Mythes et Légendes autour de la Franc-Maçonnerie

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Mythes et Légendes autour de la Franc-Maçonnerie

Message par Mme de Sabran le Ven 22 Mai 2015, 17:10

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Il eût été bien étonnant que le sujet ne passionnât point la marquise de Créquy ! : : :



Le cardinal de Bernis n'était plus éloigné d'attribuer nos agitations politiques et les premiers crimes de la révolution française à la rancune et à la vengeance des protestants exilés sous la règne de Louis XIV. On pourrait conclure de cela que si les calvinistes français pouvaient porter des coups aussi dangereux à la tranquillité de l'État, Louis XIV avait eu de bonnes raisons pour les bannir de son royaume. Mais en admettant qu'une poignée de marchands, disséminés sur la surface de l'Europe, aurait pu transmettre à ses descendants la soif du meurtre avec le pouvoir d'ébranler les empires, on pourrait toujours objecter que le roi Louis XVI avait révoqué l'édit de Nantes, et, malheureusement pour nous, l'exercice du calvinisme était devenu si parfaitement libre que M. Necker, calviniste et républicain de Genève, avait été ministre du Roi plusieurs années avant l'époque où l'on égorgeait les prêtres catholiques à l'Abbaye Saint-Germain.

M. Burke était persuadé que l'existence de la grande association révolutionnaire remontait au-delà du quinzième siècle. Mais sans entrer ici dans tous les détails qu'il ne manquait pas de donner sur les crimes et la condamnation des Templiers, nous allons passer à ce qu'on a trouvé dans les papiers de Cagliostro touchant l'institution de la franc-maçonnerie.

Le Grand-Maître des Templiers, Jacques du Bourg-Molay, qui fut supplicié en 1314 et dont la famille existe encore au Nivernais, avait créé, pendant sa captivité à la Bastille, quatre loges-mères, savoir : pour l'orient, Naples ; pour l'occident, Édimbourg ; pour le nord, Stockholm ; et Paris pour le midi.

Le lendemain de l'exécution des Templiers à Paris, le chevalier Nicolas d'Aumont et sept autres Templiers déguisés en maçons vinrent recueillir les cendres du bûcher. Quinze jours après, le chevalier Usquin de Floriau, qui avait dénoncé l'ordre, fut assassiné sur le place d'Avignon ; le pape Clément V lui fit faire des obsèques magnifiques et le déclara Vénérable Serviteur de Dieu ; mais il paraît certain que les Templiers enlevèrent son corps et déposèrent dans son tombeau les ossements de Jacques de Molay, qu'on avait reconnus ou cru reconnaître à la grandeur de leurs proportions.
Alors les quatre loges fondées par lui s'organisent, et tous les Templiers prêtent serment de DETRUIRE LA PUISSANCE DU PAPE, D'EXTERMINER LA RACE DES CAPETIENS, D'ANEANTIR TOUS LES ROIS, D'EXCITER LES PEUPLES A LA REVOLTE, ET DE FONDER UNE REPUBLIQUE UNIVERSELLE.


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Re: Mythes et Légendes autour de la Franc-Maçonnerie

Message par Mme de Sabran le Ven 22 Mai 2015, 17:37

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Feue notre Princesse aurait écrit,

Encore, encore !!!  



Pour ne confier leurs projets qu'à des hommes sûrs, poursuit donc Cousin de Courchamp, ils établirent des loges préparatoires sous les noms de Saint-Jean et de Saint-André, sociétés sans secrets, dont les pratiques ne servent encore aujourd'hui qu'à donner le change et à faire connaître aux chefs de la franc-maçonnerie les sujets dont l'association pourrait leur devenir profitable. Toutes les formalités et cérémonies qui sont usitées dans ces loges sont encore aujourd'hui des allégories empruntées à la procédure et au supplice des Templiers ; mais on ne les explique ouvertement qu'au seizième grade ; on ne se rassemble habituellement dans ces loges que pour y pérorer sur l'égalité, la bienfaisance et la fraternité ; les vrais Templiers ou Jacobins n'y paraissent jamais, et leurs assemblées s'appellent chapitres.

Il y a seulement quatre chapitres en Europe ; ils sont composés chacun de vingt-sept membres, et sont établis à Naples, Édimbourg, Stockholm et Paris. Leur mot d'ordre est, comme on le sait à n'en pouvoir douter depuis l'inventaire des papiers de Cagliostro et la saisie des registres de Naples, Jackin Booz Machenac B. Adonaï 1314, dont les lettres initiales sont celles des mots Jacobus Burgundus Molay beatus anno 1314. Leurs autres mots sacramentels sont Kadosck, qui signifie régénérateur ; Nekom, vengeance ; Polkhall-pharaschal, qui met à mort les profanes ; quand ils s'abordent dans leurs assemblées il font le simulacre de se poignarder ; ils portent, pour se reconnaître, un anneau d'or émaillé de rouge ; lorsqu'ils entrent en loge, ils ont seuls le droit de traverser l'enceinte qui se trouve en face du trône, et ceux des autres franc-maçons qui ne les connaissent pas ne doivent jamais s'informer de leurs noms.

Dans les premiers temps, faibles, sans biens, sans puissance, les successeurs des Templiers ne s'occupèrent qu'à chercher les trésors enfouis par leurs fondateurs. Ils en ont recouvré beaucoup en Italie ; il en doit exister encore dans l'île de Candie ; mais cette île est sous la domination des Turcs, et voilà ce que les chrétiens n'ont pas à regretter.

Il est à remarquer que ce fut à l'époque de la création des loges maçonniques que parut le fameux Rienzi, qui finit par citer au tribunal du peuple romain le Souverain Pontife et l'Empereur d'Occident. Il eut assez de crédit pour se rendre formidable à ces deux puissances, et Rienzi doit être compté parmi les plus illustres Templiers.

Les chefs de loge ont pour principe que tout homme capable de porter un grand coup peut leur être affilié, quels que soient son rang, son état et la religion dans laquelle il est né ; mais d'après leurs statuts, il ne faut jamais commettre de crimes à moins qu'ils ne puissent tendre au but principal de l'institution en fomentant, dirigeant ou servant les séditions populaires ; aussi trouve-t-on des initiés parmi les musulmans comme chez les chrétiens, parmi les grands comme aux derniers rangs du peuple, et la loi qui les régit s'est toujours appelée constitution.

Leurs signes et leurs emblèmes sont ceux que les révolutionnaires de France ont adoptés. Les trois couleurs sont celles des francs-maçons ; le niveau, l'équerre et le compas marquent l'égalité, l'unité, la fraternité ; l'acacia, cet arbre consacré par leurs rites, et qui, suivant la formule maçonnique, ne fleurit qu'arrosé de sang, est notre arbre de la liberté ; il n'est pas jusqu'au bonnet rouge qu'on ne retrouve dans plusieurs de leurs cérémonies, et cet insigne du régicide est un des ornements qui furent présentés à Cromwell le jour de son installation.


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Re: Mythes et Légendes autour de la Franc-Maçonnerie

Message par Majesté le Dim 24 Avr 2016, 10:22

boudoi26 boudoi32


Bien à vous. :

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