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L'amiral Jules Dumont d'Urville ( 1790 - 1842 )

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Message par Mme de Sabran le Mer 08 Juil 2020, 20:20


JULES DUMONT D'URVILLE


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Ses expéditions consacrent le souvenir du nom de Dumont d'Urville dans la Science. Elles absorbèrent moins de sept années de sa vie, pendant lesquelles il parcourut plus de soixante mille lieues, explora deux trille lieues de côtes inconnues ou vaguement indiquées avant lui, découvrit deux grandes terres., près de cinquante îles, et rapporta aux sciences naturelles d'immenses richesses, plusieurs milliers d'espèces déplantés, d'insectes et d'autres animaux nouveaux. Les marins rendent hommage à la conception de ses plans, à l'habileté de sa direction, à sa fermeté, à sa persévérance et surtout à sa hardiesse.

La famille d'Urville, de vieille noblesse normande   L'amiral Jules Dumont d'Urville ( 1790 - 1842  )  439
peut-elle s'enorgueillir de descendre de ces redoutables guerriers du Moyen-Âge, les Vikings, arrivés du nord de l'Europe sur leurs drakkars à proues en têtes de dragons ? "P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non"   Hop!



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Le blason de la famille :   d'azur à trois haches d'arme d'or.

Devise : Le jour comme la nuit




Quoi qu'il en soit,  Jules Sébastien César Dumont d'Urville naquit à Condé-sur-Noireau, le 23 mai 1790.

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https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/6752161#0

Son père, Gabriel-Charles-François Dumont, seigneur d'Urville, exerçait les fonctions de grand Bailly civil et criminel de Condé et de Fresnes dont la charge était héréditaire.  Sa famille était l'objet d'une considération marquée, due à ces longs et honorables services dans la magistrature. Jeanne-Françoise-Julie-Victoire de Croisilles, la mère du futur amiral, était elle-même issue d'une très ancienne famille dont un membre avait suivi le duc de Normandie, Robert Courte-Heuse, en Terre Sainte.

Jules n'était, à ses premiers jours, qu'un chétif enfant que sa mère n'espérait pas conserver et qui ne dut en effet la vie qu'à de tendres et incessantes préoccupations.
A l'âge de deux ans, il faillit périr par le feu. Il était tombé dans le foyer de la cheminée de la chambre de son père, qui fut témoin de l'accident. Mais immobilisé par la goutte dans son fauteuil, il ne put secourir son enfant qu'en appelant très fortement ses domestiques. Dumont-d'Urville gardera toute sa vie, sur l'une de ses mains, les cicatrices de ses brûlures.

Mme d'Urville, femme d'un esprit élevé et d'un caractère excentrique, ne cachait pas son hostilité à la Révolution. Elle était royaliste sincère, ses opinions comme son rang élevé, son caractère inflexible la mirent bientôt en butte à toute la haine des révolutionnaires du lieu.
Son époux approchait de la soixantaine. Il avait perdu ses charges de grand bailli avec la Révolution. Il était miné par la maladie et vieilli prématurément par les événements.  Ils furent arrêtés.   Après une courte incarcération, Mme d'Urville amena sa famille à Caen, et vint elle-même se présenter devant le Tribunal Révolutionnaire de Caen, en 1793, pour défendre son mari infirme dont elle parvint à sauver sa tête de l'échafaud.

A l'âge de trois ans, Jules quitta le lieu de sa naissance et alla habiter, avec sa famille, poursuivie alors par les agents révolutionnaires, le hameau de Cours-d'Orne, à Feuguerolles. Les mêmes circonstances amenèrent près de M. d'Urville celui qui devait être son précepteur. C'est là qu'il commença ses études classiques dont se chargea son oncle maternel, M. l'abbé de Croisilles , depuis vicaire-général de Bayeux.
Sa mère lui faisait faire des courses très-longues à pied, dans les champs, et l'obligeait à rester nu-tête et nu-pieds , même en hiver. Depuis l'amiral a dit bien des fois qu'il était redevable aux rudes exercices que lui imposait sa mère , de sa très robuste constitution.

Son oncle le plaça ensuite au collège de Bayeux.      study     L'étude si aride des lettres et des sciences ne fût pour le jeune d'Urville qu'un amusement.
En 1802, à l'âge de douze ans, ses études étaient terminées au collège de Bayeux. Au concours qui eut lieu à cette époque pour former le lycée de Caen, il fut admis à l'unanimité. Il s'y livra spécialement à l'étude des mathématiques , des langues vivantes et des sciences naturelles.
Il tâta de l'hébreu, apprit l'anglais et le russe, mais c'est surtout à la langue chinoise qu'il se livra le plus ainsi qu'aux aux langues de l'Asie et de l'Océanie.

Ses jeux étaient tranquilles, son visage grave et pensif, son maintien calme.  Sa mère lui offrit l'Histoire de l'Amérique par Roberton qu'il dévora.  Ce cadeau devait changer le cours de sa vie !

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William ROBERTSON. Histoire de l'Amérique, chez Panckoucke à Paris 1778 (1ere édition).

Depuis ce jour, l'avenir du jeune homme est fixé, la gloire de Colomb l'enivre et ne le laisse plus dormir. Sur les bancs du lycée de Caen, dont il est un des meilleurs élèves, il pense sans cesse à ce grand homme !
A la sortie du collège , il fit connaître à sa mère son parti bien arrêté d'entrer dans la marine. On le fit donc admettre parmi les aspirants.

Il se rendit à Brest en 1808, et en 1817  obtint son brevet d'enseigne de vaisseau. En 1816, Jules servait sur le vaisseau qui apporta, de Palerme en France, Louis-Philippe d'Orléans et sa famille. C'est avec le grade d'enseigne de vaisseau, mais plus spécialement comme savant , qu'il accompagna en 1819 le capitaine Gautier pour exécuter., dans la Mer Noire et la partie orientale de la Méditerrannée, un travail hydrographique.

 Le 16 avril 1820, un navire chargé d'un voyage d'exploration dans le Pont-Euxin, la Chevrette, fait une brève escale à Milo. À son bord se trouve l'enseigne de vaisseau Jules Dumont d'Urville. Toujours curieux de tout, il va le 19 avril examiner la statue de Vénus récemment découverte par un paysan en bêchant son champ. Il  note ses observations qu'il transmet à M. de Rivière , ambassadeur de France à Constantinople.
Le marquis de Rivière est convaincu par Dumont d'Urville d'acquérir la statue .
En mars 1821, d'Urville publie la relation du voyage que la Chevrette a fait l'année précédente. Pour la statue de Milo, il copie sa note du 3 mai, augmentée de ce qu'on lui a dit de la suite des événements.
C'est le témoignage le plus direct que l'on possède de la trouvaille et de son contexte.

A la suite de l'expédition, Dumont d'Urville reçut le brevet de lieutenant de vaisseau.  Il projeta, avec M. Duperrey, un voyage scientifique et s'embarqua, à Toulon, sur la corvette la Coquille, en 1822, sous le commandement du sieur Duperrey. Ce voyage autour du monde, dura 51 mois.  D'Urville chargé, outre son grade, de la botanique et de l'entomologie, rapporta trois mille espèces de plantes, dont quatre cents nouvelles; et enrichit le muséum d'histoire naturelle de Paris de douze cents insectes dont quatre cent cinquante manquaient et quatre cents inconnus.

Son expédition de 35 mois procura à la géographie et à la navigation la reconnaissance positive de plus de 4000 lieues de côtes les moins connues du globe sur la Nouvelle-Irlande, la Nouvelle-Bretagne et la Nouvelle-Guinée ; elle assura la position de près de 200 îles ou îlots, dont une soixantaine n’avaient encore figuré sur aucune carte. Il découvrira les îles Fidji, cartographiera les îles Loyauté, effectuera un relevé des côtes de la Nouvelle-Zélande, entreprendra une exploration des îles Tonga et des Moluques. Ses rapports ont permis la classification des îles en Mélanésie, Polynésie et Micronésie.

Les immenses récoltes d’histoire naturelle, amassées durant tout le cours de la campagne, furent déposées au retour au Muséum d’histoire naturelle et le Musée maritime s’enrichit d’un nombre considérable d’objets des peuples visités.

Il rassembla une pléthore de matériaux précieux pour la géographie et la botanique, fit paraître, sous le titre de Voyage de l’Astrolabe (13 volumes, in-8, 1830 et années suivantes), le résultat de ses recherches très critiquées par le savant François Arago pour leur imprécision.

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Il contribue à la cartographie de cette région du globe, notamment en proposant à la Société de géographie la subdivision devenue traditionnelle de l’Océanie en Polynésie, Micronésie et Mélanésie (dont il crée le nom) - et en Malaisie. Ces subdivisions sont désormais contestées par les géographes et les linguistes mais continuent d’être utilisées.

Ils rentrèrent en France, en 1825. Au retour de ce voyage, M. d'Urville, déjà chevalier de la Légion-d'Honneur, fut nommé capitaine de frégate et chevalier de Saint-Louis.

A peine débarqué, Jules reprit la plume et dressa le plan d'un autre voyage autour du monde.
A la fin de 1825, il reçut sa lettre de commandement. Le bruit venait de se répandre qu'on avait obtenu quelques indices sur le naufrage de La Peyrouse.  Dumont d'Urville fut chargé d'en rechercher les traces.

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La corvette la Coquille, à Tahiti.

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La corvette la Coquille , désignée encore pour ce voyage prit le nom de l'Astrolabe, qu'avait porté le bâtiment commandé par la Pérouse. Elle mit à la voile, à Toulon, en 1828 , et se dirigea vers les îles Vanikoro , où le capitaine Dillon prétendait avoir trouvé les traces du naufrage de la Pérouse.
D'Urville envoya quelques hommes dans le grand canot explorer les récifs de l'ouest; ils rapportèrent quelques débris de navires que M. Gressien s'était procurés chez les insulaires qui, néanmoins, avaient refusé de lui indiquer le lieu du naufrage.
Quelques jours après, on renouvela les tentatives, et M. Jacquinot, en montrant un morceau de drap rouge, séduisit un des indigènes qui consentit à conduire le canot à l'endroit même où avait péri sans doute  la Pérouse.

Là,  le détachement de l'expédition aperçut, disséminés au fond de la mer, à trois ou quatre brasses, des ancres, des canons , des boulets , des saumons en fer et en plomb, principalement une immense quantité de plaques de ce dernier métal. Tout le bois avait disparu, et les objets plus minces, en cuivre ou en fer, étaient corrodés par la rouille.

Instruit de cette découverte, Dumont d'Urville envoya sur-le-champ la chaloupe sur les lieux, et conduisit la corvette dans la baie intérieure, à laquelle il donna le nom de baie Maoevai. Cette manœuvre difficile à travers un canal étroit, obstrué de coraux , bordé de brisants redoutables, nécessita deux jours entiers d'efforts opiniâtres.

On s'occupa pendant deux autres jours à retirer du fond des eaux le plus d'objets possible, entre autres une ancre de neuf cents kilogrammes, un canon court en fonte du calibre de huit, tous deux corrodés par la rouille et couverts d'une croûte épaisse de coraux, un saumon de plomb, et deux pierriers  ( ? )  en cuivre en assez bon état de conservation.

D'Urville décida alors d'élever près du mouillage de la corvette un monument à la mémoire de la Pérouse et son équipage.
Il choisit une petite touffe de mangliers verdoyants pour y placer le cénotaphe. L'érection de ce monument modeste, mais suffisant pour attester le passage de l'Astrolabe à Vanikoro et l'expression des regrets de l'équipage, fut commencée le 6 mars et achevée le 14.


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L'inauguration en fut consacrée par trois décharges de mousqueterie et une salve de vingt et un coups de canon.

En 1830,  ce fut Dumont d'Urville qui fut chargé du commandement du vaisseau qui transporta Charles X sur la terre étrangère.

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Il obtint dès lors du gouvernement anglais la reconnaissance du nouveau pavillon français et, à son retour, il fit la proposition de réclamer à l’Angleterre les restes de Napoléon Ier.

Pendant plusieurs années, la monarchie de Juillet laissa Dumont d’Urville dans un repos qui semblait une disgrâce. Il obtint enfin d’exécuter un nouveau voyage depuis longtemps projeté, l'Antartique.
L’Astrolabe et la Zélée partirent de Toulon le 11 septembre 1837 et le 13 novembre mouillèrent dans la rade de Rio de Janeiro. Le 11 janvier 1838, elles quittèrent la Terre de Feu et s’avancèrent vers les glaces antarctiques.


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D'Urville explora les mers australes, poussa fort avant vers le pôle Antarctique, en affrontant les plus grands périls, découvrit quelques nouvelles terres. Les premières rencontrées le furent dès le 59e degré ; au 64e de latitude Sud, ce ne fut plus des montagnes flottantes, mais une barrière compacte qui se prolongeait à perte de vue.

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À force de travaux, les navires remontèrent vers le nord et découvrirent une côte de 120 milles d’étendue, qu’on nomma la terre Louis-Philippe.

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Le 7 mars, ils sortirent des glaces et, le 7 avril, ils firent relâche à Valparaíso.

Dumont d’Urville quitta cette rade le 29 mai, séjourna, du 26 août au 3 septembre, à Nuku Hiva, îles Marquises et fit le relèvement complet des îles Salomon du 18 au 26 novembre. Le 6 novembre, il avait revu Vanikoro (îles Nitendi), lieu célèbre par le naufrage de La Pérouse.

Le 1er janvier 1839, l’Astrolabe et la Zélée arrivèrent à Gouaham, le 5 février à Amboine, le 1er juin à la pointe Sud de Bornéo, le 8 juin à Jakarta, le 6 octobre à Lampongs (Sumatra). C’est dans ces parages que les deux équipages éprouvèrent un premier, un cruel désastre : la maladie enleva 17 hommes, contraignant Dumont d’Urville à laisser 16 malades à Hobart vers les premiers jours de décembre.

Ayant appris dans ce port que les capitaines James Clark Ross et Francis Crozier étaient en route pour le pôle Sud, le commandant ne voulut pas laisser aux Anglais seuls l’honneur d’une tentative et se décida à faire une nouvelle pointe vers le Sud.

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Le 1er janvier 1840, l’Astrolabe et la Zélée remirent à la voile. Le 15, elles coupèrent la route de Cook en 1773 et, depuis ce moment, se trouvèrent dans un espace de mer que jamais navire n’avait sillonné .

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Le 16, par 60 de latitude et 141 de longitude, on vit la première glace, masse de 50 pieds de hauteur sur 200 d’étendue ; le 17, les glaces avaient de 100 à 130 pieds sur 3 à 400 toises d’étendue. La terre était à 8, à 10 milles de là ; c’était un immense ruban s’étendant à perte de vue du S.S.-E. à l’O. S.-0., haut de 2 à 300 toises, entièrement couvert de glace et de neige ; on était par 66°,38 latitude et 138°,21 longitude Est, sous le cercle polaire antarctique et à peu de distance du pôle magnétique ; c’était une haute et puissante barrière qui fermait la route aux navires.

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Dumont d’Urville annonça à son équipage que cette terre porterait désormais le nom de Terre Adélie, rappelant le prénom de sa femme Adèle.

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Le 27 janvier, forcé de renoncer à tous projets d’exploration de la Terre Adélie, dont on avait tracé environ 150 milles d’étendue, il se porta au Nord, sous toutes voiles possibles, pour s’échapper du labyrinthe où il se trouvait engagé. Ainsi, le 1er février 1840 par 65°,20 latitude et 128°,121 longitude Est, il dit un adieu définitif à ces régions sauvages et mit le cap au Nord pour rallier Hobart, où il arriva le 17 février.


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Il visita encore la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie, le détroit de Torres, toucha à l’île Maurice et revint en France.
M. d'Urville était de retour en 1840.  C'est ce dernier voyage qui a mis le comble à sa gloire. - A la fin de l'année 1840, il fut promu au grade de Contre-Amiral. Après être resté quelque temps à Toulon., pour se remettre de ses fatigues, il vint se fixer à Paris.

Enfin le 8 mai 1842 arriva, jour à jamais déplorable ! Le dimanche précédent, Paris avait célébré la fête du roi, c'était maintenant le tour de Versailles. Dès le matin, les flots de la population parisienne se précipitaient sur le double chemin de fer. Pressé par sa femme et son fils , le contre-amiral consentit à s'y rendre. Le soir, il reprit avec eux la route de Paris.
Entre Meudon et Clamart, par un accident affreux, soixante voyageurs ne formèrent plus qu'un hideux amas de cendres, d'os et de chairs noircis par le feu. M. Dumont d'Urville , sa femme et son fils de seize ans étaient au nombre des victimes.



https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6522912w/texteBrut

https://gw.geneanet.org/arnac?lang=fr&n=dumont+d+urville&oc=0&p=jules+sebastien+cesar


Quelques photos prises au Musée Charles Léandre de Condé sur Noireau !   Very Happy

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Eh bien, non pas de longue-vue !     geek   Photo ratée  ...    Hop!

Bien sûr nous sommes allés voir cette statue érigée par la ville de Condé sur Noireau en hommage à son grand homme, dont nous venons de découvrir dans le musée un petit exemplaire en plâtre .  

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Cette statue de bronze, haute de deux mètres 66 centimètres, représentant l'Amiral, et supportée par un piédestal , est élevée au carrefour principal de Condé , dans l'angle formé par la route royale. Au pied de la statue, sont placés comme attributs un globe terrestre, quelques instruments d'astronomie et de marine, des livres et une carte de géographie en partie déroulée.

En outre, sur les faces du piédestal, sont incrustés quatre bas - reliefs en bronze , réprésentant les phases principales de la vie du grand navigateur. Chaque bas-relief a 80 centimètres de largeur , 55 centimètres de hauteur. Les sujets sout ceux-ci : 10 Découverte ou mieux appréciation parM. d'Urville de la Venus Victrix, à Milo ( 1820 ), avec le tracé de Tarnphitéâtre Voiseti et des fameuses grottes de Milo ;

1° et 2°  Voyage dans l'Océanie ; scène de travaux concernant la botanique et l'astronomie ; rencontre des Sauvages ; tombeau érigé à la Peyrouse, avec les chiffres 1 822, 24, 27 et 29, dates des deux premières circonnavigations de l'amiral.

3° L'Astrolabe et Zélée naviguant dans les glaces Polaires et découvertes de terres Antartiques ( 1837 — 1840).

4° Catastrophe du 8 Mai 1842, sur le chemin de Versailles.

« L'artiste chargé d'exécuter la « Statue et les bas-reliefs est M. Domit nique Molchnekt, rue de Babylone, « no 18, à Paris, auteur de plusieurs c statues qu'il a faites pour les villes de « Nantes, Rennes, Cahors", St.-Malo cet Paris , etc ...

...    sur son socle  les quatre petits bas-reliefs commémoratifs :


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(right) 1820: The discovery of the Venus of Milo: D'Urville finds the Venus, in the background a Greek temple. In fact, the statue was found by the Greek peasant Yorgos Kentrotas (depicted on the left) and was in two pieces.


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(back) 1826: The expedition in the Pacific Ocean. This scene symbolizes the discovery of the remains of La Perouse's expedition at Vanikoro.


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(front) 1840: The discovery of Terre Adélie: ice mountains, inhospitable region, and the Astrolabe in the background.


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(left) 1842: The railway accident of 8 May 1842 in Meudon, where D'Urville, his wife and son died.


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Ancre de coffre offerte par la Préfecture Maritime Manche Mer du Nord

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Message par Monsieur de la Pérouse le Jeu 09 Juil 2020, 13:48

Dumont d'Urville l'homme qui aurait pu donner de mes nouvelles à Louis XVI. Trop tard, c'est pas de bol. Mais franchement c'était super sympa de partir comme ça à ma recherche, ça fait chaud au coeur, je suis touché! L'amiral Jules Dumont d'Urville ( 1790 - 1842  )  1123740815
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Message par Mme de Sabran le Ven 17 Juil 2020, 15:40

Mme de Sabran a écrit:
Ses expéditions consacrent le souvenir du nom de Dumont d'Urville dans la Science. Elles absorbèrent moins de sept années de sa vie, pendant lesquelles il parcourut plus de soixante mille lieues, explora deux trille lieues de côtes inconnues ou vaguement indiquées avant lui, découvrit deux grandes terres., près de cinquante îles, et rapporta aux sciences naturelles d'immenses richesses, plusieurs milliers d'espèces déplantés, d'insectes et d'autres animaux nouveaux. Les marins rendent hommage à la conception de ses plans, à l'habileté de sa direction, à sa fermeté, à sa persévérance et surtout à sa hardiesse.
( ... )
Pendant plusieurs années, la monarchie de Juillet laissa Dumont d’Urville dans un repos qui semblait une disgrâce. Il obtint enfin d’exécuter un nouveau voyage depuis longtemps projeté, l'Antartique.
L’Astrolabe et la Zélée partirent de Toulon le 11 septembre 1837 et le 13 novembre mouillèrent dans la rade de Rio de Janeiro. Le 11 janvier 1838, elles quittèrent la Terre de Feu et s’avancèrent vers les glaces antarctiques.
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Découverte de la Terre-Adélie par le navigateur Jules Dumont d’Urville



Après un séjour nécessaire de près d’un mois à Hobart-Town (Australie), l’expédition de Dumont d’Urville, constituée des navires l’Astrolabe et la Zélée, fait une nouvelle pointe au sud et découvre sous le cercle polaire une terre que l’explorateur nomme Terre Adélie, en hommage à sa femme.
Le 1er janvier 1840, les navires l’Astrolabe et la Zélée, qui venaient d’explorer toute l’Océanie, tournaient de nouveau leurs proues vers ces zones glaciales où depuis deux siècles s’étaient brisés les efforts humains. Dumont d’Urville tenait surtout à signaler son expédition par un succès du côté du pôle sud, et il avait résolu de tenter un dernier effort dans cette direction.
C’était d’Hobart-Town — située dans l’État de Tasmanie, en Australie —, où il avait dû débarquer ses équipages décimés par la dysenterie, que Dumont d’Urville mit à la voile dans la direction du pôle sud.

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Trajet de Dumont d'Urville depuis Hobart (Tasmanie) vers la découverte et la prise de possession de la Terre-Adélie au nom de la France le 22 janvier 1840.



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A cette époque, il restait encore sur la zone du pôle sud un vaste espace à exploiter. « C’était là, dit Dumont d’Urville, que je voulais conduire nos corvettes en partant d’Hobart-Town ; je ne me doutais pas qu’un navire de commerce anglais nous avait précédés d’une année dans ces parages ; je n’avais encore aucune connaissance des îles Valleny ni de la terre Sabrinas, dont la découverte avait été faite une année avant notre apparition dans ces parages. » En prenant sous sa responsabilité personnelle une nouvelle tentative pour pénétrer dans les glaces, Dumont d’Urville voulait seulement constater quel était le parallèle sous lequel il rencontrerait les glaces solides, et tâcher de découvrir le pôle magnétique.

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Découverte de la Terre-Adélie par Jules Dumont d’Urville


Le 16 janvier, à trois heures vingt-cinq minutes du matin, la vigie signala la première glace. Ce n’était qu’un glaçon de petite dimension ; mais quelques heures après d’autres glaces se montrèrent à l’horizon, au nombre de cinq à six. On n’était alors qu’au 60e degré de latitude. Le 18, par le 66e degré, divers indices annoncèrent le voisinage d’une côte ; le 12, en effet, M. Dumoulin aperçut la terre Adélie, mais il ne crut pas à sa découverte. Nos matelots, pleins de courage et de bonne volonté, paraissaient gais et contents. Ils avaient préparé dès longtemps une cérémonie semblable à celle qu’on pratique à bord des navires au passage de l’équateur ; et les acteurs, après m’en avoir demandé la permission, se tenaient prêts à paraître sur la scène lorsque nous arriverions sous le cercle polaire.

« J’ai toujours pensé, dit Dumont d’Urville, que les farces grossières dont les matelots ont l’habitude de gratifier ceux qui, pour la première fois, franchissent les limites équatoriales, étaient d’un bon effet à bord d’un navire, où les distractions sont si rares pour les marins, et où l’oisiveté et l’ennui, qui en est la suite, jettent le découragement dans les équipages. Aussi, loin de m’opposer aux scènes burlesques que préparaient nos matelots, je leur déclarai que je serais le premier à m’y soumettre ; seulement, en raison de la température, je leur défendis de jeter de l’eau sur le pont, ni de soumettre personne à des ablutions qui ne sont supportables que sous la zone torride ; je leur laissai, du reste, le soin d’inventer le genre de cérémonie auquel ils désiraient soumettre les habitants de l’Astrolabe, et l’on va voir que dans cette circonstance leur génie ne leur fit pas faute.

« Nous avions atteint le 66e degré de latitude sud ; tout nous faisait espérer que bientôt nous aurions franchi le cercle polaire antarctique, et, suivant l’habitude, je fus prévenu officiellement que le lendemain j’aurais la visite du père Antarctique. Après une pluie de riz et de haricots lancés du haut des hunes, je reçus un postillon monté sur un phoque qui m’apporta le message de son fantastique souverain. Je ferai grâce au lecteur du costume de ce singulier ambassadeur et du contenu de son épître : je vis avec plaisir que nos marins avaient changé la cérémonie du baptême habituel de la ligne en celle d’une communion sous une seule espèce, celle du vin, qui devait leur être plus profitable, et je n’eus pas d’objections à faire.
»

Clément Adrien Vincendon-Dumoulin  L'amiral Jules Dumont d'Urville ( 1790 - 1842  )  Vincen10
né le 4 mars 1811 à Chatte (Isère) et mort le 12 mai 1858 à Chevrières (Isère) est un ingénieur hydrographe de la Marine. Il participa entre autres voyages à l'expédition Dumont d'Urville en Antarctique, expédition durant laquelle il fera le premier calcul de l'inclinaison magnétique permettant ainsi de localiser le Pôle Sud magnétique (23 janvier 1838) et il dressera la 1re carte de la Terre Adélie (1840).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Adrien_Vincendon-Dumoulin

Le 21 janvier, tous les doutes avaient cessé à bord des deux navires. C’était bien la terre que M. Dumoulin avait découverte. Elle s’étendait à toute vue au sud-est et au nord-ouest, et dans ces deux directions, on n’apercevait pas ses limites. Elle était entièrement couverte de neige, et elle pouvait avoir une hauteur de mille à douze cents mètres. Nulle part elle ne présentait de sommet saillant. Nulle part non plus on ne découvrait aucune tache indiquant le sol, et « l’on eût pu croire, ajoute Dumont d’Urville, que nous étions arrivés devant une banquise plus considérable encore que toutes celles que nous avions rencontrées, si nous eussions pu admettre que jamais les banquises pussent atteindre une hauteur aussi prodigieuse... Avec nos lunettes, nous interrogions à chaque instant du regard cette terre mystérieuse, dont l’existence ne paraissait plus contestable, mais qui ne nous avait offert encore aucune preuve irrécusable de son existence. »

La découverte de cette preuve irrécusable était réservée à Duroch, auquel nous empruntons l’intéressant récit publié dans les notes du huitième volume du dernier voyage de Dumont d’Urville :

« Nous sommes tous réunis sur la dunette. Le temps est admirable, et, chose merveilleuse dans ces régions, le soleil est d’une pureté sans tache ; chacun s’amuse à contempler les formes bizarres qu’offrent les glaces qui nous entourent. Pour la centième fois j’interroge de ma longue-vue ces masses de neige et de glace, lorsque j’aperçois des taches roussâtres, rugueuses, qui ne pouvaient appartenir qu’à des roches, à de véritables roches. Je les fis remarquer au commandant ; mais, souvent trompé dans la journée, il se refusa d’abord à y croire. Bientôt cependant de nouvelles taches se découvrent ; cette fois il est impossible de ne pas être convaincu, car, quoique éclairées par le soleil, ces taches conservent une teinte uniforme et ressortent parfaitement en noir sur la neige d’où elles surgissent.

« Le commandant donne l’ordre de mettre un canot à la mer ; on l’arme avec six hommes vigoureux, car la distance est grande ; on embarque un compas, de la bougie, tout ce qui peut être nécessaire dans le cas où la brume viendrait le surprendre en route ; je suis de service : à moi donc le commandement du canot ; à moi l’honneur de fouler le premier cette terre vierge de pas humains. Rien ne peut égaler mon bonheur. Qu’elles devaient être puissantes les émotions qui ont dû assaillir le cœur des navigateurs qui les premiers dans la carrière ont doté leur pays de la découverte de ces magnifiques contrées couvertes de la plus heureuse végétation et de nombreuses populations !

« Je pars accompagné de MM. Dumoutier et Lebreton ; mes hommes, pleins d’ardeur, impriment au canot une vitesse inaccoutumée. Hardi, matelots ! la yole de la Zélée nous talonne, il faut arriver les premiers. Mais je n’ai pas besoin de les stimuler : obéissant à leurs bras vigoureux, l’embarcation dévore l’espace. Les corvettes baissent sensiblement à l’horizon, et bientôt nous ne distinguons plus que leur mâture ; la côte, au contraire, se découvre davantage ; nous ne pouvons plus douter que ce ne soit de la terre ; les matelots redoublent d’énergie, et nous entrons au milieu du labyrinthe de glaces qu’il faut traverser pour arriver au but.

  ....................................   L'amiral Jules Dumont d'Urville ( 1790 - 1842  )  Dumont12

« De ma vie je n’oublierai le magnifique spectacle qui s’offrit alors à mes yeux. Sauf le grandiose, nous aurions pu nous croire au milieu des débris de l’une de ces imposantes cités de l’antique Orient récemment bouleversée par un tremblement de terre. Nous naviguions en effet au milieu de gigantesques débris affectant les formes les plus bizarres : ici des temples, des palais aux colonnades brisées, aux superbes arcades ; plus loin le minaret de la mosquée, les flèches aiguës de la basilique romaine ; là-bas une vaste citadelle aux nombreux créneaux, dont les flancs déchirés paraissent avoir été frappés par la foudre ; sur ces majestueux débris règne un silence de mort, un silence éternel ; jamais la voix de l’homme n’avait encore retenti dans ces solitudes glacées.

« Au milieu de cette scène majestueuse, nos embarcations, le pavillon de France en poupe, glissent calmes et recueillies, mais le cœur bat vivement, et soudain un long cri de vive le roi ! vient saluer la terre. C’est elle, en effet ; la voilà ! nous la touchons, et nos brillantes couleurs se déroulent et flottent majestueusement sous le cercle polaire, au bruit de nos hourras d’allégresse, sur une rude roche de granit rougeâtre, dominée par douze cents pieds de glaces éternelles.

« Mais il nous faut des souvenirs ; il faut qu’un de ses fragments vienne rappeler à chacun de nous, dans ses vieux jours, qu’il a mis les pieds sur un sol nouveau : pics et marteaux retentissent à l’envi ; le roc est bien dur, mais il ne peut résister à nos efforts, et bientôt de nombreux débris remplissent le fond du canot. Quelques inoffensifs pingouins, seuls habitants de ces lieux, se promenaient près de nous ; malgré leurs protestations, nous les emmenons comme de vivants trophées de notre découverte.

« Mais la brise s’élève fraîche et froide autant que la glace sur laquelle elle passe pour arriver jusqu’à nous. Nous en profitons pour mettre à la mer et saluons la terre, qui disparaît, de trois cris de vive le roi ! La bonne brise nous pousse rondement, et à onze heures et demi nous atteignons les corvettes ; tout le monde est sur le pont ; tous nous attendent avec anxiété ; la vue de nos trophées excite des transports de joie, notre découverte est constatée et reçoit le nom de terre Adélie. Nous étions alors par 66° 29’ de latitude sud, et 138° 21’ de longitude à l’est du méridien de Paris.
»

Cependant   Joseph-Fidèle-Eugène du Bouzet,  L'amiral Jules Dumont d'Urville ( 1790 - 1842  )  Medium12
(de la Zélée) avait envoyé un de ses matelots déployer un drapeau tricolore sur ces terres qu’aucune créature humaine n’avait ni vues ni foulées avant lui.
« Suivant l’ancienne coutume que les Anglais ont conservée précieusement, nous en primes possession au nom de la France, ajoute-t-il, ainsi que de la côte voisine que la glace nous empêchait d’aborder. Notre enthousiasme et notre joie étaient tels alors, qu’il nous semblait que nous venions d’ajouter une province au territoire français par cette conquête toute pacifique... Celle-là du moins aura l’avantage de ne susciter jamais aucune guerre à notre pays. La cérémonie se termina comme elle devait finir, par une libation. Nous vidâmes à la gloire de la France, qui nous occupait alors bien vivement, une bouteille de vin de Bordeaux. »

L'amiral Jules Dumont d'Urville ( 1790 - 1842  )  Unname12

Le 17 février 1840, les deux corvettes étaient de retour à Hobart-Town ; et le 6 novembre, trente-huit mois, jour pour jour, après leur départ, elles jetaient l’ancre dans la rade de Toulon, au milieu de l’escadre commandée par l’amiral Lalande.

https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article14351

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Message par pilayrou le Ven 17 Juil 2020, 17:27

C'est effarant de savoir qu'il a failli mourir brulé enfant et de connaitre sa fin ! affraid

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