La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle

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Message par La nuit, la neige Sam 06 Juil 2019, 11:20

C'est une exposition, présentée prochainement au Vitromusée de Romont (Suisse), qui me donne l'idée d'ouvrir ce sujet concernant cet art pictural que, personnellement, j'apprécie beaucoup... Smile

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Captu403

Présentation :

Reflets de Chine - Trois siècles de peinture sous verre chinoise
16 juin 2019 - 1er mars 2020


Paysages fantastiques, portraits d’enfants et de concubines, scènes tirées de la vie familiale et de grands romans épiques, créatures issues de la mythologie, représentations de symboles : le Vitromusée propose la première grande exposition présentant un panorama de la peinture sous verre chinoise, une production artistique exceptionnelle et peu connue à ce jour.

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Captu404
La bonne bergère, vers 1760
Image : Collection Vitrocentre


A travers un choix exclusif d’environ 130 œuvres provenant de deux collections privées majeures d’Allemagne et de France ainsi que de celle du Vitromusée, complétées par quelques prêts d’autres musées suisses, l’exposition retrace la longue histoire de la peinture sous verre chinoise : sa naissance au XVIIIe siècle, issue de la rencontre des traditions picturales chinoise et occidentale, sa « mondialisation » via l’exportation, avant de devenir un art populaire au XIXe siècle.

Elle témoigne du goût de la cour impériale chinoise de l’époque, de l’engouement de l’aristocratie et de la bourgeoisie européenne, puis américaine pour les chinoiseries et donne une idée de la vie du peuple chinois, en dehors des classes privilégiées.
Plongé dans un monde exotique, le visiteur découvre un domaine fascinant du patrimoine culturel chinois, et des œuvres d’une extrême finesse d’exécution.

* Source et infos complémentaires : Vitromusée de Romont

__________________________


INTRODUCTION TECHNIQUE :

Idea Avant de présenter quelques illustrations d'origine chinoise, faisons un bref détour en Europe, grâce à des extraits d'articles qui présentent les arts de : la peinture sous verre, de la peinture éludorique (fixée sous/sur verre), et enfin celui du verre églomisé.  

Grosso modo, la production que je désigne ici sous le titre de ce sujet comme "peinture sous verre", était déclinée selon ces différentes techniques, parfois combinées entre-elles au point qu'il serait trop fastidieux de présenter les nuances et nombreuses sous-techniques.

Il s'agit juste de comprendre le principe général... Wink  


Arrow La peinture sur verre inversée, ou peinture sous verre

La peinture sur verre inversé (ou peinture sous verre) est une technique artistique difficile qui s'exécute directement sur une feuille de verre. Le verre supporte la peinture comme le ferait une toile.(...)
Ainsi le verre sert à la fois de support et de vernis protecteur. C'est une technique de peinture « à froid » de sorte que le procédé n'exige pas de cuisson au four.
Le pigment est lié au verre par un véhicule huileux le plus souvent à base de vernis.
La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Image301
Marie Leszczynska, reine de France
Pierre Jouffroy, d’après Jean-Marc Nattier
Gouache sur verre, 1760
Image : RMN-GP (Château de Versailles) / Gérard Blot


En peinture sur verre inversé la technique est unique car l'œuvre est réalisée sur le dos du verre. Alors que sur une toile on esquisse la composition à grands traits pour ensuite exécuter les aplats de couleur pour terminer graduellement par les détails, en peinture sur verre inversé on procède à l'inverse.
C'est donc dire que l'artiste peintre sur verre commence par les finesses de l'œuvre pour terminer avec les fonds.

Ainsi jusqu'au moindre détail, le peintre doit imaginer dès le départ la version définitive de l'image à réaliser sachant bien qu'il devra aussi composer avec un « effet miroir » lors de l'exécution de l'image puisque ce qui est peint à l'envers à droite se trouve à l'endroit à gauche.
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Susanna im Bade und die beiden Alten
Johann Peter Abesch
Hinterglasmalerei, um 1720
Image : Vitrocentre Romont (Foto: Yves Eigenmann, Fribourg)


La peinture sur verre a pour avantage d'offrir une bonne protection à la peinture mais elle demande une grande maîtrise technique car la couche peinte en premier sera la première couche visible.
La vitre protège la peinture et lui donne son aspect lisse et brillant caractéristique. (...)

Histoire :
La peinture sur verre inversé est connue en Occident depuis l'Antiquité. Qualifiée d'« art savant », c'est au cours de la Renaissance que cette forme d'art atteignit son apogée en ce que les compositions devinrent très élaborées, les coloris harmonieux, la virtuosité de la technique étourdissante.
Jusque-là réservée à une élite d'artistes, la peinture sur verre inversé s'est largement diffusée et deviendra un art populaire en Europe lors de la seconde moitié du XVIIIe siècle. (…)

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Marie-65
Marie-Antoinette
Anonyme, XIXe siècle
Gouache fixée sous verre
RMN-Grand Palais (MuCEM) / Jean-Gilles Berizzi


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Incroyable
Peinture sous verre
Fin XVIIIe, début XIXe siècle
Musée Borély Marseille

Image : Wikipedia
La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2010_c12
Regency Reverse-Glass Painted Silhouette Group
By Charles Rosenberg (1745-1844), circa 1800
Depicting, from left to right: Sir William Fawcet or Master General; Frederick, Duke of York; the Duke of Wirtemburg; George III and Queen Charlotte; the Stadholder; and George IV when Prince of Wales, beneath trees, in a moulded giltwood frame (…)
Image : Christie’s


* Source et article dans son intégralité, à lire ici : Wikipédia - La peinture sur verre inversée



Arrow La peinture éludorique ou fixé sous (ou sur) verre

La peinture éludorique un procédé qui consiste à peindre un sujet sur un tissu très fin ou sur une plaque de verre.

Au lieu d'appliquer un vernis protecteur sur la peinture, l'artiste colle directement un verre de protection sur la couche picturale. Il obtient ainsi une grande intensité de couleurs et une surface parfaitement brillante.
La technique est inventée par Armant Vincent de Montpetit (1713-1800) durant la seconde moitié du XVIIIe siècle.
La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Image299
Louis XV, roi de France
Armand-Vincent de Montpetit
Huile sur toile collée au revers d'une glace selon la technique de la peinture éludorique
1774
Image : RMN-GP (Château de Versailles) / Jean Popovitch

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Jean-Sylvain Bailly
Anonyme, d'après Jacques-Louis David
Huile sur papier collé sur une plaque de verre
XVIIIe siècle
Image : RMN-GP (Château de Versailles) / Franck Raux


Après avoir été appliquée sur des grands formats (vu la fragilité du verre à cette époque, avec un succès douteux), cette technique est restée fréquente jusqu'au milieu du XIXe siècle pour des miniatures destinées à orner des boîtes et des presse-papiers.
Avec le temps, il arrive que le support se décolle du verre.
Certains artistes peignent directement sur la plaque de verre, puis protègent leur œuvre avec un carton.

* Source et article dans son intégralité, à lire ici : Wikipédia - La peinture éludorique



Arrow La technique du verre églomisé

La technique du verre églomisé remonte à l'Antiquité.
Elle consiste à fixer une mince feuille d'or ou d'argent sous le verre ; le dessin est exécuté à la pointe sèche et est maintenu par une deuxième couche ou une plaque de verre.
Cependant le procédé est fragile, d'une part parce que le support est le verre et d'autre part parce que l'or a tendance à se déliter avec le temps et en raison de la chaleur, qu'elle vienne du chauffage ou des rayons du soleil.
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Bildnis des Pastors Wilhelm Augustus Klepperbein
Jonas Zeuner
Spiegelglas. In Gold- und Silberfolie, schwarz hintermalt.
Um 1780
Image : Vitrocentre Romont (Foto: Yves Eigenmann, Fribourg)


Histoire :
Dans l'Antiquité, les artisans égyptiens savaient déjà souder au feu des feuilles d'or entre deux pellicules de verre.
Lors de la Renaissance, la technique est utilisée dans la décoration des cabinets : des panneaux ornés de rinceaux et d'arabesques sur fond doré habillent les façades des tiroirs.
Dès le XVIIIe siècle, siècle des Lumières, la technique se répand en Europe sur le couvercle de bibelots, de bonbonnières, tabatières et sur des miroirs. Ce procédé était utilisé en Bohême sous le nom de Zwischengoldglasser.
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A German Baroque verre églomisé mirror
Lohr, circa 1725-30
Count Lothar Franz von Schönborn established a mirror manufactory in Lohr, Bavaria, in 1698.
Image : Sotheby’s


En France, c'est Jean-Baptiste Glomy (vers 1711-1786), encadreur parisien des rois Louis XV puis Louis XVI, qui remit ce procédé à la mode.
Il l'appliqua au passe-partout des gravures et connut un tel succès, surtout à partir des années 1780, que le verre églomisé perpétua désormais son nom.

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Lc-38_10
Box with portrait of Jean Paul Marat
Verre églomisé, pasteboard
France, late 18th century
Image : The Metropolitan Museum of Art


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Es697810
Catherine II (1729–1796), Empress of Russia
Verre églomisé
Russia, second half 18th century
Image : The Metropolitan Museum of Art


Au XIXe siècle, divers décorateurs combinèrent cette dorure avec de la gravure et des peintures toujours sous verre. Ils réalisèrent ainsi des ornements destinés à couvrir le plafond, les murs et la devanture des magasins.
De véritables chefs-d'œuvre ont égayé les rues du Paris de la Belle Époque puis de toutes les grandes villes du monde.(...)

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Boulan10
Boulangerie, 19 rue Montgallet à Paris
Image : Lionel Allorge / Wikipedia

* Source et article dans son intégralité à lire, ici : Wikipedia - Verre églomisé

___________________


A suivre, quelques chinoiseries du XVIIIe siècle, destinées au marché européen... Hop!
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Message par Mme de Sabran Sam 06 Juil 2019, 11:43


Encore un beau sujet, truffé d'explications techniques passionnantes ! Merci !!! Very Happy

La nuit, la neige a écrit:En peinture sur verre inversé la technique est unique car l'œuvre est réalisée sur le dos du verre. Alors que sur une toile on esquisse la composition à grands traits pour ensuite exécuter les aplats de couleur pour terminer graduellement par les détails, en peinture sur verre inversé on procède à l'inverse.
C'est donc dire que l'artiste peintre sur verre commence par les finesses de l'œuvre pour terminer avec les fonds.

Ainsi jusqu'au moindre détail, le peintre doit imaginer dès le départ la version définitive de l'image à réaliser sachant bien qu'il devra aussi composer avec un « effet miroir » lors de l'exécution de l'image puisque ce qui est peint à l'envers à droite se trouve à l'endroit à gauche.

... épatant !!! La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 693620883 remarquable !!! La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 309649167
Cette peinture ne souffre pas le plus petit coup de pinceau malencontreux .
Quant à la technique du verre églomisé, nous l'avons déjà évoquée et expliquée au sujet de cette bague qu'Esterhazy fait tenir à Fersen de la part de Marie-Antoinette. Réversible, elle présente trois fleurs de lys sur une face et la devise "Lâche qui les abandonne" sur l'autre .
C'est ici :
https://marie-antoinette.forumactif.org/t3013-historiae-secrets-et-la-bague-dite-de-fersen?highlight=FERSEN

_________________
...    demain est un autre jour .
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Message par La nuit, la neige Dim 07 Juil 2019, 23:04

Quelques "chinoiseries" !  La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 1123740815

Pour rappel, et en ce qui concerne en tous cas ce type de production, ces créations étaient exclusivement destinées aux marchés européens, amateurs de ce genre d'objets "exotiques".
Matériaux de base et techniques furent importés en Chine, où les artisans locaux réalisèrent ces "peintures" destinées à être exportées en Europe. Une fois arrivées dans le pays de destination, les oeuvres étaient agrémentées de bronze ou, plus précisément en ce qui concerne ce sujet, de cadre en bois doré dans le goût du temps.


Idea Commençons par un exemple élaboré selon la technique du verre églomisé (décrite ci-dessus), assez rare...

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle L1050212
A rare pair of verre églomisé vermillion and gilt decorated wall appliques
Early 18th century
decorated with chinoiserie scenes, with brass candle-arms
77cm. high; 2ft. 6¼in.
Photo : Sotheby's

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle L1050211
Photo : Sotheby's

Catalogue note :

These wall sconces feature the process for reverse-decorating glass with metal foil and paint which is thought to have derived its name from a French framer Jean-Baptiste Glomy (d. 1786) who rediscovered the technique in the late 18th century.
Although verre églomisé is typically associated with the borders of late 17th/early 18th century mirrors, this method of decoration was practised during the high renaissance (...)

Whilst the verre églomisé borders found on mirrors contemporary to the present lot are characterised by Berainesque influenced designs, the decoration here is more typical of the Chinoiserie motifs applied to English and continental japanned cabinets of the same period.
One of the principal design sources for japanning was John Stalker and George Parker's Treatise of Japanning, Varnishing and Guilding published in 1688 and the decoration on the appliqués here appear to be a rare example of the verre églomisé technique expressed in this style.



Idea Plus communes, ces autres oeuvres furent réalisées selon le même principe de "grattage et découpage" de la fine couche composant la surface arrière d'un miroir, permettant par la suite de peindre sous verre les décors et motifs choisis...

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2018_n28
La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2018_n29

Note au catalogue :

Although glass was widely used in ancient China, the technique of producing flat glass in China was not accomplished until the 19th Century. Even in the imperial glass workshops, set up Peking (Beijing) in 1696 under the supervision of the Jesuit Kilian Stumpf, window glass or mirrored glass was not successfully produced.
As a result, from the middle of the 18th century onwards, when reverse glass painting was already popular in Europe, sheets of both clear and mirrored glass were sent to Canton from Europe.

The practice of painting on mirrors developed in China after 1715 when the Jesuit missionary Father Castiglione arrived in Peking. He found favor with the Emperors Yang Cheng and Ch’ien Lung and was entrusted with the decoration of the Imperial Garden in Peking.
He learned to paint in oil on glass, a technique that was already practiced in Europe but which was unknown in China in the 17th century.

Chinese artists, who were already expert in painting and calligraphy, took up the practice of painting in oil on glass, tracing the outlines of their designs on the back of the mirror plate and, using a special steel implement, scraped away the mirror backing to reveal the glass that could then be painted.

The glass paintings were purely made for export, and initially depicted bucolic landscapes, frequently with Chinese figures at various leisurely pursuits.
The demand for such paintings was fueled by the mania in Europe for all things Chinese, and they were commonly placed in elaborate Chippendale or chinoiserie frames.


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Waddin10
A Pair of Chinese Export Reverse Painted Mirrors
18th Century
Each of a river landscape, the foreground of one with a man and lady holding picked flowers with a sheep and lamb, the other with another couple admiring a painting album with a dog and a golden pheasant, in their original pierce carved giltwood Chippendale frames
overall 32" x 22.5" — 81.3 x 57.2 cm.
Image : Waddington’s Asian Art department


Note au catalogue (extrait) :

The popularity of European aesthetic and artistic techniques in the Chinese Imperial court was mirrored by the emergence of ‘Chinoiserie’ tastes in West. Glass and mirror paintings became a product of the two trends, where plates were painted with idyllic and exoticized scenes of the Far East using European painting techniques.

The operation was arduous; mirror plates were sent from Europe over to Chinese workshops, where they would strip sections of mercury and carefully paint designs on the reverse.
Once complete, the plates would be laboriously transported back to the West, further adding to their rarity and value.


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2010_c13
Photo : Christie's
A chinese export reverse-glass mirror painting
Circa 1760
The rectangular plate depicting an elegant lady seated beneath a tree attended by a musician playing a flute and another standing figure with a basket of flowers, with a spaniel, deer and cock and hen golden pheasants at their feet and with distant buildings and mountains,
in a George III carved giltwood frame
35 x 37 in. (89 x 94 in.)


Note au catalogue (extrait) :

The technique for creating pictures on imported miror glass is thought to have been promoted by Father Guiseppe Castiglione (1688-1766) who reached Peking in 1715 and found favour with the Imperial rulers.
The process had already been used in Europe, a process termed verre églomisé, and Chinese artists adopted the method though Alvarez Semedo, a Portuguese living in China wrote that they had no knowlege of painting in oils and have 'more curiosities than perfection'.
The finished articles however were widely admired in European markets, and when sent back to Europe, enduring another hazardous sea voyage, they were quickly adopted along with Chinese porcelain, wallpaper, silks and lacquer in the most fashionable circles desirous of the exotic.


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 117pf110
Miroir en verre églomisé à décor de chinoiseries
Fin du XVIIIe siècle
Peint en polychromie, représentant une scène de cour avec personnages ;
encadrement en bois doré Haut. avec cadre 82 cm, larg. 55,5 cm
Photo : Sotheby's


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2012_c15
A Chinese-export Reverse Mirror Painting
Late 18th century
The bevelled plate depicting two pairs of pheasants on rocky outcrops among flowering plants, in a modern pierced giltwood frame with acanthus clasps
46½ x 31 in. (118 x 79 cm.)


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Pf802613
La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Pf802614
Paire de miroirs en verre églomisé
Travail chinois réalisé pour le marché occidental, fin du XVIIIe siècle
Chaque miroir représentant une femme en costume traditionnel, avec des draperies et vases fleuris à l'arrière plan ; dans des cadres en bois doré de goût rocaille
Haut. 76 cm, larg. 38 cm
Photo : Sotheby's


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2016_c11
A Chinese reverse-glass mirror painting
The mirror 18th century, the frame 19th century
The mirror painted with birds, one hanging from a branch, a hawk clutching a small bird in its claw, among flowering peonies and prunus branches, in a shaped giltwood frame, label to the rear 'John Sparks ltd, 128, Mount Street, W'
27 ¼ in. (69 cm.) high; 20 ¾ in. (53 cm.) wide


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2019_n78
La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2019_n78
La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2019_n79
A pair of Chinese-export reverse mirror paintings
Qing Dynasty, Third quarter 18th Century
Each depicting figures in river landscapes with buildings beyond, within a George II-style giltwood frame,
one inscribed to the reverse '2' within a circle, the other inscribed to the reverse 'ODELL [?] '
27 in. (68.5 cm.) high, 33 in. (84 cm.) wide, each
Photo : Christie's


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2016_c12
A George III Giltwood Overmantel Mirror with Chinese Export Mirror Paintings
Circa 1765
With pierced foliate cresting over a divided frame carved with scrolling foliage, leafy branches and a pair of ho-ho birds, with variously shaped plates, the upper central plate with a painting depicting a lady and her attendants within a river landscape, flanked by outer plates depicting still lives and large scale birds, restorations to the birds' heads and to the cresting, re-gilt
74¼ in. (188.5 cm.) high; 68 in. (173 cm.) wide


Note au catalogue (extrait) :

This exceptional mirror or 'chymney glass' is an accomplished amalgam of Chinese, rococo and classical design. Likely to have been supplied for a fashionable Chinese-style bedroom, the frame is beautifully conceived with deep fluid carving that effectively showcases the Chinese mirror paintings within.
The frame was undoubtedly made by one of London’s pre-eminent cabinet-makers such as Thomas Chippendale, John Linnell or the partnership of Samuel Norman and James Whittle. The mirror paintings were probably the patron's own (...).

Both the practice of painting on glass and the flat glass itself were introduced to China in the late 17th and early 18th centuries. China had a long history of producing utensils and decorative objects in glass. The glass workshop in the Forbidden city was established in 1696, but no flat glass was produced and when it was attempted it was reported that the manufacturers ‘do not know how to do manufacture it with the proper materials’ (Breton de la Martinière, China, its costume, art etc, translated 1813). However, visiting dignitaries had brought mirrors as gifts for the Emperor, such as a Dutch mission which in 1686 presented the Emperor K’ang-Hsi with a pair of large European mirrors, the quality of which was a revelation to the Chinese.


The practice of painting on mirrors developed in China after 1715 when the Jesuit missionary Father Castiglione arrived in Peking. He found favour with the Emperors Yang Cheng and Ch’ien Lung and was entrusted with the decoration of the Imperial Garden in Peking. He learnt to paint in oil on glass, a technique that was already practiced in Europe but which was unknown in China in the 17th century. Chinese artists, who were already expert in painting and calligraphy, took up the practice, tracing the outlines of their designs on the back of the mirror plate and, using a special steel implement, scraping away the mirror backing to reveal the glass that could then be painted. Common designs included still lives, birds and groups of figures, usually depicted against backgrounds of rivers or pavilions.
Many mirrors were brought back to Europe by the companies who routinely plied their trade in the far East, with some carried as ‘private trade’ by crew members (...).

The demand for such painting was fuelled by the mania in Europe for Chinese fashions, promoted by the likes of Sir William Chambers, whose Designs for Chinese Buildings, Furniture, Dresses, Machines and Utensils was issued in 1757, and which found expression in homes of the fashionable cognoscenti. Frederick, Prince of Wales (d. 1752) decorated his gallery in the state apartments with 'four large painted looking glasses from china' for the window-piers according to a description of William Kent’s work at Kew (Sir William Chambers' Plans, Elevations, etc. of the Gardens and Buildings at Kew, 1763, p. 2), while the Chinese Bedroom at Badminton House, Gloucestershire was fitted up for the 4th Duke of Beaufort by William Linnell in 1752-54.


* Source et infos complémentaires : Christie's

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Capt1288
Rare pair of China Trade Reverse Glass Painted Mirror Pictures.
Made in Canton and Exported Exclusively for the English Upper Class.
Last Quarter of the 18th Century .
As is quite normal the finely carved wooden frames have been made in England at a later date to suit the individual taste of the purchasing client.
Image : Michael Lipitch - Fine Antique Furniture & Objects


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Philli10
A George III Giltwood Frame with a Chinese Mirror Painting
The frame: English, circa 1780
The mirror painting: Chinese, Qianlong, circa 1765
Height: 43 in; 109.5 cm - Width: 37 in; 94 cm
Image : Ronald Phillips - Fine Antique English Furniture



Je pense que vous avez compris le principe !
A suivre... Hop!
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Message par La nuit, la neige Lun 08 Juil 2019, 13:54

Je n'ai pas encore présenté de "chinoiseries" reprenant les codes picturaux des oeuvres occidentales, car ce n'est pas ce que je préfère.  Cool

Mais les artistes chinois n'hésitaient pas à reproduire les styles picturaux européens afin de réaliser des oeuvres dédiées à ce marché, et ainsi moins "exotiques".
Business first, il y en avait donc pour tous les goûts...Wink

Idea Voici donc quelques exemples, cette fois-ci réalisés selon la technique de peinture directement "sous/sur verre" (voir explication dans mon message d'introduction), c'est à dire sans les miroirs "grattés" de type verre églomisé.

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2012_c16
A pair of Chinese export reverse-painted glass pictures
Late 18th Century
One depicting Anne Lady Lascelles (wife of Edward Lascelles, later 1st Earl of Harewood) in a landscape, the other depicting her daughter, Frances Lascelles with her dog, each in contemporary giltwood frames
24¼ x 18½ in. (62.2 x 47 cm.)


Catalogue Note (extraits) :

This fine pair of late 18th century portraits depict Anne Lady Harewood (1742/3- 1805) and her daughter Lady Francis Douglas, née Lascelles (1762-1817) with her dog. We have been able to identify the sitters for these two portraits with certainty from portraits of both sitters by Francis Cotes (1726-1770) surviving at Harewood House.

In the late 18th century acquiring a portrait of this kind was a novelty preserved for the extremely wealthy. A likeness would need to be created in England to then be exported to China along with the most expensive part of the object at that date, the glass; the likeness would then be copied in reverse to the back of the glass by the Chinese painter then to be returned to England.

By the time the portrait arrived back with the person who commissioned it, the costly, and extremely fragile glass would have completed a treacherous 10,000 mile round-trip, needless to say many such objects did not survive the trip.

The Lascelles family fortune was made from mercantile endeavour, and it would probably be through his contacts in that world that Lord Harewood would order these charming pictures of his wife and daughter.


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 4d55ce10
La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 562e3910
Miniature Reverse Paintings
Anonymous
China, c. 1775-99
Images : The Corning Museum of Glass


Présentation :

During the reign of the Qing emperor Kangxi (1662–1722), Jesuit missionaries introduced European techniques of glassmaking and apparently of reverse painting on glass in China. Chinese craftsmen excelled to such a degree, that Chinese reverse paintings on glass often are misidentified as being French or English.

According to a contemporary source, most Chinese glass painters worked in Canton, which at the same time was the center of the trade with Europe.
Miniature portraits, often executed in lacquer on copper, were very popular during the late 18th century, and the glass medallions with two European ladies follow this fashion. The portraits are very delicate. They might have been executed after watercolor or pastel portraits, but it is possible they depict ladies who actually stayed in China
.

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Ab2ca110
The Foreign Factories (Hongs or Warehouses) of Canton
Anonymous
China, last quarter 18th century
Colorless glass, paint, wood
Image : The Corning Museum of Glass

The waterfront of the Pearl River in 18th-century Canton featured hongs (warehouses owned by foreigners) and dockyards.
The Danish flag on the far left is next to the French pre-Revolutionary flag. The imperial (Austrian), Swedish, British, and Dutch warehouses are shown at the right. Sampans and cargo boats for river trade fill the foreground.


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 40610
Two Chinese Reverse Mirror Paintings, after Boucher and Eise
Anonymous
China, 18th Century
Oil on glass; gilt frame
Image : Kollenburg Antiquairs via Anticstore


Présentation (extraits) :

Reverse mirror paintings are very difficult to manufacture, because the image has to be applied in an unusual order. The details in the foreground are painted first and the background is added as the last step. Many of these reverse mirror paintings were made after illustrations and engravings of Boucher.

- L’Agréable Leçon
(...) The original is an oval shaped painting of Boucher of 1748 that was presented at the Paris Salon of the same year with exhibit number 19: ‘Un tableau ovale représentant un berger, qui montre à jouer de la flûte a sa bergère’. (an oval scene representing a shepherd who learns his shepherdess to play the flute).
On the Salon of 1750 it was part of item 24: ‘Quatre pastorale de forme ovale […] et la quatrième un berger qui montre à jouer de la flûte à sa bergère sous le même numéro.’(...)
- Le Mouton Favori
(...)The original of this painting by Charles-Dominique Eisen (1720-1778) has disappeared, but a rectangular engraving by R. Gaillard titled ‘Le Mouton Favori’ remained.


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2018_c21
An Export Reverse-Glass Painting of Ladies
18th-19th Century
Painted within an oval with a European lady and a younger girl beneath a tall pine tree, with the girl holding up a string of flowers, all reserved on a black ground.
13 ¾ x 11 ¼ in. (34.5 x 28.5 cm.), gilt lacquered frame
Photo : Christie's


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2011_n13
A set of four Chinese export oval reverse paintings on glass
Second-half 18th Century, the frames english, circa 1800
Each depicting courting couples, each inscribed on the reverse in pencil, 143, two pictures cracked
12 x 10¼ in. (30.5 x 26 cm.) overall, including frame
Image : Christie's


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 346l1310
An Export Reverse Glass Painting of a Court Lady
Qing Dynasty, circa 1785
Oval shape, inspired by an engraving by Henry Moorland, delicately painted with a portrait of a lady with her left arm raised holding a mask, wearing an ornate dress embellished with jewels, her face half shielded by a translucent black veil, glazed with a gilt and lacquered frame
30cm., 11 3/4 in.
Image : Sotheby's



Voilà ! Vous avez compris le principe... La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 1123740815
Quitte à faire dans la "chinoiserie", je préfère donc les sujets de "style chinois" à ces autres, "dans le goût" des modèles européens.  Cool

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle L0821010
A Chinese Export Reverse Glass Painting of an Interior Scene
Qing Dynasty, 19th Century
finely painted with two elegant standing maidens looking at a group of people seated around a table,
contemporary Chinese carved and gilded wood frame
Photo : Sotheby's



Idea A noter que les Etats-Unis ne restèrent pas étrangers à ce commerce... La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 4099329125

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Chines10
Portrait of George Washington, after a portrait by Gilbert Stuar
Chinese artist,  early nineteenth century (1800-1805).
Reverse painting on glass, 32 1/2 x 25 1/2 in. with frame (82.5 x 64.8 cm).
Peabody Essex Museum, Salem, Mass., gift of Mr. Howell N. White, 1970E78992
Image : Peabody Essex Museum. Photo by the Institute of Oriental Culture, University of Tokyo.


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Chines11
America, based on an engraving by Joseph Strutt
Chinese artist, about 1780.
Glass and paint, 17 1/2 x 23 3/8 in. (44.45 x 59.373 cm).
Peabody Essex Museum, Salem, Mass., museum purchase, 2001; AE85958 Peabody Essex Museum.
Photo : by Institute of Oriental Culture, University of Tokyo.


Idea Concernant les liens commerciaux entretenus entre les Etats-Unis et la Chine à partir de l'année 1784, et le commerce de ces "répliques" chinoises selon la technique en vogue de la peinture sous verre, lire cet intéressant article duquel proviennent ces deux illustrations :

Arrow Washington in China - A Media History of Reverse Painting on Glass
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Message par MARIE ANTOINETTE Lun 08 Juil 2019, 14:46

en 1989 j'ai transporté en bus deux cadres présentant le roi et la reine jeunes prêtés pour l'exposition à la mairie du V° arrondissement par la BARONNE ELIE, dans un simple grand sac en plastique BHV (j'en tremble encore !!!)
ces deux portraits étaient charmants, mais les personnages avaient les yeux bridé !!!!
MARIE ANTOINETTE La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 3219758395
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Message par MARIE ANTOINETTE Lun 08 Juil 2019, 15:20

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle Fixzo_10
la famille au grand complet se compose de 4 portraits qui peuvent se séparer.

j'ai aussi un autre fixé de la reine, mais impossible pour l'instant de le retrouver !!!! je suis trop riche !!!!

MARIE ANTOINETTE La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2523452716
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Message par La nuit, la neige Mar 14 Juil 2020, 10:09

Présentés prochainement en vente aux enchères, ces exemplaires de peintures sous verre illustrent deux styles appréciés par les acheteurs européens : des compositions " d'inspiration chinoise " et d'autres " à l'européenne ".

La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2020_c16
A CHINESE EXPORT REVERSE-PAINTED MIRROR
SECOND HALF 18TH CENTURY
The rectangular plate depicting a lady holding a feather fan, seated on rocks by a riverside, a boy seated beside her playing a pipe, and a man holding a bird to the left, with a village and mountains beyond, in chalk to the reverse 'S1229 Horlick', in a later japanned frame
21 ¾ in. (55 cm.) high; 29 ½ in. (75 cm.) wide


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2020_c17
A CHINESE EXPORT REVERSE-PAINTED MIRROR
SECOND HALF 18TH CENTURY
The rectangular bevelled plate depicting a lakeside view with a bearded man seated beneath a tree and a lady holding a basket of flowers, with buildings and mountains beyond, in an 18th-century pierced and foliate-carved giltwood frame, altered to fit, re-gilt
32 ¼ in. (82 cm.) high; 46 ¾ in. (119 cm.) wide, including frame


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2020_c18
A CHINESE EXPORT REVERSE-PAINTED MIRROR
LATE 18TH CENTURY
The rectangular plate depicting a seated woman holding a watch, beneath a floral garland, within a bead-and-reel and ribbon-carved giltwood frame with ribbon-tied cresting
23 ¼ in. (46 cm.) high; 16 in. (34.5 cm.) wide, overall


La peinture sous / sur verre chinoise au XVIIIe siècle 2020_c19
A CHINESE EXPORT REVERSE-MIRROR PAINTING
LATE 18TH/EARLY 19TH CENTURY
The rectangular plate depicting Clairon and Melpomene, Clairon seated with volumes by Corneille, Racine, Voltaire and Crebillon beside her, Pegasus and a tempietto beyond, in a painted border simulating a frame, with ribbon-tied laurel garland, inscribed 'PROPHETIE ACOMPLIE.', the lower edge inscribed 'J'ai prédit que CLAIRON illustreroit la Scene Et mon espoire n'a pomtété decu: Ella a couronné Melpomene, Melpomene lui rend cequelle en a recu. GARRICK.', enclosed by a border of trailing flowers, in a 19th century giltwood frame
14 in. (35.5 cm.) high; 11 ¾ in. (30 cm.) wide


* Source et infos complémentaires : Christie's Londres - Vente du 23 juillet 2020
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Message par Lucius Mar 14 Juil 2020, 12:00

Superbe, merci pour cette belle présentation.
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