Jean-Louis Soulavie

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Jean-Louis Soulavie

Message par Mme de Sabran le Ven 29 Mai - 16:46

Roi-cavalerie a écrit:

Je ne sais si c'est le cas pour le point que vous évoquez dans ce post, mais, bien qu'il ait eu assez mauvaise réputation parmi la gente des historiens, certains historiens actuels reconnaissent qu'il faut se garder de considérer les écrits de Soulavie comme toujours peu fiables.

Ainsi remémorons nous ce qu'en écrit J-C Petitfils dans l'avant propos de son Louis XVI et ce n'est pas le seul mais le premier qui me vient à l'esprit car j'avais été frappé par cette précision de Petitfils, ayant lu dans le cadre d'un autre recherche sur les débuts du règne de Louis XV qu' il fallait considérer ses écrits avec grande précaution:

" Ce serait une erreur de considérer que les sources authentiques, auxquelles se sont abreuvées des générations d'historiens sont toutes taries. Certaines, peu utilisées, sont de grande utilité pour connaitre à la fois le caractère du roi et l'évolution de ses idées. Mentionnons parmi elles les Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI de l'abbé Jean Louis Giraud, dit Soulavie, publiés en 1801, qu'on a longtemps négligés du fait de la personnalité de son auteur, prêtre défroqué, marié, auteur d'ouvrages apocryphes... . Soulavie, éditeur des Mémoires de Saint Simon, a été récemment réévalué comme historien et des plus sérieux*.Or les 6 volumes de ses Mémoires sont d'un grand intérêt, surclassant de loin les premiers essais biographiques... .Il développe des vues profondes en termes de jeux et de forces politiques, explique de façon éclairante les ressorts cachés de l'action gouvernementale ou de l'opposition autrement que par les intrigues de boudoir et les querelles de personnes. Un autre mérite de ce travail réside dans l'énorme documentation, aujourd'hui en grande partie disparue, qui a passé entre ses mains. En effet, peu après la chute de la royauté, le 10 aout 1792, il a été autorisé par le Comité de Surveillance à compulser les milliers de papiers secrets du roi, restés dans les tiroirs du château des Tuileries, puis à se rendre à Versailles , alors déserté, dans les appartements privés, au dessus de la salle de l'Enclume, où Louis XVI à l'insu de Marie-Antoinette, rangeait ses correspondances politiques ainsi que les écrits de son père"

Amicalement votre. Roi-cavalerie

* Arnaud de Maurepas, Les méthodes documentaires d'un historien méconnu, l'abbé Soulavie in Revue d'histoire moderne et contemporaine oct déc 1991 pp 626-648


Jean-Louis Giraud-Soulavie


Jean-Louis Giraud-Soulavie, né à Largentière le 8 juillet 1751 et mort à Paris le 11 mars 1813, est un géographe, géologue, vulcanologue, diplomate et historien français.



Il est remarquable pour être l'auteur d'une des seules description des effets en France sur le climat de l'éruption en Islande en juin 1783 du volcan du Laki qui a envoyé dans le ciel au-dessus de l'Europe une quantité si grande de poussière et de nitrates que la température générale a baissé de plusieurs degrés, provoquant une glaciation et une très grave disette.

Il a pris une part active à la Révolution française et il est resté célèbre pour avoir publié un certain nombre de livres, de mémoires et de correspondances apocryphes, le plus souvent dans le but de calomnier les institutions et les personnalités de l'Ancien Régime.

Né dans une famille de bourgeoisie rurale originaire d'Antraigues, Soulavie fait ses études à Avignon au collège Saint-Nicolas et au séminaire du Saint-Esprit (1771-1776). Ordonné prêtre en 1776, il devient vicaire à Antraigues, puis curé de Sept-Vents (1787), dans le diocèse de Bayeux, et vicaire général du diocèse de Châlons (1788), où il ne réside pas.

Il publie des études d'histoire naturelle, son œuvre majeure étant une Histoire naturelle de la France méridionale en 8 volumes






(1780-1784) ; elle lui vaut le titre de membre correspondant de l’Académie royale des inscriptions de Paris, ainsi que des Académies de Saint-Pétersbourg et de Hesse-Cassel. Puis, grand collectionneur de manuscrits et d'estampes, il abandonne les ouvrages scientifiques à partir de 1785 pour publier, entre 1789 et 1792, puis de nouveau à partir de 1799, des compilations ou éditions de mémoires plus ou moins authentiques.

Pendant la Révolution française, ayant embrassé les idées nouvelles, il devient membre de la Société des amis de la Constitution et, tout en s’occupant de travaux littéraires, publie des articles politiques dans les différents journaux. Il publie ainsi deux articles dans le Moniteur pour contester au roi le droit de guerre et de paix (2 juillet 1790) et accuser l'abbé de Cîteaux d'avoir fait disparaître depuis janvier 1780 et enfermer dans une cage un de ses religieux, Dom Patouillot, historien de son ordre qu'il avait rencontré à l'abbaye des Chambons en 1776 (4 juillet). En janvier 1791, il rédige l’adresse présentée à l’Assemblée nationale par les prêtres de Saint-Sulpice qui ont prêté serment à la constitution civile du clergé.

Lié avec Chabot, Bazire, l'abbé Grégoire et Collot d'Herbois, il se marie le 31 mai 1792, par un simple contrat sous seing privé, avec Marie-Madeleine, fille de l'avocat et notaire Urbain Mayaud et de Madeleine Tarbouillet née à Largentière le 12 décembre 1774. Devant le refus du prêtre de la paroisse, l'un des vicaires de l'évêque du Calvados Fauchet donne le même jour sa bénédiction nuptiale. Le couple officialise cette union devant l'officier public de la commune de Carrouges le 1er brumaire an II.

Le 25 mai 1793, il est nommé par le Conseil exécutif résident de la République française à Genève et dans le Valais, où il arrive le 3 juillet. Il est en constante communication avec le révolutionnaire genevois Jacques Grenus, qui prône l'annexion de Genève à la France.

En octobre 1793, le pasteur Étienne-Salomon Reybaz, ministre de Genève à Paris, et une délégation de Genevois vient se plaindre de Soulavie auprès du ministère des Affaires étrangères et obtient l'appui d'Hébert et de Chaumette, qui le dénoncent, le 8 novembre, à la tribune des Jacobins. Il est destitué le 6 décembre par arrêté du comité de salut public.
Toutefois, l’exécution de cet arrêté est suspendue sur les représentations de Barère, et il reste en poste.

Dénoncé à la Convention après le 9-Thermidor comme un des partisans de Robespierre, il est révoqué par le comité de salut public le 22 fructidor an II (8 septembre 1794); son successeur, Pierre Auguste Adet, arrive à Genève le 19 septembre 1794, avec un ordre pour le faire arrêter.
Soulavie est enfermé au château de Tournai puis, le lendemain, il est expulsé vers la France, lié et garrotté, et emmené vers Paris sous la garde de quatre gendarmes, où il est incarcéré en la maison Talaru. ( François ! Tu nous avais caché ça !!! )
Après son départ, les clubs insurgés de Genève pillent sa maison. Libéré en 1795, il intente à Jean-Baptiste Treilhard, l'un de ceux qui avaient ordonné son arrestation, un procès en dommages et intérêts relativement à la manière dont ont été saisis ses papiers et ses effets. Jugée en cassation le 13 messidor an VII (1er juillet 1799), la procédure est dénoncée.

Le 6 germinal an IV (26 mars 1796), après avoir fait établir un acte établissant la communauté des liens, Soulavie fait établir un nouvel acte de mariage avec son épouse devant l'officier de l'état civil du 11e arrondissement de Paris. Le 24 messidor (12 juillet) suivant naît une fille. En l'an VI, Soulavie achète à Paris, rue de Verneuil, une maison pour 40 000 francs.

Après le 18 brumaire, les consuls Sieyès et Roger-Ducos font placer son nom sur une liste de déportation, mais Bonaparte, qui l’avait connu pendant sa mission à Gênes, s’oppose à cette mesure, et dès lors, Soulavie peut se livrer tranquillement à ses travaux littéraires, qui l’occupent tout entier jusqu’à l’époque de sa mort.

Compilateur avisé, si ce n’est scrupuleux, il sauve et rassemble de nombreux documents sur son siècle : mémoires, pseudo-mémoires, correspondances, traités, etc. un grand nombre d’ouvrages. On lui doit des éditions de divers Mémoires de personnes célèbres, dont ceux du maréchal de Richelieu, de Maurepas, par exemple, parfois en partie apocryphes.
Il est réputé pour avoir rassemblé, outre de nombreuses estampes, plus de trente pièces et brochures sur l'époque révolutionnaire. Dans son testament, déposé auprès de Me Oudinot-Février, notaire rue du Bac, il laisse à sa fille un héritage de plusieurs centaines de milliers de francs, outre son hôtel particulier de la rue de Verneuil et sa collection.

Sa veuve se remarie le 19 octobre 1816.


Liste d’œuvres non exhaustive .

Histoire naturelle de la France méridionale
, chez J.F. Quillau, Mérigot l’aîné, Belin (en 7 tomes, publiés de 1780 à 1784).
Chronologie physique des éruptions des volcans éteints de la France méridionale: depuis celles qui avoisinent la formation de la terre, jusques à celles qui sont décrites dans l'histoire, Quillau, 1781.
Correspondance du cardinal de Tencin, ministre d’État, et de Madame de Tencin sa sœur, avec le duc de Richelieu, sur les intrigues de la Cour de France depuis 1742 jusqu’en 1757, et surtout pendant la faveur des dames de Mailly, de Vintimille, de Lauraguais, de Châteauroux et de Pompadour, (avec Jean-Benjamin de Laborde) 1 vol. in.8, 400 pages (en fait 385 pages qui vont jusqu’en 1744 ; les 15 pages restantes n’ont jamais été publiées), s.l. (Paris), 1790.
Histoire de la convocation et des élections aux États-Généraux en 1789, pour servir de préliminaire à l'histoire de la révolution
, Paris, Lavillette, 1790 (rééd. 1791).
Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI depuis son mariage jusqu'à sa mort
, Treuttel et Würtz, 1801, 6 vol.
Mémoires historiques et anecdotes de la cour de France pendant la faveur de la marquise de Pompadour, Arthus-Bertrand, 1802.
Histoire de la décadence de la monarchie française [...], 1803, 3 vol. de texte + 1 Atlas
La Chronique scandaleuse de Philippe duc d’Orléans, Léopold Collin, Paris, 1809.
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Re: Jean-Louis Soulavie

Message par Reinette le Ven 29 Mai - 18:06

Je me souviens avoir lu avec intérêt récemment ce passage sur les mémoires de Soulavie. Si Petitfils dit allons-y, je veux bien le suivre !
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Re: Jean-Louis Soulavie

Message par Mme de Sabran le Ven 29 Mai - 18:27

.

... quoique avec discernement !
Vois le sujet du divorce : Soulavie n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Hop!
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Re: Jean-Louis Soulavie

Message par Mme de Sabran le Ven 29 Mai - 22:58

;

Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, ...  

consultables en ligne .






https://books.google.fr/books?id=ly1BAAAAcAAJ

Jean Louis Soulavie Soulavie (l'ainé) - 1801
Jean Louis Soulavie Soulavie (l'ainé) ... projetés ou exécutés sur les personnes de Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, le grand dauphin, le régent et Louis XV

.
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Re: Jean-Louis Soulavie

Message par Mme de Sabran le Sam 30 Mai - 19:49



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