Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
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Comte de Mercy
Mme de Sabran
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Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
Oui Mr de Coco. Je ne suis pas expert en jardinerie :
Je vous laisse créer un sujet pareil et parallèle à ce sujet de l'époque de Louis XIV.
Je vous laisse créer un sujet pareil et parallèle à ce sujet de l'époque de Louis XIV.
Invité- Invité
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
1666: Construction de la Grotte de Tétris, pardon: Thétys.
je vous laisse ce que dis d'elle le Wiki, c'est une vision complète et bref.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_de_T%C3%A9thys
La grotte de Téthys (en l'honneur de la titanide Téthys, sœur et épouse d'Océan) était une grotte artificielle qui exista sous le règne de Louis XIV dans les jardins du château de Versailles. Édifiée en 1666 sur le côté nord du château de Versailles, la grotte était ornée de trois importants groupes en marbre sculpté représentant Apollon baigné par les nymphes et les chevaux du char du Soleil. Elle fut un élément principal des jardins en raison de la symbolique et du rôle technique du bâtiment dans la gestion des eaux de Versailles. Détruite en 1684, les groupes sculptés qu'elle contenait en sont le seul souvenir subsistant.
Mythologie
Téthys est une déesse marine de la mythologie grecque. Elle est la benjamine des Titanides, fille d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), sœur et épouse d’Océan. Elle personnifie la fécondité marine et chaque soir, elle reçoit le Soleil qui vient se coucher au terme de son voyage céleste.
Il ne faut pas confondre cette déesse avec sa petite-fille, la nymphe Thétis, néréide, fille de Nérée et de Doris, mère d’Achille.
Historique
En 1666, trois groupes sculptés sont commandés pour prendre place dans la partie inférieure d’un château d’eau, aménagé à partir de l’année précédente en grotte artificielle. La grotte de Téthys, asile du dieu en quête de repos, était située à l’est, près de la demeure du Roi. Le bâtiment, probablement conçu par l’architecte le Vau, se présentait comme une sorte de loggia ouvrant par trois arcades sur les jardins. « D’après les mémoires de Charles Perrault, ce dernier et son frère Claude, ainsi que le Brun, furent chargés de définir le programme de la grotte, établi à partir d’un court passage des Métamorphoses d’Ovide. Il s’agissait d’illustrer, au terme de sa course diurne, le repos d’Apollon dans la grotte marine de la déesse Téthys.
La grotte de Téthys s’inscrivait dans un dispositif général d’écriture des jardins, où le thème solaire était appelé à scander notamment l’axe principal, avec les bassins d’Apollon et de Latone, entrepris à partir de 1668.
La Grotte
La grotte était un bâtiment isolé situé au nord du château.
Reprenant le thème solaire, la grille principale de la grotte était ornée d’un soleil dont les rayons se prolongeaient sur les deux grilles latérales. Sept reliefs, sculptés en 1666 par Van Opstal, étaient disposés à l’attique et aux écoinçons des arcades et représentaient Apollon sur son char au centre, des Tritons et des Néréides, ainsi que des amours marins au-dessus des arcades latérales et aux écoinçons du registre inférieur. « Ils illustraient la descente du char d’Apollon sur la mer et annonçaient l’accueil du dieu au terme de sa course diurne par les tritons et les sirènes ». L’intérieur, décoré avec des motifs en coquillage afin de créer une grotte marine, comprenait un ensemble de statues, décrit plus loin. À l'origine, les groupes sculptés étaient situés dans trois niches et entourés par des fontaines et jeux d'eaux de François Francine.
Techniquement, la grotte de Téthys joua un rôle crucial dans le système hydraulique qui fournissait l’eau aux jardins. Le toit de la grotte soutenait un réservoir qui gardait l’eau pompée de l'étang de Clagny (aujourd'hui comblé, situé alors au nord de la rue des Réservoirs à Versailles) afin d’alimenter par gravitation les fontaines dans les jardins.
Ce lieu de perfection de l’art français fut chanté et célébré par Quinault et Lully dès 1668, la Fontaine4 et Madeleine de Scudéry en 1669. Il fut longuement décrit par Félibien en 1672, qui y voyait un « lieu où l’art travaille seul et que la nature semble avoir abandonné », et gravé dans tous ses détails par Lepautre, Chauveau, Picard, Baudet et Edelinck de 1672 à 1678.
Les groupes sculptés
C’est dans trois niches situées à l’intérieur de la grotte que les groupes sculptés prirent place : celui d’Apollon au centre, les deux groupes de chevaux sur les côtés.
En 1666, Girardon et Regnaudin furent rétribués pour la réalisation du groupe d’Apollon servi par les nymphes, ensemble formé de sept statues et premier chef d’œuvre sculpté en marbre, et sans doute le plus important, pour Versailles. La figure centrale de la composition était librement inspirée de l’Apollon du Belvédère et évoquait aussi celle du Roi ; ainsi les deux artistes français réalisaient un « véritable manifeste de la sculpture moderne, digne de rivaliser avec les deux seuls groupes antiques de grande envergure alors connus, le Taureau Farnèse et les Niobides Médicis ». Cet ensemble fut achevé en 1675.
Deux groupes latéraux représentant les Chevaux du Soleil furent réalisés, l’un par Gilles Guérin, le second par les frères Marsy qui remplacèrent Thibaut Poissant dès décembre 1667. Jean-Baptiste Tuby conçut, quant à lui, deux statues de la néréide Galatée et du berger Acis, qui furent disposées dans la partie antérieure de la grotte.
Destruction de la grotte et déplacement des groupes
La construction de l’aile du Nord, entreprise en 1684, engendra la destruction de la grotte de Téthys ; les sculptures furent alors dispersées. Les groupes furent installés au Bosquet de la Renommée, qui prit le nom de Bosquet des Bains d’Apollon. En 1704, les trois groupes furent transférés pour former l’ornement d’un deuxième Bosquet des Bains d’Apollon, qui occupait l’angle nord-est du bosquet actuel. Pour protéger les œuvres, de frêles baldaquins de fer garnis d’ornements de plomb doré sont achevés en 1705. En 1781, ils furent disposés dans les cavités d’un important rocher, composition pré-romantique aménagée par Hubert Robert, mettant en scène le conflit entre l’art et la nature.
Pour nous donner une bonne idée de comme était le décor de la Grotte avec des coquillages, nous pouvons donner un coup de vue à la décoration de la chaumière de la Princesse de Lamballe dans le parc de Rambouillet.
plan de la Grotte de Téthys.
vue coupée de l'interieur
vue exterieur
Apollon servi par les nymphes
.
et les deux groups de chevaux
je vous laisse ce que dis d'elle le Wiki, c'est une vision complète et bref.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_de_T%C3%A9thys
La grotte de Téthys (en l'honneur de la titanide Téthys, sœur et épouse d'Océan) était une grotte artificielle qui exista sous le règne de Louis XIV dans les jardins du château de Versailles. Édifiée en 1666 sur le côté nord du château de Versailles, la grotte était ornée de trois importants groupes en marbre sculpté représentant Apollon baigné par les nymphes et les chevaux du char du Soleil. Elle fut un élément principal des jardins en raison de la symbolique et du rôle technique du bâtiment dans la gestion des eaux de Versailles. Détruite en 1684, les groupes sculptés qu'elle contenait en sont le seul souvenir subsistant.
Mythologie
Téthys est une déesse marine de la mythologie grecque. Elle est la benjamine des Titanides, fille d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), sœur et épouse d’Océan. Elle personnifie la fécondité marine et chaque soir, elle reçoit le Soleil qui vient se coucher au terme de son voyage céleste.
Il ne faut pas confondre cette déesse avec sa petite-fille, la nymphe Thétis, néréide, fille de Nérée et de Doris, mère d’Achille.
Historique
En 1666, trois groupes sculptés sont commandés pour prendre place dans la partie inférieure d’un château d’eau, aménagé à partir de l’année précédente en grotte artificielle. La grotte de Téthys, asile du dieu en quête de repos, était située à l’est, près de la demeure du Roi. Le bâtiment, probablement conçu par l’architecte le Vau, se présentait comme une sorte de loggia ouvrant par trois arcades sur les jardins. « D’après les mémoires de Charles Perrault, ce dernier et son frère Claude, ainsi que le Brun, furent chargés de définir le programme de la grotte, établi à partir d’un court passage des Métamorphoses d’Ovide. Il s’agissait d’illustrer, au terme de sa course diurne, le repos d’Apollon dans la grotte marine de la déesse Téthys.
La grotte de Téthys s’inscrivait dans un dispositif général d’écriture des jardins, où le thème solaire était appelé à scander notamment l’axe principal, avec les bassins d’Apollon et de Latone, entrepris à partir de 1668.
La Grotte
La grotte était un bâtiment isolé situé au nord du château.
Reprenant le thème solaire, la grille principale de la grotte était ornée d’un soleil dont les rayons se prolongeaient sur les deux grilles latérales. Sept reliefs, sculptés en 1666 par Van Opstal, étaient disposés à l’attique et aux écoinçons des arcades et représentaient Apollon sur son char au centre, des Tritons et des Néréides, ainsi que des amours marins au-dessus des arcades latérales et aux écoinçons du registre inférieur. « Ils illustraient la descente du char d’Apollon sur la mer et annonçaient l’accueil du dieu au terme de sa course diurne par les tritons et les sirènes ». L’intérieur, décoré avec des motifs en coquillage afin de créer une grotte marine, comprenait un ensemble de statues, décrit plus loin. À l'origine, les groupes sculptés étaient situés dans trois niches et entourés par des fontaines et jeux d'eaux de François Francine.
Techniquement, la grotte de Téthys joua un rôle crucial dans le système hydraulique qui fournissait l’eau aux jardins. Le toit de la grotte soutenait un réservoir qui gardait l’eau pompée de l'étang de Clagny (aujourd'hui comblé, situé alors au nord de la rue des Réservoirs à Versailles) afin d’alimenter par gravitation les fontaines dans les jardins.
Ce lieu de perfection de l’art français fut chanté et célébré par Quinault et Lully dès 1668, la Fontaine4 et Madeleine de Scudéry en 1669. Il fut longuement décrit par Félibien en 1672, qui y voyait un « lieu où l’art travaille seul et que la nature semble avoir abandonné », et gravé dans tous ses détails par Lepautre, Chauveau, Picard, Baudet et Edelinck de 1672 à 1678.
Les groupes sculptés
C’est dans trois niches situées à l’intérieur de la grotte que les groupes sculptés prirent place : celui d’Apollon au centre, les deux groupes de chevaux sur les côtés.
En 1666, Girardon et Regnaudin furent rétribués pour la réalisation du groupe d’Apollon servi par les nymphes, ensemble formé de sept statues et premier chef d’œuvre sculpté en marbre, et sans doute le plus important, pour Versailles. La figure centrale de la composition était librement inspirée de l’Apollon du Belvédère et évoquait aussi celle du Roi ; ainsi les deux artistes français réalisaient un « véritable manifeste de la sculpture moderne, digne de rivaliser avec les deux seuls groupes antiques de grande envergure alors connus, le Taureau Farnèse et les Niobides Médicis ». Cet ensemble fut achevé en 1675.
Deux groupes latéraux représentant les Chevaux du Soleil furent réalisés, l’un par Gilles Guérin, le second par les frères Marsy qui remplacèrent Thibaut Poissant dès décembre 1667. Jean-Baptiste Tuby conçut, quant à lui, deux statues de la néréide Galatée et du berger Acis, qui furent disposées dans la partie antérieure de la grotte.
Destruction de la grotte et déplacement des groupes
La construction de l’aile du Nord, entreprise en 1684, engendra la destruction de la grotte de Téthys ; les sculptures furent alors dispersées. Les groupes furent installés au Bosquet de la Renommée, qui prit le nom de Bosquet des Bains d’Apollon. En 1704, les trois groupes furent transférés pour former l’ornement d’un deuxième Bosquet des Bains d’Apollon, qui occupait l’angle nord-est du bosquet actuel. Pour protéger les œuvres, de frêles baldaquins de fer garnis d’ornements de plomb doré sont achevés en 1705. En 1781, ils furent disposés dans les cavités d’un important rocher, composition pré-romantique aménagée par Hubert Robert, mettant en scène le conflit entre l’art et la nature.
Pour nous donner une bonne idée de comme était le décor de la Grotte avec des coquillages, nous pouvons donner un coup de vue à la décoration de la chaumière de la Princesse de Lamballe dans le parc de Rambouillet.
plan de la Grotte de Téthys.
vue coupée de l'interieur
vue exterieur
Apollon servi par les nymphes
.
et les deux groups de chevaux
Invité- Invité
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
J A Gabriel a écrit:
Il ne faut pas confondre cette déesse avec sa petite-fille, la nymphe Thétis, néréide, fille de Nérée et de Doris, mère d’Achille.
... et épouse de Péléos .
Zeus en était très épris .
Mais l'oracle ayant prédit que Thétis aurait un fils plus puissant que son père, Zeus s'était dit : " Prudence !!! " et avait renoncé à elle.
.
Mme de Sabran- Messages : 55511
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
Tout cela me fait penser au film de Christophe Honoré qui sort ce jour, Métamorphoses :
C'est un film conte, où les dieux d'hier s'amusent avec l'Europe d'aujourd'hui. Christophe Honoré s'y essaie au fantastique, à sa façon.
On savait Christophe Honoré peu féru de naturalisme – dans ses films, il arrive que les personnages chantent. Mais avec Métamorphoses il pousse encore plus loin la liberté et le fantastique : adapté du texte d'Ovide, poète latin du 1er siècle avant Jésus-Christ, Métamorphoses est un conte hédoniste qui imagine comment, aujourd'hui, les dieux de l'antiquité subornent Terriens et Terriennes – et parfois, les métamorphosent. Le mélange de divin (Jupiter ses potes) et de trivial (la France d'aujourd'hui) donne une succession de saynètes surprenantes et séduisantes. Christophe Honoré s'explique sur son parcours et son projet.
En adaptant Les Métamorphoses d'Ovide, vous ne choisissez pas la facilité…
Oui, mais je trouve ça amusant et stimulant de passer des mois avec Ovide, de me demander quel dieu je vais privilégier, Jupiter ou Apollon ?, quelle scène d'abus sexuel je vais choisir. Il y a toute une littérature autour de ce travail de post-mythologie. Qu'est-ce qu'on fait de la mythologie ? Comment interroger la modernité à partir de l'antiquité ? Passer six mois là-dessus, lire des textes, apprendre, c'est excitant. Ça mène à poser la question : qu'est-ce que Les Métamorphoses raconteraient aujourd'hui d'une France qui se retournerait vers ses mythes méditerranéens plutôt que d'espérer dans son futur anglo-saxon ? Parce qu'on aurait pu prendre Batman à la place de Jupiter, qui raconterait à ses « victimes » l'histoire de Spiderman, etc. !
Quelle est la réponse ?
Je me méfie du discours, je ne détiens aucune vérité. Mais aller chercher une jeune fille d'origine algérienne pour représenter Europe, la jeune femme désirée par Jupiter, j'imagine que c'est changer un peu la vision traditionnelle de la mythologie. C'est conforme au texte : chez Ovide, avant de rencontrer Jupiter, Europe fait un rêve où elle est désirée par deux continents, l'Occident et l'Orient. Je ne sais pas si c'est une réponse, mais en dehors du pur plaisir de raconter des histoires, le film est une manière de rafraîchir la mémoire de l'Europe ! Chacun est libre de l'interpréter ou non de façon politique. Idem pour la religion : entre un Dieu musulman irreprésentable, et le Dieu catholique qu'on nous a beaucoup resservi au moment des manif pour le mariage pour tous, je préfère montrer des dieux imparfaits, incapables de donner des leçons parce que violents, jaloux, libidineux... Mettre le plaisir au centre de la représentation des Dieux, c'est une manière clandestine de parler d'aujourd'hui.
Métamorphoses – et le cinéma français en général – reflètent-ils la France d'aujourd'hui ?
Je suis partagé. Au cinéma, la force d'évocation est telle qu'un élément peut suffire... Pour Gus Van Sant, la maison du héros ado de Paranoïd Park suffit à représenter l'Amérique. Alors, une caméra-miroir qu'on baladerait dans les rues de France, je n'y crois pas. Ce qui m'intéresse, c'est le territoire : il suffit de poser la caméra, sans discours, donner juste aux lieux la possibilités d'être vus par le spectateur. Et vus dans leur beauté même s'ils ont mauvaise réputation. J'ai imaginé que les dieux apparaîtraient dans le péri-urbain, ces lieux de métamorphoses, où la ville devient campagne, où la nature est menacée par une nouvelle autoroute.
Vous êtes plutôt Cocteau ou Del Toro ?
J'ai aimé les films de Cocteau, notamment Le Testament d'Orphée. Il s'agissait pour lui à chaque fois de transfigurer son incompétence de cinéaste : en utilisant les outils autrement, il arrivait à des choses très belles. Mais il recherchait la poésie alors que moi je m'en méfie énormément. Del Toro, non il se moquerait de mes effets, les trouverait piteux... Mais j'ai pris du plaisir à être confronté à des problèmes techniques inédits pour moi : comment représenter Argus, la créature aux cent yeux ? C'est la question de la croyance : comment croire que Jupiter peut noyer une ville ? Comment croire que Bacchus kidnappe des spectatrices de cinéma, qui justement, se plaignent de ne pas y croire, et les transforme en chauve-souris ? On va voir jusqu'où le spectateur peut croire !
Bien à vous.
C'est un film conte, où les dieux d'hier s'amusent avec l'Europe d'aujourd'hui. Christophe Honoré s'y essaie au fantastique, à sa façon.
On savait Christophe Honoré peu féru de naturalisme – dans ses films, il arrive que les personnages chantent. Mais avec Métamorphoses il pousse encore plus loin la liberté et le fantastique : adapté du texte d'Ovide, poète latin du 1er siècle avant Jésus-Christ, Métamorphoses est un conte hédoniste qui imagine comment, aujourd'hui, les dieux de l'antiquité subornent Terriens et Terriennes – et parfois, les métamorphosent. Le mélange de divin (Jupiter ses potes) et de trivial (la France d'aujourd'hui) donne une succession de saynètes surprenantes et séduisantes. Christophe Honoré s'explique sur son parcours et son projet.
En adaptant Les Métamorphoses d'Ovide, vous ne choisissez pas la facilité…
Oui, mais je trouve ça amusant et stimulant de passer des mois avec Ovide, de me demander quel dieu je vais privilégier, Jupiter ou Apollon ?, quelle scène d'abus sexuel je vais choisir. Il y a toute une littérature autour de ce travail de post-mythologie. Qu'est-ce qu'on fait de la mythologie ? Comment interroger la modernité à partir de l'antiquité ? Passer six mois là-dessus, lire des textes, apprendre, c'est excitant. Ça mène à poser la question : qu'est-ce que Les Métamorphoses raconteraient aujourd'hui d'une France qui se retournerait vers ses mythes méditerranéens plutôt que d'espérer dans son futur anglo-saxon ? Parce qu'on aurait pu prendre Batman à la place de Jupiter, qui raconterait à ses « victimes » l'histoire de Spiderman, etc. !
Quelle est la réponse ?
Je me méfie du discours, je ne détiens aucune vérité. Mais aller chercher une jeune fille d'origine algérienne pour représenter Europe, la jeune femme désirée par Jupiter, j'imagine que c'est changer un peu la vision traditionnelle de la mythologie. C'est conforme au texte : chez Ovide, avant de rencontrer Jupiter, Europe fait un rêve où elle est désirée par deux continents, l'Occident et l'Orient. Je ne sais pas si c'est une réponse, mais en dehors du pur plaisir de raconter des histoires, le film est une manière de rafraîchir la mémoire de l'Europe ! Chacun est libre de l'interpréter ou non de façon politique. Idem pour la religion : entre un Dieu musulman irreprésentable, et le Dieu catholique qu'on nous a beaucoup resservi au moment des manif pour le mariage pour tous, je préfère montrer des dieux imparfaits, incapables de donner des leçons parce que violents, jaloux, libidineux... Mettre le plaisir au centre de la représentation des Dieux, c'est une manière clandestine de parler d'aujourd'hui.
Métamorphoses – et le cinéma français en général – reflètent-ils la France d'aujourd'hui ?
Je suis partagé. Au cinéma, la force d'évocation est telle qu'un élément peut suffire... Pour Gus Van Sant, la maison du héros ado de Paranoïd Park suffit à représenter l'Amérique. Alors, une caméra-miroir qu'on baladerait dans les rues de France, je n'y crois pas. Ce qui m'intéresse, c'est le territoire : il suffit de poser la caméra, sans discours, donner juste aux lieux la possibilités d'être vus par le spectateur. Et vus dans leur beauté même s'ils ont mauvaise réputation. J'ai imaginé que les dieux apparaîtraient dans le péri-urbain, ces lieux de métamorphoses, où la ville devient campagne, où la nature est menacée par une nouvelle autoroute.
Vous êtes plutôt Cocteau ou Del Toro ?
J'ai aimé les films de Cocteau, notamment Le Testament d'Orphée. Il s'agissait pour lui à chaque fois de transfigurer son incompétence de cinéaste : en utilisant les outils autrement, il arrivait à des choses très belles. Mais il recherchait la poésie alors que moi je m'en méfie énormément. Del Toro, non il se moquerait de mes effets, les trouverait piteux... Mais j'ai pris du plaisir à être confronté à des problèmes techniques inédits pour moi : comment représenter Argus, la créature aux cent yeux ? C'est la question de la croyance : comment croire que Jupiter peut noyer une ville ? Comment croire que Bacchus kidnappe des spectatrices de cinéma, qui justement, se plaignent de ne pas y croire, et les transforme en chauve-souris ? On va voir jusqu'où le spectateur peut croire !
Extrait d'une interview de Télérama
Bien à vous.
Invité- Invité
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
Majesté a écrit:Tout cela me fait penser au film de Christophe Honoré qui sort ce jour, Métamorphoses :
C'est un film conte, où les dieux d'hier s'amusent avec l'Europe d'aujourd'hui. Christophe Honoré s'y essaie au fantastique, à sa façon.
Oh, mais c'est un film pour moi, ça ! :n,,;::::!!! :n,,;::::!!!:
Merci pour l'info, Majesté !
A la Conciergerie, j'avais fait tout un petit topo sur le fascinant Orphée de Cocteau ...
Pfuuuit !!! passé aux oubliettes ! ... à Zeus, Berthe !
.
Mme de Sabran- Messages : 55511
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage
Le Versailles de Louis XIII
un article et une vidéo du journal "le point" !
http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article12726
http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article12726
_________________
"Je sais que l'on vient de Paris pour demander ma tête ! Mais j'ai appris de ma mère à ne pas craindre la mort, et je l'attendrai avec fermeté !"
Marie Antoinette
attachboy- Messages : 1492
Date d'inscription : 21/12/2013
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
.
Merci, cher Attachboy !
Merci, cher Attachboy !
Mme de Sabran- Messages : 55511
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
" Versailles sera tel que je l'ai conçu […] je n'ai pas l'impression que tout cet argent soit à jamais perdu; plus il aura coûté mon beau château, plus il rapportera. Je suis convaincu que dans 100 ans, dans 200 ans, dans 300 ans, celui qui régnera sur la France d'alors saura le préserver des injures du temps tant il sera le témoignage de la grandeur de mon pays.
On y lira comme en un livre impérissable, l'histoire des héros immortels du plus beau pays qu'il y a sur la terre."
Ainsi Sacha Guitry fait-il parler Louis XIV dans son film "Si Versailles m'était conté" .
... cher Sacha ! :;\':;\':;
_________________
... demain est un autre jour .
Mme de Sabran- Messages : 55511
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
DE L'ESPRIT DE VERSAILLES
"Versailles, comme tout ce qui est grand, est et sera toujours beau. Que la mousse ronge ses pierres abattues, que ses dieux de plomb, de bronze ou de marbre, gisent disloqués dans ses bassins sans eau, que ses grandes allées d'arbres taillés s'en aillent échevelées vers le ciel, il y aura toujours, fût-ce dans les ruines, un spectacle pompeux et saisissant pour le rêveur ou pour le poète qui, du grand balcon, regardera les horizons éternels après avoir regardé les splendeurs éphémères."
Bien à vous.
"Versailles, comme tout ce qui est grand, est et sera toujours beau. Que la mousse ronge ses pierres abattues, que ses dieux de plomb, de bronze ou de marbre, gisent disloqués dans ses bassins sans eau, que ses grandes allées d'arbres taillés s'en aillent échevelées vers le ciel, il y aura toujours, fût-ce dans les ruines, un spectacle pompeux et saisissant pour le rêveur ou pour le poète qui, du grand balcon, regardera les horizons éternels après avoir regardé les splendeurs éphémères."
Alexandre DUMAS
Bien à vous.
Invité- Invité
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
Colbert, qui n’aime que les choses entières, proteste « Tout ce que l’on projette de faire n’est que rapetasserie qui ne sera jamais bien. »
En Juin 1669, le roi hésite à son tour et l’on suspend le chantier. Il reste cependant fidèle au projet initial dont le gros œuvre est achevé en 1671 par l’architecte François D’Orblay (l’élève de Le Vau mort en 1670). Dans ses mémoires Perrault témoigne de l’attachement du souverain au petit château de son père : « (le roi) dit, avec un peu d’émotion, qu’on pouvait bien l’abattre tout entier, mais qu’il le ferai rebâtir tel qu’il était, et sans rien n’y changé. »
L’intérêt premier du comblement du fossé autour de l’initial château de brique est d’ouvrir les nouvelles façades de plain-pied avec les parterres de jardin. Au centre de la façade de pierre qui regarde au couchant en direction du Grand Canal, l’étage noble est partagé par une terrasse sous laquelle se trouve une galerie transversale, la Galerie basse, dont les baies sont ouvertes par des grilles dorées. Il en est de même sur la cour de Marbre où les baies centrales précédent un vestibule qui joue avec la transparence visuelle entre cour et jardin. Sur la terrasse, le mur de l’ancienne façade en parement de briques du château-vieux est rhabillé en pierre pour harmoniser l’ensemble. Autour de cette terrasse, l’enveloppe du château-neuf offre une bipartition entre appartements de réception de la reine et ceux du roi. Avec leurs fenêtres ouvertes sur les parterres du Midi et du Nord, ce sont donc deux enfilades de pièces qui doublent celles du château-vieux, dorénavant consacré à la vie privée des monarques. Les deux entités « Grand appartement de la Reine » (Midi) et « Grand Appartement du Roi « (Nord) sont séparés de leurs appartements intérieurs respectifs par deux cours intérieures. Le salon central du château-vieux (actuelle chambre de Louis XIV) est maintenu pour permettre la communication entre les entités dorénavant clairement distinctes. Afin de permettre le séjour de la cour aux beaux jours, en plus d’appartements au rez de chaussée et dans les attiques, la place est gagnée par le développement de nouvelles constructions du côté de l’avant cour du château. Le comblement du fossé permet de relier les deux anciens communs qui sont intégrés dans les ailes du château-vieux et transformés en appartements. Cette nouvelle cour intérieure est fermée d’une grille et devient la cour royale. Les deux pavillons à l’avant des ailes (actuels pavillons Dufour et Gabriel), avec leurs portiques surmontés de hautes toitures mansardées de raccord, dissimulent au regard lorsque l’on arrive de la route de Paris la greffe entre l’enveloppe du château-neuf et les ailes du château-vieux. Les deux portiques structurent une nouvelle avant-cour, elle-même munie d’une nouvelle grille et encadrée par quatre pavillons destinés à recevoir l’administration, l’ensemble de la Cour est déplacé du côté de la ville naissante dont Louis XIV entend favoriser le développement par des dons de terrains contre édification. Le nouveau Versailles se déploie ainsi dans l’axe est-ouest suivant la perspective vers le Grand Canal.
Élévation du château de Versailles par Silvestre ‘ (XVIIe siècle) avec deux des premiers avant-corps des communs intégrés dans les ailes du château-veux et redessinés par des portiques, la nouvelle cour fermée par une grille est renommée la cour Royale, alors que la cour principale du château est distinguée par sa surélévation de trois marches et son pavement de marbre.
Bien à vous.
En Juin 1669, le roi hésite à son tour et l’on suspend le chantier. Il reste cependant fidèle au projet initial dont le gros œuvre est achevé en 1671 par l’architecte François D’Orblay (l’élève de Le Vau mort en 1670). Dans ses mémoires Perrault témoigne de l’attachement du souverain au petit château de son père : « (le roi) dit, avec un peu d’émotion, qu’on pouvait bien l’abattre tout entier, mais qu’il le ferai rebâtir tel qu’il était, et sans rien n’y changé. »
L’intérêt premier du comblement du fossé autour de l’initial château de brique est d’ouvrir les nouvelles façades de plain-pied avec les parterres de jardin. Au centre de la façade de pierre qui regarde au couchant en direction du Grand Canal, l’étage noble est partagé par une terrasse sous laquelle se trouve une galerie transversale, la Galerie basse, dont les baies sont ouvertes par des grilles dorées. Il en est de même sur la cour de Marbre où les baies centrales précédent un vestibule qui joue avec la transparence visuelle entre cour et jardin. Sur la terrasse, le mur de l’ancienne façade en parement de briques du château-vieux est rhabillé en pierre pour harmoniser l’ensemble. Autour de cette terrasse, l’enveloppe du château-neuf offre une bipartition entre appartements de réception de la reine et ceux du roi. Avec leurs fenêtres ouvertes sur les parterres du Midi et du Nord, ce sont donc deux enfilades de pièces qui doublent celles du château-vieux, dorénavant consacré à la vie privée des monarques. Les deux entités « Grand appartement de la Reine » (Midi) et « Grand Appartement du Roi « (Nord) sont séparés de leurs appartements intérieurs respectifs par deux cours intérieures. Le salon central du château-vieux (actuelle chambre de Louis XIV) est maintenu pour permettre la communication entre les entités dorénavant clairement distinctes. Afin de permettre le séjour de la cour aux beaux jours, en plus d’appartements au rez de chaussée et dans les attiques, la place est gagnée par le développement de nouvelles constructions du côté de l’avant cour du château. Le comblement du fossé permet de relier les deux anciens communs qui sont intégrés dans les ailes du château-vieux et transformés en appartements. Cette nouvelle cour intérieure est fermée d’une grille et devient la cour royale. Les deux pavillons à l’avant des ailes (actuels pavillons Dufour et Gabriel), avec leurs portiques surmontés de hautes toitures mansardées de raccord, dissimulent au regard lorsque l’on arrive de la route de Paris la greffe entre l’enveloppe du château-neuf et les ailes du château-vieux. Les deux portiques structurent une nouvelle avant-cour, elle-même munie d’une nouvelle grille et encadrée par quatre pavillons destinés à recevoir l’administration, l’ensemble de la Cour est déplacé du côté de la ville naissante dont Louis XIV entend favoriser le développement par des dons de terrains contre édification. Le nouveau Versailles se déploie ainsi dans l’axe est-ouest suivant la perspective vers le Grand Canal.
Élévation du château de Versailles par Silvestre ‘ (XVIIe siècle) avec deux des premiers avant-corps des communs intégrés dans les ailes du château-veux et redessinés par des portiques, la nouvelle cour fermée par une grille est renommée la cour Royale, alors que la cour principale du château est distinguée par sa surélévation de trois marches et son pavement de marbre.
Bien à vous.
Invité- Invité
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
_________________
... demain est un autre jour .
Mme de Sabran- Messages : 55511
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : l'Ouest sauvage
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
Toujours dans le cadre de la célébration des 400 ans du château de Versailles...
A découvrir, mise en ligne sur la chaîne Youtube du domaine, cette série audio consacrée à :
VERSAILLES L'IMMORTEL
Présentation :
Retour sur 400 ans d'histoire du château de Versailles en compagnie de Pierre Duchamp ... ou plutôt du fantôme de Pierre Duchamp. Mais si ! Pierre, le garde-chasse de Louis XIII, qui hante les lieux depuis 1623 !
Siècle après siècle, année après année, Pierre a vu le simple relais de chasse se transformer en château, et le château devenir musée ! Témoin des grands événements historiques ou de scènes plus intimes, invité aux plus grandes réceptions diplomatiques et aux tournages de cinéma, Pierre se livre et vous offre une visite inédite - et historique ! - du château.
Il fallait bien un fantôme vieux de 400 ans pour raconter autant de choses, non ?
"Versailles l'Immortel", une fiction historique proposée par le château de Versailles, écrite par Emmanuel Suarez et produite par Moustic Studio.
Quatre épisodes à écouter ici :
Versailles l'Immortel : 1623-1721 (épisode 1)
Versailles l'Immortel : 1722-1823 (épisode 2)
Versailles l'Immortel : 1824-1923 (épisode 3)
Versailles l'Immortel : 1924-2023 (épisode 4)
A découvrir, mise en ligne sur la chaîne Youtube du domaine, cette série audio consacrée à :
VERSAILLES L'IMMORTEL
Présentation :
Retour sur 400 ans d'histoire du château de Versailles en compagnie de Pierre Duchamp ... ou plutôt du fantôme de Pierre Duchamp. Mais si ! Pierre, le garde-chasse de Louis XIII, qui hante les lieux depuis 1623 !
Siècle après siècle, année après année, Pierre a vu le simple relais de chasse se transformer en château, et le château devenir musée ! Témoin des grands événements historiques ou de scènes plus intimes, invité aux plus grandes réceptions diplomatiques et aux tournages de cinéma, Pierre se livre et vous offre une visite inédite - et historique ! - du château.
Il fallait bien un fantôme vieux de 400 ans pour raconter autant de choses, non ?
"Versailles l'Immortel", une fiction historique proposée par le château de Versailles, écrite par Emmanuel Suarez et produite par Moustic Studio.
Quatre épisodes à écouter ici :
Versailles l'Immortel : 1623-1721 (épisode 1)
Versailles l'Immortel : 1722-1823 (épisode 2)
Versailles l'Immortel : 1824-1923 (épisode 3)
Versailles l'Immortel : 1924-2023 (épisode 4)
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La nuit, la neige- Messages : 18138
Date d'inscription : 21/12/2013
Re: Histoire du château de Versailles (plus de 400 ans)
C’est une bonne idée pour le fil conducteur.
Il y a quelques années j’avais participé à l’élaboration d’un Téléfilm sur Versailles et notre fil conducteur était les personnages peints sur les plafonds
Hélas le film n’est pas sorti
Il y a quelques années j’avais participé à l’élaboration d’un Téléfilm sur Versailles et notre fil conducteur était les personnages peints sur les plafonds
Hélas le film n’est pas sorti
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Un verre d'eau pour la Reine.
Mr de Talaru- Messages : 3193
Date d'inscription : 02/01/2014
Age : 65
Localisation : près des Cordeliers...
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