Adam-Philippe, comte de Custine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Adam-Philippe, comte de Custine

Message par Mme de Sabran le Mar 26 Sep 2017, 16:36

Allons bon !   J'en apprends sur le beau-père de ma Delphine !    

Dès le lendemain de Valmy, Brunswick avait entamé des négociations avec Dumouriez, et dès le 30, la retraite des Prussiens avait commencé. Il faut se rappeler que le duc de Brunswick faisait mollement la guerre à la France, qu'en janvier 1792, Philippe de Gustine avait été chargé d'une mission particulière auprès du duc de Brunswick. Il ne s'agissait pas seulement, comme l'a écrit Astolphe de Gustine, de décider le duc de Brunswick à refuser le commandement de l'armée, coalisée contre la France, mais d'olfrir au généralissime de prendre le commandement de l'armée française.   Shocked    Si invraisemblable que paraisse le plan, l'idée en fut étudiée.

Le duc de Brunswick était très populaire en France : Mirabeau l'avait peint comme un nouvel Alcibiade, les Girondins et Dumouriez l'admiraient. Carra le montrait dans son journal comme le plus grand guerrier et le plus grand politique de son siècle.


( le comte de Fleury )

— Voir A. Sorel, la Mission de Custine à Brunswick [Bévue histo-
rique, 1876) : Mémoires du baron de Bourgoing, l re édition, t. I;
— Fantômes et Silhouettes, Madame de Custine; — Recueil





Officier admirateur des méthodes prussiennes,  nous dit WIKI,   Adam-Philippe de Custine est aussi partisan des idées nouvelles. Il commence sa carrière avec le grade de capitaine durant la guerre de Sept Ans (1756-1763), puis sert comme colonel pendant la campagne de la guerre de l’indépendance américaine dans le corps expéditionnaire de Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur de Rochambeau.
À la bataille de Yorktown notamment, il commande le régiment de Saintonge. À son retour, il est promu maréchal de camp, équivalent au grade de général de brigade, et nommé gouverneur de Toulon. Il est fait chevalier de Saint-Louis le 13 mars 1771.

Député de la noblesse de Metz aux États généraux de 1789, il vote souvent avec la noblesse libérale de La Fayette, et fait partie des premiers à se rallier au Tiers état. S’il vote la Déclaration des droits de l’homme, il défend en revanche les prérogatives royales, en prenant la défense des émigrés et celle des biens du clergé.

Nommé lieutenant-général à la dissolution de l’Assemblée législative (1791), Custine s’efforce de rétablir la discipline dans l’armée. Dès le début de la guerre, le 28 avril 1792, il prend Porrentruy. Le 6 octobre 1792, il reçoit le commandement de l’armée du Rhin à la place de Nicolas Luckner. À ce moment-là, Georg Wilhelm Böhmer est son secrétaire particulier.
En septembre 1792 Custine occupe le sud de la Rhénanie avec les villes de Spire, Mayence (21 octobre 1792) et Francfort-sur-le-Main. Il engage alors les négociations avec les Prussiens en vue d’une paix séparée. Elles échouent et les Prussiens reprennent l’offensive en mars 1793. Une garnison de 20 000 hommes résiste dans Mayence assiégée.

Custine offre alors sa démission qui est refusée, Maximilien de Robespierre déclarant même aux Jacobins : « J’estime sa franchise, ce général a bien servi la patrie ». Custine envoie alors une lettre à l’Assemblée où il laisse entendre que la patrie ne peut être sauvée que par un dictateur et que ce dictateur ne peut être qu’un général.
Attaqué par les Jacobins, il obtient cependant de la Convention le commandement en chef des armées réunies du Rhin, du Nord, de la Moselle et des Ardennes avec pour mission la reconquête de la Belgique.

Custine est alors muté à l’armée du Nord le 13 avril 1793. Mais sa vigueur dans la discipline, son indépendance à l’égard de la Convention, ses défaites en Rhénanie, enfin la prise de Condé-sur-Escaut par les Autrichiens le rendent suspect.
La chute des Girondins, la dénonciation de Jacques-René Hébert sur des pièces produites par le secrétaire général du ministère de la Guerre, François-Nicolas Vincent, des rapports de Custine avec le haut commandement austro-prussien, entraînent sa convocation à Paris et son arrestation à son arrivée, le 22 juillet 1793.
Traduit devant le Tribunal révolutionnaire où son procès est raccourci sur les menaces de Jacques René Hébert et de Robespierre, il est condamné et guillotiné à 51 ans, le 28 août 1793.    

Il est le père de Renaud Philippe Louis Armand de Custine        (22 janvier 1768- guillotiné le 3 janvier 1794) et le grand-père d’Astolphe de Custine.

Nous pouvons rerouver les Custine, grand-père, père et fils ici : http://marie-antoinette.forumactif.org/t1666-delphine-de-sabran-marquise-de-custine?highlight=custine

_________________
...    demain est un autre jour .
avatar
Mme de Sabran

Messages : 27813
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum