Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Mme de Sabran le Mar 22 Mar - 12:28

Le marquis de Gallo et Gorani .  

Petit flash back dans les années 1793 - 1794 ( qui nous ressuscite Marie-Caroline ) .
Nous aurons la surprise de retrouver Bombelles !

C'est l'alliance des  polices  secrètes  de  Marie  Caroline, reine de Naples, et de l’empereur d’Autriche Léopold   pour  éliminer  un  adversaire  téméraire  et  formidable  accusateur  de  la  politique  de leurs souverains: le comte milanais Giuseppe Gorani, écrivain, diplomate et « honnête aventurier », auteur, entre autres, des sulfureux   Mémoires secrets et critiques des cours, des gouvernements  et  des  mœurs  des  principaux  Etats  de l’Italie (Paris,  Buisson,  1793)



Marie  Caroline  y est dépeinte comme une  Messaline.  En premier lieu, dans ses rapports avec lord Acton.
Furieuse, Marie  Caroline,  au début de l'année  1794,  écrit  au marquis de Gallo et lui signale la présence de Gorani  à  Genève .
Elle demande à Gallo que Gorani soit :

[...] Amené à passer en Suisse. L’empereur alors le réclamerait comme un de ses sujets aux  termes  de  l’édit  rendu  dernièrement  par  les  Suisses  et  par  lequel  ils  s’engagent  à livrer les perturbateurs. Il y a là bas le baron de Buol, homme zélé pour la bonne cause. Si  vous  le croyez  facile, faites-lui  des  propositions.  Je  crois  rendre  service  aux  autres  en  empêchant la diffusion de cet ouvrage


La stratégie manifeste de la reine était d'interdire la diffusion du livre dans  les  états  autrichiens,  faire  arrêter  Gorani  par  la  police  autrichienne  et  si  cela  se  révélait impossible alors y arriver elle-même. Gallo écrit à Lord Acton le 10 avril 1794 pour l’informer de son action auprès du ministre des Affaires Etrangères autrichien Franz Thugut pour interdire la diffusion de l’ouvrage au moment de la sortie de la traduction allemande du livre dans les états prussiens  et  il  en  reçoit  la  promesse  que  l’ouvrage sera  interdit  dans  les états  autrichiens

. Le 3 juin, Marie Caroline écrit à Gallo pour l’informer qu’elle a lancé deux agents aux trousses de  Gorani :  les  émigrés  français,  à son  service  en  Suisse,  le  marquis  de Bombelles et le chevalier de Bressac. « [...] Ils étaient bien près de l’attraper ; mais ce misérable est leste et ne sera pas facile à se laisser prendre »

. Marie Caroline s’impatiente mais Gallo  agit  prudemment  car  il  est  aussi  aux  ordres  de  lord  Acton  qui  lui  suggère  d’agir  avec circonspection. Dans une lettre à Acton du 15 septembre 1794,  Gallo informe le ministre que Gorani se trouve à Zurich où Bressac a essayé d’obtenir son extradition  mais sans  succès Thugut  s’étant  montré  prudent  à  cause  des  sympathies  des  Cantons  pour  la  Révolution.

Bombelles et Bressac échouent dans les négociations diplomatiques car Gorani est protégé par les autorités Suisses et par d’autres puissants protecteurs...

Gorani est publié .





Il me manque le n° 3.

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Message par La nuit, la neige le Mar 22 Mar - 13:39

Ces Mémoires (pamphlétaires) sont accessibles en ligne, ici Very Happy :

- Volume 1 : https://archive.org/details/mmoiressecrets01gora

- Volume 2 : https://archive.org/details/mmoiressecrets02gora

- Volume 3 : https://archive.org/details/mmoiressecretse00goragoog
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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Mme de Sabran le Mer 23 Mar - 10:10

Marie-Antoinette, les Polignac, Vaudreuil, tout le monde en prend pour son grade .
Distribution générale !
Voici de petits extraits qui donneront à penser qu'en effet Marie-Caroline avait bien quelques raisons de ruminer de cuisants griefs contre Gorani.









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Message par Mme de Sabran le Mer 23 Mar - 20:10

;

...   ou bien encore :



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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par La nuit, la neige le Mer 23 Mar - 22:51

Oui. J'ai aussi feuilleté quelques pages...

La plume trempée dans du vitriol, assurément ! :
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Message par Mme de Sabran le Jeu 24 Mar - 8:54

.

Sujet scindé, déplacé ici .

La nuit, la neige a écrit:

La plume trempée dans du vitriol, assurément ! :

Oui, certes .
Il l'explique ainsi :

« Cette  manière  d’exister,  par  la  fatalité  d’être  né  le  dernier  de  mes frères, m’a donc donné une sorte d’aversion contre ma famille, contre les  lois   et   le   gouvernement   de   mon   pays.   Je   n’ai   jamais   pu m’accoutumer  à  une  patrie  qui  n’en  était  pas  une  pour  moi,  ni  me soumettre à   vivre   parmi   des   parents,   que   je   ne   pouvais   faire autrement  que  de  regarder  comme  des  ennemis.  C’est donc  cette manière d’exister qui m’a rendu voyageur, rêveur, mécontent de tout. Si  j’ai  toujours  montré  de  la  rudesse  dans  le  caractère,  c’est  à  ces émotions  fatales,  à  ce malheur  habituel  de  haïr  et d’être  haï  de  mes parents  que  je  le  dois.  [...]  C’est  donc  cette  manière  d’être  qui  a influencé  toutes  les époques de  ma  vie,  qui  m’a  fait  embrasser différents projets, qui m’a poussé dans les rôles que j’ai bien ou mal joués, et qui est enfin la principale cause de ces mémoires. »

Giuseppe  Gorani,  
Préface  aux Mémoires  pour  servir  à  l’histoire  de ma vie
, (Publication posthume, 1936)

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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par La nuit, la neige le Jeu 24 Mar - 9:20

Tout un programme !
Au moins, en annonce-t-il la couleur, en effet... boudoi29 :
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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Mme de Sabran le Jeu 24 Mar - 9:47

.

En réalité, Gorani est avant tout milanais, et c'est la domination Habsbourg de toute l'Italie qu'il a en travers de la gorge .
Marie-Caroline lui paraît un spécimen particulièrement repoussant de cette famille, mais à peine plus que les autres .

Sa pensée politique consiste en des considérations essentielles sur la nécessité de dénoncer à l’opinion publique le despotisme impérial, sacerdotal et aristocratique .

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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Mme de Sabran le Ven 25 Mar - 11:10

« Dans ce temps j’avais voué à mon exécration tous  les  Princes  et  tous  leurs  Ministres.  Si  alors j’avais  été  maître  de  la  destinée  du  monde, j’aurais  d’un  seul  coup  renversé  tous  les  trônes  et tous  les  autels  catholiques  romains  avec eux.  Telle  était  alors  la  disposition  de  mon  esprit .Mais si, dans tous mes voyages, j’ai été à portée de me convaincre qu’on ne  règne  avec  bonheur  que  lorsqu’on  se  laisse  diriger  par  des principes  de morale, j’ai aussi vu que sans fermeté il est impossible de bien gouverner, et que  les  plus  beaux  des  règnes  sont  ceux  qui  se  font  remarquer  par  un heureux mélange d’amour et de crainte [...] »

Il ne supporte pas de voir Vienne comme  « [...]  le  centre  des  négociations  politiques, pour  ce  qui  concerne  les  affaires  de l’Italie [...] »


" Gorani  affirme  vouloir  réaliser  un  travail  d’historien.  Toutefois, écrit Ioana Dumont,   s’appuyant   parfois simplement sur des anecdotes entendues, l’auteur ne réussit pas à échapper à la subjectivité et offre un portrait influencé par son regard républicain. Il y consigne la force et les faiblesses du pouvoir situé à la tête du duché ainsi que les vertus et les vices des princes composant le gouvernement.  "

http://dumas.ccsd.cnrs.fr/file/index/docid/701616/filename/Dumont_Ioana_-_Un_Milanais_et_sa_ville.pdf

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Message par La nuit, la neige le Ven 25 Mar - 12:12

Giuseppe Gorani a écrit: Si  alors j’avais  été  maître  de  la  destinée  du  monde, j’aurais  d’un  seul  coup  renversé  tous  les  trônes  et tous  les  autels  catholiques  romains  avec eux.  Telle  était  alors  la  disposition  de  mon  esprit .
Voilà qui est dit !  :

Mme de Sabran a écrit:Il ne supporte pas de voir Vienne comme  « [...]  le  centre  des  négociations  politiques, pour  ce  qui  concerne  les  affaires  de l’Italie [...] »
Vienne, les Espagnols, puis les Français et les Anglais...
C'est sûr qu'il y avait bien du monde à gesticuler autour des états italiens ! boudoi29


Dernière édition par La nuit, la neige le Ven 25 Mar - 17:30, édité 1 fois
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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Mme de Sabran le Ven 25 Mar - 13:19

Il faut savoir, explique Ioana Dumont, que l’État de Milan tient une place toute particulière dans le cœur et dans la vie de Giuseppe Gorani. La ville de Milan est avant tout associée à sa naissance, car c’est là qu’il voit le jour le 15 février 1740. Cadet malheureux d’une ancienne famille noble mais non patricienne, composée de sept enfants, il est contraint, comme la majorité des benjamins, de quitter son foyer familial pour se frayer un chemin dans la vie.
Fuyant la carrière ecclésiastique qu’il a en aversion, goûtant l’honneur associé au monde militaire, il s’engage comme soldat en 1757 à la solde de l’Empire d’Autriche, qui domine et occupe la Lombardie au XVIIIe siècle. Sa carrière l’éloigne de Milan pour le conduire vers des routes européennes qui le mènent de la Prusse, où il est retenu captif pendant la Guerre de Sept ans, jusqu’au Portugal, où il devient conseiller du ministre Pombal; puis à Vienne, où ses qualités de diplomate le mettent quelques temps en faveur auprès de l’impératrice Marie-Thérèse. Son parcours se termine à Paris, où il participe à la Révolution. Lié aux Girondins, G. Gorani est chargé de missions diplomatiques délicates et obtient la nationalité française pour son dévouement. Entre temps, sa course folle, qui l’a également fait passer par l’Angleterre et par la Suisse, lui a permis de développer ses premières idées politiques. Sa réflexion s’est soldée par l’écriture, de son premier ouvrage, Il Vero Dispotismo, publié en 1770. Mais il faut savoir que tout au long de ses années d’errance, Milan n’est jamais loin. De passage pour quelques nuits, pour quelques mois ou pour quelques années, Giuseppe Gorani quitte sans cesse sa ville natale pour finir par y retourner.

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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Reinette le Ven 25 Mar - 17:25

Si ce Giuseppe Gorani exagère quelque peu avec son langage de pamphlétaire Smileàè-è\': , il n'a pas non plus tout à fait tort.  :

En plaçant nombre de ses enfants sur des trônes italiens (Léopold pour la Toscane, Ferdinand pour le duché de Modène, Marie-Amélie pour le duché de Parme et enfin Marie-Caroline pour le royaume des Deux-Siciles), Marie-Thérèse avait bien l'intention de faire de la péninsule une sorte de "colonie Habsbourg".
Le XIXème siècle le démontre bien. Avec Milan et Venise en prime suite au congrès de Vienne, la politique d'expansion en Italie fut bien une priorité des Habsbourg.

Quant à Marie-Antoinette en France, puissance autrement plus importante, il était bien dans le désir de Marie-Thérèse que sa fille puisse inspirer la politique française dans le sens voulu par les Habsbourg. Ce sera un fiasco mais Marie-Antoinette à plusieurs reprises tentera de donner raisons aux menées expansionnistes (autres qu'italiennes) de sa mère et surtout de son frère. Par contre, hormis dans des papmhlets comme ici ou lors de son procès, il n'y a aucune trace d'intrigues de Marie-Antoinette (ou plutôt de Mercy) tentant de "rendre" la Lorraine à sa famille. Cela me paraît improbable car il était prévu que si madame Sophie avait été un garçon, il aurait été titré duc de Lorraine. Je doute que ce fut avec l'idée d'en refaire un duché indépendant. Shocked
Cependant aucun doute que des rumeurs ont dû circuler... Et qui ont dû en inquiéter plus d'un en Europe.

Bref c'est super intéressant de découvrir tout cela. La plume est dure mais néanmoins très instructive. Merci ! Very Happy
Nous sommes là devant un nationaliste italien avant l'heure. A mon avis, il a dû largement inspiré les futurs Garibaldi et cie...

Je ne résiste pas :n,,;::::!!!:  :


Par contre, impossible de déterminer la langue. Pas de l'italien c'est sûr ! Laughing
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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Mme de Sabran le Ven 25 Mar - 18:09

Les années passées à Milan entre 1774 et 1779 sont essentielles pour la formation intellectuelle de Giuseppe Gorani. Dans une ville où se renforce le despotisme des princes mais où le cosmopolitisme demeure bien présent, l’auteur se retrouve tiraillé entre un monde ancien, rigide et ancré dans ses privilèges et un monde nouveau qui se montre ouvert aux idées humanistes.
Il s’agit d’un monde qui met à l’honneur l’idée de raison, d’égalité et de bonheur des nations. Comment cette période a-t-elle permis à Giuseppe Gorani de mûrir les aspects multiples de sa personnalité ? ( ... ) son statut de noble milanais lui permet les plus hautes fréquentations mondaines, pour enfin observer en quoi les idées qu’il développe en font un homme de lettres en rupture avec son temps.
Devenue simple province de l’Empire autrichien, l’État de Milan est dirigé depuis Vienne par des souverains qui entendent bien imposer leur présence.
Ces souverains, plus ou moins éclairés, se montrent ouverts en apparence aux principes véhiculés par les philosophes des Lumières. La philosophie des Lumières, dont les idées rayonnent tout particulièrement dans les années 1770, véhicule un projet large de bonheur de l’humanité qui, pour être atteint, nécessité la participation active des gouvernements qui doivent mettre en place une administration « éclairée » par la raison. Giuseppe Gorani critique de manière virulente l’attitude du gouvernement autrichien qui autorise, voir facilite l’achat des quartiers de noblesse par les roturiers.

Dans les " Recherches sur la science du gouvernement "(1784) il déclare ouvertement son aversion :
« Que dire de cette noblesse qu’on achète comme une marchandise ? Ne semble-t-il pas que les princes aient voulu rendre la noblesse déshonorante en en faisant un objet de trafic et de finance ? »
« Que dire de ceux qui doivent leur noblesse aux rapines d’un traitant, d’un banqueroutier, d’un charlatan, d’un magistrat qui a vendu la justice, d’un ministre déprédateur, d’un lâche capitaine qui a vendu sa patrie, d’un tuteur infidèle, d’un scélérat heureux. »

L’auteur invite le peuple milanais à ne plus leur vouer de considération et de respect :
« [...] et comment veut-on que ces soi-disant gentilshommes qui déshonorent l’humanité par leur conduite, et qui sont entichés de la chimère de leur prétendue noblesse, guérissent de cette folie, aussi longtemps que les plébéiens auront la bassesse de les respecter ? »

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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Majesté le Ven 25 Mar - 18:38

La nuit, la neige a écrit:Tout un programme !
Au moins, en annonce-t-il la couleur, en effet... boudoi29 :

Le vitriol est de quelle couleur alors? Wink


Bien à vous.

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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Majesté le Ven 25 Mar - 18:41

Reinette a écrit:
Je ne résiste pas :n,,;::::!!!: :

J'adore aussi cette scène drôlissime qui accentue la majesté de Sissi Schneider ! boudoi30


Bien à vous.

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Re: Giuseppe Gorani, détracteur patenté de Marie-Caroline

Message par Mme de Sabran le Sam 26 Mar - 17:29

Gorani et Marie-Thérèse

Giuseppe Gorani a l’occasion d’observer la politique menée par les souverains autrichiens sur la Lombardie autrichienne. À partir de 1765, Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780) et Joseph II (1741-1790), empereurs d’Autriche et rois de Bohème et de Hongrie, gouvernent en co-régence et s’intéressent de près à leur province milanaise.
Gorani les a rencontrés personnellement lors de son séjour à Vienne en 1767 où il s’est rendu afin d’entreprendre une carrière diplomatique au service de l’Autriche. Son expérience portugaise, au cours de laquelle il a servi à la cour du premier ministre de cet État, le marquis de Pombal, de 1765 à 1767, lui a permis de s’entretenir à diverses reprises avec Marie-Thérèse.

Dans l’Histoire de Milan (1796) G. Gorani décrit Marie-Thérèse comme dotée d'un esprit brillant :
« On ne pouvait contester à cette princesse une grande étendue et élévation d’esprit, le don très rare de former des projets pleins de perspicacité, un certain ordre dans les idées qui les prépare et les développant par degrés, sans jamais en laisser le succès au pouvoir . "

En effet, si elle n’a pas de grandes idées, Marie-Thérèse possède cependant quelques principes solides qu’elle cherche à appliquer avec constance.
G. Gorani le confirme par les mots suivants :
« Ce fut beaucoup pour elle d’avoir su trouver des ressources, sans aucune violence, sans accabler ses peuples et entièrement de leur bonne et libre volonté. Environnée d’ennemis et n’ayant pour vrais amis que son courage, sa fermeté, sa présence d’esprit, ses talents, ses vertus et l’amour de ses peuples, elle se soutint avec une sagesse qui sera toujours, pour sa mémoire, un titre incontestable à l’immortalité. »

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