L'Assemblée des Notables

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L'Assemblée des Notables

Message par Invité le Lun 28 Juil 2014, 23:03

Gravure en couleur de Claude Niquet d'après Veny et Girardet représentant l'Assemblée des Notables, réunie par le roi à compter du 22 février 1787.


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Re: L'Assemblée des Notables

Message par Invité le Lun 28 Juil 2014, 23:20

Manuscrit du discours prononcé par Louis XVI à l'Assemblée des notables le 23 avril 1787, au sujet de l'état des finances.
Sans lieu ni date.









L'accroissement du déficit public en France contraint Louis XVI à convoquer l'Assemblée des notables, une première fois en 1787 (22 février - 25 mai), une seconde l'année suivante. Les membres de l'Assemblée sont choisis par le roi, et non par ses sujets comme ceux des Etats généraux. Ils consentent l'imposition de classes jusqu'alors dispensées, par privilège, pour assainir la situation financière, mais le Parlement de Paris refuse d'enregistrer la mesure, contraignant le roi à ordonner la tenue d'Etats généraux, en 1789.

Ces pièces ont été déposées aux Archives Nationales en vertu d'un décret du Président de la République en mars 1850.

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Re: L'Assemblée des Notables

Message par Mme de Sabran le Jeu 07 Sep 2017, 17:32

Le calembour bien connu d'Orléans ...


Après quatre jours de plaisirs mondains qui lui font oublier préoccupations politiques et de carrière et semblent lui être très agréables, M. de Bombelles se met en route et descend à Paris dans son nouveau logement de la rue de Matignon où il jouit du voisinage de Mme de Louvois. Le lendemain 4, il est à Versailles, à l'heure où Mme de Bombelles rentre de la chasse avec Madame Elisabeth. A peine le temps d'embrasser sa femme et le marquis se remet en mouvement pour prendre langue et s'informer de la manière dont on pourra voir et entendre ce qui se passera à l'Assemblée des Notables.
« M. le duc d'Orléans, qui s'est déclaré d'avance pour y apporter des dispositions peu dignes d'un prince du sang, a déjà fait parler de lui en faisant la sotte plaisanterie de dire à un Anglais qu'il était " not able ". Able en Anglais veut dire capable, et not ne pas, non; c'est ainsi qu'il s'est désigné comme incapable de concourir aux vues sages et bienfaisantes dont son Roi et le chef de sa maison sont animés. »


A sa place, tout homme sensé ne s'en vanterait pas !

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Re: L'Assemblée des Notables

Message par Mme de Sabran le Jeu 07 Sep 2017, 17:48

...    car c'est la vérité :   il était un incapable !  

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Re: L'Assemblée des Notables

Message par Mme de Sabran le Ven 08 Sep 2017, 09:10

... et bien entendu, la caricature bien connue !


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Re: L'Assemblée des Notables

Message par Mme de Sabran le Ven 08 Sep 2017, 14:53

Marc de Bombelles assiste à la séance de novembre 1788  
Il nous en fait un compte-rendu détaillé, comme à son habitude .

« M. Necker, assis au bout de la table, où siégeaient les quatre secrétaires d'État, a lu avec emphase une longue harangue dont il eût dû taire les phrases oratoires. Ses amis, ses partisans ont élevé aux nues un discours qui ne fera pas germer sur notre terre la graine qu'y voudrait semer le citoyen de Genève, toujours répétant que le Roi déférait entièrement aux avis de MM. les Notables. M. Necker leur a fait leur leçon avec une pédanterie extrême ; il leur a taillé un travail qui, pour le bien faire, les obligerait à siéger deux ou trois mois. Il a donné l'éveil sur la manière dont le Tiers État devait se faire représenter, et toujours on remarque combien il est stimulé par le désir d'acquérir une popularité sur laquelle il s'affermisse, avec une telle puissance que celle du Roi et des grands de l'État ne puissent, réunis, ébranler le piédestal du grand homme.
Tout tend de partout à compter le Roi pour rien, et les vœux de M. Necker pourraient bien n'être pas très différents de ceux que formait l'archevêque de Sens ; celui de devenir le « Maire du Palais ».  Après ces discours, Monsieur, frère du Roi, en a prononcé un comme premier noble du royaume. L'archevêque de Narbonne a pris ensuite la parole pour dire de grandes trivialités. Le premier président du Parlement de Paris s'est permis d'annoncer, de la manière la moins équivoque, toutes les oppositions que la magistrature continuera de mettre à tout ce qui tendrait à rétablir une entière harmonie entre les corps de l'Etat.  Ce discours a été blâmé comme il devait l'être. Ce n'était pas le lieu, ni le moment de le prononcer, mais il indique le désespoir où sont les Cours souveraines d'avoir été prises au mot, lorsqu'elles se sont laissées influencer par quelques insensés, en demandant les Etats Généraux.
Il se pourrait maintenant que les Parlements et les pays d'anciens États, après avoir demandé, comme des frénétiques, l'Assemblée des Etats Généraux, missent à leur réunion des entraves qui tourneront au profit de l'autorité royale et que le bien sortît de ce triste chaos, en confiant ensuite, et avec une sage adresse, aux Etats
provinciaux le soin d'assurer la dette publique et de diminuer les embarras du Royaume. L'Assemblée a duré un peu plus d'une heure.  
M gr le duc d'Orléans en fait de plus en plus ; dès le lendemain de l'Assemblée des Notables, il est allé courir à Paris, et, s'absentant de son bureau, on n'a plus su qui devait le remplacer dans la présidence. Enfin le Roi a décidé qu'on suivrait dans le bureau des notables la même règle qui s'observait au Conseil du Roi, c'est-
à-dire que le duc et pair précédât toujours le secrétaire d'Etat, et qu'un maréchal de France eût de droit la présidence sur toute espèce de conseillers du Roi, excepté ceux qui seraient revêtus du respectable caractère qu'imprime la pairie. »
En l'absence du duc de Tonnerre, c'est donc le maréchal de Broglie qui va présider le bureau du duc d'Orléans, « lorsque celui-ci, comme il l'annonce, sera à se divertir à Paris, de préférence à remplir ses devoirs à Versailles
».

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