Dans la famille Turgot, on demande le père !

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Dans la famille Turgot, on demande le père !

Message par Mme de Sabran le Sam 07 Fév 2015, 15:56

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Cette fois, ce Turgot-ci est le père du ministre, Michel-Étienne ! Very Happy



Michel, Étienne Turgot, Prévôt des Marchands de Paris, portrait par Van Loo.

Ce tableau est conservé par les descendants de la famille  au château de Manneville, commune de Lantheuil, dans le Calvados..
Une plaque de cuivre, située au bas du cadre, porte la mention

« mort en son château du Tremblay » ...  



Le patronyme de Michel Étienne Turgot, marquis de Sousmont, est attaché à l'un des plus célèbres plans de Paris :
le « plan de Turgot », vue cavalière de la capitale réalisée de 1734 à 1739.

Né le 9 juin 1690, Michel Étienne Turgot débute sa carrière à l’âge de 21 ans, lorsqu’il est reçu conseiller au Parlement de Paris. Il est président en 1717, conseiller d’État en 1737 et premier président du Grand Conseil en 1740. Après le décès du prévôt des marchands Lambert, début de juillet 1729, il est élu à sa succession et assurera cette charge jusqu’en 1740.

Dès sa prise de fonction, il analyse dans le détail les attributions de la fonction municipale : police, justice, administration. Il décèle que le plus grand désordre règne dans les archives de la ville et que la cause des dérèglements réside dans le manque de locaux.
En concertation avec les échevins et le procureur du roi, il  prend les mesures appropriées pour remettre sur le bon pied l’administration de la ville.

Il fait procéder à divers grands travaux d’urbanisme. On lui doit, entre autres monuments, la fontaine de la rue de Grenelle, une des plus belles œuvres de Bouchardon, terminée en 1739. On lui doit aussi la couverture du grand égout par des voûtes maçonnées, et la création d’un réservoir supérieur pour en assurer le curage régulier (1740).

C’est entre 1734 et1739 qu’il fait lever par Louis Bretez et graver par Claude Lucas le très fameux plan de Paris qui porte son nom. Il est constitué de 20 planches gravées sur cuivre qui, assemblées, forment une feuille de 249 x 318,5 cm.


En 1734, Michel-Étienne Turgot, alors à la tête de la municipalité parisienne (en tant que prévôt des marchands), décide de promouvoir l'image de Paris auprès des élites (parisiennes, provinciales et étrangères) en faisant réaliser un nouveau plan de Paris.
Il confie à Louis Bretez, membre de l'Académie de Peinture et de Sculpture et professeur de perspective, le soin de lever et de dessiner le plan de Paris et de ses faubourgs.

Par contrat, il lui est demandé une observation de grande précision et une reproduction très fidèle, il dispose même d'un mandat de visite l'autorisant à entrer dans les hôtels, les maisons et les jardins. Le cartographe devait contractuellement représenter en élévation églises, édifices, fontaines, places, monuments publics.
Bretez y travailla pendant deux ans (1734-1736)1 et toucha 10 000 livres pour cette tâche.

Ce "plan de Turgot " donne une représentation, en fausse perspective, de l'ensemble de la ville à l'époque, et, au-delà d'une valeur documentaire irremplaçable, présente un réel intérêt artistique.











En une décennie, le prévôt marque de sa forte personnalité et de ses grandes compétences l’administration de Paris.  Avant l’incendie de 1871, les niches de l’ancienne façade de l’Hôtel de ville portaient les statues des hommes célèbres nés à Paris. Michel, Étienne Turgot y figurait entouré de Le Brun, Mansart, Voyer d’Argenson, l’Abbé del’Épée, Bailly.

( Histoire de l’Hôtel de Ville de Paris, ouvrage cité, page 94. )


Tiens ! nous retrouvons l'abbé de l'Epée et Bailly !   :n,,;::::!!!:



Le 24 mai 1871, l’incendie de l’Hôtel de ville réduit le bâtiment à l’état de ruine. Les murs qui restent encore debout sont si profondément endommagés qu’il faut envisager une reconstruction complète. Elle sera décidée par le nouveau Conseil municipal.
Un concours est ouvert en 1872, le programme n’envisage qu’un simple agrandissement de l’édifice, sur le même emplacement, reconstruit sur le modèle de l’ancienne façade de Domenico da Cortona, dit Boccador. Comme son aînée, la nouvelle façade sera ornée de statues, mais Michel Étienne Turgot n’y reprendra pas place.  
On y trouve tout de même un Turgot, dû au ciseau du sculpteur Oliva. Il s’agit d’Anne, Robert, Jacques.
La notoriété du fils a effacé celle du père, y compris dans la sphère municipale.

( -Livre du centenaire de la reconstruction  de l’Hôtel de Ville 1882-1982 )


www.histoire-tremblay.org/102+les-turgot-grands-serviteurs-du-royaum...


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