrologe de la Révolution française.

Après les événements, plusieurs auteurs ont repris ces descriptions des événements dans leurs ouvrages, qu’il s’agisse de l’abbé Barruel, Antoine Serieys, Mme de Créquy ou Mme Guénard. Plus récemment, des biographes comme Stefan Zweig ont repris ces descriptions dans leur récit des derniers instants de la princesse de Lamballe.


.
avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 18 Fév 2014, 16:05



Brune incriminé :

C'est maintenant qu'il convient de rappeler l'un des épisodes les plus tristes de la Révolution Française. En 1792 l'armée Autrichienne s'approche de Verdun. Le peuple de Paris s'agite et quelques uns seront pris d'une véritable folie sanguinaire. Ce seront les tristement célèbres ' massacres de septembre '. Le 2 septembre 1792 la foule envahit la prison de la Force enlève et lynche la Princesse de Lamballe. On dit que sa tête, sur une pique, aurait été montrée à la fenêtre de son amie, Marie Antoinette, prisonnière au Temple.


Cette histoire n'aurait rien à voir avec celui qui nous intéresse. Mais, curieusement, l'auteur Anglais Goldsmith allait écrire plus tard: " Quelques personnes (sans donner de noms ) ont cru reconnaître dans l'homme qui portait la tête, le général Brune déguisé ! "


Nous savons que ceci est faux : la Duchesse d'Abrantes, dans ses mémoires, se souvient d'avoir vu l'homme qui portait la tête. Elle donne même des noms : Charlat portait la tête, Grison le cœur de l'infortunée. Pour éviter les poursuites judiciaires Charlat s'engagea dans l'armée et fut massacré pas ses compagnons et Grison fut condamné à mort et exécuté à Troyes.


Ce qui est important est que, pour les Royalistes, Brune est l'assassin de la princesse de Lamballe et a participé aux massacres de septembre. Nous savons aujourd'hui que Brune se trouvait alors à Rodenac près de Thionville, au nord de la France.
avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 18 Fév 2014, 16:26


--- Seiffert avait demandé à Danton la levée d'écrou de la princesse .
Il refusa au motif que celui qui chercherait à s'opposer à la justice du peuple serait considéré comme un ennemi de ce même peuple .


--- Je ne comprends plus rien!
Il y a peu, j'ai lu ici que Danton aurait au contraire tout fait pour la sauver sous prétexte de solidarité maçonnique.
Mais je ne m'étonne pas de ce que vous écrivez, je le vois plus ordonner son assassinat.


--- Seiffert n'était-il point le médecin et l'amant de Madame de Lamballe ? Donc à ce titre, il a tout entrepris pour pouvoir la faire libérer.


--- Alors ça, c'est une révélation! Elle avait un amant ?
Je savais qu'il lui était proche mais je ne pensais pas à ce point.
Tant mieux pour elle si c'est attesté! Parce que veuve à dix-neuf ans, on peut comprendre qu'elle ait pu se permettre des libertés.


--- Il lui avait été recommandé par le duc d'Orléans dont il était le médecin .
De toute évidence, il prend aussitôt une place prépondérante dans la vie de la princesse.
Elle lui accorde une confiance illimitée et l'emmène pendant son voyage en Angleterre, aux eaux de Bath, car elle ne peut se passer de lui.
Peu lui chaut apparemment que cela nuise à sa réputation en donnant lieu à des commérages dont Marie-Antoinette s'inquiète .
Elle va jusqu'à refuser à la Reine, assez vivement d'ailleurs, de se séparer de lui .
Fut-il son amant ? Là , je ne saurais dire ..........

--- Savez - vous que des peaux de "brigands" ( autrement dit vendéens ) ont été tannées par les révolutionnaires, durant la Terreur et la répression dans l'Ouest ?
L'une était visible , il n'y a pas si longtemps à Nantes, depuis retirée à la demande des associations du souvenir vendéen au nom de la dignité humaine.
J'ai vu le résultat (200 ans donc après les faits) et bien, une peau tannée et possible...Ils comptaient en faire des bottes et des sacs pour les soldats en partance vers l'est...
Alors tout est possible, même le plus horrifique...

--- J'ai beaucoup lu sur la vie et la mort de la Princesse, et sincèrement, je ne crois pas qu'il y avait un SAMU à la porte de LA FORCE pour réanimer pendant quatre heures les massacrées !!!!

Elle est sortie et à la vue de la foule !!! elle s'est évanouie pendant qu'un tueur l'attrapait par le chignon bas qu'elle portait et lui a coupé la tête en se servant de la borne sise près de la porte protégeant le mur d'entrée des voitures !!!!!

La tête a été mise sur une pique et portée en triomphe... elle a été trempée dans un seau d'eau fraiche au coin du boulevard beaumarchais et ensuite recoiffée par un homme de l'art.

Pour le reste du corps... les entrailles ont été prélevées et le coeur aurait été mangé par un homme !!!
Les restes intimes ont été mis sur La garde d'une épée ou d'un sabre avec le geste très intelligent de le porter "'en moustache" la pilosité .... je vous laisse le soin d'imaginer la scène.

Pendant cette promenade un serviteur du duc de PENTHIEVRE avec un sac ramassait les morceaux abandonnés et en fin d'après-midi après le retour du Palais ROYAL, la fatigue aidant, il a récupéré le reste pour se rendre au Commissariat des 15/20 (faubourg st antoine) et le sac a été déposé dans une fosse du cimetière de l'hospice - emplacement du square LEDRU ROLLIN.

Est-elle encore Là?.... mystère car parfois on lit que les restes ont été récupérés et transportés dans la tombe de la Famille !!!!
Bonne nuit et ne faites pas de cauchemars !!!!

MARIE ANTOINETTE

--- Sacrée Marie-Antoinette, toujours le mot pour rire !!!  : 

--- Suite à ma petite note d'hier soir, mon petit cerveau m'a demandé de faire quelques recherches pour confirmer mes dires :

j'avais lu qu'après avoir déposé le sac contenant les restes de la Princesse dans le cimetière qui est devenu à l'heure actuelle le square LEDRU ROLLIN

lesdits restes auraient été retirés et déposés dans le tombeau des PENTHIEVRE .... mais Où se trouve-t-il ??????


Voici la réponse - à la vue de documents, les restes seraient toujours dans le square comme le cercueil de Madame de POMPADOUR se trouve sous le trottoir de la Rue de la Paix, mais

la Famille de PENTHIEVRE repose dans la chapelle ROYALE DE DREUX construite en 1839 à la demande de la
duchesse d'ORLEANS - fille du DUC DE PENTHIEVRE chapelle remaniée plusieurs fois sous LOUIS PHILIPPE et aux temps modernes .

Les lieux originaux étaient à l'église de RAMBOUILLET, qui, après la vente au Roi, par le DUC étaient la collégiale SAINT ETIENNE du château de DREUX.

Le duc mort à BIZY le 4 Mars 1793 a été transporté à DREUX dans la nuit du 6 au 7 Mars ...
le caveau a été violé le 21.11.1793 pour récupérer les plombs et les corps sont jetés dans une fosse dans le cimetière des chanoines.
la nouvelle chapelle est construite sur l'emplacement de cette fosse.

Dans la liste point de Princesse de LAMBALLE

NICOLAS LE FLOCH continue son enquête !!!!

Amicalement MARIE ANTOINETTE

-


_________________
...    demain est un autre jour .
avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 18 Fév 2014, 16:33

Nous avions tenté d'apposer une plaque sur l'immeuble de la rue du Roi de SICILE en hommage à MADAME DE LAMBALLE - il faut l'accord de la copropriété + celle de la ville de paris etc....
Il y a une plaque qui rappelle que l'emplacement était celui de la FORCE !!!!!!!

J'adore les colles, et en voici une nouvelle qui m'occupera un certain temps !!!!!
La foule est partie de la FORCE - nettoyage de la tête au coin du boulevard Beaumarchais et de la rue du Pont aux choux - café la petite chaise !!!!
immeuble en forme !!!!!
Ensuite .... quel était le chemin pour arriver à la Tour du Temple, près des fenêtres !!!!!!
quelles rues, quels passages !!!!
De la tour du Temple au PALAIS ROYAL et retour jusqu'à la Bastille, puis le fg Saint Antoine !!!!!!!

c'est une recherche passionnante en se servant des plans XVIII°

AMICALEMENT
MARIE ANTOINETTE
joint une carte postale ancienne de l'angle BLD BEAUMARCHAIS/PONT AU CHOUX - à gauche, le café !!!!

avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 18 Fév 2014, 16:34

voici en consultant le plan turgot - le chemin que la foule aurait pu suivre en portant la dépouille de MADAME DE LAMBALLE

Départ - LA FORCE - rue du ROI DE SICILE/RUE MALHER
en empruntant
la rue des FRANCS BOURGEOIS
Place ROYALE ou DES VOSGES
et remontant vers le boulevard BEAUMARCHAIS

133 lavage de la tête angle rue du Pont aux choux

reprendre le boulevard jusqu'à la RUE CHARLOT
le petit angle RUE DU FOREZ
arrivée près de la TOUR DU TEMPLE par la RUE DE BEAUJOLAIS


repartir par le boulevard (grands boulevards) passer devant la PORTE SAINT MARTIN, puis la PORTE SAINT DENIS jusqu'à la RUE DE RICHELIEU
(carrefour moderne RICHELIEU DROUOT)
directement jusqu'au PALAIS ROYAL


retour - PALAIS ROYAL - rue SAINT HONORE
carrefour ST HONORE, rue SAINT DENIS
prendre la RUE DES LOMBARDS qui devient RUE DE LA VERRERIE
puis RUE DU ROI DE SICILE
et LA RUE SAINT ANTOINE jusqu'à la BASTILLE
et enfin LA RUE DU FGT SAINT ANTOINE jusqu'au carrefour moderne de LEDRU ROLLIN - emplacement des QUINZE VINGT , maison de REVILLON

en dessous de l'hopital SAINT ANTOINE sur la droite (carrefour moderne FAIDHERBE CHALIGNY)


C'est une idée pour permettre à un groupe d'allumés de marcher d'un bon pas en buvant !!!!!

qui dit mieux !!!!!

MARIE ANTOINETTE

;
avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mar 18 Fév 2014, 16:47










photos 1 indique le croisement du faubourg st antoine avec l'avenue LEDRU ROLLIN - le gros batiment avec clocher est juste au coin du fg et derrière vous trouvez le square TROUSSEAU en remontant par la gauche vers la place du Trone renversé ou place de la Nation.
(parfois je suis gâteuse) le cimetière si à l'emplacement du square était bien celui de l'hospice des enfants trouvés fondé en 1674 par la REINE MARIE THERESE épouse de LOUIS XIV - l'hospice couvrait la rue du Fg SAINT ANTOINE, rue de CHARENTON, rue de COTTE, rue TRAVERSIERE
c'est là que la dépouille de MADAME DE LAMBALLE y compris son chef ont été déposés après cette terrible journée avec l'accord du COMMISSAIRE DE POLICE DES QUINZE VINGT !!!!!
la photo 2 montre la chapelle de l'ancien hospice ds ENFANTS TROUVES - démoli avec l'hospice en 1902.


la photo 3 est le début de la rue du faubourg ST ANTOINE , partant de la place de la BASTILLE carrefour avec le début de la RUE DE CHARENTON très grande rue remontant jusqu'à BERCY !!!!!!!


bonne soirée
MARIE ANTOINETTE

;
avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Invité le Mar 18 Fév 2014, 17:03

Encore une autre image de son massacre...  boudoi29 


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mer 19 Fév 2014, 17:57

la nuit, la neige a écrit:

Arrêtez MARIE-ANTOINETTE !! J’ai l’impression d’entendre ces sauvages passer près de chez moi avec leur macabre trophée !  


La rue Mahler n’existe pas à cette époque !
Il faudrait soit prendre la rue Pavée, pour remonter sur celle des Francs-Bourgeois ; soit reprendre la rue Saint-Antoine.
J’opte plutôt pour cette option puisque, me semble-t-il, la place des Vosges est fermée du côté de Beaumarchais.
Pourquoi prendre un tel détours, vers un cul-de-sac ?

Connais pas cette rue de Beaujolais...


Cher Ami,
pour la rue de BEAUJOLAIS, il vous suffit de reprendre la page du temple - avec une bonne loupe, du plan TURGOT
effectivement, il existe actuellement une rue de BEAUJOLAIS, le long des jardins du PALAIS ROYAL !!!!!!!!

comme la nuit porte conseils, ce matin j'ai repris mon plan de TURGOT afin de réfléchir au chemin de la FORCE au boulevard BEAUMARCHAIS (qui ne portait pas ce nom)
j'ai changé mon circuit - en regardant l'emplacement des deux Forces, la GRANDE (pour les hommes) et la PETITE (pour les femmes) MADAME DE LAMBALLE a séjourné à la PETITE, et le matin de sa mort a été transférée vers la PETITE !!!!

Cet ensemble couvrait la fin de la rue du Roi de Sicile /rue MALHER - la rue pavée était ouverte au dos de la PETITE FORCE (il y a encore un morceau de mur contre l’hôtel LAMOIGNON - bibliothèque de la Ville de PARIS - après nous avions la rue qui est devenue la RUE DE SEVIGNE (carte postale ancienne jointe montrant le dos d'un mur de LA FORCE )

J'ouvre le BOUDOIR et trouve votre intervention - nous avons le même raisonnement car bien que les arcades de la Place ROYALE permettent de passer vers la rue du Pas de la Mule au Boulevard BEAUMARCHAIS - je vois difficilement une foule avinée traverser ces lieux !!!

Ils ont dû emprunter la rue des BALAIS donnant sur la RUE SAINT ANTOINE, la remonter jusqu'à la BASTILLE et à gauche, le boulevard BEAUMARCHAIS

le retour devait être la route indiquée précédemment, qui était une rue importante pour les officiels lorsqu'ils allaient du LOUVRE à LA BASTILLE
(ne pas oublier que la RUE DE RIVOLI n'existait point)


plan de situation au temps de VIDOCQ !!!!


l'entrée du bâtiment - à remarquer les bornes protégeant l'achitecture des mouvements des voitures et carrosses


mur de la FORCE - rue de SEVIGNE sur le plan la rue porte son nom d'origine


je suis désolée de donner ces explications - mais il faut penser à nos membres et lecteurs qui n'habitent point PARIS, qui n'en connaissent pas l'histoire des rues, la situation , comme les vieux fouineurs que nous sommes !!!!


MARIE ANTOINETTE


la nuit, la neige a écrit:

OK ! Je la vois désormais. Merci. Wink
Aujourd’hui remplacée par la rue de Picardie...


avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mer 19 Fév 2014, 18:07

Jeu 31 Mai 2012 - 15:15
en reprenant LENOTRE "capitivité et mort de MARIE ANTOINETTE" j'ai retrouvé les notes de DAUJON qui était de service au TEMPLE et un extrait de WEBER, le frère de lait de la Reine !!!!!
pour suivre le chemin du corps et de la tête de MADAME DE LAMBALLE - les rues à emprunter seraient les suivantes :

DE LA FORCE AU TEMPLE - rue DES FRANCS BOURGEOIS, DU CHAUME, de la CORDERIE !!!!!
ils suivirent, nous l'avons déjà indiqué, les boulevrds jusqu'à la PORTE SAINT DENIS, mais il faut rectifier la première présentation .... ils ont décidé de se rendre à l'HOTEL DE TOULOUSE (BANQUE DE FRANCE) puis au PALAIS ROYAL -
ils prennent le PASSAGE DU PERRON, LE JARDIN DU PALAIS ROYAL et le CARROUSEL jusqu'aux TUILERIES.

Pour le retour rien ne change - rue SAINT HONORE, de la FERRONNERIE, de la VERRERIE, ROI DE SICILE, rue des BALLETS devant la FORCE .
- lorsque la tête passait sous la porte de LA FORCE, un perruquier s'élença et coupa les tresses de la princesse.

Départ vers le CHATELET pour déposer à la morgue le corps par les rue SAINT ANTOINE, de la TIXERANDERIE, de la COUTELLERIE (qui existe encore toute petite entre la rue de rivoli et l'avenue vixtoria)
Morgue fermée , il jette le corps dans un chantier de construction et reviennent avec la tête vers LA FORCE.

les émissaires de PENTHIEVRE peuvent, enfin la récupérer et la portèrent au cimetière des 15/20 , ou le lendemain avec un plombier, ils revinrent pour la placer dans un boite en plomb pour les envoyer vers DREUX , placée dans le caveau des PENTHIEVRE !!!!!! le corps fuit, lui aussi retrouvé.

EXTRAITS DE MINUTES DES PROCES VERBAUX DE LA SECTION DES QUINZE-VINGT

L'an 1792 , le Ier de la liberté et de l'égalité, le 3 septembre, se sont présentés au Comité permanent de la section des Quinz-Vingt, les sieurs
JACQUES CHARLES HERVELIN, tambour aux canonnies de la section des halles, civent bataillon de SAINT JACQUES DE LA BUCHERIE, demeurant rue de la Savonnerie, numéro 3 vis à vis la petite rue d'Avignon, au Cadre Bleu ;
JEAN GABRIEL QUERUELLE, ébénistre, rue du faubourg saint antoinet, au coin de celle saint nicolas, maison à BOUNEAU ;
ANTOINE POUQUET, canonnier de la section de Montreuil, rue de charonne n° 25, chez le sieur VICAQ ;
PIERRE FERRIE, tabletier, ruen popincourt n° 39,
lesquels étaient porteurs du corps de la ci-devant princesse LAMBALLE qui venait d'être tuée à l'hotel de LA FORCE et dont la tête était portée par d'autres, dans la grande rue, au bout d'une pique, nous ont déclaré que ses habits ils venaient de trouver, savoir :
un petit livre doré sur tranche, en maroquin reouge, ayant pour titre "imitation de jésus christ", un portefeuille de maroquin rouge , un étui dans lequel
était 18 livres assignats nationaux de cinq livres chacun, une bague d'or avec un chaton de pierre bleue tournante, dans léquel était des cheveux blonds liés en lac d'amout avec devise au dessus "ils sont blanchis par les malheurs" plus un bout de racine d'Angleterre, un petit porte-crayon d'ivoire grni de plume d'or de deux petits cercles d'or, un petit couteau à deux lames le manche d'écaille garni en argent, un tire-bouchon d'aciier d'Angleterre, une petit pince d'acier d'Angleterre à épiler, une petite feuille de carton unie, avec unevignette portant des mots ndéchiffrables, un papier contenant un émoire de llinge et de hardes, deux petits flacons de verre, servant d'écritoire avec des couvercles en or et quelques pains à cacheterde diverses couleurs, une espèce d'image à double face, représentant d'un côté , un coeur enflammé entrelacé d'épines et percé d'un poignard et cette légende en bas " cor jeus salva nos, perimus" ;
de l'autre, un coeur enflammé percé d'un poignard brod autour en soie bleue, lesquels nous avonsvérifiés en présence des susnommés et soussignés, auxquels nous avons remis le tout ainsi qu'ils l'ont requis pour le tout être porté par eux et déposé à l'Assemblée Nationale ainsi qu'ils l'ont promis et afirmé, ce qu'ils ont reconnu, nous en ont donné décharge et ont signé avec nous, commissaireset secrétaires, greffiers,
CAUMONT, BORIE, SAVARD, commissaires RENET secrétaire greffier.


Et ce même jour, 7 heures du soir, le citoyen JACQUES POINTEL, demeurant section de la halle au blé, rue des petits champs, n° 69, s'est présenté au Comité de la section des Quinze vingt, nous requérant dfe vouloir bien interposer notre autorité pour inhumer la tête de la ci-devant princesse DE LAMBALLE dont il était venu à bout de s'emparer, ne pouvant qu'appluaidr au patriotisme et à l'humanité dudit citoyen, nous, commissaires soussignés, nous sommes transportés sur le champ au cimetière des Enfants Trouvés, et y avons fait inhumer ladite tête, en dressant, e laditye inhumation, le présent procès-verbal pour servir et valoir dans le temps ce que de raison.
DELESQUELLE et SAVARD, commisaires , POINTEL, RENET secrétaires.


l'original de ce document est conservé à CARNAVALET et fait partie d'un recueil provenant de la collection de LEDRU ROLLIN.


J'ai peiné avec coeur à le taper afin de le faire connaitre aux personnes ne possédant le livre de LENOTRE - il est courant et sera en vente dans quelques semaines dans une nouvelle édition.

Bonne lecture
MARIE ANTOINETTE

.
avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Re: La mort de la princesse de Lamballe

Message par Mme de Sabran le Mer 19 Fév 2014, 18:10

Mon achat récent du PLAN DE TURGOT me permet de prendre dans le détail, les rues conduisant au chatelet suivies par les porteurs du corps de MADAME DE LAMBALLE !!!

départ en haut de l'image RUE SAINT ANTOINE - place BEAUDOYER - rue de la TIXERANDERIE - de la COUTELLERIE -
suivre la trace "jaune" du plan !!!!!!passage devant l'église SAINT JACQUES DE LA BOUCHERIE et CHATELET !!!!

à notre époque moderne !!!!!
départ de la rue SAINT ANTOINE, devenue FRANCOIS MIRON
jusqu'à la MAIRIE DU IV° arrondissement qui couvre la place BEAUDOYER en partie - par le centre !!!!! c'est à dire les casernes lobau et le tracé de la rue de RIVOLI le long de l'hotel de Ville puis emprunte la partie restante de la rue de la COUTELLERIE !!!!!!! TOUR SAINT JACQUES - avenue VICTORI, théatre de la ville et place du châtelet !!!!!

à gauche de ce tracé vous trouvez la rue DE LA VERRERIE (BHV), puis Roi de SICILE qui n'a pas changé !!!!!

J'espère que mes explications ne sont pas trop ténébreuses !!!

MARIE ANTOINETTE




avatar
Mme de Sabran

Messages : 36012
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 7 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum