Le docu-fiction de David Grubin

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Le docu-fiction de David Grubin

Message par Majesté le Sam 22 Fév 2014, 22:55

Marie-Antoinette 
documentaire-fiction de David Grubin (1998)
1 heure 35 minutes


Son nom est devenu le symbole de tous les travers et de tous les excès de la monarchie française ; pourtant, la personnalité de Marie-Antoinette et le rôle qu’elle a joué sont bien trop complexes et trop importants pour la réduire à la caricature d’une souveraine vaine, frivole et dépravée.

Le réalisateur David Grubin nous fait découvrir, à travers les épisodes-clés de sa vie, une Marie-Antoinette multiple, surprenante à bien des égards, tout à la fois reine et femme, épouse et mère, personnage politique par destin et par nécessité, et qui, malgré ses limites et ses erreurs, va se révéler au cours d’une inexorable descente aux enfers.

Et si Marie-Antoinette n’était pas seulement la souveraine frivole et indifférente à la misère du peuple qu’on a si souvent décrite ? Portrait subtil d’une reine méconnue, le documentaire-fiction de David Grubin offre la poignante relecture du parcours d’une mal-aimée.
© ARTE F / Marie de Labarre-Cinétévé
1770. Fille de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, Marie-Antoinette, âgée de 14 ans, est mariée au dauphin de la couronne de France, le futur Louis XVI. Souffrant du manque d’empressement de son époux à accomplir son devoir conjugal, elle se morfond à Versailles… Quatre ans plus tard, elle monte sur le trône et croit naïvement que son nouveau statut lui accorde toute liberté pour mener sa vie à sa guise. Dès lors, elle se perd en frivolités et fêtes somptueuses, et dépense sans compter. Malgré les remontrances de sa mère et les difficultés financières de l’État, elle maintient ce train de vie dispendieux, si bien qu’elle finit par être surnommée “Madame Déficit”. Alors qu’elle était aimée du peuple au début de son règne, des gravures licencieuses de la reine commencent à circuler dans le royaume, qui écornent sérieusement sa popularité…

Reine, épouse et mère

Tragique destinée que celle de Marie-Antoinette. Mariée de force alors qu’elle est à peine pubère, elle souffrira toute sa vie de n’être pas comprise et sera condamnée à mort sur des accusations calomnieuses. D’emblée, ce passionnant documentaire-fiction privilégie la dimension humaine : après avoir subi l’indifférence hostile de sa mère, la “dernière reine de France” est, à 14 ans, littéralement dépossédée de son identité autrichienne et plongée dans un monde qui lui est étranger. Comment résister, dès lors, aux plaisirs faciles qui lui sont offerts ?
© ARTE F / Marie de Labarre-Cinétévé
À travers ce portrait à contre-courant des idées reçues, des historiens rappellent opportunément que la sexualité est, à cette époque, affaire publique et que Marie-Antoinette s’est vu reprocher de vouloir en faire une affaire privée. D’où les très nombreux fantasmes à son sujet, qui la dépeignent comme une femme licencieuse et infidèle. Grâce à une très riche iconographie, on (re)découvre, stupéfaits, les dessins scabreux la représentant en prédateur sexuel ou en monstre terrifiant. C’est dire la haine qu’elle suscite et l’imagination débordante des caricaturistes. Adoptant le parti pris de l’évocation davantage que celui de l’incarnation, David Grubin trace les contours d’un personnage qui fut à la fois reine et femme, épouse et mère, qui n’aspirait pas à régner mais fut sacrifié sur l’autel de la fureur populaire.


Tout cela part de bons sentiments. Ce film est bien documenté mais bien mal illustré avec une actrice, Caroline Bernard, qui interprète assez mièvrement Marie-Antoinette de façon muette...seulement la comédienne est aussi muette par sa voix que par les sentiments qu'elle ne parvient pas à exprimer par son regard...assez vide je dois dire...On croirait avoir affaire à une statue de cire...

La preuve :

...c'est encore quand elle les ferme qu'elle peut le mieux paraître avoir du charme :

Et que dire de la voix off?  Shocked  Shocked  Shocked 
Une catastrophe de platitude surtout lorsqu'elle entonne la lettre du 16 octobre... c'est déplorablement pathétique !








Bien à vous.

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