La famille Campan

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Le frère d'Henriette Genêt (Madame Campan)

Message par Invité le Sam 21 Déc 2013, 13:46

Edmond-Charles Genêt , frère de Madame Campan, selon wikipédia :

Edmond-Charles Genêt (8 janvier 1763–14 juillet 1834), appelé aussi « citoyen Genêt », est le premier ambassadeur de France aux États-Unis durant la Révolution française, envoyé par les Girondins en 1793. Il est à l'origine du développement aux États-Unis d'une mouvance appelée parti français à Washington et de l'affaire Genêt qui a entraîné des tensions diplomatiques entre les deux pays. Rappelé en France par les Jacobins, il reste aux États-Unis où il se marie et acquiert la nationalité américaine.
Il est le frère de Jeanne Louise Henriette Campan.

Genêt est né à Versailles en 1763. Il était le neuvième enfant et unique garçon d'Edme-Jacques Genet, premier commis au ministère des Affaires étrangères. Genet père analysa la puissance navale britannique durant la guerre de Sept Ans et suivit les progrès de la guerre d'indépendance américaine. Son fils savait lire le français, l'anglais, l'italien, le latin, le suédois et l'allemand dès l'âge de 12 ans.
À 18 ans, il est nommé traducteur à la cour et fut envoyé à l'ambassade française à Saint-Pétersbourg. Avec le temps, Genet fut désenchanté par l'Ancien régime, pas seulement par la monarchie française mais également par tous les systèmes monarchiques, dont la Russie tsariste de Catherine la Grande. En 1792, celle-ci déclara Genêt persona non grata, nommant sa présence « non seulement superflue mais même intolérable. » La même année, les Girondins arrivèrent au pouvoir en France et nommèrent Genêt au poste d'ambassadeur aux États-Unis.
Affaire Genêt:
Il y fut envoyé pour rechercher le soutien de la jeune république dans les guerres que livraient alors la France contre l'Espagne et la Grande-Bretagne.
Il arriva le 8 avril 1793 à Charleston en Caroline du Sud sur le navire de guerre Embuscade. Au lieu de se rendre à Philadelphie comme prévu, alors capitale provisoire des États-Unis, pour présenter ses lettres de crédit au président américain George Washington, Genêt resta en Caroline du Sud. Il y avait été accueilli avec enthousiasme par la population de Charleston, qui organisa une série de réceptions en son honneur. Il n'arrive dans la capitale américaine que le 18 mai soit un mois et demi plus tard, après avoir remonté toute la côte à la recherche de corsaires et acquis une grande popularité, en créant des "sociétés de citoyens".
Le but de Genêt en Caroline du Sud était de recruter des corsaires américains qui rejoindraient les expéditions françaises contre les Britanniques. Il mandata ainsi quatre navires, La Républicaine, L'Anti-George, le Sans-Culotte et le Citizen Genêt. Travaillant avec le consul français Michel-Ange Mangourit, Genêt organisa aussi des volontaires américains pour combattre les alliés espagnols des Anglais en Floride. Après avoir levé une milice, Genêt navigua vers Philadelphie, s'arrêtant en chemin pour mobiliser le soutien à la cause française et n'arrivant que le 18 mai dans la capitale américaine. Il encouragea les sociétés démocrates-républicaines mais le président Washington les dénonça et elles s'étiolèrent rapidement.
Les actions de Genêt mettaient en péril la neutralité américaine dans la guerre entre la France et la Grande-Bretagne que Washington avait ostensiblement déclarée dans sa Déclaration de Neutralité du 22 avril. Quand Genêt rencontra George Washington, il demanda ce qui s'opposait à une levée de la neutralité américaine. Quand il fut contré par le secrétaire d'État Thomas Jefferson et informé que ses actions étaient inacceptables, Genêt protesta. Cependant, les corsaires de Genêts capturèrent des navires britanniques et sa milice se préparait à aller combattre les Espagnols.
Genêt continua de défier la volonté du gouvernement américain, capturant des navires britanniques et les réarmant en navire corsaire. Washington envoya à Genêt une lettre longue de 8 000 mots pour se plaindre, sur les conseils de Jefferson et d'Hamilton – l'une des rares fois où le fédéraliste Alexander Hamilton et le démocrate-républicain Jefferson furent d'accord. Genêt répondit en s'obstinant.
Chargé d'entraîner les Américains dans la guerre que la France venait de déclarer à l'Angleterre, il est allé trop loin dans cette voie, selon son biographe Claude Moisy et se heurta à la « relation spéciale » entre les Anglo-saxons .
Genet « croyait pouvoir entraîner l'Amérique dans la guerre au secours de sa patrie » et « s'était mis aussitôt en devoir de distribuer à grand bruit des lettres de marque, d'armer des corsaires, d'ordonner des recrutements, de condamner des prises, de préparer des conquêtes » a raconté en 1862 l'historien et député centriste Cornélis Henri de Witt, avant d'ajouter, que « dans ses efforts pour réchauffer la haine des masses contre l'Angleterre », il « fit tout ce qu'il fallait pour les détacher complètement de la France et du parti français ». En décembre 1793, son accréditation de diplomate lui est retirée.
L'un de ses collègues, F. Moissoniez, diplomate à Baltimore, écrit une lettre très ferme aussi à l'administration américaine, pour réclamer la mise en activité des forts de la Chesapeake, et indique qu'il va rassembler des forces maritimes pour lutter contre les « ennemis communs ».
F. Moissoniez écrit le 7 avril 1794 une lettre à Paris, accompagnée de 90 noms de contre-révolutionnaires de Saint-Domingue en estimant qu'il faut les arrêter et les empêcher de revenir dans la colonie , dès qu'ils auront démasqué leurs sentiments de « haine », lettre qui fut à l'origine de la création d'une « commission des colonies » chargée d'enquêter sur le sujet.
Les Jacobins qui avaient pris le pouvoir en France en janvier 1794, envoyèrent un avis d'arrestation demandant à Genêt de revenir en France. Celui-ci, sachant qu'il serait probablement envoyé à la guillotine, demanda l'asile politique à Washington. Ce fut Alexander Hamilton – l'un des de ses plus farouches opposant au sein du Cabinet – qui convainquit George Washington de le lui accorder.
Dernières années:
Genêt s'installa dans l'État de New York et se maria à Cornelia Clinton en 1794, la fille du gouverneur de New York George Clinton. Elle mourut en 1810 et en 1818 Genêt épousa Martha Brandon Osgood, la fille de Samuel Osgood, le premier Postmaster General des États-Unis.
Genêt habitait dans une ferme appelée Prospect Hill située à East Greenbush et dominant l'Hudson River. Vivant la vie d'un gentleman farmer, il écrivit un livre sur les inventions.
Il mourut le 14 juillet 1834 à 71 ans et est enterré derrière l'église réformée de Greenbush, à environ 3 km de sa ferme.

Bien à vous.

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La famille Campan

Message par Mme de Sabran le Ven 10 Juil 2015, 17:20

Lucius a écrit:

Que savons nous précisément de la famille de M. Campan ? On trouve partout des indications dans le service versaillais "parente de M. Campan par son mari" ... "cousin de M. de Campa" ...... mais y a-t-il des précisions sur leur généalogie ?
Je suis inscrit sur une base généalogique (Roglo) et les indications à ce sujet sont réduites au minimum ; son second mariage avec Mlle Genet, ses parents et grands parents, et c'est tout !!!

Je vais consulter leur acte de mariage.

J'ouvre ce sujet afin qu'affluent les réponses à mon petit Lulu ! Very Happy

Wiki nous dit ce que nous savions déjà dans les grandes lignes :
Henriette Genet se marie le 11 mai 1774 — tiens ! juste le lendemain de la mort de Louis XV — avec Pierre Dominique François Berthollet, dit Campan, maître de la garde-robe de la comtesse d'Artois et officier de la chambre de la dauphine, fils lui-même de Pierre-Dominique Berthollet (ou Bertholet), régisseur du petit théâtre de la Reine.
D'où un fils, Henri Campan, le 31 octobre 1784.
Le mariage n'est cependant pas heureux, car le conseil du Châtelet prononce la séparation des biens du couple Campan le 4 juin 1790. Elle soigne cependant son mari jusqu'à sa mort en 1797.


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Re: La famille Campan

Message par Lucius le Ven 10 Juil 2015, 23:03

Saviez-vous par exemple qu'il y eut une première Mme Campan ?
Amable Gentil, femme de chambre de la dauphine.
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Re: La famille Campan

Message par Mme de Sabran le Ven 10 Juil 2015, 23:15

Non, non, dis-nous tout !!! Very Happy
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Re: La famille Campan

Message par MARIE ANTOINETTE le Lun 13 Juil 2015, 16:07

Chère AMIE - vous qui êtes la reine du bouturage, il vous faut vous rendre sur le gros dossier HENRIETTE CAMPAN pour compléter votre dossier sur la FAMILLE !!!!!!
j'y ai mis le 29 Juin la grosse médaille de cette Dame qui a été éditée en 1825 en souvenir par ses élèves.

MARIE ANTOINETTE Smileàè-è\':
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Re: La famille Campan

Message par Lucius le Lun 13 Juil 2015, 19:45

Mme de Sabran a écrit:Non, non, dis-nous tout !!!  Very Happy

Il n'y a pas grand chose à ajouter. Elle était femme de chambre de la dauphine (Marie Josèphe). Elle mourut jeune, laissant la place à Henriette Genet (j'ignore la date de sa mort).
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Re: La famille Campan

Message par Lucius le Lun 13 Juil 2015, 19:50

Il est intéressant de remarquer que la famille maternelle de M. Campan est très implantée dans le milieu curial versaillais.

Sa mère et sa tante seront femmes de chambre des deux dernières reines. L'époux de cette tante était contrôleur de la maison de la dauphine Marie Josèphe

Cette famille Gonet vient aussi du sud est de la France, d'Avignon. Je pense que le mariage de leur propre tante avec le Contrôleur général de la maison de la dauphine doit avoir aidé la famille à s'installer à Versailles. Elle même sera la nourrice du fils de Louis XV.

Quelqu'un pourrait il me dire ce que sont ces charges de contrôleur ? Je ne les ai pas trouvé dans l'Almanach Royal.
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Re: La famille Campan

Message par Invité le Lun 13 Juil 2015, 21:25

Je cherche dans le conseil, celui de la reine, car je n'ai rien sur la dauphine, et je ne trouve pas trace de contrôleurs :
- Le « Conseil de la Reine »
1 chef du conseil surintendant, 1 chancelier, 3 secrétaires des commandements, 1 secrétaire ordinaire, 3 intendants de la maison général des finances, 4 maitres de requêtes, 1 trésorier général, 2 secrétaires du conseil, 1 garde des livres, 1 chauffe cire, 1 solliciteur des affaires, 1 huissier du conseil

Pas de contrôleurs...

Par contre, il y a une Chambre des Deniers, j'imagine plus spécialement chargé de la comptabilité de la maison. Et là, oui nous avons des contrôleurs.
- La « Chambre des Deniers »
Le chevalier d’honneur ( déjà cité ), 1 écuyer ordinaire, 5 écuyers de quartiers, 1 porte manteau ordinaire, 1 maitre d’hôtel ordinaire, 4 maitre d’hôtel de quartier, 4 gentilshommes servant de quartier, 2 contrôleurs généraux, 1 contrôleur ordinaire, 1 contrôleur clerc d’office, 4 maréchaux des logis, 4 fourriers du corps, 2 fourriers ordinaires, 4 portiers

Peut-être que pour des maisons moindres comme pour une dauphine, ces deux services étaient fusionnés.
Preuve en est : la charge de surintendant des finances n'existe qu'à l'avènement de 1774 (Henri de Giac). Donc avant, l'organigramme de la maison de la dauphine (Marie-Antoinette) est forcément différent.
J'imagine que cela devait être assez semblable pour Marie-Josèphe.

Il faudrait voir du côté de la comtesse de Provence qui grosso modo récupérera les charges et leurs officiers de sa belle-mère.

Il faut également prendre en compte que toutes les charges ne devaient pas apparaître. Histoire de réduire des dépenses, des personnes à loger et à nourrir... Des sous-traitants si l'on veut.
Ainsi si l'on regarde une "petite" maison, celle de madame Elisabeth par exemple. Il y avait obligatoirement des gratte-papiers, des comptables, etc, chargés de régler les finances de la maison. Or ceux-ci n'apparaîtront jamais dans les almanachs. Ce n'étaient certainement pas les secrétaires de commandement qui allaient se charger des comptes...


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Re: La famille Campan

Message par Lucius le Lun 13 Juil 2015, 21:29

Merci
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Re: La famille Campan

Message par Mme de Sabran le Mar 15 Mai 2018, 14:00


Dans la famille Campan, nous demandons le père !  

No problem, le voici :
Edme Jacques Genet .   Very Happy




Ce bracelet orné d'une miniature, qu'il offre à son épouse, est accompagné d'un quatrain :

C'est votre époux qui vous adresse
Ce portrait d'un amour vivement ressenti
Il n'aura point blessé votre délicatesse
Si vous dites " c'est mon mari" .

Comme quoi les couples unis existent ... même au XVIIIème siècle ! Wink

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Re: La famille Campan

Message par Comtesse Diane le Mer 16 Mai 2018, 18:32

Ben, Alberta, Edme Jacques Genet c'est la famille Genet pas Campan !

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Re: La famille Campan

Message par Mme de Sabran le Mer 16 Mai 2018, 19:41

Ce n'est pas faux !  
Alors, je rectifie :  dans la famille Campan, nous demandions le beau-père du mari d'Henriette ...  Eventaille Eventaille Eventaille

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Re: La famille Campan

Message par MARIE ANTOINETTE le Ven 18 Mai 2018, 10:54

je possède deux brevets l'un pour la maison de la dauphine, l'autre pour la maison de la Reine, gros velin - au dos du document apparait la signature du contrôleur général de la chambre des deniers accompagnant la signature du chevalier d'honneur.
il s'agit donc de la prise en comptabilité du personnage achetant la charge avec sa date de nomination, et de sa présentation à la dauphine et/ou à la Reine.
effectivement on ne le retrouve pas dans les almanachs annuels, idem pour les Comtesse de Provence et d'Artois-
j'ai le détail pour la Reine et Madame, signé par le Roi en 1774 à LA MUETTE.

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