Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

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Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Dim 20 Aoû 2017, 14:44

Tenez ! Quelqu'un que nous croisons tout le temps dans les mémoires du temps, et à qui nous n'avons pas encore fait l'honneur d'ouvrir un sujet ( ... quoique ... était-il très recommandable ? Je me demande scratch ) c'est Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil !

Sur ce portrait peu flatteur, d'Esprémesnil fait vraiment old fashion ( la perruque sans doute ) .





Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil, né en 1746 à Pondichéry, avocat du roi au Châtelet, conseiller au Parlement de Paris, se rendit populaire par la violente opposition qu'il fit à la Cour, demanda avec insistance la convocation des Etats généraux, fut exilé en 1788 à l'île Sainte-Marguerite ( où le Masque de Fer avait croupi avant lui ) ; rappelé, nommé député de la noblesse de Paris aux Etats généraux mais bientôt débordé par les passions du jour ( me dit l'éditeur de J.N. Moreau ) , il perdit sa popularité, se retira dans ses terres, fut traduite devant le tribunal révolutionnaire ( hou ! là, ça sent mauvais ... ) , condamné à mort et exécuté en 1794 .

Jacques II (1672-1748), son grand-père, fit fortune comme agent de Law au Havre puis comme directeur d’une des premières compagnies de commerce encouragées par Colbert, la compagnie du Sénégal. Il obtint en 1719, la qualité de seigneur d’Eprémesnil – qui ne lui conférait pas pour autant la noblesse – « pour service rendu en sa charge de président au grenier à sel et premier échevin du Havre ».
De son mariage, il eut sept enfants.
Jacques III Duval d’Eprémesnil (1714-1764), père du nôtre, fut armateur, administrateur de la Compagnie des Indes à Lorient et voyagea à travers le monde. On dit que, pour mieux connaître les principes de la religion des Indiens, il « brava mille dangers », pénétrant « en habit de brahmine dans les pagodes indiennes » dont il a décrit et dessiné les cérémonies.
Il est également l’auteur d’un Traité sur le commerce du Nord. Propriétaire aux Indes à la veille de la prise de Pondichéry par les Anglais, membre du conseil supérieur de Mahé (1742), de Chandernagor (1746) puis de Pondichéry, commandant général des établissements français des Indes orientales (1755) et gouverneur de Madras.
Il avait épousé Anne-Chrétienne-Françoise Vincens dont il eut un fils unique, Jean-Jacques, né en 1745 à Pondichéry. La prise de Pondichéry par les Anglais et l’abandon des florissants comptoirs de la route des Indes fut une catastrophe vécue comme telle par la famille d’Eprémesnil.


( Merci Wiki geek )

Le nom de Duval d’Esprémesnil est toujours associé à celui de Lally-Thollendal , encore une ténébreuse affaire dont les tenants et les aboutissants demeurent bien confus ...


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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Comtesse Diane le Dim 20 Aoû 2017, 14:51

Oui ben, faut nous démêler ça, Lucette !

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Dim 20 Aoû 2017, 15:12

J'y viens, j'y viens !  

Duval d’Eprémesnil est avocat au Châtelet de Paris, lorsqu’il s’oppose à la procédure de réhabilitation du comte Lally-Tollendal engagée par son fils Trophime-Gérard ( vraiment le prénom passe-partout  Eventaille  ).

Dernier gouverneur des Indes, le comte Lally Tollendal avait été accusé par Georges Duval de Leyrit, oncle de d’Eprémesnil, d’avoir abusé de sa fonction et livré contre argent Pondichéry aux Anglais. À l’issue d’un procès mémorable plaidé en 1766 au Parlement de Paris, le comte avait été convaincu de haute trahison et décapité au sabre.  

Soutenu par Voltaire
 ( excusez du peu ! ) , le fils du général Lally-Tollendal avait saisi le Parlement de Normandie pour examiner à nouveau cette cause, mais d’Eprémesnil, agissant en mémoire de son oncle l’accusateur, s’interposa, chercha et obtint la non-recevabilité qui fut confirmée par le Conseil d’État qui dénia au jeune Lally, né hors mariage, sa qualité de fils légitime de Lally-Tollendal.

La reine ayant pris position en faveur du fils Lally-Tollendal, le dossier avait été largement commenté, et d’Eprémesnil, en tenant tête aux souhaits de Marie-Antoinette, avait commencé à faire parler de lui.

Devenu entre temps avocat au Parlement de Paris, il avait été exilé en 1771 lors de la « réforme Maupeou » et il avait épousé une demoiselle Madeleine Desvaulx, fille du baron d’Oinville, qui mourut prématurément après lui avoir donné un fils, né le 30 mai 1770. Pour se distinguer de son père, celui-ci porta le nom de Jacques Duval de Maréfosse.


( merci Wiki )

Ah d'accord ! C'est finalement assez clair .
Pour aggraver son cas, dans l'affaire du Collier, d'Esprémesnil prit parti contre la reine .

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Invité le Dim 20 Aoû 2017, 16:07

En effet, créature peu sympathique que je croise, là, dans la biographie de Marie-Antoinette d'Evelyn Lever........

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Dim 20 Aoû 2017, 16:44

Très actif, très entreprenant, Jean-Jacques Duval d’Eprémesnil est membre de la loge maçonnique des Neuf Sœurs que Louis XVI veut dissoudre en 1779  .   Et le voilà qui tombe amoureux de l’épouse d’un frère et ami, Jacques Thilorier .   La charmante est une des six berceuses de Nicolas Beaujon.   Ils ont une liaison secrète.

Née Françoise-Augustine Sentuary, cette jeune Bordelaise, défrayait la chronique car quelques années plus tôt, elle avait été une des « créatures » de Clugny de Nuits  (  intendant des colonies à Saint-Domingue, puis intendant de la marine à Brest, intendant du Roussillon à Perpignan  et enfin intendant de Guyenne à Bordeaux )    à qui, selon la correspondance du maréchal de Saxe, elle soutira une pension de 12 000 livres.



Entraînée par sa sœur Michelle de Bonneuil, Mme Thilorier était ensuite devenue une des six « berceuses » de Nicolas Beaujon qui avait établi chez lui un sérail de jeunes et jolies femmes, bien nées qui faisaient les honneurs de sa maison. Devenue veuve en 1783, elle avait cherché et réussi au mois d’août 1786, à se faire épouser par d’Eprémesnil dont elle venait de mettre au monde un enfant. Chamfort raconte drôlement que, pour arriver à ses fins, elle lui aurait fait découvrir la pierre philosophale, en échange de quoi il avait consenti à l’épouser, malgré la réputation de libertinage attachée à sa réputation et à celles de ses deux autres sœurs qui, comme elle, avaient fait le bonheur des poètes érotiques et des peintres. Chantée par Évariste de Parny, Mme Thilorier a posé deux fois pour Élisabeth Vigée Le Brun, également pour le pastelliste Jean-Baptiste Perronneau et d’autres artistes.

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Comtesse Diane le Dim 20 Aoû 2017, 19:42

Trouvée sur le net : la bicoque de famille . flower
Mouais ça peut aller !


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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Lun 21 Aoû 2017, 18:42

;
Il convient d'ajouter à ce portrait que d’Eprémesnil était un fervent disciple du médecin-charlatan ( ? )  Mesmer !  

« Dans ce temps-là, rapporte un contemporain, tout était magnétisme : la reine magnétisait le comte d’Artois (  Shocked  ), M. Necker magnétisait les finances, Louis XVI magnétisait le vin de Bourgogne et Mesmer magnétisait les jolies femmes et l’argent des sots ».

Fan enthousiaste de Franz Anton Mesmer, Jean-Jacques Duval d’Eprémesnil contribua à faire connaître la pratique thérapeutique du magnétisme animal . Derrière les aspects plus ou moins sérieux de la théorie médico-psychologique du magnétisme, s’était développée une pratique lucrative dont Mesmer tira d’énormes bénéfices. Il avait eu l’idée d’enseigner sa pratique, et les cours coûtaient fort cher. Les disciples pouvaient alors enseigner à leur tour. D’Eprémesnil, avec ses amis l’avocat Nicolas Bergasse et le vicomte de Puységur, furent parmi les premiers élèves de Mesmer. Ils purent enseigner à leur tour et soigner leur entourage. Bergasse magnétisa lui-même de belles indolentes, rue du Coq-Héron, et d’Eprémesnil, qui avait magnétisé Mme Thilorier, se fit le défenseur des théories de Mesmer lorsqu’elles commencèrent à être attaquées par l’Académie de médecine. On lui reprochait d’être un charlatan et on ne prenait pas au sérieux ces séances individuelles ou de groupe au cours desquelles les mondains des deux sexes se touchaient mutuellement autour d’un baquet. D’Eprémesnil publia ainsi des « Réflexions préliminaires » sur le bien-fondé du mesmérisme en réponse aux critiques contenues dans la pièce intitulée Les Docteurs modernes qui fut jouée sur le Théâtre-Italien le 4 novembre 1784. À cette occasion, il était monté dans les loges supérieures du théâtre et avait déversé sur le parterre une pluie de tracts favorables à Mesmer qu’il ne supportait pas de voir ridiculiser. Il n’empêche que Mesmer fut bientôt exilé, emportant, dit-on, avec lui, une somme avoisinant 500 000 livres.

Observations de M. Bergasse,
sur un Ecrit du Docteur Mesmer, Ayant pour titre : Lettre de l'Inventeur du Magnétisme-Animal à l'Auteur des Réflexions Préliminaires...

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Mesmer ,  c'est ici : http://marie-antoinette.forumactif.org/t1494-franz-anton-mesmer?highlight=mesmer

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Mar 22 Aoû 2017, 11:38

... et, pour ne rien arranger, groupie de Cagliostro aussi .

Devenu adepte et ami de Cagliostro – le « grand Copte » – avec lequel il développa une franc-maçonnerie égyptienne, il participa à sa défense lorsque celui-ci fut compromis dans l’Affaire du collier de la reine.


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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Mar 22 Aoû 2017, 12:14

Il se montra fort critique avec Marie-Antoinette qui voulait passer outre les décisions du Parlement et lui faire rendre une décision favorable à la réhabilitation du comte Lally-Tollendal. Dans les mêmes années, il prit parti dans l’épineuse affaire Kornmann, tout aussi retentissante que les précédentes, dans laquelle s’opposèrent Beaumarchais, défenseur de Mme Kornmann, et ceux qui comme lui, considéraient que cette dame, qui s’était rendue coupable d’un adultère, était dans son tort.

Qu'est-ce que c'est que cette affaire Kornmann ? Jamais entendu parler ... Hop!

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Mar 22 Aoû 2017, 14:49

Heureusement, cette affaire Kornmann n'avait pas de secret pour la Comtesse Diane ! Eventaille
C'est ici : http://marie-antoinette.forumactif.org/t3438-beaumarchais-vole-au-secours-de-mme-kornmann#102886

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Comtesse Diane le Mar 22 Aoû 2017, 15:39

Je dirais même plus ...

Sachant que d’Eprémesnil avait lui-même entretenu (pour reprendre l’expression amusée de Chamfort), un « commerce criminel » avec Mme Thilorier, Beaumarchais s’apprêtait à publier un manifeste cinglant à ce sujet lorsque Mme de Bonneuil, sœur de l’ex-Mme Thilorier, vint le prier de n’en rien faire.

Wiki ! on coupe pas la parole !!!

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Mar 22 Aoû 2017, 17:02

Va plus oser l'ouvrir, Wiki ! Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Mer 23 Aoû 2017, 10:49

Duval d’Eprémesnil éprouvait le besoin irrépressible de se mettre en avant et de marquer son opposition à l’autorité monarchique. En ce sens, il est passé à juste titre pour « révolutionnaire ». Mais son opposition devait se révéler corporatiste, celle de grands propriétaires terriens qui ne supportaient plus d’être soumis à la fiscalité commune quand la vieille noblesse y échappait. C’est cette « injustice » qui semble avoir été, en 1788, le moteur de son opposition frontale à Versailles.
Conseiller aux enquêtes au Parlement de Paris, il se montra l’un des parlementaires les plus opposés aux assemblées provinciales et à la subvention territoriale.
Louis XVI ayant voulu faire enregistrer un nouvel emprunt en 1787, d’Eprémesnil demanda la convocation des états généraux, ce qui, du jour au lendemain, en fit le héros des « révolutionnaires ».
Ayant découvert le projet secret du gouvernement tendant à remplacer le Parlement par une Cour plénière, décidé à révéler en séance les agissements des ministres, il fut arrêté en mai 1788 avec Goislard de Monsabert, au milieu de ses collègues, puis exilé à l’ile Sainte-Marguerite dans la Méditerranée. Toutefois, le projet du gouvernement échoua et d’Eprémesnil rentra au Parlement après quatre mois d’emprisonnement dans une citadelle battue par les flots où était venue le rejoindre son épouse. Ils remontèrent ensemble à Paris, auréolés d’une réputation flatteuse de courageux opposants au despotisme. À Lyon, ils furent couronnés de roses et reçus à diverses cérémonies officielles puis, sur la route du retour, Mme d’Eprémesnil accoucha d’un fils le 4 novembre, son mari y voyant un heureux présage, ainsi qu’il l’écrivit à son vieil ami le comte d’Antraigues.

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Mer 23 Aoû 2017, 11:02

5 mai 1788 : insurrection du parlement de Paris contre l’autorité royale et investissement du palais


L’avant-veille de ce jour fameux, le parlement de Paris ayant été instruit du grand coup que préparaient Lamoignon, garde des Sceaux, et l’archevêque de Toulouse, principal ministre, avait pris l’arrêté suivant :

« La cour, toutes les chambres assemblées, les pairs y séant, avertie par la notoriété publique et par un concours de circonstances suffisamment connues, des coups qui menacent la nation, en frappant la magistrature ; considérant que les entreprises des ministres sur la magistrature, ont évidemment pour cause le parti qu’a pris la cour de résister à deux impôts désastreux, de se reconnaître incompétente en matière de subsides, de solliciter la convocation des Etats-généraux, et de réclamer la liberté individuelle des citoyens ; que les mêmes entreprises ne peuvent par conséquent avoir d’autre objet que de couvrir, s’il est possible, sans recourir aux Etats-généraux, les anciennes dissipations, par des moyens dont la cour ne serait pas le témoin sans en être l’obstacle, son devoir l’obligeant d’opposer, avec une confiance inébranlable, l’autorité des lois à la parole du roi, la foi publique et l’hypothèque assignée sur les impôts, à tous les plans qui pourraient compromettre les droits ou les engagements de la nation ;

» Considérant enfin, que le système de la seule volonté, clairement exprimé dans les différentes réponses surprises au seigneur roi, annonce de la part des ministres, le funeste projet d’anéantir les principes de la monarchie, et ne laisse à la nation d’autre ressource qu’une déclaration précise par la cour des maximes qu’elle est chargée de maintenir, et des sentiments qu’elle ne cessera de professer, déclare :

« Que la France est une monarchie gouvernée par le roi, suivant les lois ;

« Que de ces lois, plusieurs qui sont fondamentales, embrassent et concernent le droit de la maison régnante au trône, de mâle en mâle, par ordre de primogéniture, à l’exclusion des filles et de leurs descendants ; le droit de la nation d’accorder librement des subsides par l’organe des Etats-généraux, régulièrement convoqués et composés ; les coutumes et les capitulations des provinces ; l’inamovibilité des magistrats ; le droit des cours de vérifier dans chaque province les volontés du roi, et de n’en ordonner l’enregistrement, qu’autant qu’elles sont conformes aux lois constitutives de la province, ainsi qu’aux lois fondamentales de l’Etat ; le droit de chaque citoyen de n’être jamais traduit en aucune manière par devant d’autres que ses juges naturels, qui sont ceux que la loi lui désigne, et le droit, sans lequel tous les autres sont inutiles, celui de n’être arrêté par quelque ordre que ce soit, que pour être remis sans délai entre les mains des juges compétents : proteste, ladite cour, contre toute atteinte qui serait portée aux principes ci-dessus exprimés, etc. ; et dans le cas où la force, en dispersant la cour, la réduirait à l’impuissance de maintenir, par elle-même, les principes contenus au présent arrêté, ladite cour déclare qu’elle en remet, dès à présent, le dépôt »nviolable entre les mains du roi, de son auguste famille, des pairs du royaume, des Etats-généraux, et de chacun des ordres réunis ou séparés qui forment la nation.

« Ordonne en outre ladite cour, que le présent arrêté sera, par le procureur-général du roi, envoyé aux bailliages et sénéchaussées du ressort, pour y être lu, publié et enregistré. »


Le lendemain, cet arrêté fut cassé par le conseil d’Etat ; et il fut expédié deux lettres de cachet, l’une contre Duval-d’Esprémesnil — ce dernier s’était procuré, à force d’argent, une épreuve des édits qui étaient sous presse à l’imprimerie royale, et qui devaient être subitement présentés le même jour à tous les parlements du royaume, pour éviter leur coalition —, l’autre contre Goislard de Montsabert ; mais comme tous les deux en avaient été prévenus, ils se sauvèrent au palais, comme dans un asile inviolable et sacré.

Le parlement s’assemble (le 5 mai), et après avoir mandé tous les pairs, « il déclare qu’il a mis et met Duval et Goislard, et tous autres magistrats sous la sauvegarde du roi et de la loi, et arrête que M. le premier président, deux de MM. les présidents et quatre de MM. les conseillers, se transporteront sur-le-champ à Versailles, à l’effet de représenter au roi l’excès des malheurs qui menacent la nation, et le supplier d’écouter, dans sa sagesse, d’autres conseils que ceux qui sont prêts d’entraîner l’autorité légitime et la liberté publique dans un abîme dont il deviendrait peut-être impossible au zèle des magistrats de les tirer. »

Le parlement resta toujours assemblé en attendant le retour de la députation. Il y avait alors dans l’assemblée un grand nombre de ducs et pairs, soit laïques, soit ecclésiastiques ; parmi ces derniers, on distinguait l’archevêque de Reims, l’évêque de Chalons et l’archevêque de Paris ; dans la soirée, la grand’chambre et le parquet furent remplis par les personnes les plus distinguées de la capitale, la grand’salle et les corridors par la foule des curieux.

Pendant qu’on attendait avec impatience la députation envoyée à Versailles, tout-à-coup arrivent les gardes-françaises, ayant les sapeurs à leur tête ; ils étaient suivis des gardes-suisses : le palais est investi, les portes de la grand’chambre et jusqu’aux moindres issues, tout est gardé par des factionnaires, la baïonnette au bout du fusil, et il ne fut plus permis à personne de sortir du palais ; quelques femmes obtinrent avec grande peine, leur liberté, par l’entremise des officiers de leur connaissance.

D’Agout, capitaine aux gardes-françaises, se présenta à la porte de la grand’chambre, qui lui fut ouverte, après qu’il eut menacé de faire agir les sapeurs ; il lut un ordre du roi, adressé au maréchal de Biron, pour demander Duval et Goislard : le cri général de l’assemblée fut « qu’ils étaient tous Duval et Goislard, et que la force seule pourrait les arracher du sein de la cour. » D’Agout dit qu’il allait prendre de nouvelles instructions.

Sur les trois heures après minuit arriva la députation de Versailles, qui n’apportait rien de satisfaisant. Le roi avait refusé de la recevoir. Le maréchal de Biron ne voulant pas prendre sur lui d’enlever à force ouverte les deux magistrats, avait dépêché un nouveau courrier à Versailles, pour demander les derniers ordres du roi ; ils arrivèrent à onze heures du matin, et d’Agout étant rentré dans la grand’chambre, il fallut qu’à la fin d’Esprémesnil et Goislard se remissent entre ses mains.

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article7728

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Dim 03 Sep 2017, 16:30

Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil se rendit populaire par la violente opposition qu'il fit à la Cour, demanda avec insistance la convocation des Etats généraux

Ce fut d'Éprémesnil    
 qui demanda l'enregistrement de la déclaration avec la clause que les États seraient assemblés .

« ... Sans entendre que le procureur général puisse être empêché de poursuivre les délits commis depuis la cessation des fonctions, qu'il puisse y avoir d'autres juges que ceux qui auront prêté le serment au Parlement.

« ... On suppliera le Roi de vouloir bien rendre la liberté à tous les magistrats et d'autres détenus dans les prisons d'État à l'occasion des derniers troubles et de rendre leurs emplois à ceux qui auraient cru devoir donner leur démission.

D'après la forme observée en 1614, au moment de la majorité de Louis XIII. Le souvenir des États réunis alors était cher à la magistrature, parce qu'elle avait exercé sur eux le plus grand ascendant, parce qu'ils avaient offert la composition la plus aristocratique et que le Tiers État humilié n'y avait rien obtenu. La majorité du Parlement croyant trouver son salut et celui de la noblesse dans la clause proposée s'empressa de l'adopter.
Quand cette déclaration fut connue, il y eut des clameurs dans le public. La révolution dans les esprits fut rapide et la malédiction remplaçait l'enthousiasme. Un vide immense allait se faire en un instant autour du Parlement dont le peuple avait commencé par saluer le retour avec des transports de joie.

Toute la basoche, procureurs, avocats, jeunes clercs, officiers ministériels, qui avaient fait le succès de sa résistance, l'abandonnèrent aussitôt, se plaignant qu'il venait de dévoiler ses véritables sentiments. Brochures et pamphlets se chargèrent de dévoiler ce qu'avaient offert de ridicule et d'odieux les États de 1614, que le Parlement offrait pour modèle. Dès lors le signal était donné de la lutte entre le Tiers État et les privilégiés, de la lutte du peuple contre l'ancien régime, et l'on pouvait présager une lutte opiniâtre.

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Lun 04 Sep 2017, 09:08

Non content d'avoir réclamé et obtenu la réunion des Etats généraux, Duval d'Esprémesnil ( sous l'influence très active de son épouse ) obtint aussi le vote par tête et non par ordre .    
C'est fou non ? , l'influence de ce gars-là dont l'Histoire a à peine retenu le nom !

C'était la réponse à l'une des énigmes de notre jeu de l'été et qu'il convient de citer ici  :  

Quelques mois avant la réunion des États généraux, Jean-Jacques Duval d'Eprémesnil, qui avait une considérable influence au Parlement de Paris, fut soumis aux pressions contraires des partisans du vote par ordre ou par tête. Le comte Ferrand, partisan de l’absolutisme monarchique, a reproché à Mme d’Eprémesnil d’avoir fortement influencé son mari, au dernier moment, en faveur du vote par tête : « Il était, dit-il, de plus en plus entraîné par sa femme, intrigante, ambitieuse, douée de tous les genres d’intrigue, surtout celui de séduction dont elle faisait sur lui un funeste abus. C’était à elle que les révolutionnaires du Parlement s’adressaient quand ils craignaient que son mari ne leur échappât ».
...   à la veille de la discussion au Parlement sur la question du vote par ordre ou par terre, les partisans du vote par tête la chargèrent d’influencer son mari pour qu’il défende cette position et entraîne avec lui la majorité de ses collègues à se rallier à Necker. L’arrêt du 5 décembre 1788 qui allait être soumis au Parlement passerait certainement, savait-on, si d’Eprémesnil le proposait. Les présidents Bochard de Saron et Le Peletier de Rosanbo étaient venus au domicile de leur collègue, le conjurant « pendant trois-quarts d’heure » de ne pas appuyer cette proposition qui démonarchiserait la France. Dès qu’ils eurent le dos tourné, Mme d’Eprémesnil « douée de tous les genres d’intrigues dont celui de séduction dont elle faisait un funeste abus » sur son mari, enjoignit à celui-ci de favoriser le vote par tête. En séance du Parlement, d’Eprémesnil, allant dans le sens de son épouse, défendit le lendemain ce principe qui fut adopté à la majorité des voix, ouvrant une brèche immense aux partisans d’un changement profond des institutions .

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Lun 04 Sep 2017, 17:44

La suite du parcours de d'Esprémesnil est pour le moins étrange . C'est tout juste si Wiki ne nous l'annonce pas comme " révolutionnaire à l'insu de son plein gré ".
Je blague, mais à peine ! Wiki le dit précurseur « inconscient » de la Révolution Shocked
Il y a des inconsciences terriblement lourdes de conséquences .

D’Eprémesnil, qui avait cru pouvoir représenter la noblesse aux États généraux, éprouva quelques difficultés à justifier l’ancienneté de la sienne. Comme Necker ne le soutint pas dans cette affaire, il se vengea en attaquant impitoyablement le ministre. Il intrigua pour représenter finalement la noblesse de Paris hors les murs et il siégea à la droite de l’hémicycle.
Comme député de la noblesse aux états-généraux, il s’opposa à la réunion des trois ordres et à toutes les mesures permettant de faire avancer la situation. On s’aperçut que ses interventions n’étaient jamais constructives et il fut accusé, par ses gesticulations et ses provocations, de vouloir discréditer l’assemblée ou de bloquer l’avancement de ses travaux.
Sa réputation flatteuse disparut aussi vite qu’elle était venue. On moqua ses prétentions à la noblesse et aussi on chercha à l’atteindre à travers sa femme. Lorsqu’on supprima les anciennes pensions abusives, les journalistes ne se firent pas faute de rappeler que Mme d’Eprémesnil, autrefois Mme Thilorier, était une ancienne maîtresse du baron Clugny de Nuits, un ministre qui n’avait pas laissé de bons souvenirs. Ils ignoraient que, aussi libérale que son mari était réactionnaire, elle avait favorisé de façon décisive le vote par tête.

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Mer 06 Sep 2017, 11:31

Où en est ce drôle de zèbre d'Esprémesnil   ?     ( que j'oublie en route   Wink    )

Dès septembre 89, il prend position pour l’absolutisme royal   (  attitude bien étrange après ses postures précédentes    scratch  )  
-  sur la question de la renonciation de Louis XVI au trône :   « il n’y a pas à délibérer, car la couronne est héréditaire de mâle en mâle ».
- « de l’inviolabilité de la personne du roi, de la couronne et de l’hérédité »
- sur la religion  « nous préférerons mourir sur nos bancs plutôt que renoncer à ce que la religion catholique, apostolique et romaine soit la religion de la Nation »
 ( profession de foi de Mirabeau Tonneau )
- il n’a « point existé, qu’il n’existe point de pays policé qui ne reconnaisse une religion quelconque comme la religion de l’État »

Le voilà subitement bien réactionnaire !

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Jeu 07 Sep 2017, 09:23

Dès le début de la Révolution, d’Eprémesnil trempe dans toutes les résistances secrètes à la Révolution possibles et imaginables. Dès avant la prise de la Bastille, il cherche même à se faire admettre dans le salon de Mme de Polignac . Mais il n'y est reçu que froidement car on s'y méfie de lui. Après octobre 1789, il fomente avec d’autres membres du club monarchique des plans d’évasion de la famille royale, notamment en octobre 1790 avec le duc de Villequier, sa sœur la duchesse de Villeroy et Cazalès. Il participe à la tentative dite des « chevaliers du poignard ».

Si l’on en croit la presse du temps, le sieur Duval d’Eprémesnil fut le plus vindicatif et le plus véhément au point qu’il reçut force « horions, taloches et croquignoles ». Les protagonistes de l’affaire dite des chevaliers du poignard furent tournés en ridicule par la presse et la caricature.

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mr de Talaru le Ven 08 Sep 2017, 12:06

On comprend mieux pourquoi cet homme va perdre la tête.
Il est déjà très, comment dire ? Il s'égare beaucoup.

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Ven 08 Sep 2017, 12:40

Oui quel parcours ! ... et puis, sa femme, sa belle-soeur, son gendre ( Batz ) ... Quelle famille !
Je parlais de sa belle-soeur, Michèle de Bonneuil, une vraie Mata Hari, dans le sujet de Parme .

Et c'est cet homme-là ( une vraie girouette ) qui avait tellement pesé sur la décision du vote par tête . C'est quand même cocasse ! Shocked

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mr de Talaru le Ven 08 Sep 2017, 13:07

Girouette voila le mot que je cherchais c'est exactement çà. Je pense qu'à l'époque dans les familles tout le monde devait être plus ou moins survolté par les événements. L'affaire Dreyffus dans un autre domaine a divisée aussi l'opinion et les querelles étaient nombreuses dans les familles.

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Ven 08 Sep 2017, 13:12



Mais ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent . Wink
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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Sam 09 Sep 2017, 18:44

Ces mésaventures n’arrêtèrent pas d’Eprémesnil, bien au contraire, poursuit WIKI   . Il fut de ceux qui créèrent la première « agence de renseignements » à destination de l’émigration qui grossissait de jour en jour, et qu’on nomma les « Salons français » puisque ses réunions semblent s’être déroulées dans ce lieu déjà connu, situé au no 50 des Arcades du Palais-Royal et qui était utilisé, depuis 1785, comme un lieu de rassemblement des artistes, mécènes et amateurs d’art graphique.
Le Rouennais Lemaître était l’un des membres de cette société artistique, et c’est lui qui, en relation avec d’Eprémesnil, Cazalès et d’autres gravitant dans les mêmes cercles, créa cette cellule de renseignements à l’usage des émigrés.
Elle commença à fonctionner au début de l’été 1791 sous la direction de Lemaître et d’un ancien secrétaire de Cazalès, le chevalier Sandrier des Pommelles. Parti en émigration fin 1790, le comte d’Antraigues fut le premier bénéficiaire de cette agence de renseignements à laquelle collaborèrent diverses personnes dont des journalistes du journal les Actes des Apôtres et plusieurs des habitués du salon de Mme d’Eprémesnil.
À ce moment, M. et Mme d’Eprémesnil recevaient beaucoup dans leur hôtel de la rue Bertin-Poirée, et tant les mémorialistes que les dénonciateurs donnent une idée des personnes qui fréquentaient ce salon qui fut probablement, par son influence politique dans les milieux aristocratiques, le premier salon contre-révolutionnaire. Malouet et Montlosier ont décrit, dans leurs mémoires, les soirées musicales et politiques données par le couple d’Eprémesnil et leurs enfants


Ah, mais oui ! Very Happy   ...   le fameux Salon français revient souvent sous la plume de Vaudreuil ( et dont était son ami le comte d'Antraigues ) .   Il faudra que je retrouve les extraits .  Vaudreuil commence par espérer beaucoup de ce Salon français et puis il s'en méfie .
Je retrouverai !

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Re: Jean-Jacques Duval d’Esprémesnil

Message par Mme de Sabran le Dim 10 Sep 2017, 15:18


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