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Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle

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Message par La nuit, la neige le Mar 22 Oct 2019, 10:20

Un Vauxhall était, au XVIIIe siècle, un établissement de divertissements organisé autour d'un pavillon de concert et d'un bal de plein air ou en salle.
La vogue des Vauxhalls, lancée en Angleterre, se répandit ensuite sur le continent, à la faveur de l'évolution des mœurs vers davantage de sociabilité et de plaisir, en même temps que la bourgeoisie naissante refusait de se mêler aux divertissements du peuple qui, de tout temps, avait dansé en plein air ou sous des tonnelles dressées sur des places publiques.

Un Vauxhall comprenait pour l'essentiel un parquet de danse et une tribune permettant d'abriter un orchestre entourés de promenoirs et de colonnades. Pour répondre à la demande du public, on y trouvait aussi des salons particuliers, des magasins de frivolités, des cabinets de lecture où l'on pouvait lire la presse internationale, parfois même une loge maçonnique.
Le décor perpétuait des traditions baroques, avec guirlandes, rocailles, bosquets, jets d'eau, multipliés par des jeux de miroirs.

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 2010ej10
A General Prospect of Vaux Hall Gardens
Hand-coloured print with an elevated view of Vauxhall Gardens from Kennington Lane.
Müller, Johann Sebastian John Miller (engraver)
Wilkinson, Robert (publisher)
Engraving, coloured by hand, Late 18th century
Image : Victoria and Albert Museum


Etymologie

Le premier établissement qualifié de vauxhall est celui connu en son temps sous le nom de Vauxhall Gardens de Londres, préfiguration des actuels Vauxhall Pleasure Gardens. Malgré l'absence de preuves formelles, il est généralement admis, sous les réserves qui s'imposent, que son nom dérive d'un ancien manoir où séjourna Foulques de Bréauté (mort en 1226, Falke de Bréauté en anglais), mercenaire d'origine normande à la solde des rois d'Angleterre. L'ancien domaine dit Falke's ou Faulke's Hall aurait, par déformation donné Fox Hall et enfin Vaux Hall.

Le nom propre Vauxhall Spring Gardens apparaît ponctuellement en 1729, puis dans la version tronquée Vauxhall Gardens introduite en 1738 par les paroles d'une chanson écrites par le poète John Lockmann, alors employé par le propriétaire-exploitant du New Spring Garden pour promouvoir ce jardin de plaisir établi depuis au moins 1661 sur la rive droite de la Tamise, plus exactement dans la campagne des environs de Kennington aux portes de Londres.
Même si elle figura également sur la couverture d'un recueil de chansons publié en 1745, la dénomination Vauxhall Gardens semble n'avoir supplanté celle de New Spring Gardens de façon officielle et définitive que vers les années années 1780.
C'est à cette occasion que le jardin d'agrément librement accessible est transformé en parc de spectacle à vocation plus mercantile et qu'un droit d'entrée est instauré.

Le nom commun vauxhall, néologisme anglais, est forgé à partir du parc-spectacle.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Canele10
The Grand Walk, Vauxhall Gardens, London
Canaletto (1697–1768)
Oil on canvas, circa 1751
Image : Compton Verney - Artuk.org


In 1746, Venetian painter, etcher and draughtsman Canaletto moved to Britain, hoping to secure patronage from many of those who had been on the Grand Tour and for whom he had worked in Italy.
Vauxhall Gardens was one of the most fashionable venues for public entertainment in London.
Located in Kennington on the south bank of the River Thames and known as New Spring Gardens until 1785, Vauxhall Gardens became a venue for musical performances, including George Frederick Handel’s 'Music for the Royal Fireworks' in 1749, which attracted an audience of over 12,000.



Histoire
Le succès des Vauxhall Gardens fut tel, qu'au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle bon nombre de lieux à vocation similaire furent non seulement transformés ou créés sur leur modèle, mais adoptèrent aussi le nom de Vauxhall.

Le concept innovant du parc public payant à spectacle fut rapidement adopté au-delà des frontières de l'Angleterre où se répandit également - en cette période de l'anglomanie naissante - le mot vauxhall emprunté à l'anglais.
En France l'emploi de ce mot est aujourd'hui limité au contexte historique.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Vaux_h10
Vaux Hall
Thomas Rowlandson
Handcoloured etching with aquatint, 1785
Image : Bonhams - Wikipedia


* Source (extraits) et article complet : Wikipedia - Vauxhall


Dernière édition par La nuit, la neige le Dim 24 Mai 2020, 19:47, édité 1 fois
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Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Empty Vauxhall Le Colisée, Paris au XVIIIe siècle

Message par La nuit, la neige le Mar 22 Oct 2019, 10:21

LE COLISEE

Le Colisée était un établissement de plaisirs ou Vauxhall situé à Paris dans le quartier des Champs-Élysées ouvert entre 1771 et 1780.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 6_coli10
Une fête au Colisée
Gabriel Jacques de Saint-Aubin
Dessin, fin XVIIIe siècle
Image : RMN Musée du Louvre, Département des arts graphiques


Création et vogue

En 1769, une compagnie réunie par un certain Achard, et dans laquelle Choiseul était intéressé à travers un prête-nom nommé Corbie, fut constituée afin de créer un établissement dont le luxe dépasserait tout ce qui avait été fait dans ce genre.

« L'affaire du Wauxhall qu'on doit établir aux Champs-Élysées, écrit Louis Petit de Bachaumont, qui, par son immensité, par la variété et la réunion des plaisirs, par son prix énorme, doit être un monument de luxe, de la grandeur et de l'opulence de la nation, après avoir été agitée dans différents conseils et discutée dans plusieurs comités de ministres, comme étant, par raisons ci-dessus, une affaire d'État importante, a enfin passé et les lettres patentes sont expédiées ».

Le mariage du Dauphin et de l'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche avait été annoncé et laissait prévoir une période de réjouissances publiques favorables à l'ouverture d'une telle attraction.

La compagnie acquit un vaste terrain dans le quartier des Champs-Élysées, déjà fameux pour ses cafés, ses guinguettes et ses maisons de jeux. Il se situait entre ce qui est aujourd'hui le rond-point des Champs-Élysées, l'avenue Matignon et la rue Jean-Mermoz.

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Capt1484
Image : Wikipedia

Les travaux furent engagés en 1769, mais les souscriptions s'avérèrent insuffisantes de sorte que l'établissement n'était pas prêt pour le mariage célébré en mai 1770.
Il put toutefois être inauguré le 22 mai 1771, à temps pour celui du comte de Provence et de Marie-Joséphine de Savoie le 24 mai.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Paris_10
Nocturnal Water Spectacle in the Colisée, a festival hall on the Champs-Élysées in Paris
Gabriel-Jacques de Saint-Aubin
Gouache and Watercolour, circa 1771-1776
Image : Boijmans Museum


Les travaux avaient coûté 2 millions de livres. Éclairé par 2 000 bougies, l'établissement pouvait accueillir jusqu'à 40 000 personnes. On y trouvait des cafés, des cirques, des boutiques de bibelots et de curiosités, une salle de spectacles, un bal, des naumachies et des feux d'artifice. Le Colisée était ouvert les jours fériés de l'été de 16 heures à 22 heures. L'entrée coûtait 30 sols. Un restaurant proposait des repas entre 1/2 écu et un louis par personne.

L'architecte attitré du duc de Choiseul, Louis-Denis Le Camus, avait imaginé une combinaison de formes élémentaires inspirées des monuments romains.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Colise10
Le Colisée de Paris. Elévation
Le Camus
Dessin à la plume et aquarelle, 1770
Image : RMN - Paris, école nationale supérieure des Beaux-Arts (ENSBA)

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 224
Coupes et façades du Colisée
Gravure anonyme d'après les plans de Nicolas Le Camus de Mézières
Image : Musée Carnavalet, Histoire de Paris


On entrait par le rond-point des Champs-Élysées par un immense parvis encadré par une colonnade faisant vaguement penser à celle de Saint-Pierre de Rome.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 4c_dea11
Détail du Colisée, élevé sur le grand chemin de Neuilly
Jean-Jacques Lequeu
Dessin à la plume et lavis, 1771
Image : Bibliothèque Nationale de France

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 4a_cou10
Coupe prise sur la longueur du Colisée élevé à Paris en l'année 1771 sur le grand chemin de Neuilly
Jean-Jacques Lequeu
Dessin à la plume et lavis, 1771
Image : Bibliothèque Nationale de France

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Deatai10
Détail du Colisée, élevé en 1771 ; Treillage
Jean-Jacques Lequeu
Dessin à la plume et lavis, 1771
Image : Bibliothèque Nationale de France


Une rotonde centrale de 25 mètres de diamètre, couverte d'une coupole surbaissée, servait de salle de bal. Elle était entourée de deux galeries de circulation concentriques.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 5_a_fe10
A fête in the Colisée
Gabriel-Jacques de Saint-Aubin
Black chalk, ink, watercolour and bodycolour on paper, 1772
Image : The Wallace Collection


Sur deux axes diagonaux étaient aménagés quatre cafés circulaires dont les décors évoquaient les quatre parties du monde.
Au fond, dans l'axe du parvis et de la rotonde, un bassin en forme de rognon servait de cadre aux feux d'artifice et aux joutes nautiques.
Les constructions étaient rehaussées de couleurs vives : bleus, roses, verts, or, argent et cramoisi.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 2b12
Plan du Colisée, à Paris
Gravure anonyme d'après le plan de Nicolas Le Camus de Mézières
Image : Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Selon les Souvenirs de Mme Vigée Le Brun, le Colisée devint « le rendez-vous de tous les jeunes élégants de Paris ».
On y croisait le duc d'Uzès, le duc de La Vrillière avec son amie, la comtesse de Langeac, le duc de Croÿ, qui évoque le lieu dans son Journal. On y voyait des actrices, chanteuses ou danseuses connues comme Mlle Lafond, la Guimard, la Dupin ou encore Mlle Maure.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 1_vaux10
Vue des galeries donnant sur la rotonde centrale du Colisée
Gabriel-Jacques de Saint-Aubin
Dessin, XVIIIe siecle
Image : Mutualart.com


Marie-Antoinette elle-même s'y rendit le 14 août 1776 accompagnée du comte de Provence, du comte d'Artois et de Mme Élisabeth.

Le déclin

Malgré cela, l'entreprise ne tarda pas à péricliter. Les dépenses d'exploitation avaient été sous-estimées, notamment celles d'éclairage. Le public bourgeois hésitait à venir après la tombée de la nuit aux Champs-Élysées, quartier encore excentré où rôdeurs et prostituées étaient nombreux.
La construction, réalisée rapidement et avec beaucoup de matériaux légers, comme des treillages, exigeait de fréquentes réparations.

Dès 1776, le bruit courut que le bâtiment s'effondrait. Des spectacles coûteux imaginés pour relancer la fréquentation – les fêtes hydrauliques ou encore l'Empereur de Chine – ne ramenèrent pas le public. La compagnie fit faillite en 1780.

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Feate_10
Une fête au Colisée
François-Louis-Joseph Watteau, dit Watteau de Lille
Huile sur toile, XVIIIe siècle
Image : Palais des Beaux-Arts de Lille


Dans son Tableau de Paris, Louis-Sébastien Mercier notait en 1790 :

« Notre Colisée, après dix ans, tombe en ruine. Les créanciers l'ont saisi et n'ont jamais pu ensuite être d'accord. On l'a fermé. Il n'avait de beau et d'agréable que son emplacement dans la position la plus heureuse qu'on ait pu choisir. L'intérieur de ce caravansérail était triste ; des symphonies monotones, des danses misérables ou puériles, des joutes sur une eau sale et bourbeuse ; des feux d'artifice sans variété ; une cohue fatigante ou un vide ennuyeux, voilà tout le divertissement de ces sortes d'endroits... »

Les constructions furent démolies à l'exception d'un pavillon donnant sur le rond-point qui devint une sorte de guinguette sous le nom de Salon de Flore. Elle fut vendue à son tour en 1823.
Le terrain fut loti et l'actuelle rue Jean-Mermoz fut percée à l'emplacement de la naumachie.
Aujourd'hui, la rue du Colisée rappelle seule, par sa dénomination, l'existence du Colisée.
Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 3_gabr10
Un bal masqué
Gabriel-Jacques de Saint-Aubin
Huile sur toile, XVIIIe siècle
Image : Christie's

Note au catalogue (extraits) :
La scène fut (...) rapprochée par Raymond Cogniat de la fête chinoise qui fut organisée au Colisée le 11 juillet 1772 (Cogniat, 1943).
L’identification des lieux ici représentés avec la rotonde du célèbre Colisée doit cependant être considérée avec précaution.
S’il ne fait pas de doute que Saint-Aubin s’est inspiré de la salle principale de ce lieu de plaisir et de divertissement qu’il a croqué dans de très nombreux dessins, l’artiste semble, comme souvent, avoir laissé libre cours à sa fantaisie en transformant sensiblement la salle, jouant avec une sensibilité toute rococo des courbes et contre-courbes des colonnades et de l’édicule central, dans un schéma qui rappelle sa célèbre Naumachie (gravée par Bovet).


* Source texte : Wikipadia - Colisée (Paris)
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Message par Mme de Sabran le Mar 22 Oct 2019, 10:49

Merci, merci, cher ami, pour l'ouverture de ce séduisant sujet !  Very Happy
Nous avons eu quelquefois déjà l'occasion d'évoquer les Vauxhalls très en vogue sous nos rois Louis XV et XVI.
Je me souviens, par exemple,  que notre ami Dominique nous parlait des festivités du mariage du Gros Madame :

Dominique Poulin a écrit:Trois jours plus tard, le 25 août, l'ambassadeur de Sardaigne le comte de Viry, donnait une grande fête à Paris au Vauxhall à la barrière de Vaugirard. Un feu d'artifice et un bal masqué accueillaient "l'univers entier", 6000 personnes ! Le chroniqueur Bachaumont remarqua que "Madame la nouvelle princesse y est restée fort tard ainsi que Mesdames. On ne s'est point aperçue que la première ait aucun regret de quitter la France. Elle avait cette joie naïve d'une jeune personne dont les sens commencent à s'ouvrir à tous les plaisirs."

C'est ici :
https://marie-antoinette.forumactif.org/t620p25-la-princesse-clotilde-de-france-dite-madame-clotilde-gros-madame

Ainsi que dans le sujet des fêtes royales sous Louis XVI :

Dominique Poulin a écrit:- 1776.

Février.

Paris. Bals du jeudi gras chez la duchesse de Chartres. Présence de la reine.

Mi-mars.

Bal dans le Vauxhall de Turre en présence de la duchesse de Bourbon, de la duchesse de Chartres, de la princesse de Lamballe. Cérémonie maçonnique.

...    sur quoi je m'exclamais, et je prenais mes renseignements auprès de la tatie Wikie de Charles-Alexandre :  

Mme de Sabran a écrit:
Dominique Poulin a écrit:
Bal dans le Vauxhall de Turre  

Vous m'apprenez un nouveau mot, cher Dominique ! Very Happy

Un Vauxhall était, au XVIIIe siècle, un établissement de divertissements organisé autour d'un pavillon de concert et d'un bal de plein air ou en salle. La vogue des Vauxhalls, lancée en Angleterre, se répandit ensuite sur le continent, à la faveur de l'évolution des mœurs vers davantage de sociabilité et de plaisir, en même temps que la bourgeoisie naissante refusait de se mêler aux divertissements du peuple qui, de tout temps, avait dansé en plein air ou sous des tonnelles dressées sur des places publiques.

Un Vauxhall comprenait pour l'essentiel un parquet de danse et une tribune permettant d'abriter un orchestre entourés de promenoirs et de colonnades. Pour répondre à la demande du public, on y trouvait aussi des salons particuliers, des magasins de frivolités, des cabinets de lecture où l'on pouvait lire la presse internationale, parfois même une loge maçonnique. Le décor perpétuait des traditions baroques, avec guirlandes, rocailles, bosquets, jets d'eau, multipliés par des jeux de miroirs.


Merci WIKI .

Il y avait donc plusieurs vauxhalls dans la capitale.  Very Happy
Le sujet des fêtes royales sous Louis XVI est ici :
https://marie-antoinette.forumactif.org/t3781-les-fetes-royales-sous-louis-xvi

_________________
...    demain est un autre jour .
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Localisation : l'Ouest sauvage

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Message par Mme de Sabran le Mer 22 Avr 2020, 17:58

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Captu676

Avant que la gare Saint-Lazare, premièrement dite : "de l'Ouest", ne soit construite en 1836, il y a depuis plus d'un siècle sur cet emplacement une succession de jardins et d'établissement de bains et eaux thermales situés sur un quadrilatère délimité, à l'ouest par la rue du Rocher qui aboutit à la barrière Mouceau (la place de Villiers actuelle), à l'est par la rue Blanche jusqu'à la place du même nom.
Les eaux thermales sont dans la rue Saint-Lazare et, la rue de Rome n'existant pas encore, il y a là, au nord, une vaste friche dont la partie située à l'est, aménagée en jardins, abrite d'abord la Folie-Boutin.
L'entrée se trouve du n° 66 au n° 110 de la rue Saint Lazare actuelle.

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Planti10

En 1766 (Louis XV a alors 56 ans), l'un des fils du riche financier Boutin, fermier général (équivalent de nos receveurs fiscaux), fait édifier plusieurs pavillons, dont le principal au n°102 de la rue Saint-Lazare, un autre au n°27 de la rue de Clichy, sont placés dans un parc de huit hectares, avec des fausses ruines, des rochers et des boulingrins, et lui donne le nom de "Tivoli", en hommage aux jardins romains du même nom.
Cet ensemble comprendrait, aujourd'hui, un rectangle délimité par la rue d'Amsterdam, Saint-Lazare, Clichy et d'Athènes ; une des entrées se trouve entre les n° 76 et 78 de la rue Saint-Lazare.
"La Folie Boutin", sous l'impulsion de son créateur Simon-Gabriel, devient vite célèbre pour ses jardins magnifiques ornés de plantes rares et par ses divertissements. Dès 1771, tout Paris (ainsi que la cour de Louis XV) ne parle plus que de cette fabuleuse juxtaposition de jardins "anglais"," italiens" et "hollandais" agrémentés de jeux d'eau, ainsi qu'un jardin "utile" possedant ménagerie, vacherie, écuries, basse-cour, serres chaudes et froides, pépinière, verger...
Pendant plus de vingt ans elle est librement ouverte, mais payante, aux parisiens les jeudis, dimanches et jours de fête.
Le 20 juin 1791, Marie-Antoinette s'y promène ostensiblement l'après-midi du jour où la famille royale s'enfuit des Tuileries. Puis la Terreur commence. Simon-Gabriel Boutin commet l'erreur de se rendre à Bath à l'automne 1793, pour une cure thermale. Il est désigné comme émigré et décapité le 18 juillet 1794 pour cause de richesse ostentatoire.
Sa Folie est estimée à 216 000 F et placée sous séquestre.

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Manege10

En 1795, deux ans après la mort de Louis XVI, la Folie-Boutin ouvre à nouveau et prend définitivement le nom de Tivoli.
Le Tivoli, c'est l'arrière-grand-père des parcs d'attractions : une énormité de huit hectares dans laquelle les forains ruinés par l'abolition des privilèges de la nuit du 4 août viennent se réfugier, appelés par Gérard Desrivières, député à la Convention, le nouveau locataire du lieu. Avec Claude Ruggierri, (propriétaire des jardins du même nom, situés sur l'emplacement de la place Saint Georges actuelle) concepteur et fournisseur de feux d'artifice, il organise des fêtes insensées, accueille les Muscadins, les Incroyables et les Merveilleuses, ancêtres de nos drag-Queen, qui mettent le lieu à la mode. Comme on y prévoit les jours de pluie, on veille à construire quelques lieux couverts. On danse, on boit, on y joue au jeu de bague, on y applaudit les comédiens et les danseuses sur un théâtre de verdure, on y fait des rencontres, consommées sur place ou à emporter ..!

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Planqu10

Les emplacements des trois Tivoli  

"..Les français, à la suite de l'affreuse Terreur ont dû trouver le régime constitutionnel un véritable paradis (...) Aussi les amours et les plaisirs, qui s'étaient envolés vers d'autres climats, sont-ils revenus en foule dans Paris, dès qu'ils ont cru y entrevoir l'aurore de la liberté. Les femmes, qui dansent aussi facilement qu'elles pleurent (sic) ont sèché leurs larmes; et de nombreux orchestres se sont levés de toutes parts."
Ainsi s'exprime Grimod de la Reynière.

Mais qu'est-ce qu'un incroyable, au fait?

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Incroy10


Un Incroyable se doit de porter un immense foulard-cravatte noué autour du cou jusqu'à masquer la bouche. Sa redingote, cintrée à la taille est très large à partir des hanches, et laisse s'avachir un énorme col dépassant largement les épaules, par-dessus lequel vient se rabattre celui du gilet, généralement de soie imprimée de couleurs vives. On porte une culotte très moulante, à braguette fermée sur le côté gauche, serrée aux genoux par des rubans flottants de pompons ou de franges. Le bicorne est de mise, sur des cheveux longs et laissés au vent. La chaussure est menue, très pointue, avec un noeud de satin assorti. De nombreux accessoires terminent la tenue : binocles, canne à pommeau, etc...Quant à la Merveilleuse, la femelle de l'Incroyable, tous les coups sont permis pour peu que la taille soit haute (sous les seins) : grand châle de soie sauvage brodée, jupe laissant apparaître le pied et le chapeau qui ressemble, en plus gros, aux casquettes de fan footballeurs dont la visière serait démesurée. Jusqu'à soixante centimètres de long!

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Incroy11

Bref, le soir, sous la lueur de milliers de lampes à huile colorées qui illuminent le parc, il s'en passe, dans les fourrés! Il s'agit d'un parc d'agrément pour adultes. A cette époque, les enfants ne sont pas encore ciblés par les industriels, ils se contentent de bouts de bois et de poupées. Il ne viendrait jamais à l'idée de quiconque d'emmener un bambin dans un lieu pareil !
Le Tivoli, c'est le jardin où l'on va, le jardin où l'on dit avoir été, le jardin où il faut être. Le "must " de la fin du 18e siècle à Paris où 10 000 personnes se pressent chaque dimanche, dans la journée... et se serrent de très près le soir ! Autre chose que le jardin des Tuileries !

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Vuetiv10

Les héritiers Boutin estimant que Tivoli doit leur être rendu ont finalement gain de cause le 4 octobre 1797. Ils en confient l'exploitation à l'entrepreneur Bermond qui va s'employer à redresser le domaine ravagé par Desrivières, ce qui n'est pas chose facile. Celui-ci, en effet, s'est révélé quelque peu laxiste dans sa gestion et l'affaire est grevée de dettes.
Bermond parvient néanmoins à remonter le courrant et, le 10 Floréal de l'an VI ( le 31 avril 1798), Tivoli rouvre ses portes. Le printemps et l'été 1798 va voir le sommet de l'entreprise. Cela marche si bien que de nouveaux aménagements vont pouvoir être construits : une nouvelle entrée dotée d'un perron, une nouvelle allée sablée au lieu d'être pavée ; la rivière coule à plein régime, le parc de chaises est doublé, des milliers de lampions et des cabinets de verdure dessinent des contours mystérieux, les allées en profondeur sont bordées de pots à feu quand on veut s'écarter discrètement...Mais surtout, on peut voir dans le lieu les plus belles femmes de Paris : l'une en tunique de gaze transparente, l'autre la tête ceinte d'un foulard créole pour tout costume !


Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Robe210 _______   Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Robe110   _______   Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Robe310

Dès cette époque des Tivoli, toutes les attractions sont inventées. Les panoramas, les marionnettes et la lanterne magique, les manèges, les montagnes Russes : la glace est remplacée par du savon, ça glisse presque aussi bien ! Des médecins les recommandent aux femmes parce que la "ramasse " aide les organes génitaux à tenir en place ! On y atteint des vitesses effarantes, il y a des blessés et même des morts.
En 1799, on fonde "Les eaux thermales et minérales de Tivoli", de manières a ajouter aux ébats buccoliques quelques fantaisies nautiques. On y débite même de l'eau de seltz. Ce sauna moderne fait des ravages. Cette extension aquatique, qui va tout de même durer 71 ans, fermera en 1870, lors du siège de Paris.
Vers 1804, l'époque n'etant plus la même, les affaires déclinent. Cela devient plus sage et un peu plus familial, même si on s'y amuse encore. Napoléon choisit Tivoli pour y offrir un banquet à sa Garde impériale, puis, du 23 septembre au 3 octobre 1808, y fait camper les troupes devant rejoindre les armées d'Espagne. Le piétinement des 2000 hommes dans les plates-bandes est un vrai désastre et malgré le dédommagement de la ville, on doit fermer le 30 août 1810...

Pour recommencer en face!
Depuis 1805, c'est le musicien Baneux qui dirrige Tivoli. Contraint de louer le pavillon principal, il va s'installer sur un emplacement situé du n°16 au n° 38 de la rue de Clichy. C'est sur ce terrain que le maréchal duc de Richelieu fait construire une folie, en 1730. Cette Folie-Richelieu s'étend avec ses jardins jusqu'à la rue Blanche.
Le lieu connait le commencement du règne de Louis XV, qui n'est pas triste non plus. Il se tient là des réunions plutôt salées, on dîne nu, servis par des serviteurs nus, dans un pavillon isolé au milieu d'un parc touffu ; Sa Majesté, dès qu'elle est au fait de ces choses vient y souper avec quelques conquètes, puis avec Madame de Pompadour. La licence est a son comble, les orgies somptueuses. Cette folie appartient de 1779 à 1805, à Claude Rigoley, Baron d'Ogny et, en 1805, au général de Caulaincourt. L'église de la Trinité, le Casino de Paris, construit en 1890, l'Apollo (démoli en 1959) et le Théâtre de Paris sont construits sur l'emplacement. Elle devient, à partir de 1810, le "second Tivoli".

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Roue10   ______________     Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Pouf210


Inauguréle 30 avril 1810, l'établissement est plus petit et provisoire. On le fait durer généralement, à tort, jusqu'en 1826. En réalité Baneux réintègre le "Grand Tivoli" dès 1812. Tivoli-Richelieu est tout aussi amusant que le premier : grande roue, tobogans, montagnes russes, pantomimes, spectacIes et illuminations, labyrinthes coquins. Mais une succession d'essais malheureux lui sera fatale. On réintègre Tivoli-Boutin en 1812 pour un nouveau succès, sous la direction du fils Baneux, puis, pour huit ans de Houy. C'est lui qui fera installer les "montagnes aeriennes" et produire le Cerf Coco, cerf acrobate qui sait marcher sur un fil.

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Cerf10

Le Grand Tivoli disparaît en 1825, après un grand "bouquet" final : une soirée donnée pour le sacre de Charles X, le 7 juin. Le 2 fevrier 1826, les héritiers Boutin vendent à Hagermann et Mignon, qui font lotir le quartier de l'Europe.
Et voici venue la fin du premier vrai parc d'attractions public du monde. Il n'en reste rien, pas même le nom du passage qui y conduisait, débaptisé récemment.

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Passag10

Le passage Tivoli en 1900. Aujourd'hui dit "de Budapest".

Mais, si le lieu disparait, le nom reste, pour tous les parisiens, et pour bon nombre de provinciaux et d'étrangers, synonyme d'émerveillement, d'attractions et de loisir. Le chemin de la rue de Clichy leur est tellement familier, qu'il ne leur viendrait pas à l'idée d'y associer le parc Monceau ou Bagatelle. C'est le "physicien" belge Robertson, connu pour ses ascensions en ballon qui ouvre un troisième Tivoli au n°88 de la même rue et qui va durer jusqu'en 1842. L'emplacement est celui d'une propriété de campagne de 10 hectares qui appartient, en 1732, au Fermier-Général Le Riche de la Popelinière. En 1747 il la vend à un autre fermier général, Gaillard de la Bouëxière qui y construit une Folie. C'est un véritable petit Trianon qui remplit, avec son parc, ses jardins, ses allées et ses charmilles, tout l'espace compris entre les rues actuelles du Cardinal Mercier, Blanche, de Douai, le boulevard et la rue de Clichy.

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Plan110

Gaillard lègue la chose qui, au travers de différents héritages est louée à une grande Merveilleuse, Mme Hamelin, qui, brune déesse de la valse, tente d'y lancer la mode de se promener nue sous une gaze transparente. Finalement, elle échoit aux héritiers Greffhule qui, précisément, ne savent qu'en faire! L'inauguration a lieu le 14 mai 1826 et la Folie devient le Nouveau Tivoli. Robertson, savant distingué perfectionne un peu plus tard le parachute, le miroir d'Archimède, et fait d'intéressant travaux aérostatiques. Malgré ses efforts, le parc n'aura jamais le lustre des jardins Boutin. Cela fonctionne une vingtaine d'années, puis encore une fois, le public finit par se lasser. Une dernière grande fête y est donnée, le 3 juin 1840, et le terrain est vendu en lotissement, ce qui va donner les rues Ballu, de Bruxelles, de Calais, Vintimille, de Douai et la place Adolphe-Max, dont le square Berlioz se trouve sur l'emplacement d'une pièce d'eau de la Folie. Les arbres autour de la place sont-ils ceux du Tivoli?
Pour plus d'informations, lire : "Folies, Tivolis et attractions", "La nouvelle Athènes" Délégation à l'Action Artistique de la Ville de Paris

https://www.faget-benard.com/petit_bout_du_monde/textes/chap2/tivoli.html

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Message par Marie-Jeanne le Mer 22 Avr 2020, 21:18

Les incoyables et les meveilleuses Eventaille

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Message par Vicq d Azir le Mer 22 Avr 2020, 21:51

On dit qu’en ce temps là, on ne prononçait plus le « r » des mots car c’étaient le «r » de « révolution française », la période honnie... Cette mode verbale, très marginale était amusante, mais elle ne dura pas ...
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Message par Mme de Sabran le Mer 22 Avr 2020, 22:01

L'accent c'éole de Joséphine était de mode . Wink

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Message par Vicq d Azir le Mer 22 Avr 2020, 22:36

Il y avait, à la fin du 18ème, plusieurs lieux de distraction dans Paris, les plus célèbres étant Tivoli, le Colisée et le Vauxhall, auquel il faut rajouter, en saison, les foires de St Laurent et de St Germain, avec leurs attractions et leurs « redoutes »
Je crois que le Colisée n’avait pas très bonne réputation... La Reine, durant son séjour aux Tuileries, de 89 a 92, avait porté son dévolu en particulier sur Tivoli et la foire St Laurent. Elle avait pris l’habitude d’y venir avec ses enfants. Elle vint même à Tivoli avec le Dauphin la veille du départ pour Montmedy, en juin 91. C’était aussi une ruse pour se montrer aux parisiens en toute liberté, alors que le projet de fuite était arrêté.
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Message par Leos le Jeu 23 Avr 2020, 08:35

Il me semble que selon l'image d'époque, le jardin était étendu et sur une petit colline ..
il est également situé vers Montmatre.. C'était une belle vue sur la ville ..
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Message par Vicq d Azir le Jeu 23 Avr 2020, 09:36

Voici la situation du Tivoli du 18ème, actuellement au niveau de la rue de Budapest dans le 9e arrondissement. Plus au nord, commence en effet la montée vers la butte Montmartre. Il n’est pas étonnant alors que cette colline soit représentée sur les gravures de l’époque :

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 51048610

La construction du « quartier de l’Europe » au 19eme siècle fait disparaître toute trace de Tivoli, sauf les voûtes d’entrée. Ce projet est conçu à la fin du règne de Charles X, et s’achève sous Napoléon III. Le quartier est loti, et l’on donne le nom des capitales et grandes villes d’Europe aux nouvelles rues. Ce n’est qu’au début du XXe siècle que le passage partant de l’ancienne entrée de Tivoli prend le nom de la capitale de la Hongrie.
Ce qu’on appelle la Nouvelle Athènes est un quartier construit à peu près à la même époque, un peu plus à l’est, autour de la place St. Georges.
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Message par Bonnefoy du Plan le Jeu 23 Avr 2020, 16:48

Mme de Sabran a écrit:Un Incroyable se doit de porter un immense foulard-cravatte noué autour du cou jusqu'à masquer la bouche. Sa redingote, cintrée à la taille est très large à partir des hanches, et laisse s'avachir un énorme col dépassant largement les épaules, par-dessus lequel vient se rabattre celui du gilet, généralement de soie imprimée de couleurs vives. On porte une culotte très moulante, à braguette fermée sur le côté gauche, serrée aux genoux par des rubans flottants de pompons ou de franges. Le bicorne est de mise, sur des cheveux longs et laissés au vent. La chaussure est menue, très pointue, avec un noeud de satin assorti. De nombreux accessoires terminent la tenue : binocles, canne à pommeau, etc..

Merci de cette belle promenade chère Eléonore ! Très appréciée aussi par « Tivoli », un petit insolent d’incoyable âprement négocié chez un antiquaire (de votre région !), qui hoche de la tête dès qu’on touche son bicorne… Il faut que je revoie un peu sa mise pour qu’il corresponde à votre description.  geek

J’avais failli en faire mon avatar, mais j’ai finalement préféré garder sagement les clés du domaine. On ne sait jamais, des fois que j’aurais eu l’idée d’aborder sur ce Forum des sujets sérieux !  Eventaille
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Message par Vicq d Azir le Jeu 23 Avr 2020, 17:06

Rajoutons à cette description très complète des accoutrements de ces excentriques, accoutrements qui sont de véritables manifestes contrerévolutionnaires :
- Chez la « méveilleuse », un collier de chien fait d’un ruban rouge, qui figure... le trait du couteau de la guillotine...
- Chez « l’incoyable », la canne torsadée (qu’on aperçoit sur votre personnage, cher Bonnefoy ), qu’il appelle son « pouvoir exécutif »... gare à celui qui vient lui chercher querelle...
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Message par Mme de Sabran le Jeu 23 Avr 2020, 17:25

Vicq d Azir a écrit:
- Chez la « méveilleuse », un collier de chien fait d’un ruban rouge, qui figure... le trait du couteau de la guillotine...
...

... notamment lorsque ces dames se paraient pour se rendre à l'un de ces bals des victimes What a Face qui étaient du dernier chic .
Notre sujet :
https://marie-antoinette.forumactif.org/t2854-le-bal-des-victimes?highlight=victimes

Votre petit inc'oyable est charmant, cher Bonnefoy . Very Happy

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Message par Vicq d Azir le Jeu 23 Avr 2020, 19:15

Je me souviens très bien d’un vieux monsieur original qui arpentait les rues du Marais dans les années 70, en marchant très vite, courbé, s’appuyant sur sa canne torsadée. Il était vêtu en muscadin, avec une redingote grise, un chapeau gris, et une large cravate. On pouvait le voir vers St Paul. Il avait été , je crois, brocanteur, et était persuadé de vivre en 1795... Un article lui avait été consacré à l’époque dans Point de Vue ... C’était une véritable apparition...
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Message par Mr de Talaru le Dim 26 Avr 2020, 16:47


Oui je me souviens de ce bonhomme. J'ignorais alors qu'un jour moi aussi j'arpenterais les rues du Marais en costume, en perruque et canne ! Hélas de sinistres sires me criaient alors : "Hé Napoléon, ça va !!!!!! " Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 3177668066 Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 1238448192 Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 1721447508

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Message par Mme de Sabran le Dim 26 Avr 2020, 16:52


... Eventaille

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Message par La nuit, la neige le Dim 26 Avr 2020, 20:36

On s'amusait bien à Paris... Eventaille  Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 1123740815

Je rappelle aussi notre sujet consacré aux Vauxhall Gardens parisiens, dont l'un d'eux se nommait aussi le Tivoli. Wink

Arrow Les Vauxhall parisiens (parcs d'attractions) au XVIIIe siècle
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Message par Gouverneur Morris le Dim 26 Avr 2020, 20:53

Petite question cher LNLN : peut-on alors appeler ce Tivoli un Vauxhall, ou bien appartient-il encore à un autre type de lieu de divertissement ?
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Message par Vicq d Azir le Dim 26 Avr 2020, 22:26

Sans me substituer à LNLN qui saura, j’en suis sûr, répondre à cette question, ce que je puis dire, c’est que le Vauxhall de Paris était à peu près à l’emplacement de la place de la République actuelle, au début de la rue Beaurepaire. Reste comme témoin un petit passage portant encore le nom du Vauxhall ( qui, d’ailleurs est aussi un pont, mais à Londres...)
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Message par Mme de Sabran le Dim 26 Avr 2020, 22:33

Vicq d Azir a écrit:Reste comme témoin un petit passage portant encore le nom du Vauxhall ( qui, d’ailleurs est aussi un pont, mais à Londres...)

Celui-ci peut-être ? ... dans le 10ème .

Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 390px-12

Cette voie porte le nom d'une ancienne salle de spectacles, d'attractions, de tournois et de réunions (vauxhall) liée au Tivoli-Vauxhall de Paris, ouvert au XVIIIème siècle par Jean-Baptiste Torré, artificier italien.
Elle fut percée en 1841 sur l'emplacement du Wauxhall d'été et ouverte au public par une ordonnance de police du 16 décembre 1847.

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Message par La nuit, la neige le Dim 26 Avr 2020, 22:48

Gouverneur Morris a écrit:Petite question cher LNLN : peut-on alors appeler ce Tivoli un Vauxhall, ou bien appartient-il encore à un autre type de lieu de divertissement ?

Il y eut plusieurs Vauxhall Gardens à Paris, mais je n'en ai présenté qu'un dans le sujet dont j'ai cité le lien. A suivre, un jour... Eventaille
Je notais en introduction cette définition :

Un Vauxhall était, au XVIIIe siècle, un établissement de divertissements organisé autour d'un pavillon de concert et d'un bal de plein air ou en salle.
La vogue des Vauxhalls, lancée en Angleterre, se répandit ensuite sur le continent, à la faveur de l'évolution des mœurs vers davantage de sociabilité et de plaisir, en même temps que la bourgeoisie naissante refusait de se mêler aux divertissements du peuple qui, de tout temps, avait dansé en plein air ou sous des tonnelles dressées sur des places publiques.

Un Vauxhall comprenait pour l'essentiel un parquet de danse et une tribune permettant d'abriter un orchestre entourés de promenoirs et de colonnades.
Pour répondre à la demande du public, on y trouvait aussi des salons particuliers, des magasins de frivolités, des cabinets de lecture où l'on pouvait lire la presse internationale, parfois même une loge maçonnique.
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Message par Gouverneur Morris le Lun 27 Avr 2020, 09:44

Merci à tous pour ces précisions Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle 2523452716
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Message par Mme de Sabran le Jeu 07 Mai 2020, 12:37

Se peut-il ?!   Shocked  ... Elisabeth s'encanaille !    Eventaille   Foires, jardins et Vauxhalls parisiens : Les lieux de divertissements au XVIIIe siècle Tzolz122

Le Colysée était encore un lieu de réunion fort à la mode; on l'avait établi dans un des grands carrés des Champs-Elysées, en bâtissant une immense rotonde. Au milieu se trouvait un lac, rempli d'une eau limpide, sur lequel se faisaient des joutes de bateliers. On se promenait tout autour dans de larges allées sablées, et garnies de sièges. Quand la nuit venait, tout le monde quittait lé jardin pour se réunir dans un salon immense où l'on entendait tous les soirs une excellente musique à grand orchestre. Mademoiselle Lemaure, très célèbre alors, y a chanté plusieurs fois, ainsi que beaucoup d autres fameuses cantatrices. Le large perron qui conduisait à cette salle du concert était le rendez-vous de tous les jeunes élégans de Paris, qui, placés sous les portiques illuminés, ne laissaient point passer une femme sans lancer une épigramme.

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Message par Mme de Sabran le Ven 08 Mai 2020, 10:12


Elisabeth raconte encore ...   Very Happy

A peu près dans le même temps, il existait sur le boulevard du Temple ce qu'on appelait le Wauxhall d'été, dont le jardin n'était autre chose qu'un large espace destiné à la promenade et autour duquel s'élevaient des gradins couverts, où s'asseyait la bonne compagnie. On s'y réunissait de jour en été, et la soirée finissait par un très beau feu d'artifice.
Tous ces lieux étaient bien plus à la mode alors, que ne l'est maintenant Tivoli. II est même assez étonnant que les Parisiens, qui n'ont pour toutes promenades que les Tuileries et le Luxembourg , aient renoncé à ces établissemens, moitié citadins, moitié champêtres, où l'on allait respirer le soir en prenant des glaces.
( ... )
Une des plus fréquentées était la promenade des boulevards du Temple. Tous les jours, mais le jeudi principalement, des centaines de voitures allaient, venaient, ou stationnaient contre les allées où sont encore maintenant les cafés et les parades. Les jeunes gens achevai caracolaient autour d'elles, comme à Longchamp ; car Longchamp existait déjà (1). Les allées, ou bas-côtés, étaient pleines d'une foule immense de promeneurs, jouissant du plaisir d'admirer ou de critiquer toutes ces belle dames, très parées, qui passaient dans leurs brillans équipages
Un des côtés du boulevard (celui où se trouve maintenant le café Turc) offrait un spectacle qui bien souvent m'a donné le fou rire. C'était une longue rangée de vieilles femmes du Marais, assises gravement sur des chaises, et les joues tellement couvertes de rouge qu'elles ressemblaient tout-à-fait à des poupées.  ( ... )   j'ai vu sur ce même boulevard divers petits spectacles. Le seul où j'aie été souvent, et qui m'amusait beaucoup, était celui des Fantoccini de Carlo Périco. Ces marionnettes étaient si bien faites, et leurs mouvemens si naturels qu'elles faisaient parfois illusion. Ma fille, qui avait au plus six: ans et que j'y menais avec moi, ne doutait pas d'abord que ces personnages ne fussent vivans. Quand je lui eus dit le contraire, je me rappelle que je la menai peu de jours après à la Comédie Française, où ma loge était assez éloigné du théâtre: "et ceux-là, maman, me dit-elle, sont-ils vivans?"


 Nous nous souvenons que le Boulevard du Temple, le fameux ! était appelé au XIXème siècle le Boulevard du crime . Sans doute à cause de l'attentat manqué contre Louis-Philippe.
Impossible de ne pas penser aux Enfants du Paradis de Marcel Carné .   Very Happy

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Message par Comte d'Hézècques le Ven 08 Mai 2020, 11:13

Elisabeth Vigée-Lebrun a écrit:
Un des côtés du boulevard (celui où se trouve maintenant le café Turc) offrait un spectacle qui bien souvent m'a donné le fou rire. C'était une longue rangée de vieilles femmes du Marais, assises gravement sur des chaises, et les joues tellement couvertes de rouge qu'elles ressemblaient tout-à-fait à des poupées.  ( ... )

Quel beau spectacle ça devait être Laughing Eventaille

Cela me rappelle ce bon mot :

- Que pensez-vous des beautés françaises ? demandait un jour un français à un étranger venu à Paris.
- Désolé, répondit-il, je m'y connais mal en peinture.

Hop!

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