Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

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Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par Invité le Ven 27 Déc 2013, 12:16

Portrait posthume de Marie-Antoinette, par Elisabeth Vigée-Lebrun (1800).


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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par Comte d'Hézècques le Ven 27 Déc 2013, 13:06

Quel beau portrait ! même outre-tombe la reine montre encore ses grâces et suit la mode Very Happy 
Mme Vigée-Lebrun devait regretter son auguste modèle aux charmes incomparables, quand elle peignit la soeur de Napoléon en 1805, Caroline Murat, qui, capricieuse, ne respectait aucun rendez-vous pris avec l'artiste, au point qu'elle aurait dit à Denon, assez haut pour que Caroline puisse l'entendre : « J’ai peint de véritables princesses qui ne m’ont jamais tourmentée et ne m’ont pas fait attendre. »
De surcroît, pour l'Empire, Mme Vigée-Lebrun était une artiste de second choix, évidemment au goût de Bonaparte trop liée aux souvenirs de l'Ancien Régime. Cela explique peut-être aussi la réaction acerbe de l'artiste
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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par Invité le Ven 27 Déc 2013, 16:15

Merci pour cette anecdote, M. le comte.  Very Happy 
Le visage de la reine sur ce portrait posthume est quelque peu différent de celui des autres portraits réalisés, d'après nature, par Mme Vigée-Lebrun.


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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par Majesté le Jeu 08 Oct 2015, 18:54



La Reine martyre s'élève vers le ciel, accueillie, nous dit-on sur FB, par ses enfants montés avant Elle, est un tableau attribué à Élisabeth Vigée Le Brun ...
Doit-on voir la petite Madame Sophie et Louis-Joseph dans ces personnages ou des allégories? scratch 




Bien à vous.

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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par La nuit, la neige le Jeu 08 Oct 2015, 21:08

Elle cite ce tableau dans ses Souvenirs... Wink  

Je gardais chez moi un autre tableau représentant la reine, que j'avais fait sous le règne de Bonaparte.
Marie-Antoinette y était peinte montant au ciel; à gauche, sur des nuages, on voit Louis XVI et deux anges, allusion aux deux enfants qu'elle avait perdus.
J'envoyais ce tableau à Mme la vicomtesse de Chateaubriand pour être mis dans l'établissement de Sainte-Thérèse, qu'elle a fondé.



Nos amis de La Folie dix-huitième avaient mené l'enquête.
Voir leurs échanges, que je recopie partiellement, ici : http://www.lafoliedix-huitieme.eu/versailles/deux-representations-posthumes-marie-antoinette-t354.html

Idea Louis-Auguste, du forum La Folie dix-huitième, avait cité cet article de Mme Geneviève Haroche-Bouzinac (Dossier de l'Art, n°150 - mars 2008, pages 40 à 42)


"L'apothéose de la reine, d’Élisabeth Vigée-Le Brun : une mystérieuse disparition

L'iconographie de Marie-Antoinette est abondante. La portraitiste Élisabeth Vigée Le Brun a largement contribué à répandre l'image de la souveraine de son vivant. Le dernier portrait qu'elle en fit, sous le nom d'Apothéose de la reine, a disparu dans des circonstances obscures.


Après la disparition de la reine, l'artiste, fidèle à son souvenir, peignit de mémoire plusieurs portraits. Élisabeth Le Brun avait eu le projet de représenter le couple royal défunt et sa famille dans une scène de vie quotidienne à la prison du Temple; elle prit des renseignements sur la disposition des lieux, le costume et les attitudes de Louis XVI auprès de Cléry, le valet de chambre qui le servit jusqu'à ses derniers jours. Toutefois ce tableau ne se fit pas car l'artiste dut reconnaître "l'impossibilité d'entreprendre un ouvrage pour lequel chaque coup de pinceau [l'] aurait fait fondre en larmes".
Lorsqu'à Saint-Pétersbourg elle rencontra le comte de Cossé, émissaire du comte d'Artois, sur le point de regagner Mittau, séjour de la famille royale en exil, elle exécuta toutefois promptement et "de souvenir le portrait de la Reine". Cossé remit le tableau à Marie-Thérèse, fille de Marie-Antoinette. Le 15 avril 1800, celle-ci remercia l'artiste par une lettre que la première édition de ses mémoires reproduit en fac simile. Mais Mme Le Brun aura l'occasion d'exprimer sa fidélité monarchique dans d'autres circonstances.

L'infirmerie Marie-Thérèse

La pieuse épouse de Chateaubriand, Céleste Buisson de la Vigne, avait rassemblé des offrandes dans l'espoir de fonder une institution charitable. En 1819, elle signe un bail pour un terrain et deux corps de bâtiments situés au 29 de la rue d'Enfer à Paris (actuel n°92 de la rue Denfert-Rochereau).
Céleste y installe une maison destinée à accueillir des dames de la noblesse dépourvues de revenus et ne se résignant pas à confier leurs derniers jours à un hospice. Dans cette demeure baptisée "infirmerie", afin de ne pas choquer les susceptibilités de ses hôtes, Céleste reçoit également des prêtres trop âgés pour exercer leur sacerdoce.

En 1820, avec le produit de ses Mémoires sur le duc de Berry, René de Chateaubriand acquiert le terrain et les bâtiments. En 1822 une chapelle attenante est construite, inaugurée en octobre par la présence de celle qui donnera son nom à l'institution, Marie-Thérèse, duchesse d'Angoulême.
En 1824, Chateaubriand annexe un terrain voisin après la vente de la Vallée-aux-Loups. Vers 1833, la maison dite de l'horloge, qui gouverne l'entrée, est construite, puis des cuisines et une buanderie modernisent l'ensemble.
Une vie réglée selon un rituel immuable permettait aux pensionnaires de vivre harmonieusement dans cet endroit encore champêtre. Mais ne pouvant équilibrer ses comptes avec de simples dons et legs, Céleste chercha d'autres ressources.
Elle imagina de créer une fabrique de chocolat. Bientôt, par plaisanterie, elle signera quelques-une de ses lettres : "la vicomtesse de chocolat".
Dans la clientèle de la chocolaterie de la rue d'Enfer, le jeune Victor Hugo venait avec le secret espoir d'apercevoir celui que Céleste appelait "le chat".

Un tableau offert par Élisabeth Vigée Le Brun

Au moment de la consécration de la chapelle, il fallut l'orner. La vicomtesse demanda de l'aide. Le comte de Forbin, directeur des Musées royaux, prêta un Saint Jean baisant les pieds de l'Enfant Jésus de l'école de Van Dyck et une Trinité prenant sous sa protection Saint Ignace et la congrégation des Ursulines d'un maître inconnu. Dans sa générosité, le musée royal ne s'était pas dépossédé de chefs-d’œuvre de premier rang. Une Annonciation peinte vers 1823 (Salon de 1824) par Jean Joseph Ansiaux garnissait également un des murs.
Sur des cartes postales anciennes, on la devine placée sur le mur de droite. Des tableaux de peintres plus illustres avaient été rassemblés. Une Sainte Catherine de Mignard faisait partie de la décoration de la chapelle, sans que l'on connaisse la date à laquelle elle y entra.
En 1860 encore, ce tableau était signalé dans un inventaire manuscrit. La Sainte Catherine voisinait avec une Vierge dans la lumière de Pierre Narcisse Guérin, qui donnait à la madone les traits de Marie-Thérèse. Avec modestie, Guérin répondit à un admirateur qui louait sa Vierge :

"C'est je crois plus encore une bonne œuvre qu'un bon tableau".

Un autre proche de l'artiste, le baron Gérard, contribua à la décoration de la chapelle. Il offrit l'émouvant tableau d'une Sainte Thérèse agenouillée. Cette toile fut accrochée à la place d'honneur, derrière l'autel; elle orne, dans l'état actuel de la chapelle, le mur de droite dans le chœur.

Mme Le Brun y alla de sa contribution.
Elle avait peint pour son usage personnel une étonnante scène : Marie-Antoinette saisie dans un mouvement d'Assomption et vêtue d'une robe blanche, tenait dans sa main droite la palme des martyrs.

Une lettre adressée à Gérard, le 9 mai 1817, évoque la préparation de ce tableau.
L'artiste souhaitait avoir l'avis de Gérard dont elle était l'amie :

"Je voudrais aussi vous prier de venir voir mon Rêve, lui écrit-elle - c'est ainsi en effet qu'elle désignait cette toile.

Gérard répond après sa visite : "c'est bien là le rêve d'une belle âme rendu par un beau talent".

Cette représentation presque mariale fut placée dans le salon ou la chambre de Mme Le Brun avec ceux des tableaux dont elle ne se sépara jamais, tels les portraits d'Hubert Robert et d'Auguste Poniatowski. Elle évoque cet épisode dans ses Souvenirs : (déjà cité précédemment).

C'est donc six années après son achèvement que l'Apothéose de la Reine est installée dans "la salle qui précède l'église", pièce vitrée assez singulière réservée à Marie-Thérèse lorsqu'elle se rendait rue d'Enfer. Dans ce salon d'où Marie-Thérèse pouvait suivre la messe se trouvait aussi un autel qui provenait de l'ancien appartement des Chateaubriand, situé 118 rue du Bac.

La disparition du "Rêve"

Le tableau d’Élisabeth Le Brun avait inauguré un courant iconographique tendant à béatifier la souveraine. D'autres représentations plus tardives suggèreront le martyre de la reine défunte. On pense notamment au groupe sculpté par Cortot, commande de Marie-Thérèse, toujours visible dans la chapelle expiatoire édifiée par Fontaine. Le projet de ce groupe installé entre 1834 et 1835 remonte à 1826-1827. Dans cette composition qui joue sur les ressorts du dolorisme, la reine agenouillée est soutenue par la Religion qui lui accorde soutien dans son martyre. La dernière lettre de la reine adressée à Mme Élisabeth est gravée dans la pierre comme un message d'outre-tombe.

Si le marbre de Cortot a défié le temps, si la Sainte Thérèse de Gérard est toujours en place, le tableau d’Élisabeth Vigée Le Brun a bel et bien disparu.
Greniers, caves et placards de l'institution ont été passés au crible.
Dans l'opuscule que le chanoine Baurit consacre en 1974 à l'infirmerie, il prend acte de la disparition et suppose que ce tableau "particulièrement séditieux" a été détruit par les Communards qui se seraient introduits dans l'établissement.
Si cette hypothèse va dans le sens des clichés répandus sur la Commune, elle n'en est pas moins fausse.
Un témoignage innocente les insurgés, celui de Louis Hautecoeur. Cet éminent membre de l'Institut prouve qu'en 1914 le tableau était toujours en bonne place.
Louis Hautecoeur fait le récit de sa visite à l'infirmerie Marie-Thérèse et découvre une œuvre qu'il ne trouve pas - "hélas", dit-il - à la hauteur du reste de la production du peintre. Il n'en publie pas moins la seule reproduction - presque une vignette - dont nous disposons aujourd'hui.

A l'époque où Louis Hautecoeur décrit le tableau, malgré la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'infirmerie Marie-Thérèse appartient toujours au diocèse qui la gère.
Treize années plus tard, en 1927, François Rousseau consacre un article à la demeure de Chateaubriand :

"On y voyait autrefois, dit-il, un tableau de madame Vigée-Lebrun qui avait pour sujet l'apothéose de Marie-Antoinette. Il a disparu".

François Rousseau a donc entendu parler du tableau, peut-être l'a-t-il vu lui-même; il ne propose pas d'explication.
Il ne nous reste aujourd'hui que des hypothèses. Entre ces deux dates, 1914 et 1927, plusieurs événements pouvaient avoir motivé le déplacement d'un tableau aussi séditieux. Trois types de piste entrent en concurrence. La piste idéologique tout d'abord : en 1924 eut lieu la fête du premier centenaire de l'institution. Des discours furent prononcés, des laïcs furent invités.
Quelque officiel pourrait avoir ordonné de remiser temporairement le tableau subversif, qui depuis n'aurait jamais reparu.

La précaution sécuritaire, ensuite : d'une part, le conflit de 1914-1918 et les risques qu'il pouvait faire courir aux œuvres d'art a pu décider un administrateur à mettre le tableau à l'abri; d'autre part la campagne de travaux, avec la construction d'une aile supplémentaire, a réduit la surface de la chapelle et détruit l'antichambre où figurait la toile. Le tableau aurait alors été affecté dans un autre lieu. Toutefois dans ce cas, une trace écrite aurait subsisté.

Enfin, l'hypothèse d'une indélicatesse n'est pas à écarter, puisque les tableaux de Guérin (la Vierge en lumière) et de Mignard (Sainte Catherine ou sa copie) manquent également à l'appel.

Jusqu'à présent, les archives n'ont pas donné le mot de l'énigme, et cette effigie étrange manquera à la galerie des images de Marie-Antoinette, jusqu'au jour, prochain peut-être, où un promeneur averti reconnaîtra dans la pénombre d'une chapelle éloignée le dernier hommage de Mme Le Brun à sa reine.

Geneviève Haroche-Bouzinac, professeur à l'université d'Orléans"


Dernière édition par La nuit, la neige le Ven 09 Oct 2015, 01:07, édité 2 fois
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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par Majesté le Ven 09 Oct 2015, 00:01

Merci beaucoup !
Sophie et Louis-Joseph sont donc bien évoqués mais pas représentés.
On est censé voir ici Louis XVII aussi? Shocked

Je suis content de savoir qu'il s'agit d'une palme de martyr dans la main de la Reine...néophyte que je suis je trouvais cela peu harmonieux...mais c'est plutôt plein de sens Wink

En somme cette photographie du tableau date d'avant 1927 alors?
D'où sa qualité médiocre... Smileàè-è\':


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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par La nuit, la neige le Ven 09 Oct 2015, 00:49

Désolé, c'est une erreur de frappe : c'est Louis XVI. Smileàè-è\':
J'ai corrigé.
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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par Majesté le Ven 09 Oct 2015, 00:51

Alors je l'y retrouve davantage Very Happy


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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par Olivier le Ven 09 Oct 2015, 12:13

Oui, il semble que Louis XVI soit même en habit de sacre.

Ce tableau de la reine martyre ne me plait pas vraiment. Les cheveux détachés et le dépouillement vestimentaire me la montre morte alors même qu'elle se tient debout. Sans ce coté bizarre, il me ferait penser au tableau de John Millais : Ophélia que je trouve magnifique.


Les détails sur le devenir du tableau sont très intéressant, merci.

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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par fleurdelys le Ven 09 Oct 2015, 14:02

Moi, je regrette que ce tableau soit disparu Sad
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Re: Portraits posthumes de Marie-Antoinette, par Mme Vigée-Lebrun

Message par La nuit, la neige le Mar 22 Mar 2016, 23:48

Présenté à l'occasion d'une vente aux enchères organisée par Christie's New-York, lire notre sujet, ici : http://marie-antoinette.forumactif.org/t2575-christie-s-new-york-vente-revolution#73138

Idea Je recopie la note de l'expert (extraits) :

Elisabeth-Louise Vigée Le Brun (Paris 1755-1842)
Portrait of Marie Antoinette (1755-1793), bust-length, in a trompe l'oeil stone niche

signed and dated ‘L. E. Vigée Le Brun’ (lower right) and inscribed ‘8eme Juillet 1800-’ (on the reverse)
oil on panel, in a trompe l'oeil stone niche
(31.8 x 26.1 cm.)


© CHRISTIE'S 2015

Provenance
Sent by the artist in 1800 to Marie Thérèse Charlotte de France, duchesse d’Angoulême, daughter of Marie-Antoinette.


© CHRISTIE'S 2015


Description (extraits)
Few painters in history are as indelibly associated – both professionally and personally – with a single monarch as is Vigée Le Brun with Queen Marie Antoinette. Artist and patron were exact contemporaries, and starting with the success of her first full-length state portrait of the young queen in 1778 (Vienna), the twenty-three year-old painter established her international reputation.
It was owing to the Queen’s direct intervention that Vigée Le Brun was admitted into the prestigious Académie Royale in 1783, elevating her to the top of the artistic elite of France.
(...)
As the painter’s career had been made by her intimate association with Marie Antoinette and the Queen’s inner circle, so it was undone – briefly – for the same reason. When the Revolution erupted violently in July 1789, Vigée Le Brun fell into a depression and sought refuge in the homes of relatives.
On 6 October, as the mobs were invading Versailles to bring the royal family back to Paris, she fled France in one of the first waves of emigration, departing for Rome with her daughter and governess, in what would be the start of a twelve-year exile.

The present painting is the most personal and poignant testimony of the relationship between Vigée Le Brun and her tragic Queen. Executed on a small wooden panel with a highly polished finish reminiscent of a 17th-century Dutch cabinet picture, this portrait of Marie Antoinette was painted posthumously and entirely from memory near the end of the artist’s stay in the Russian capital of Saint Petersburg.
The queen, who had died on the guillotine in Paris in 1793, is depicted wearing a simple muslin shift reminiscent of the one she wore on her way to execution, its whiteness symbolizing her innocence and martyrdom.

© CHRISTIE'S 2015

The portrait is signed on the lower right, scratched into the wet paint as the artist was known to do, and an inscription in black paint on the reverse of the panel indicates it was painted in 1800.
Vigee Le Brun sent the painting to Marie Antoinette’s daughter, Marie Thérèse Charlotte de France, Duchesse d’Angoulême (1778-1851), the only surviving child of the Queen and Louis XVI.


Vigée Le Brun recounts the origins of the painting in her celebrated Souvenirs, published in 1837.
The artist had been invited to visit the royal family in Mitau but for various personal (and professional) reasons declined.

The comte de Cossé arrived in Petersburg from Mitau where he had just left the royal family. He paid me a visit in order to persuade me to visit the princes who would be very pleased, he said, to see me. At that moment I was very sorry, for I could not leave my daughter who was ill, and moreover I was obliged to fulfill the portrait commissions I had accepted not only from important clients but also from the Imperial family, which prevented me from leaving Petersburg for some time. I expressed my distress to M. de Cossé, and as he was returning right away, I immediately painted from memory the portrait of the queen, which I begged him to present to the duchesse d’Angoulême, until such time as I would myself be able to take Her Royal Highness’s orders.”

Although presumably painted quickly, the portrait displays no signs of haste. Masterly in its execution, it is finished with layer upon layer of exquisite translucent glazing, reproducing the roseate, glowing complexion which the Queen’s contemporaries regularly commended.
The sitter’s eyes sparkle and she displays a youthful beauty and health that recall her appearance when the artist first encountered her, when they were both twenty-three, and not the diminished and prematurely aged woman of her sad, final years.


© CHRISTIE'S 2015

The arrival of the portrait in Mitau must have been a bittersweet pleasure for the duchesse d’Angoulême, still only twenty-one years old but living far from home in a loveless marriage.
A letter from the Duchess thanking Madame Le Brun for the gift suggests as much.

The comte de Cossé presented me, Madame, with the portrait of my Mother which you had asked him to bring me. You have afforded me the double pleasure of seeing in one of your most beautiful works an Image very dear to my heart, thus of being beholden to you for having used your talents as a proof of your sentiments. Be assured that I feel this more deeply than I can express. And count on my feelings for you. Marie Thérèse.”

Idea The present painting, which was rediscovered by Joseph Baillio and first published by him in 1989, will be included in his forthcoming catalogue raisonné of the works of Vigée Le Brun.


Arrow Source images et texte : http://www.christies.com/lotfinder/paintings/elisabeth-louise-vigee-le-brun-portrait-of-marie-5986882-details.aspx?from=salesummary&intObjectID=5986882&sid=2c26d9de-6bb5-483f-8828-2f9fed22f033
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