la comtesse Pauline de Béarn

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Message par Invité le Sam 21 Déc 2013, 13:16

Fille de Madame de Tourzel , Marie-Charlotte-Pauline-Joséphine (1771-1839) passe le début de la révolution dans l'intimité de la famille royale. Très aimée de Madame Royale et du petit Dauphin, elle partage un temps leur captivité au Temple. Emprisonnée avec la Princesse de Lamballe, elle échappe aux massacres de septembre grâce à l'audace d'un certain Hardy qui intervient également pour sauver sa mère et les loge toutes deux à Vincennes jusqu'en décembre 1792.
Elles s'installent ensuite à Abondant, près de Dreux, dans une propriété familiale. Elles sont arrêtées à nouveau et emprisonnées pendant sept mois. Le 9 thermidor les libère. Elles n'obtiennent pas d'accompagner Madame Royale en Autriche.
Pauline de Tourzel épouse ,en 1797, le Comte de Béarn , futur chambellan de Napoléon. Elle est nommée dame de la Duchesse d'Angoulême qui lui offre nombre de reliques des Bourbons.
On publia après sa mort ses Souvenirs de quarante ans, 1789-1830. Récits d'une dame de Madame la Dauphine (1861)que les Goncourt disent "dans le style de la chapelle expiatoire".

Bien à vous.

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Message par Comte d'Hézècques le Ven 04 Mar 2016, 13:26

J'ignorais que Pauline fut une avaleuse de lettres, mais dans l'édition des mémoires de Mme de Tourzel, dans laquelle est insérée une lettre de Pauline (en date du 8 septembre 1792), qu'elle a écrite à madame la comtesse de Sainte-Aldegonde, sa sœur, dans laquelle elle raconte sa sortie des Tuileries et de la prison de la Force, lors des massacres des 2 et 3 septembre, elle nous narre ce fait amusant, magré les circonstances affreuses :

J'arrivai à neuf heures aux Feuillants. Je ne puis exprimer la bonté avec laquelle je fus reçue du Roi et de la Reine. Ils me firent mille questions sur les personnes dont je pouvais leur donner des nouvelles; Mgr le Dauphin et Madame m'embrassèrent, en me témoignant une amitié touchante et me disant que nous ne nous séparerions plus.
Une demi-heure avant de quitter les Feuillants, Madame Élisabeth m'appela, m'emmena avec elle dans un cabinet, et me dit: « Chère Pauline, nous connaissons votre discrétion et votre attachement pour nous. J'ai une lettre de la plus grande importance dont je voudrais me débarrasser avant de partir d'ici ; aidez-moi à la faire disparaître. » Nous prîmes cette lettre de huit pages, nous en déchirâmes quelques morceaux que nous essayâmes de broyer dans nos doigts et sous nos pieds ; mais, comme ce moyen était très-long et qu'elle craignait qu'une trop longue absence ne donnât quelques soupçons, je pris une page de la lettre, je la mis dans ma bouche et je l'avalai.
Madame Élisabeth en voulut faire autant, mais son cœur se soulevait ; je m'en aperçus ; et lui demandant les deux dernières pages de la lettre, je les avalai, de manière qu'il n'en resta aucun vestige.

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Message par Invité le Ven 04 Mar 2016, 14:02

Ah oui, j'avais déjà lu cette lettre mâchée et avalée par dévouement à la famille royale ! Very Happy

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Message par Comte d'Hézècques le Ven 04 Mar 2016, 14:20

Reinette a écrit:Ah oui, j'avais déjà lu cette lettre mâchée et avalée par dévouement à la famille royale ! Very Happy

Ah oui Reinette, que contenait donc cette lettre si secrète ? Hop!

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Message par Invité le Ven 04 Mar 2016, 14:48

Aucune idée !!! :la comtesse Pauline de Béarn 2028181902
Je ne pense pas que cette pauvre Pauline ait eu le temps de la lire ! Et de toute façon elle n'en aurait rien dit. Very Happy

Oups, je comprends seulement maintenant ton intervention ! Cela m'est déjà arrivé également hier d'écrire une phrase à double sens. 40544810

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Message par Mme de Sabran le Ven 04 Mar 2016, 22:55

Huit pages !!! Il faut le faire ... la comtesse Pauline de Béarn 3826491292

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...    demain est un autre jour .
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Message par Invité le Sam 05 Mar 2016, 01:10

La gourmande ! :la comtesse Pauline de Béarn 2028181902


Bien à vous. boudoi26

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Message par MARIE ANTOINETTE le Sam 05 Mar 2016, 17:33

Il faut lire les mémoires de MADAME DE TOURZEL et les Mémoires de PAULINE - celles-ci sont éditées après la mort de sa Mère et on y trouve des différences dans les faits qui sont très intéressantes.

MARIE ANTOINETTE Smileàè-è\':
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Message par Olivier le Sam 05 Mar 2016, 18:46

Mme de Sabran a écrit:Huit pages !!! Il faut le faire ... la comtesse Pauline de Béarn 3826491292
Sans vouloir minimiser l'acte, il s'agit de 3 pages avalées d'après le récit.

Je suis un peu déçu, par chauvinisme, je pensais qu'il y aurait un lien plus proche avec le Béarn (près de chez moi donc) mais je doute que Pauline soit venue jusqu'ici.

Olivier, en digestion
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Message par Mme de Sabran le Sam 05 Mar 2016, 22:49

;

Notre Marie-Antoinette, à la Conciergerie :

Relation des faits qui se sont passés depuis le départ du temple jusqu'à la délivrance de MADAME DE TOURZEL en donnant des extraits des Souvenirs de Quarante Ans, écrits par PAULINE DE TOURZEL et un récit de MADAME DE TOURZEL après le départ de sa fille sauvée de LA FORCE avant le début des massacres.

- PAULINE DE TOURZEL raconte qu'elle est partie dans la nuit du 19 au 20 Août du TEMPLE, en fiacre avec MADAME DE LAMBALLE et sa Mère
à l'HOTEL DE VILLE - elles ont attendu pendant deux heures d'être interrogées dans un salle publique remplie par le peuple - MADAME DE LAMBALLE en premier, Madame de TOURZEL puis PAULINE

(elles sont réunies toutes les trois dans le cabinet de TALLIEN jusqu'à midi - puis toujours en fiacre, suivi par un peuple immense, et entouré de gendarmes, elle sont conduites à la PRISON DE LA FORCE.)

"ce fut par le guichet donnant sur la rue des balais, près la rue saint antoine, que nous entrâmes dans cette sinistre prison . On nous fit d'abord passer par le logement du concierge pour inscrire nos noms sur le registre.
Je n'oublierai jamais un individu fort bien mis, s'approchant de moi , restée seule dans la chambre me dit :
.. Mademoiselle, votre position m'intéresse, je vous donne le conseil de quitter les airs de cour que vous avez, d'être plus familière et plus affable.....
indignée de son impertinence, je le regardai fixement et lui répondis que telle j'avais été, telle je serais toujours que rien ne pourrait changer mon caractère....
Ma Mère qui pendant ce temps était dans une autre pièce à côté pour y signer le registre des écrous, rentra dans la chambre, mais hélas ce ne fut pas pour longtemps. Madame DE LAMBALLE, ma mère et moi, nous fûmes séparées : on nous conduisit dans des cachots différents.......

(le guichetier qui était un brave homme lui apporta une cruche d'eau, la rassura en lui indiquant que sa mère était au dessus d'Elle et qu'elle allait recevoir la visite de MANUEL ... il entra et voyant que la pièce était très humide , parla de l'en faire changer- PAULINE saisit l'occasion de demander à être réunie avec sa Mère - ce qui fut fait le lendemain à 7 heures.... lors de ces retrouvailles, MADAME DE TOURZEL demanda à MANUEL d'être avec MADAME DE LAMBALLE, celui-ci donna son accord , réunion faite à 8 H 00 du matin.....
le lendemain elles recevaient un paquet de vêtements provenant du TEMPLE pliés avec soin par la REINE et MADAME ELISABETH)

... L'incommodité de notre logement, l'horreur de la prison, le chagrin d'être séparées du Roi et de sa Famille, la sévérité avec laquelle cette séparation semblait nous annoncer que nous serions traitées ,tout cela m'attristait fort, je l'avoue et effrayait extrêmement cette malheureuse princesse.
Quand à ma Mère, elle montrait cet admirable courage que vous lui avez vu dans de tristes circonstances de sa vie ; ce courage qui, n'ôtant rien à sa sensibilité, laisse cependant à son âme toute la tranquillité nécessaire pour être que son bon esprit puis lui être d'usage.
Elle travaillait ,elle lisait, elle causait d'une manière aussi calme que si elle n'eût rien craint : elle paraissait affligée, mais ne semblait pas inquiète.....

(prisonnières depuis près de 15 jours, la porte s'ouvre vers 1 heure du matin, un homme entre et dit "Melle de TOURZEL , levez-vous promptement et suivez-moi..."après une douloureuse séparation, changement de vêtements, PAULINE quitte LA FORCE - elle a été sauvée par Monsieur HARDY , rejoint par BILLAUD VARENNE qui l'avait interrogé à l'HOTEL DE VILLE ... conduite par ses sauveurs à la porte de DANTON
qui montent et reviennent rapidement en lui disant "vous êtes sauvée !!!!"
mais la suite est une autre histoire à raconter ....
maintenant le récit qui suit est de MADAME DE TOURZEL qui est en compagnie de MADAME DE LAMBALLE )


.. vous jugez bien que je ne dormis pas le reste de la nuit, lorsqu'on vint nous apporter notre déjeuner, nous apprimes que les passions formentaient dans Paris depuis la veille au soir, qu'on appréhendait des massacres, que les prisons étaient menacées, et que plusieurs éitaient déjà forcées.
C'est alors que je ne doutais plus que ce fût pour sauver PAULINE qu'on me l'avait enlevée.
Je voyais clairement le sort qui était réservé à MADAME DE LAMBALLE et à moi. Je ne vous dirai pas que je le voyais sans frayeur, mais au moins je supportais cette idée avec résignation.
Ce n'était pas chose facile, car l'extrême agitation de ma malheureuse compagne, les questions continuelles qu'elle m'adressait, ses conjonctures effrayantes, me troublaient beaucoup.
Je tâchai de la rassurer, de la calmer, mais, voyant que je ne pouvais y réussir, je la priai de vouloir bien ne plus me parler.... Je pris un livre, puis un autre, rien ne pouvait me distraire..... je pris mon ouvrage et y travaillai environ deux heures.

vers l'heure du diner, on vint prendre ma compagne et moi, on nous fit descendre dans une petite cour dans laquelle je trouvai plusieurs autres prisonniers et un grand nombre de gens mal mis qui avaient tous l'air féroce, la plupart étaient ivres.

Il n'y avait pas longtemps que j'étais dans cette cour..... un homme à la mine sombre entra, il fit deux ou trois fois le tour de la cour, au dernier tour, il passa fort près de moi et me dit " votre fille est sauvée" il continua son chemin et sortit de la cour.

..... je commençai à faire quelques questions aux gens qui étaient auprès de moi ; ils me répondirent , m'interrogèrent aussi à leur tour ; ils me demandèrent d'abord mon nom, que je leur appris : alors ils me dirent qu'ils me connaissaient bien ,qu'ils avaient entendu parler de moi, que je n'avais pas une très mauvaise réputation, mais que j'avais accompagné le roi lors de son voyage......

.... je leur répondis que je n'en avais cependant pas le moindre remords, parce que je n'avais fait que mon devoir. ...........

je parlais longtemps avec ces hommes....... et je ne pouvais m'empêcher de m'étonner que des gens qui me semblaient pas avoir un mauvais naturel vinssent froidement commettre des crimes que l'intérêt et la vengeance auraient pu à peine expliquer.
Pendant notre conversation, un des hommes aperçu un anneau que je portais à mon doiget et demande ce qui était écrit autour : je le tirai et le lui présentai ; mais un de ses compagnons qui commençait à s'interesser à moi, et qui craignait qu'on ne découvrit sur cet anneau quelques signe de royalisme, s'en saisit , me le rendit en me disant de lire ce qui était écrit et que l'on me croirait, je lus
"domine salvum fac Regem et Reginam et Delphinum" cela veut dire en français "dieu sauve le roi, la reine et le dauphin".

un mouvemant d'indignation saisit tous ceux qui m'entouraient , je manquai perdre la bienveillance qu'il commençaient à me montrer....µ
"jetez cet anneau à terre , foulez le aux pieds !!!"
c'est impossible leur dis-je toute ce que puis faire c'est de l'ôter de mon doigt et de le mettre dans ma pche si vous êtes fâchés de le voir :
.... faites comme vous voudrez !!! je mis l'anneau dans ma poche.

(on lui demande de venir au secours d'une jeune personne évanouie ... lui ouvrant son corsage un spectacteur voit un médaillon dans lequel était un portrait qu'il pensa être celui du roi et de la reine !!!!! - il lui demande de cacher ce portrait dans sa poche car cela pourrait nuire à la dame évanouie - MADAME DE TOUREL ne put s'empêcher de rire, car on lui demandait de cacher sur elle un objet très dangereux...

la dame qui était l'épouse de Monsieur DE SEPTEUIL - premier valet de chambre du roi , étant revenue à Elle, fut emmenée hors de la cour....
Madame DE TOURZEL restait seule et on vint la prendre peu de temps après....... MADAME DE LAMBALLE avait disparu pendant qu'elle répondait aux questions des gens qui l'entouraient..... elle savait pas les hommes de la cour, que les prisonniers étaient menés tout à tour au peuple qui était attroupé aux portes de la prison, et que, après avoir subi une espèce de jugement, on était absous ou massacré......
curieusement elle avait le pressentiment qu'elle était protégée par l'homme qui l'avait prévenu du sauvetage de PAULINE dans la cour....
tranquillement avec courage elle se présenta devant le tribunal)


... je fus interrogée pendant environ 10 minutes au bout desquelles des hommes à figures atroces s'emparèrent de ma personne ; ils me firent passer le guichet de la prison du côté de la rue des balais, et je puis vous exprimer le trouble que j'épouvai à l'horrible spectacle qui s'offrit à moi.
Une espèce de montagne s'élevait contre la muraille ; elle était formée par les membres épars et les vêtements sanglants de ceux qui avaient été massacrés à cette place ; une multitude d'assassins entouraient ce monceau de cadavres ; deux hommes étaient montés dessus ; ils étaient armés de sabres et couverts de sang.

C'étaient ceux qui exécutaient les malheureux prisonniers qu'on amenait là l'un après l'autre.
On les faisait monter sur ce monceau de cadavres sous le prétexte de prêter serment de fidélité à la nation, mais dès qu'il y étaient montés, ils étaient frappés, massacrés et livrés au peuple ; leurs corps jetés sur les corps de ceux qui les avaient précédés, servaient à élever cette horrible montagne dont l'aspect me parut si effroyable.
Lorsque je fus auprès, on voulut aussi m'y faire monter ; mais Monsieur HARDY qui me tenait par le bras, et huit ou dix hommes qui m'entouraient, prirent ma défense. Ils assurèrent que, j'avai déjà prêté le serment à la nation, et, autant par force que par adresse, ils m'arrachèrent des mains de ces furieux et m'entraînèrent hors de leur portée.
A quelque distance de là, nous rencontrâmes un fiacre, on me mit dedans après avoir fait descendre la personne qui l'occupait .Monsieur HARDY y monta avec moi ainsi que 4 des gens qui nous entouraient , 2 autres montèrent derrière 2 encore se placèrent près du cocher, qo'on força d'aller trèsvite et en peu de minutes, je me trouvai loin de la prison ...... dès que je fut en état de parler, je demandai des nouvelles de PAULINE et fut rassurée... je demandai alors des nouvelles de MADAME DE LAMBALLE , mais hélas, son silence m'annonça qu'elle n'existait plus. Il me dit qu'il aurait bien voulu la sauver, mais qu'il n'avait pu en trouver le moyen......
"

Fin de ce texte avec l'orthographe originale !!!!!!!!le texte original est entre deux ........ et le résumé de l'action est entre paraphes car pour ne pas lasser j'ai du couper dans ledit texte original et vous prie de m'en excuser.... le livre de PAULINE est rare alors que les MEMOIRES de sa mère se trouvent dans la collection MERCURE DE FRANCE .

Bonne lecture
MARIE ANTOINETTE



d'eon a écrit:
Connaît-on les dates de l'emprisonnement de Madame de Tourzel à la prison de Port-Libre?

Kiki a écrit:
Elle semble y rester jusqu'au 9 thermidor .

Pauline le raconte dans le chapitre XV de ses Souvenirs de quarante ans, 1789–1830 :

Détails sur le séjour de madame et mademoiselle de Tourzel à Vincennes. ─ Elles y restent six mois. ─ Elles ne sortent jamais. ─ Elles changent de logement. ─ Un peu plus de liberté. ─ Elles apprennent la mort du Roi. ─ Elles quittent Vincennes. ─ Entrevue à Paris avec l’abbé Edgeworth. ─ Elles vivent à la campagne. ─ On les arrête de nouveau. ─ La prison des Bénédictins anglais de la rue Saint-Jacques. ─ Singulière rencontre : M. de Cassini. ─ Un intérieur de prison révolutionnaire. ─ Mademoiselle de Tourzel cuisinière de chambrée. ─ Les moutons. ─ L’Académie de dessin. ─ L’escarpolette. ─ L’horizon se rembrunit. ─ On apprend la mort de Madame Élisabeth. ─ Les prisonnières se préparent à la mort. ─ Elles sont transférées à Port-Libre. ─ La Terreur atteint son paroxysme. ─ Couthon est écroué à Port-Libre. ─ Robespierre est mort, les prisonnières sont sauvées.

Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes avait été lui aussi détenu à Port-Libre .

Marie-Antoinette :


j'ai repris les MEMOIRES de PAULINE DE TOURZEL et voici un "digest" de la suite des aventures après la sortie miraculeuse de la PRISON DE LA FORCE
évoquée précédemment.

Trois jours après la sortie de LA FORCE, grâce à Monsieur HARDY, mère et fille sont parties pour VINCENNES en compagnie de la femme de chambre de Madame, la vieille bonne de PAULINE .... elles se retrouvent cloitrées dans deux chambres.
la maison se trouvait dans une rue écartées et étroite, jamais elles n'ouvraient les fenêtres, sans sortir. Pour aérer elles ouvraient la porte d'accès et brûlaient des fagots dans la cheminée.
C'est la bonne qui faisait les achats , la cuisine, et PAULINE, pour se distraire l'aidait dans cette fonction et les soins du ménage.

Elles y restèrent 6 mois - apprenant la mort du Roi le 21 Janvier 1793
Monsieur HARDY crut les dangers diminués, que la réclusion pouvait recevoir quelque adoucissement - il choisit un autre logement à VINCENNES, dans une grande rue, en bon air, et il fut permis chaque jour une promenade sur la grande route.

Monsieur HARDY ne voyant plus d'inconvénient , il fut d'accord pour un départ à la campagne, rejoindre le fils de Madame DE TOURZEL c'était dans la première moitié de 1793 !!!!
Monsieur HARDY alla chercher en Suisse où elle était bloquée à cause du 10 Aout 1792

MADAME DE CHAROST, fille de MADAME DE TOURZEL


la famille réunie passa l'hiver 1793/1794 et le printemps de 1794 en ayant appris la mort de MARIE ANTOINETTE le 16 Octobre 1793

L'arrestation en AVRIL 1794 pour la famille, avec conduite dans une prison de PARIS en deux voitures, la première Madame DE CHAROST et Monsieur DE TOURZEL, PAULINE et sa Mère dans la seconde ....
Madame DE TOURZEL pouvait choisir la prison de son choix, elle demanda l'ancien couvent des Anglaises, rue Saint Jacques, mais le Commissaire qui les conduisait, conseillait plutôt les BENEDICTINS ANGLAIS où elles seraient plus au calme... d'accord pour les BENEDICTINS ANGLAIS, rue SAINT JACQUES.

toutes trois furent installées dans une petite chambre au 3ème étage sous les toits : trois lits de sangle ne laissant pas grand place pour se retourner, mais grâce à la mansarde, une vue étendue et de l'air !!!!!

Le 10 Mai 1794 elles apprennent la mort de MADAME ELISABETH.
Après 5 mois de séjour départ pour PORT LIBRE = PORT ROYAL en croisant des charrettes conduisant des prisonniers vers la CONCIERGERIE.

elle virent l'arrivée de COUTHON écroué à PORT LIBRE - et après 2 mois de séjour dans ces lieux, le 9 THERMIDOR sonnent leur libération.

elle retrouve Monsieur de TOURZEL et elles allèrent habiter chez MADAME DE CHAROST - boulevard SAINT GERMAIN.


bonne lecture et bonne journée
MARIE ANTOINETTE

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