Le Bal des Victimes

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Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Mer 24 Aoû 2016, 20:47



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A la suite du décret, voté sur la proposition de Boissy d'Anglas, qui restituait aux héritiers des condamnés de la Révolution les biens qui leur avaient été confisqués, la joie revint au camp de ces déshérités, qui passaient ainsi subitement, en quelques jours, de la misère à l'opulence. Ces jeunes gens, étourdis par ce retour de fortune, se lancèrent dans tous les plaisirs de leur âge ; ils fondèrent un bal aristocratique pour eux seuls, et décidèrent de n'y admettre que ceux-là qui pourraient faire valoir un père, une mère, un frère ou une soeur, un oncle pour le moins, immolés sur la place de la Révolution ou à la barrière du Trône.

Telle fut l'origine du fameux Bal des Victimes , qui eut un cérémonial tout particulier et amena de véritables innovations dans les excentricités de la Mode.

Les bals des victimes ont commencé après l'exécution de Maximilien de Robespierre (28 juillet 1794 : 10 thermidor an II). Comme après toute période d'oppression, ce fut une époque de libération et de réjouissances débridées. Le premier bal eut lieu au début de 1795.
La description de ces bals varie, mais leur point commun est de servir de catharsis à l'expression émotionnelle de l'exécution de proches, ainsi que des bouleversements sociaux liés à la révolution. Par la suite, beaucoup trouvèrent cette idée scandaleuse.

En entrant dans ce bal, on saluait à la victime, d'un mouvement sec de tête, qui imitait du condamné au moment où le bourreau, le basculant sur la planche, passait sa tête clans la fatale lunette. On affectait une grâce énorme dans ce salut que chacun étudiait de son mieux ; quelques jeunes héros de contredanse y mettaient une élégance telle qu'ils étaient accueillis par l'aréopage féminin avec une faveur marquée.

Chaque cavalier invitait et reconduisait sa danseuse avec un salut à la victime ; bien mieux, pour accentuer cette infâme comédie, quelques raffinés d'élégance imaginèrent de se faire tondre les cheveux à ras sur la nuque, à la façon inaugurée par Samson à la toilette des condamnés par le tribunal révolutionnaire.

Cette ingénieuse invention causa des transports d'admiration dans le camp des jeunes extravagants.  
Un de ces bals eut lieu à l'hôtel Thellusson qui se trouvait dans l'actuelle rue de Provence à Paris.



Les participants portaient des vêtements de deuil ou des costumes avec des brassards de deuil. Les dames suivirent la mode et se firent couper résolument les cheveux à la racine. La coiffure à la victime venait de naître, elle devait s'étendre à la France entière et s'appeler par la suite coiffure à la Titus ou à la Caracalla. Pour compléter cette bouffonnerie navrante, les filles de suppliciés adoptérent le schall rouge, en souvenir du schall que le bourreau avait jeté sur les épaules de Charlotte Corday et des dames Sainte-Amarante, avant de monter à l'échafaud.   Ou encore un ruban ou un fil rouge autour du cou à l'emplacement où la lame de la guillotine devait couper.

Le très sympathique salut à la victime  



Ce Bal des Victimes devint vivement, en raison de sa société relevée et de ses démences, le point de mire du Paris joyeux. Ce fut là qu'on vint contempler les nouvelles Modes du jour, et les jeunes filles qui y dansaient les valses de récente importation rivalisaient de toilettes et de grâces... ; peu à peu elles quittèrent le deuil et arborèrent effrontément le satin, le velours et les kachemirs aux tons chauds.

http://www.paris-pittoresque.com/costumes/1-2.htm

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mr de Talaru le Jeu 25 Aoû 2016, 08:41

On peut comprendre qu'à cette époque la vie reprenait le dessus. La vie permet les extravagances autant que la mort. C'était aussi pour eux peut être la façon de "faire leur deuil". Je ne pense pas que ces bals durèrent dans le temps.

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Jeu 25 Aoû 2016, 08:57

Mr de Talaru a écrit:
Je ne pense pas que ces bals durèrent dans le temps.

Non, ces bals furent un phénomène très ponctuel, en effet .  
J'ai envie de dire " heureusement " , même si je peux essayer de comprendre l'effet salutaire de catharsis.
C'était un moment de folie pour décompresser .   Peut être le vertige de se sentir encore vivant après toute cette boucherie ...

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mr de Talaru le Jeu 25 Aoû 2016, 09:08

Éléonore a écrit:Peut-être le vertige de se sentir encore vivant après toute cette boucherie

Exactement !
Comme peut-être dans un autre paramètre les survivants des camps qui ne parlaient pas de ces heures là. Ou qui portaient ou portent encore je ne sais leur tenue de prisonnier, quand ils se rencontraient lors de cérémonies d'hommage.

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Re: Le Bal des Victimes

Message par La nuit, la neige le Jeu 25 Aoû 2016, 12:44

Étonnant... Shocked
Merci pour l'ouverture de ce sujet.

De tous temps, certains ont donc l'esprit tourné vers le sordide et le macabre.
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Re: Le Bal des Victimes

Message par Gouverneur Morris le Jeu 25 Aoû 2016, 20:33

Oui, mais c'est une forme de catharsis que je comprends parfaitement.
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Re: Le Bal des Victimes

Message par La nuit, la neige le Ven 26 Aoû 2016, 11:24

Ce sujet me fait penser au roman de Dumas : La femme au collier de velours.




Présentation :
1793, année noire.
C'est le règne de la Terreur. L'ombre de l'échafaud plane sur Paris. Et celle du diable n'est pas loin... Il s'appelle Hoffmann. Il a quitté l'Allemagne pour monter à l'assaut de ses rêves. Car il en est convaincu : le monde est un théâtre et Paris est sa scène. Et si le décor avait un envers ? Pire que dans un conte ! Amours vénales et vénéneuses... Rencontres magiques et terrifiantes... Ivresse et folie du jeu ! A-t-il rencontré Arsène, la danseuse au collier de velours ? A-t-il déversé des flots d'or à ses pieds ? L'a-t-il bien vue dans la nuit, pleurant Danton, son amant guillotiné ? Une chose est sûre : deux fois parjure au serment qu'il avait fait en quittant son pays, Hoffmann a vendu son âme et sacrifié ceux qu'il aime...



L'un des personnages clés porte un collier autour de son cou. Je ne dévoile rien de l'intrigue, mais il va de soi qu'il y a là un lien avec la guillotine.
L'histoire mêle justement les plaisirs et le macabre.
Il me semble que nous avions présenté ce livre ici, je ne sais plus où, mais ce n'est pas important.
Un chapitre est notamment consacré à la mise à mort de Mme du Barry.
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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Ven 26 Aoû 2016, 12:01

La nuit, la neige a écrit:
L'histoire mêle justement les plaisirs et le macabre.
.

C'est  la recette même du Bal des Victimes .  

Nous retrouvons la narration d'un Bal des Victimes sous la plume diserte d'Alexandre Dumas, dans son roman  Les Compagnons de Jéhu.
Dumas à cette occasion nous rappelle qui était Fréron .   En ce qui me concerne, ce n'est pas superflu ... ce Fréron a donné son nom à toute une génération !!!  Oui, pourquoi ?
Voici un petit extrait !    Very Happy

Les compagnons de Jéhu

Chapitre XXVI
Le bal des victimes


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Débarrassé de ses armes, Morgan entra dans la salle du bal. Nous doutons que la plume puisse donner à nos lecteurs une idée de l'aspect qu'offrait ce bal. En général, comme l'indiquait son nom, bal des victimes, on n'était admis à ce bal qu'en vertu des droits étranges que vous y avaient donnés vos parents envoyés sur l'échafaud par la Convention ou la commune de Paris, mitraillés par Collot-d'Herbois, ou noyés par Carrier ; mais comme, à tout prendre, c'étaient les guillotinés qui, pendant les trois années de terreur que l'on venait de traverser, l'avaient emporté en nombre sur les autres victimes, les costumes qui formaient la majorité étaient les costumes des victimes de l'échafaud.
Ainsi, la plus grande partie des jeunes filles, dont les mères et les sœurs aînées étaient tombées sous la main du bourreau, portaient elles-mêmes le costume que leur mère et leur sœur avaient revêtu pour la suprême et lugubre cérémonie, c'est-à-dire la robe blanche, le châle rouge et les cheveux coupés à fleur de cou. Quelques-unes, pour ajouter à ce costume, déjà si caractéristique, un détail plus significatif encore, quelques-unes avaient noué autour de leur cou un fil de soie rouge, mince comme le tranchant d'un rasoir, lequel, comme chez la Marguerite de Faust au sabbat, indiquait le passage du fer entre les mastoïdes et les clavicules. Quant aux hommes qui se trouvaient dans le même cas, ils avaient le collet de leur habit rabattu en arrière, celui de leur chemise flottant, le cou nu et les cheveux coupés. Mais beaucoup avaient d'autres droits, pour entrer dans ce bal, que d'avoir eu des victimes dans leurs familles : beaucoup avaient fait eux-mêmes des victimes. Ceux-là cumulaient.
Il y avait là des hommes de quarante à quarante-cinq ans, qui avaient été élevés dans les boudoirs des belles courtisanes du XVIIe siècle, qui avaient connu madame du Barry dans les mansardes de Versailles, la Sophie Arnoult chez M. de Lauraguais, la Duthé chez le comte d'Artois, qui avaient emprunté à la politesse du vice le vernis dont ils recouvraient leur férocité. Ils étaient encore jeunes et beaux ; ils entraient dans un salon secouant leurs chevelures odorantes et leurs mouchoirs parfumés, et ce n'était point une précaution inutile, car, s'ils n'eussent senti l'ambre ou la verveine, ils eussent senti le sang.
Il y avait là des hommes de vingt-cinq à trente ans, mis avec une élégance infinie, qui faisaient partie de l'Association des Vengeurs, qui semblaient saisis de la monomanie de l'assassinat, de la folie de l'égorgement ; qui avaient la frénésie du sang, et que le sang ne désaltérait pas ; qui, lorsque l'ordre leur était venu de tuer, tuaient celui qui leur était désigné, ami ou ennemi ; qui portaient la conscience du commerce dans la comptabilité du meurtre ; qui recevaient la traite sanglante qui leur demandait la tête de tel ou tel jacobin, et qui la payaient à vue.
Il y avait là des jeunes gens de dix-huit à vingt ans, des enfants presque, mais des enfants nourris comme Achille, de la moelle des bêtes féroces, comme Pyrrhus de la chair des ours ; c'étaient des élèves bandits de Schiller, des apprentis francs-juges de la sainte Vehme ; c'était cette génération étrange qui arrive après les grandes convulsions politiques, comme vinrent les Titans après le chaos, les hydres après le déluge, comme viennent enfin les vautours et les corbeaux après le carnage.
C'était un spectre de bronze, impassible, implacable, inflexible qu'on appelle le talion.
Et ce spectre se mêlait aux vivants ; il entrait dans les salons dorés, il faisait un signe du regard, un geste de la main, un mouvement de la tête, et on le suivait.On faisait, dit l'auteur auquel nous empruntons ces détails si inconnus et cependant si véridiques, on faisait Charlemagne à la bouillotte pour une partie d'extermination.
La Terreur avait affecté un grand cynisme dans ses vêtements, une austérité lacédémonienne dans ses repas, le plus profond mépris enfin d'un peuple sauvage pour tous les arts et pour tous les spectacles. La réaction thermidorienne, au contraire, était élégante, parée et opulente ; elle épuisait tous les luxes et toutes les voluptés, comme sous la royauté de Louis XV ; seulement, elle ajouta le luxe de la vengeance, la volupté du sang.
Fréron donna son nom à toute cette jeunesse que l'on appela la jeunesse de Fréron ou jeunesse dorée. Pourquoi Fréron, plutôt qu'un autre, eut-il cet étrange et fatal honneur ?
Je ne me chargerai pas de vous le dire : mes recherches – et ceux qui me connaissent me rendront cette justice que, quand je veux arriver à un but, les recherches ne me coûtent pas – mes recherches ne m'ont rien appris là-dessus. Ce fut un caprice de la mode ; la mode est la seule déesse plus capricieuse encore que la fortune.  à peine nos lecteurs savent-ils aujourd'hui ce que c'était que Fréron, et celui qui fut le patron de Voltaire est plus connu que celui qui fut le patron de ces élégants assassins.  L'un était le fils de l'autre. Louis Stanislas était le fils d'Elie-Catherine ; le père était mort de colère de voir son journal supprimé par le garde des sceaux, Miromesnil.
L'autre, irrité par les injustices dont son père avait été victime, avait d'abord embrassé avec ardeur les principes révolutionnaires, et, à la place de l'Année littéraire, morte et étranglée en 1775, il avait, en 1789, créé l'Orateur du peuple. Envoyé dans le Midi, comme agent extraordinaire, Marseille et Toulon gardent encore aujourd'hui le souvenir de ses cruautés.
Mais tout fut oublié quand, au 9 thermidor, il se prononça contre Robespierre, et aida à précipiter de l'autel de l'être suprême le colosse qui, d'apôtre, s'était fait dieu. Fréron, répudié par la Montagne, qui l'abandonna aux lourdes mâchoires de Moïse Bayle ; Fréron, repoussé avec dédain par la Gironde, qui le livra aux imprécations d'Isnard ; Fréron, comme le disait le terrible et pittoresque orateur du Var, Fréron tout nu et tout couvert de la lèpre du crime, fut recueilli, caressé, choyé par les thermidoriens ; puis, du camp de ceux-ci, il passa dans le camp des royalistes, et, sans aucune raison d'obtenir ce fatal honneur, se trouva tout à coup à la tête d'un parti puissant de jeunesse, d'énergie et de vengeance, placé entre les passions du temps, qui menaient à tout, et l'impuissance des lois, qui souffraient tout.
Ce fut au milieu de cette jeunesse dorée, de cette jeunesse de Fréron, grasseyant, zézayant, donnant sa parole d'honneur à tout propos, que Morgan se fraya un passage. Toute cette jeunesse, il faut le dire, malgré le costume dont elle était revêtue, malgré les souvenirs que rappelaient ces costumes, toute cette jeunesse était d'une gaieté folle.
C'est incompréhensible, mais c'était ainsi.


( Alexandre Dumas, Les Compagnons de Jéhu )

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Ven 26 Aoû 2016, 16:03

Fréron donna son nom à toute cette jeunesse que l'on appela la jeunesse de Fréron ou jeunesse dorée. Pourquoi Fréron, plutôt qu'un autre, eut-il cet étrange et fatal honneur ?

Ce dégénéré eut désiré pour Marie-Antoinette le supplice de Brunehaut, et faillit bien devenir le beau frère de Napoléon !!!    Smileàè-è\':
C'est ici :
http://marie-antoinette.forumactif.org/t2856-louis-marie-stanislas-freron#83012

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Gouverneur Morris le Sam 27 Aoû 2016, 01:16

Merci à toi chère Éléonore j'ignorais jusqu'à aujourd'hui qui était Brunehaut ! :\\\\\\\\:
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Re: Le Bal des Victimes

Message par Invité le Sam 27 Aoû 2016, 09:19

Pas possible ! Shocked Shocked Shocked
Sa rivale, Frédégonde, est même évoquée lors du procès de Marie-Antoinette !
Le supplice de Brunehaut (qui n'était plus jeune du tout ....) me terrorise depuis toujours.... enfin .... disons très longtemps ! boudoi32


Bien à vous.

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Gouverneur Morris le Sam 27 Aoû 2016, 14:29

Moi et le Moyen-Âge... D'ailleurs je ne connais Frédégonde que par le biais du procès de la Reine... Embarassed
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Re: Le Bal des Victimes

Message par Trianon le Sam 27 Aoû 2016, 15:19

La période de la Révolution fût terrible, mais si terrible que nous ici, ne pouvons avoir idée. Ces jeunes gens avaient été traumatisés au plus haut point, d'où ces bals étranges (que je ne connaissais pas du tout) et presque un peu "diaboliques", "sataniques". En tout cas, c'est ainsi que je le ressens. Mais, comme vous le dites, Eléonore, cela ne dura pas longtemps, juste le temps d'extérioriser ses maux intérieurs.
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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Jeu 01 Sep 2016, 22:09

Gouverneur Morris a écrit:Moi et le Moyen-Âge... D'ailleurs je ne connais Frédégonde que par le biais du procès de la Reine... Embarassed

Frédégonde et Brunehaut ( charmantes donzelles ! ) font pourtant partie des images d'Epinal ! Very Happy
Enfin, tu ne perdais rien : quelle histoire horrible ! ... brrrr ! le poil au garde à vous ...

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mr de Talaru le Ven 02 Sep 2016, 11:40

Je suis comme Gouverneur je comprends parfaitement ce genre de comportement.

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Trianon le Ven 02 Sep 2016, 15:00

Moi aussi. Quel défoulement extraordinaire quand même.
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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Jeu 08 Sep 2016, 09:33

;
Jules et Edmond de Goncourt, eux aussi, ont décrit ce que pouvait être un Bal des Victimes dans leur livre sur l' Histoire de la Société francaise sous le Directoire .
Ah, je n'ai pas lu celui ci !


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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Lun 12 Sep 2016, 08:34

Boh ! c'est succinct Hop!  
Jules et Edmond se fendent de trois mots à peine :


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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Mar 13 Sep 2016, 08:48

;
AU CINEMA

Le Napoléon d'Abel Gance,  1927, nous emmenait à un bal des victimes .  
Je ne m'en souviens plus du tout ...   Hop!
Ce grand romantique de Gance  (    )  place dans un bal des victimes la rencontre entre le jeune Bonaparte et la séduisante veuve Beauharnais ...    sinistre décor pour amours naissantes mais bon ...    :  :  :



La deuxième partie est moins riche en longues séquences, et part de la terreur, dont Napoléon sera la victime: Gance nous montre l'oeuvre de Robespierre qui fait le vide autour de lui, puis l'influence de Saint-Just. Ensuite, on assiste à l'arrivée de Joséphine de Beauharnais à la prison des Carmes ou les prisonniers restent peu de temps en attendant d'être sélectionnés pour l'échafaud; Il nous montre Tristan Fleuri qui participe à l'escamotage de dossiers pouvant mener des innocents à la guillotine (Lui et un autre mangent littéralement les dossiers d'accusation de Joséphine de Beauharnais, et celui de Bonaparte); on assiste ensuite à Thermidor, une belle scène à la convention, durant laquelle les Robespierristes sont arrêtés, et Saint-Just/Gance fait un discours mémorable. Peinant à se faire accepter comme général, Napoléon rend un service important en défendant la république contre une insurrection royaliste. Il triomphe, et devient l'homme incontournable. Lors d'une fête organisée par les anciennes victimes de la Terreur, le bal des victimes, Napoléon Bonaparte rencontre Joséphine, et la ravit à Hoche. Après une courte période de séduction, il épouse la jeune veuve à la veille de partir pour l'Italie. Enfin, le film s'achève dans un maelstrom d'images qui nous montrent les premiers contacts avec les soldats débraillés de l'armée d'Italie, et leur départ pour la gloire.

http://allenjohn.over-blog.com/2014/07/napoleon-abel-gance-1927.html

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Mar 20 Sep 2016, 17:50

.

Vous reprendrez bien une petite resucée d'hémoglobine ?

This interpretation of the victims’ ball has been fictionalised by 19th century writer Pierre Alexis de Ponson du Terrail in his eponymous novel Le Bal des victimes (1869), in which he stages the torments of Paul Barras – notorious figure of the French Revolution – literally haunted by the aristocrats he sentenced to the guillotine.
A cathartic device that fascinates over the centuries

The Gothic aspect of this concept still fascinates as it used to in the 19th century.

Thus, director Abel Gance features a victims’ ball in his movie Napoléon (1927), as shown  in the following extract.

But very recently, historical romance writer Elizabeth Cole  
has included in her series Secrets of the Zodiac a novel entitled A Reckless Soul (2014), which stages Sophie Bertrand, a French spy wearing a red ribbon around her neck and hairstyle “à la victime” during a re-enactment of the victims’ ball.



Music-wise, “The Victim’s Ball” (2009-)  
is the solo project of Robert Massaglia, which explores the dark and hidden side of the French Revolution through mixes of classic music, dark cabaret and “Phantom of the Opera” epic scores.




Finally, no later than last summer,  
one could attend, from the 30th June to the 4th July 2015, the play “When the terror has ended the victims will dance”, by Mark Ravenhill, at London’s Platform Theatre.

http://www.gothic.stir.ac.uk/blog/dances-of-the-dead-the-victims-ball-gothic-fashion-and-entertainment-of-late-18th-century-france/[/quote]

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Invité le Mar 20 Sep 2016, 17:59

Mme de Sabran a écrit:Vous reprendrez bien une petite resucée d'hémoglobine ?    

Non! Ça c'était hier : France 5 rediffusait Le Bal des Vampires de Roman Polanski :


Bien à vous.

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Re: Le Bal des Victimes

Message par La nuit, la neige le Mar 20 Sep 2016, 18:32

Mme de Sabran a écrit:
Vous reprendrez bien une petite resucée d'hémoglobine ?    
Non merci... :

Je ne suis vraiment pas fan de tout ces trucs gothiques, ou je ne sais quoi encore.
Disons, que c'est un état d'esprit... What a Face

Ceci dit, notre cher Monsieur de coco, nous manque !!
S'il nous lit : revenez-nous vite.... :!,,,!!!:
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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Mar 20 Sep 2016, 18:35

Eh bien écoute, cela tombe bien : je suis à court d'imagination sanguinolente ! : : :

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Re: Le Bal des Victimes

Message par Mme de Sabran le Mar 20 Sep 2016, 19:22

La nuit, la neige a écrit:

Ceci dit, notre cher Monsieur de coco, nous manque !!
S'il nous lit : revenez-nous vite.... :!,,,!!!:

Ce n'est pas possible : tu as un sixième sens !!!
Monsieur de Coco est là !
Cela me fait aussi plaisir qu'à toi !!! :n,,;::::!!!:

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Re: Le Bal des Victimes

Message par La nuit, la neige le Mar 20 Sep 2016, 20:13

Mais oui....!!!
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