Marseille ville morte : la peste de 1720

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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par Mme de Sabran le Jeu 21 Juil 2016, 22:46

Comme tu dis !       ...   la preuve :


Question :
Pourquoi Dieu nous envoie-t-il des maladies ?

1.  C’est pour mortifier notre corps et le rendre obéissant à l’esprit.
2.  Pour nous détacher de l’amour des créatures et pour nous convertir à lui.
3.  Pour nous préparer à bien mourir.

Question :
Pourquoi Dieu permet-il qu’il nous arrive souvent de grands maux ?

Réponse :
Parce qu’il est expédient pour sa gloire et pour le bien de notre âme. Dieu purifie par là ses élus ; ce n’est pas un juge qui punit, c’est un père qui corrige et qui châtie. Ainsi les maux deviennent de grands biens. »

( 1677 ,  Claude Joly, évêque d’Agen    )

En avons nous de la chance d'être tellement aimés par Dieu ! ;;;  boudoi26

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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par Trianon le Ven 22 Juil 2016, 00:11

Sans commentaire mais pas étonnée, je n'ai pas l'intention de vous convertir chère Éléonore. Laughing
Je dois quand même dire une chose : Dieu a beaucoup d'humour.
La peste de 1720 à Marseille fut un véritable fléaux, comme tant d'autres, mais cherchons la cause où elle est véritablement. Cela fait longtemps que le Créateur, fatigué avec les Hommes  (mais oui), nous laisse gérer notre propre vie. Il fait aussi confiance aux Hommes puisque ces derniers (avec un petit coup de pouce des Cieux) trouvent souvent des remèdes pour sauver des vies.
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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par Mme de Sabran le Ven 22 Juil 2016, 09:13

Sans doute, chère Trianon, sans doute . Very Happy

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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par La nuit, la neige le Ven 22 Juil 2016, 13:22

Mme de Sabran a écrit: Ainsi les maux deviennent de grands biens. »

( 1677 ,  Claude Joly, évêque d’Agen    )

Quelques années après l'épidémie de Marseille, et à l'occasion d'un autre terrible évènement : le tremblement de terre qui frappera la ville de Lisbonne (le jour de la Toussaint), sera l'occasion pour quelques philosophes de remettre en question ce concept du bien qui ressort du mal.

Dont Voltaire, bien sûr, avec l'un de ses célèbres poèmes :

Le tremblement de terre de Lisbonne

O malheureux mortels ! ô terre déplorable !
O de tous les mortels assemblage effroyable !
D'inutiles douleurs éternel entretien !
Philosophes trompés qui criez: « Tout est bien »
Accourez, contemplez ces ruines affreuses
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l'un sur l'autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés;
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l'horreur des tourments leurs lamentables jours !
Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
Direz-vous : « C'est l'effet des éternelles lois
Qui d'un Dieu libre et bon nécessitent le choix » ?
Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
« Dieu s'est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes » ?
Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
Sur le sein maternel écrasés et sanglants ?
Lisbonne, qui n'est plus, eut-elle plus de vices
Que Londres, que Paris, plongés dans les délices ?
Lisbonne est abîmée, et l'on danse à Paris.
Tranquilles spectateurs, intrépides esprits,
De vos frères mourants contemplant les naufrages,
Vous recherchez en paix les causes des orages :
Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups,
Devenus plus humains, vous pleurez comme nous.
Croyez-moi, quand la terre entrouvre ses abîmes,
Ma plainte est innocente et mes cris légitimes. [...]
 Quel bonheur ! Ô mortel et faible et misérable,
Vous criez « Tout est bien » d’une voix lamentable,
L’univers vous dément, et votre propre cœur
Cent fois de votre esprit a réfuté l’erreur.
Éléments, animaux, humains, tout est en guerre.
Il le faut avouer, le mal est sur la terre. [...]
Que peut donc de l'esprit la plus vaste étendue?
Rien; le livre du sort se ferme à notre vue.
L'homme, étranger à soi, de l'homme est ignoré.
Que suis-je, où suis-je, où vais-je, et d'où suis-je tiré ?
Atomes tourmentés sur cet amas de boue
Que la mort engloutit et dont le sort se joue,
Mais atomes pensants, atomes dont les yeux,
Guidés par la pensée, ont mesuré les cieux;
Au sein de l'infini nous élançons notre être,
Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
Ce monde, ce théâtre et d'orgueil et d'erreur,
Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur.
Tout se plaint, tout gémit en cherchant le bien-être :
Nul ne voudrait mourir, nul ne voudrait renaître.
Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs;
Mais le plaisir s'envole, et passe comme une ombre;
Nos chagrins, nos regrets, nos pertes sont sans nombre.
Le passé n'est pour nous qu'un triste souvenir;
Le présent est affreux, s'il n'est point d'avenir,
Si la nuit du tombeau détruit l'être qui pense.
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance;
Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion.
Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison.
Humble dans mes soupirs, soumis dans ma souffrance,
Je ne m'élève point contre la Providence.
Sur un ton moins lugubre on me vit autrefois
Chanter des doux plaisirs les séduisantes lois :
D'autres temps, d'autres mœurs : instruit par la vieillesse,
Des humains égarés partageant la faiblesse
Dans une épaisse nuit cherchant à m'éclairer,
Je ne sais que souffrir, et non pas murmurer.
Un calife autrefois, à son heure dernière,
Au Dieu qu'il adorait dit pour toute prière:
« Je t'apporte, ô seul roi, seul être illimité,
Tout ce que tu n'as pas dans ton immensité,
Les défauts, les regrets, les maux et l'ignorance. »
Mais il pouvait encore ajouter l'espérance.
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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par Mme de Sabran le Ven 22 Juil 2016, 13:35

;

Magnifique ! cheers

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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par Mme de Sabran le Mer 27 Juil 2016, 09:11

;

Le dossier de SCIENCES ET AVENIR  :

La Grande Peste de Marseille de 1720 n'est pas venue d'Asie. Le bacille tueur était sur place.
Par Bernadette Arnaud

De nouvelles analyses révèlent que l’épidémie de peste qui a ravagé Marseille au 18e siècle ne venait pas d’Asie, comme on le pensait jusqu’alors, mais est une résurgence de la grande Peste noire ayant dévasté l’Europe… quatre siècles plus tôt . Smileàè-è\':

BACILLE. C’est un mythe qui tombe. Et les résultats de cette étude surprenante vont contraindre les historiens à examiner d’un autre œil tous les grands épisodes de peste qui ont surgi en Europe entre le 14e siècle et le 18e siècle ! Une équipe de l’Institut Max-Planck (MPI), en Allemagne est en effet parvenue à reconstituer le génome du bacille Yersinia pestis, à l’origine de l’épidémie de peste qui a ravagé Marseille entre 1720 et 1722. Ce travail prouve que le terrifiant pathogène ne venait pas d’Asie, comme on le croyait jusqu’alors, mais descendait directement du responsable de la première pandémie ayant ravagé l’Europe au 14e siècle, connue sous le nom effrayant de "peste noire". Entre 1342 et 1353, elle avait en effet décimé près de la moitié de la population de l’Europe ! Autrement dit, "le bacille de cette peste noire médiévale a persisté localement pendant plusieurs  siècles avant de resurgir brusquement !", explique le paléopathologiste Olivier Dutour, directeur du laboratoire d’anthropologie biologique Paul Broca de l’Ecole pratique des Hautes Etudes à Paris, l’un des signataires de l’étude.


Pour en savoir plus :
http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/20160129.OBS3633/la-grande-peste-de-marseille-de-1720-n-est-pas-venue-d-asie-le-bacille-tueur-etait-sur-place.html

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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par CLIOXVIII le Mer 27 Juil 2016, 10:39

Si l'un d'entre vous veut lire un ouvrage très pointu(mais qui reste lisible pour ceux qui n'ont pas fait médecine) , je le chercherai parmi les autres ....

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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par La nuit, la neige le Mer 27 Juil 2016, 16:20

Merci pour cet article.

Mme de Sabran a écrit: Ce travail prouve que le terrifiant pathogène ne venait pas d’Asie, comme on le croyait jusqu’alors, mais descendait directement du responsable de la première pandémie ayant ravagé l’Europe au 14e siècle, connue sous le nom effrayant de "peste noire". Entre 1342 et 1353, elle avait en effet décimé près de la moitié de la population de l’Europe ! Autrement dit, "le bacille de cette peste noire médiévale a persisté localement pendant plusieurs siècles avant de resurgir brusquement !", explique le paléopathologiste Olivier Dutour, directeur du laboratoire d’anthropologie biologique Paul Broca de l’Ecole pratique des Hautes Etudes à Paris, l’un des signataires de l’étude.[/i]

C'est intéressant, mais je ne comprends pas trop à vrai dire... Suspect scratch
Le pathogène "importé" de l'empire ottoman sur le Saint-Antoine peut toujours être le même assassin.
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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par Mme de Sabran le Mer 27 Juil 2016, 17:12

Cela signifie que le mal ne serait pas arrivé avec " Le Grand Saint Antoine " et sa précieuse cargaison destinée au premier échevin de la ville, Jean Baptiste Estelle. Estelle fut accusé par la suite de ne pas avoir déclaré la peste assez tôt pour l'enrayer, dans le but de vendre la cargaison au plus vite pour ne pas en perdre le profit .

S'il est vrai pourtant que le navire avait quitté Saïda alors que la peste sévissait déjà à Damas, que dix matelots moururent avant d'arriver à Marseille ( etc, etc ... l'histoire du mât, etc... ), comment peut on affirmer que le bacille n'ait pas été importé ? Shocked

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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par Mme de Sabran le Mer 27 Juil 2016, 19:45

Si vous voulez vraiment tous tous tous les détails, je vous conseille de sauter dans ce lien :
http://defense.ac-montpellier.fr/pdf/cercle/peste.pdf

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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par La nuit, la neige le Mer 27 Juil 2016, 19:59

Mme de Sabran a écrit:Cela signifie que le mal ne serait pas arrivé avec  " Le Grand Saint Antoine " (...).
Oui, j'ai bien compris. Ce à quoi j'ai répondu, justement, que je ne saisis pas pourquoi ? L'article est peu étoffé.

- Ce n'est pas parce qu'un prélèvement montre que le bacile incriminé est né en Europe, qu'il ne peut-être aussi celui ramené sur le bateau ?
- Combien de prélèvement ont été effectués ? Deux agents infectieux ont-ils pu cohabiter en cette même terrible année ?
- Mais surtout, et tu le dis toi-même :

Mme de Sabran a écrit:S'il est vrai pourtant que le navire avait quitté Saïda alors que la peste sévissait déjà à Damas, que dix matelots moururent avant d'arriver à Marseille ( etc, etc ...  l'histoire du mât, etc... ), comment peut on affirmer que le bacille n'ait pas été importé ?  
That is also the point...
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Re: Marseille ville morte : la peste de 1720

Message par CLIOXVIII le Dim 15 Avr 2018, 11:20

Une bonne émission sur le sujet sur Arte (en replay) :
"Quand l'histoire fait dates" 1347-1352
(mais qui dépasse celle du Moyen âge ).

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