Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

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Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Invité le Sam 21 Déc - 12:13

Le "vrai chevalier de Maison-Rouge", comme l'écrit l'historien Lenôtre , son biographe, est un aventurier du nom de Gonsse ou Gonzze de Rougeville (1761-1814), originaire de la région d'Arras, c'est un farouche monarchiste. Il s'introduit dans la cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie en compagnie de Michonis pour y laisser un oeillet contenant un billet. Il a été présenté à son complice involontaire par un marchand de bois, le citoyen Fontaine, lequel le décrit ainsi : le visage rond , grêlé de petite vérole, pâle , le teint clair, d'une taille de 5 pieds 1 pouce (soit environ 1,55m ), ayant un peu de cheveu sur le haut de la tête et des boucles pendantes. Se faisant appeler "Rougy" ou "Rougyff", il vit de son bien_ou de celui de sa maîtresse avec laquelle il cohabite, une certaine citoyenne Dutilleul, que certains disent américaine, riche et bien-pensante, dans une maison avec jardin, à Vaugirard, près de l'église.
Il aurait revêtu un habit gris ou boue de Paris pour se rendre auprès de Marie-Antoinette. Il ne parvient pas à La sauver, est écroué et relâché. Fersen, qui le recherche après la mort de la Reine, le juge un peu fou, très entiché de lui et de ce qu'il a fait...
Poursuivi par sa compagne qu'il a escroquée, Rougeville vit d'expédients et en déplacement permanent. Il est arrêté par la cavalerie française qui a intercepté une lettre compromettante envoyée à l'armée russe en 1814 pendant l'occupation de Reims. Le soi-disant Marquis, qui affirme être Chevalier de Saint-Louis, est exécuté.
Dumas changea en Maisob-Rouge le nom de son héros pour obéir aux requêtes de son fils, lequel se suicida peu de temps avant la parution du roman.

Bien à vous.

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Le Chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Invité le Sam 15 Mar - 14:23

La Voix du Nord, ce matin :

À l’occasion de la sortie de son ouvrage Le chevalier Gonsse de Rougeville au secours de la reine de France Marie-Antoinette , l’historien local Jean-Luc Letho-Duclos a donné une conférence consacrée à cet Immercurien qui vécut au château d’Immercourt.







Une conférence donnée dans le cadre des rendez-vous de la cyber-base, comme le précisa Jean-Claude Desfachelle, président de l’AAS, en présentant le président du Cercle d’études et de recherches immercurien (CERI).
En préambule, Jean-Luc Letho-Duclos tint à préciser que cette étude est l’aboutissement de sept années de recherches sur le chevalier Gonsse de Rougeville, l’un des conspirateurs les plus controversés de la Révolution française. « Mon but est de donner un autre visage à ce personnage tant malmené par des historiens pas toujours suffisamment documentés, qui ont souvent manqué de rigueur scientifique. J’espère avoir rendu son vrai visage à ce personnage qui fut Immercurien durant vingt-six ans. »
Le conférencier ne manqua pas de rendre hommage à Raymond Besson, décédé en 2012, qui a sorti de l’oubli de nombreux personnages de l’Arrageois, le dernier « Oublié d’Arras » étant justement le chevalier Gonsse de Rougeville, dont il présenta une exposition fort documentée.
L’ouvrage est en vente chez l’auteur (03 21 48 19 78) au prix de 29,50 €.

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:34



Merci, Majesté !  Very Happy 
Je croyais que c'était Gonze de Rougeville .  Shocked 
( mais apparemment WIKI dit Gonsse ...  scratch  )



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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:37

Majesté a écrit:
Dim 29 Juil 2007 - 23:35


Le "vrai Chevalier de Maison-Rouge", comme l'écrit l'historien Lenôtre , son biographe, est un aventurier du nom de Gonsse ou Gonzze de Rougeville (1761-1814), originaire de la région d'Arras, c'est un farouche monarchiste. Il s'introduit dans la cellule de Marie-Antoinette à la Conciergerie en compagnie de Michonis pour y laisser un oeillet contenant un billet. Il a été présenté à son complice involontaire par un marchand de bois, le citoyen Fontaine, lequel le décrit ainsi : le visage rond , grêlé de petite vérole, pâle , le teint clair, d'une taille de 5 pieds 1 pouce (soit environ 1,55m ), ayant un peu de cheveu sur le haut de la tête et des boucles pendantes. Se faisant appeler "Rougy" ou "Rougyff", il vit de son bien_ou de celui de sa maîtresse avec laquelle il cohabite, une certaine citoyenne Dutilleul, que certains disent américaine, riche et bien-pensante, dans une maison avec jardin, à Vaugirard, près de l'église.
Il aurait revêtu un habit gris ou boue de Paris pour se rendre auprès de Marie-Antoinette. Il ne parvient pas à La sauver, est écroué et relâché. Fersen, qui le recherche après la mort de la Reine, le juge un peu fou, très entiché de lui et de ce qu'il a fait...
Poursuivi par sa compagne qu'il a escroquée, Rougeville vit d'expédients et en déplacement permanent. Il est arrêté par la cavalerie française qui a intercepté une lettre compromettante envoyée à l'armée russe en 1814 pendant l'occupation de Reims. Le soi-disant Marquis, qui affirme être Chevalier de Saint-Louis, est exécuté.
Dumas changea en Maisob-Rouge le nom de son héros pour obéir aux requêtes de son fils, lequel se suicida peu de temps avant la parution du roman.

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:38

invité a écrit:

Voici un article sur cet homme :  :n,,;::::!!!: 

"Né à Arras en 1761, Gonsse de Rougeville a connu des pérégrinations à Reims, où il est mort en 1814. Contrairement aux apparences, il n'est pas noble, mais fils d'un fermier général, ces collecteurs d'impôts qui révulsent le peuple.
Le parcours de Gonsse est chaotique. Apportant sa pierre à la Guerre d'indépendance des Etats-Unis, il est fait chevalier de Saint-Louis. Il est connu comme l'auteur du fameux Complot des Oeillets qui visait, en pleine bourrasque révolutionnaire, à libérer la reine Marie-Antoinette de sa prison. Il est alors pourchassé par toutes les polices de la France républicaine, et est finalement emprisonné à Treuzemberg. Il s'y évade grâce à un habile subterfuge, mais est de nouveau arrêté. La vie de Gonsse de Rougeville, atteint de complotite aiguë, est d'ailleurs jalonnée d'arrestations et de fuites…
Il est finalement assigné à résidence à Reims, où il habite une maison dans l'ancienne rue Vieille-Couture (aujourd'hui 26, rue de Talleyrand). Retour au calme. Il finit par acquérir le château de Baslieux, près de Reims. Mais il garde le goût de l'aventure. Il aide ainsi les armées européennes alliées contre Napoléon. Arrêté durant un repos à Baslieux,

il est jugé et très vite fusillé rue du Champ de Mars à Reims, contre le Cimetière du Nord. Son corps est alors déposé dans la chapelle Sainte-Croix, pour être inhumé le lendemain.
Gonsse de Rougeville a connu une postérité intéressante. Alexandre Dumas s'est ainsi fortement inspiré de sa vie chaotique pour son personnage du chevalier de Maison-Rouge.
Anthony Renaut"

http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/332670/Le_chevalier_de_Maison_Rouge


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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:40

CLIOXVIII a écrit:
Lun 23 Nov 2009 - 17:20


À propos de Rougeville, voici une petite anecdote que je n'ai pas eu l'occasion de conter samedi (14.10 : journée bien agréable et conviviale) après l'intervention de Michelle Sapori.
J'ai visité l'an dernier la Conciergerie avec une conférencière des Musées Historiques. Pour elle, Rougeville n'a jamais existé ! Oui, oui, c'est un personnage de légende qu'a inventé A.Dumas ! rien que ça !
Michelle a bien ri lorsque je lui ai raconté ceci. Je crois que vous rirez aussi.
Amitiés à tous.
Clio
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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:45

Marie-Antoinette a écrit:
Dim 8 Mai 2011 - 19:12



j'ai le plaisir de vous annoncer, avec l'accord de MICHELLE SAPORI, que le manuscrit de la biographie sérieuse de ROUGEVILLE doit me parvenir cette semaine par la poste !!!!!!!!!!
Après lecture , MICHELLE doit repartir dans les cartons des AN sur le dossier CONCIERGERIE - séjour de la Reine - car elle a encore des "détails" à consulter.. après l'étude récente du complet dossier MINGOT !!!!!!!!

j'ai repris les différentes interventions des membres sur le sujet :
pour le coffret DVD du chevalier de MAISON ROUGE , avec Feu JEAN DESAILLY dans le rôle principal et surtout mon grand ami et parrain de théâtre Dominique PATUREL - il est encore possible de le trouver !!!!!!!!!!!
(j'ai dû prendre officiellement un pseudo !!! et j'ai pris MICHELE LORIN en souvenir du personnage de LORIN du feuilleton) j'étais jeune et amoureuse de DOMINIQUE et je n'aimais pas MICHEL LE ROYER.... lorsque j'ai travaillé plusieurs mois sur le BOSSU au CIRQUE D'HIVER, ma première impression était la bonne !!!!!!!
Il n'a pas l'étoffe d'un héros dans la vie (humour).

LENOTRE avait indiqué à la fin de son CHEVALIER DE MAISON ROUGE qu'il laissait à ses successeurs de belles recherches et de belles trouvailles à faire dans les archives..... MICHELLE l'a fait et d'avance je sais que je vais me régaler !!!!!!!!!!!! MIAM !!!!! MIAM !!!!!!!!!


La suite du feuilleton après réception et lecture de l'ouvrage !!!! vous aurez mes premières impressions à chaud !!!!!! promis !!!!!!!

Amicalement MARIE ANTOINETTE


PS mon LORIN n'était pas très beau, mais avait un charme fou tant sur écran, que dans la réalité !!!!! maintenant il a changé, c'est un Monsieur de 80 ans depuis le 3 Avril, mais j'ai toujours un petit pincement au coeur en le voyant !!!!!!!!!!
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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:46



C'est ça, sans être beau, Paturel avait énormément de charme , un peu à la manière de Jean-Pierre Cassel . C'était le même type de séduction ...
En revanche, Michel Le Royer était beau à tomber à la renverse ( dans ce feuilleton-là ) . Et quelle voix, grave, profonde ! ........
Il était moins entousiasmant dans la vie ? Dommage !
Je crois me souvenir qu'il a un peu tâté de la politique, sur le tard ...

Nous attendons ce nouveau Rougeville de Michelle Sapori avec impatience !

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:48

Marie-Antoinette a écrit:
Dim 15 Mai 2011 - 17:41


Première partie du manuscrit de MICHELLE SAPORI reçu samedi matin et lu dans la journée !!!!!! j'attends pour cette semaine la suite car je suis en attente de savoir comment il sort des prisons allemandes !!!!!!!!!!!

MICHELLE a plongé dans l'affaire de l'oeillet et donne des nouveautés sur le sujet !!!!!!!! par téléphone j'ai posé des questions suite à cette lecture et elle a depuis quelques jours trouvé d'autres scoops sur le séjour de la reine avant l'affaire !!!!!!!! sur sa vie dans le premier cachot qui était la salle du conseil, sa nourriture, Madame AREL , les gendarmes ect.......
Résultat elle doit faire un chapitre spécial sur ces détails si importants !!!!!!!! je me pourlèche les babines d'avance !!!!!!!

Je reviens après lecture de la seconde partie !!!!!!!!! promis !!!!!

Affectueusement MARIE ANTOINETTE  :  :  : 

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Invité le Sam 15 Mar - 14:50

Mme de Sabran a écrit:

Merci, Majesté !  Very Happy 
Je croyais que c'était Gonze de Rougeville .  Shocked 
( mais apparemment WIKI dit Gonsse ...  scratch  )
Il semblerait que ce soit un nom propre...sans orthographe précise donc :
ce peut aussi bien être Gonse, que Gonsse, Gonze ou encore Gonzze apparemment Wink

Bien à vous.

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:50

Marie-Antoinette a écrit:
Dim 27 Nov 2011 - 12:36


 Smileàè-è\':  Smileàè-è\':  Dans nos recherches nous avons découvert que ROUGEVILLE portant l'insigne des CINCINATUS, n'était pas affilié - c'était volontaire !!!- à CINCINATUS FRANCE !!!
actuellement je recherche la liste des CINCINATUS AMERIQUE - librairie du Congrès - afin de confirmer qu'il avait fait la guerre d'indépendance en qualité d'aide de camp de WASHINGTON, membre de CINCINATUS, mais comme officier, d'origine française, américain... à l'issue de son séjour en Amérique il avait reçu un terrain pour s'établir et une pension de 3.000 livres par an !!!!!!départ de FRANCE en 1776 avant LA FAYETTE et 1780 départ du contingent officiel avec FERSEN !!!!

cet après-midi je vais à PITHIVIERS entendre une conférence sur le GENERAL DU PORTAIL, né en cette ville qui était parti en AMERIQUE en 1776 à la tête d'un détachement de quatre ingénieurs militaires !!!!!!
trouverais-je une connaissance de ROUGEVILLE ????????

Il a été MINISTRE DE LA GUERRE en 1790 , a quitté la France en 1794 pour les USA et revenant en 1802 il est mort sur le bâteau... donc pas de tombe !!!!
un buste a été inauguré à CHARLEVILLE MEZIERE dans les locaux de de l'hôtel du département qui furent ceux de l'Ecole Royale du Génie de Mezières
dont il fut l'élève !!!!

NICOLAS LE FLOCH est sur la piste ... indienne !!!!!-

Amicalement MARIE ANTOINETTE


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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:53

Marie-Antoinette a écrit:


Le vendredi 9 septembre à 17h00, à Charleville-Mézières, a été dévoilé par le préfet des Ardennes et le VPG Europe des Sons, en présence des représentants des autorités civiles et militaires, françaises et américaines, le buste du général du Portail dans les locaux de l'Hôtel du département qui furent ceux de l'École Royale du Génie de Mézières lorsqu'il en était élève.

Du Portail avait été secrètement envoyé par le gouvernement de Louis XVI auprès de la jeune armée des insurgents américains, à la tête d'un détachement de quatre ingénieurs militaires, avant même que des volontaires aujourd'hui plus connus ne s'y précipitent à leur tour.

Lun 28 Nov 2011 - 17:48

Un exemplaire de ce buste serait à la disposition de la Mairie de PITHIVIERS, soit en achat, soit en dépot avec assurance à la condition de trouver un endroit en ville pour l'honorer !!!!! silence des élus !!!! pourtant hier après-midi l'assistance était fournie
Et l'auteur a signé en deux jours de nombreux exemplaires de son ouvrage !!!!!!!

J'ai suggéré que la famille avait peut-être des propriétés dans les environs de PITHIVIERS et qu'il serait judicieux de placer ledit buste dans une des localités voisines - dommage rien à BOYNES !!!!!!
Un frère DU PORTAIL, qui était le maire de la Ville, un beau-frère, notaire, lorsque DU PORTAIL a quitté la France après qu'il ne soit plus MINISTRE DE LA GUERRE - 1790/1791 pour se rendre aux USA, ont été arrêtés et guillotinés en remplacement du Général !!!!

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:57

Marie-Antoinette a écrit:
Dim 12 Juin 2011 - 16:53



Je suis surprise de constater que des membres de cet auditoire découvrent seulement ALEXANDRE DUMAS et son CHEVALIER DE MAISON ROUGE !!!!!! c'est charmant !!!!!!! je vous souhaite de le dévorer comme je l'ai fait du temps de ma prime jeunesse et ensuite vous regarderez le feuilleton datant de 1963 qui existe en DVD - achat modeste sur AMAZON !!!!



Après DUMAS et en attendant MICHELLE SAPORI, il faut absolument lire LENOTRE - le véritable CHEVALIER DE MAISON ROUGE, encore que MICHELLE a fait de nouvelles trouvailles dans les Archives.

Amicalement MARIE ANTOINETTE


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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 14:59




Juste pour le plaisir ...  Very Happy 

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Sam 15 Mar - 15:28

Majesté a écrit:La Voix du Nord, ce matin :

À l’occasion de la sortie de son ouvrage Le chevalier Gonsse de Rougeville au secours de la reine de France Marie-Antoinette , l’historien local Jean-Luc Letho-Duclos a donné une conférence consacrée à cet Immercurien qui vécut au château d’Immercourt.


Le château d’Immercourt      ( ... charmant !   Very Happy  )  :

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par fleurdelys le Dim 16 Mar - 12:10

Merci Majesté
pour l`info
j`ai le livre de Lenôtre et je lirai plus tard. Very Happy 
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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Comtesse Diane le Dim 16 Mar - 15:33

Je viens de le visionner ...  boudoi30  Ah ! Michel le Royer ! Ah ! Jean Dessailly !
 
Une heure de bonheur !


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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Lun 23 Nov - 15:29

Ah, j'ai retrouvé mon Lenôtre ! :n,,;::::!!!: :n,,;::::!!!: :n,,;::::!!!:


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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par MARIE ANTOINETTE le Lun 23 Nov - 15:46


Un coin du cimetière du Nord à REIMS - emplacement de la chapelle où aurait été déposé après son exécution ROUGEVILLE tout habillé et dès le lendemain le corps a été retrouvé allongé sur le carrelage "nu".

On ne retrouve pas dans les archives son lieu de sépulture  - dans le village où il habitait, ou a-t-il été transporté vers son lieu de naissance pour reposer dans la tombe de famille...........il y a différentes thèses, légendes et rumeurs !!!! alors que pour BATZ nous connaissons bien sa tombe  - encore le mystère du personnage !!!!!

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Mar 24 Nov - 14:32

;

;;;;;;



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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Mar 24 Nov - 14:58

;


LE CHEVALIER DE ROUGEVILLE ET L'AFFAIRE DE L'OEILLET ♣️ 1ère partie

Si l'on ouvre à l'article : "Rougeville" un dictionnaire biographique, on y trouve que le personnage qui porte ce nom s'engagea dans les gendarmes du roi en 1775 et que, passé l'année suivante en Amérique, il y fut, de 1776 à 1783; aide de camp des généraux Lee et Washington. Or, Rougeville avait un peu plus de treize ans en 1775 et l'on ne vit jamais, même sous l'ancien régime, un gendarme de cet âge. En outre, son nom ne figure sur aucun contrôle du ministère de la guerre.

La vérité est que Rougeville - qui fut avec Batz l'un des plus extraordinaires conspirateurs de l'époque révolutionnaire - avait intérêt à se cacher ; ses biographes, trompés par le mystère volontaire dont il entoura sa vie, l'ont souvent - jusqu'aux travaux de M. G. Lenôte - confondu avec son frère aîné, qui portait comme lui le prénom de Joseph, fut réellement gendarme en 1775 et mourut en Moravie, l'année 1789, des suites d'une chute de cheval.



Notre Rougeville : Alexandre-Dominique-Joseph Gonsse, naquit à Arras en 1761 de François-Joseph Gonsse, cultivateur, et de demoiselle Jeanne-Louise Sophie Huret, son épouse ; il fut baptisé le 17 septembre en la paroisse Sainte-Croix d'Arras : Il était de naissance roturière ; le nom de Rougeville - ajouté à son patronyme, qu'il écrivait Gonzze pour lui donner plus de distinction - était celui d'une terre possédée par sa famille. C'était, à l'époque, un usage assez courant et qui n'a point, aujourd'hui, tout à fait disparu. En s'y conformant, Dominique-Joseph ne faisait encore que suivre l'exemple de son père, qui, en 1781, faisait graver sur les flancs d'une cloche de l'église de Biangy, dont il était le parrain : "Le sieur F.-J. Gonsse, seigneur de Rougeville, Saint-Laurent et autres lieux" ...

Le père Gonsse s'était enrichi par le fermage des eaux-de-vie et des grains de la province d'Artois. Il acheta, en 1775, à Saint-Laurent, près d'Arras, un terrain sur lequel il fit bâtir un château. Là, ses enfants furent élevés comme ceux d'un gentilhomme. Ils étaient trois : les deux frères qu'on connaît déjà et une fille, née en 1770 et mariée à Pierre Cardou de Flézard, chevalier de Saint-Louis. Les garçons eurent pour précepteur un oratorien de grand talent, Joseph Lebon, qui devait siéger plus tard à la Convention, se signaler par ses cruautés et mourir sur l'échafaud en 1795.



Rougeville - nous lui laisserons désormais ce nom, qu'il agrémenta d'abord du titre de chevalier, en attendant de se décerner celui de marquis - rêvait, dès l'enfance, de gloire militaire. Enflammé par les nouvelles d'Amérique, où son frère aîné avait accompagné La Fayette, il partit à son tour pour l'armée de Washington, en mars 1782. Il n'y resta pas longtemps : en novembre suivant, l'Angleterre abandonnait la lutte et deux mois plus tard, la paix était signée. Rougeville revint à Saint-Laurent, fier de ses exploits, de ses croix de Saint-Louis et de Cincinnatus ; mais bientôt, ce champ d'action parut trop mesquin à son activité ; il partit pour Paris et réussit à se faire attacher, en qualité de fourrier des écuries, à la maison du comte d'Artois.

La Révolution, en l'obligeant de quitter son poste modeste, ruina ses espoirs d'avancement. Il ne renonça point pour cela à servir le roi, au contraire : les derniers fidèles de Louis XVI se groupèrent, au nombre de cinq à six cents, pour lui constituer une garde du corps volontaire ; Rougeville en fut. Il s'agissait non seulement de défendre le roi, mais encore de lui éviter la garde fournie par l'Assemblée et composée, pour la plus grande partie, de gens grossiers ou mal intentionnés.

Les adversaires de la royauté voyaient, on le pense bien, d'un mauvais oeil ce groupement de gentilshommes ; aussi cherchaient-ils le moyen de le discréditer dans l'esprit du peuple. Le prétexte leur en fut fourni par la journée du 28 février 1791.

Le bruit avait couru que la populace des faubourgs, dirigée par des factieux, devait, ce jour-là, se porter aux Tuileries. Les fidèles serviteurs du roi coururent se grouper autour de lui, et Sa Majesté, sensible à leur zèle, se montra dans la pièce où ils se trouvaient réunis. Les factieux firent, presque au même instant, distribuer du vin et de l'eau-de-vie aux gardes nationaux et, quand ils les jugèrent suffisamment ivres, répandirent le bruit que les gentilshommes voulaient les assassiner. Pour calmer le désordre qui s'ensuivit, le roi crut convenable d'ordonner à ses fidèles de déposer les armes. La Fayette, qui revenait précisément de Vincennes, harangua la foule, la félicita d'avoir sauvé la liberté ; pour donner plus de vraisemblance à sa fanfaronnade, il rappela un fait qui s'était déroulé le matin : un chevalier de Saint-Louis - probablement Rougeville - s'était présenté chez la reine, armé d'un couteau de chasse qu'il cachait dans sa manche. Arrêté, il avait été relaxé sur la caution de M. Duparc, inspecteur du château. Cela suffit à faire naître les fables absurdes d'un projet de contre-révolution et d'enlèvement du roi ; les orateurs de clubs donnèrent aux gardes du corps volontaires le nom de Chevaliers du poignard. On raconta que des spadassins se réunissaient quotidiennement chez le roi, qu'ils y pénétraient par une porte secrète, donnant dans l'appartement de M. de Villequier (cette porte existait réellement : c'est par là que la reine réussit à sortir du château, le soir du départ pour Varennes, avec Mme de Tourzel, Madame Royale et le Dauphin). Ces bruits malveillants, cette animosité, n'empêchèrent point les Chevaliers du poignard de rester groupés autour du roi jusqu'au 10 août, jour où la plupart d'entre eux furent massacrés, avec les Suisses, aux Tuileries.

Cependant, Rougeville ne demeurait pas inactif. Il avait conçu le projet de faire sauter la salle du Manège, pendant une séance de l'Assemblée constituante. Il devait se présenter à la barre, sous un déguisement et poussant devant lui un tonneau enrubanné aux couleurs nationales, qui aurait, en apparence, contenu de la monnaie de billon provenant de la fonte des cloches de son village - comme cela se pratiquait alors couramment - mais en réalité le baril aurait été bourré de poudre et Rougeville, faisant d'avance le sacrifice de sa vie, y devait mettre le feu à l'aide d'une mèche phosphorique. Profitant du désordre, le roi et sa famille seraient partis pour Saint-Cloud, protégés par la garde suisse. Inutile d'ajouter que ce projet ne fut point réalisé.

Le 20 juin 1792, quand la foule envahit les Tuileries, en hurlant des menaces de mort à l'adresse de Marie-Antoinette, Rougeville fut de ceux qui trouvèrent l'occasion de prouver leur dévouement à la monarchie. "Il resta près de moi, dit la reine, dans la chambre où je me tenais, tout le temps que j'y demeurai moi-même".

Ensuite, les évènements tragiques se succèdent : c'est le 10 août, la prise des Tuileries, la déchéance de Louis XVI, l'emprisonnement au Temple ; le procès du roi. Rougeville ose publier, en janvier 1793, une brochure portant ce titre : Réflexions morales et politiques sur le procès de Louis XVI, dédiées à ma patrie ; et ce seul fait prouve mieux qu'un long commentaire le courage de notre héros, son loyalisme et son désintéressement.

Jusqu'au 10 août 1792, Rougeville avait habité l'hôtel garni des Tuileries, rue Saint-Honoré. Après l'émeute, il n'y reparut point, laissant en gage à l'hôtelier Rivette quelques effets et une jeune femme avec laquelle il avait vécu plusieurs mois et qui, ne le voyant plus revenir, le crut mort. Elle se nommait Marie-Jeanne-Louise Le Maignen, veuve du sieur Lacouture, conseiller au présidial de Coutances, avait trente ans, appartenait à une famille aisée et honorable. Riche, doué d'un visage agréable que la petite vérole avait à peine déparé, d'une taille avantageuse, le nez fin, la bouche petite et les yeux bruns, Rougeville l'avait séduite, pour son malheur, autant par son charme physique que par l'étalage de ses hautes relations et de la fortune paternelle. Il faut croire que, de son côté, il n'aimait guère la petite provinciale, puisqu'il l'abandonna si facilement sans lui donner signe de vie.

Pourtant, Louise Lacouture, à bout de ressources, ayant des soupçons sur la mort de l'infidèle, se mit à sa recherche. Elle apprit qu'il était bien vivant et logeait à Vaugirard, chez la citoyenne Sophie Dutilleul. Furieuse, poussée par le désir de se venger, elle n'hésita pas à le dénoncer, le 3 juin 1793, comme "ancien chevalier du poignard et l'un de ceux qui avaient combattu le peuple à la journée du 10 août". Le lendemain, un peloton de municipaux se présentait à l'adresse indiquée pour arrêter Rougeville.

On ne le trouva pas tout d'abord ; mais après de longues et laborieuses recherches on finit par le découvrir au fond d'un placard où il se cachait : circonstance aggravante ! ... Rougeville ne se démonta pas pour si peu : conduit devant les administrateurs du district, il expliqua que, se sachant en butte aux poursuites de la femme Lacouture, il avait cru, en entendant frapper, qu'elle venait le relancer jusqu'à Vaugirard et qu'il s'était caché pour éviter une scène. Il ne payait pas ses impôts ? D'accord ! mais ne possédant aucun bien foncier ni mobilier et vivant d'une pension que lui servait son père, il n'était point soumis à la contribution. Il n'avait pas de carte de civisme ? Pure négligence ! D'abord, il avait été malade jusqu'au mois de mars dernier ; depuis, il avait différé de se mettre en règle ; mais il n'avait rien à cacher : le 10 août, il n'était pas sorti de chez lui ; on pouvait le demander au sieur Rivette, son ancien hôtelier.

Ses réponses ne satisfirent point les administrateurs, qui l'envoyèrent aux Madelonnettes. Il en sortit la veille des massacres de septembre "très miraculeusement et par des particularités étonnantes", se bornait-il à déclarer, mais certainement à prix d'or et grâce à l'entremise du baron de Batz, dont il était - nous le verrons plus loin - l'un des principaux agents. Il fallait, en effet, qu'il fût puissamment protégé pour que la police ne l'inquiétât pas, alors que Louise Lacouture, dans l'espoir de le faire arrêter, libellait ainsi les adresses de lettres qu'elle lui écrivait :

A MONSIEUR DE ROUGEVILLE

cy-devant de la Maison du Roy

Chevalier du poignard,

chargé par Monsieur de faire la contre-révolution en France,

tenant un groupe chez lui,

A VAUGIRARD

Chez la Citoyenne Dutilleul.


Ces lettres, Louise Lacouture les jette dans les boîtes de la petite poste, à la merci des indiscrétions ; et l'on est en pleine Terreur ; la dénonciation est légalement organisée, sert à pourvoir les prisons et la guillotine par l'invention de faux complots ! Et non seulement il n'en résulte pour Rougeville aucun ennui, mais la vindicative veuve étant venue en personne ameuter contre l'infidèle la population de Vaugirard, c'est elle que la municipalité expulse, sous menace de la faire arrêter si elle ose reparaître dans la commune.

Rougeville, cependant, n'a pas renoncé à conspirer et voici venu le moment où, à l'instigation du baron de Batz, trop compromis depuis ses tentatives avortées du Temple, il va tâcher à faire évader la reine de la Conciergerie. Mme Atkins, cette riche Anglaise qui fournissait de subsides le baron de Batz, avait fait, dit-on, promettre un million à qui sauverait la reine.

Le 2 août 1793, Marie-Antoinette était transférée du Temple à la Conciergerie.

Cette prison, antichambre du tribunal révolutionnaire, avait son entrée sur la cour du Mai. La buvette actuelle des avocats était alors l'avant-greffe. De nombreuses victimes, avant de partir pour l'échafaud, y subissaient les horreurs de la toilette. Là également se tenaient le concierge Richard et sa femme, une des rares personnes qui osèrent témoigner à la royale prisonnière de la bienveillance, de la pitié.

Une seconde pièce, le greffe, communiquait avec la salle du Conseil par un long couloir obscur coupé de guichets, sortes de portes basses et munies d'une marche, d'un passage difficile, destinées à ralentir la fuite du prisonnier qui aurait tenté de s'évader.

Cette chambre du Conseil fut le premier cachot de Marie-Antoinette. Elle existe encore, au rez-de-chaussée de la Conciergerie, et sa fenêtre grillée donne sur la cour des femmes. C'est une pièce basse, étroite et obscure. On y respirait un air infect ; il y faisait, en plein mois d'août, un froid de cave. De lamentables lambeaux de tapisserie, détachés par l'humidité, pendaient le long des murs. Un mauvais paravent, tenant lieu de rideau, cachait mal l'étroit lit de sangle. Deux chaises de paille, une table supportant la corbeille à ouvrage, composaient l'unique mobilier.

Dès que la reine fut enfermée à la Conciergerie, ses amis comprirent quel sort on lui réservait. Elle-même ne conservait aucune illusion : "Ils ont immolé le roi, disait-elle, ils me feront périr comme lui ! Je ne reverrai plus mes malheureux enfants, ma tendre et vertueuse soeur !" Si l'on voulait la sauver, l'arracher à une mort certaine, il fallait agir sans plus tarder. Rougeville, conseillé par le baron de Batz, muni d'argent par Mme Atkins, n'hésita plus.

http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/11/17/25605976.html


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Voici une vidéo tout à fait intéressante ! :n,,;::::!!!:


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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Mar 24 Nov - 16:19

Dès que la reine fut enfermée à la Conciergerie, ses amis comprirent quel sort on lui réservait. Elle-même ne conservait aucune illusion : "Ils ont immolé le roi, disait-elle, ils me feront périr comme lui ! Je ne reverrai plus mes malheureux enfants, ma tendre et vertueuse soeur !" Si l'on voulait la sauver, l'arracher à une mort certaine, il fallait agir sans plus tarder. Rougeville, conseillé par le baron de Batz, muni d'argent par Mme Atkins, n'hésita plus.

Au contraire, dans G. Lenôtre pas d'intervention du baron de Batz . Je lis :

Rougeville fut l'instigateur et l'âme de ce complot : lui seul de tous ceux qui avaient approché Marie-Antoinette au temps de sa puissance tenta quelque chose pour l'arracher aux bourreaux.


Evidemment, Lenôtre écrivant en 1903, d'autres sources, d'autres archives ont été découvertes depuis .
La question reste ouverte ...

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Invité le Mer 25 Mai - 22:23

Fersen ne rencontre Rougeville qu'après la mort de Marie-Antoinette et il le presse de questions pour connaître toutes Ses conditions de détention... Mais je le trouve quelque peu ingrat envers son associé d'infortune qui , comme lui, échoua dans sa tentative de sauver la Reine ... il le décrit ainsi :
"Je trouvai un homme un peu fou, très entiché de lui, donnant une grande importance à ses actes, mais bien pensant et nullement espion".

On peut penser qu'Axel aurait souhaité avoir été à la place d'Alexandre dans cette ultime tentative... d'(où la sévérité de ses propos.


Bien à vous.

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Mme de Sabran le Jeu 26 Mai - 6:55

Majesté a écrit:Fersen ne rencontre Rougeville qu'après la mort de Marie-Antoinette

Non.

En effet, Fersen rencontra Rougeville après la mort de Marie-Antoinette, et il consigna ses impressions dans son dagbok  ( ainsi qu'il l'avait fait de Drouet, du reste ) .  Mais ils se connaissaient bien avant.
Lors de sa conférence, j'ai posé la question à  Michelle Sapori, parce que je venais de lire dans Lenôtre que l'on avait retrouvé dans les papiers de Rougeville l'adresse de Fersen  .
http://marie-antoinette.forumactif.org/t308p50-l-affaire-de-l-oeillet?highlight=OEILLET

Michelle nous a expliqué que Rougeville s'était enrôlé bien avant tout le monde pour aller combattre aux côtés des Américains, bien avant la Fayette, Lauzun et consorts, et que c'est en Amérique qu'il connut Fersen lorsque le Suédois rallia cette cause lui aussi.  Ils combattirent donc ensemble.

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

Message par Invité le Jeu 26 Mai - 8:11

Soit... considérons que l'on connaît tous les membres de l'armée dont on fait partie Very Happy

Cependant, je me basais là sur les propos de Fersen qui semble découvrir Rougeville Wink


Bien à vous.

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Re: Le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville

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