Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
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Gouverneur Morris
La nuit, la neige
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Qui sont les personnages peints sur ce tableau de Jean-Baptiste-André Gautier Dagoty ?
Mme de Sabran a écrit:
Il nous fait découvrir une facette différente de la princesse de Lamballe.
Dans la liste des oeuvres reproduites qui illustrent ce livre...
Female Portraiture and Patronage in Marie-Antoinette's Court, The princesse de Lamballe. By Sarah Grant
Nous retrouvons notamment cette huile sur toile, peinte par Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty dans les années 1775-76, actuellement conservée dans le Salon bleu du Musée Nissim de Camondo (Paris) :
Image : MadPAris.fr
Voir notre sujet : Le musée Nissim de Camondo
Désolé, je n'ai pas trouvé une image de meilleure qualité :
Photo : Thomon / Wikipedia
Ce tableau serait un portrait présumé du duc et de la duchesse de Chartres entourés des familles de Penthièvre et de Conti.
Nous présentions ce détail du couple, ici : Louise-Marie-Adélaïde de Penthièvre, duchesse de Chartres puis duchesse d'Orléans
Photo : MadParis.fr
Selon l'auteure de ce livre, la princesse de Lamballe serait la jeune femme représentée tenant à la main une palette et des pinceaux, ce qui ferait supposer qu'elle aimait aussi peindre, et avait peut-être quelques talents ?
Dernière édition par La nuit, la neige le Mer 27 Fév 2019, 20:49, édité 1 fois
La nuit, la neige- Messages : 18132
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Gouverneur Morris- Messages : 11795
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Gouverneur Morris a écrit:
Perso je verrais plutôt sur ce portrait un père et sa fille, à savoir le duc d'Orléans avec sa fille Bathilde, et non son fils Chartres avec la Penthièvre.
Qu'en pensez-vous ?
Euh...je ne sais pas trop.
Ce tableau serait un portrait présumé du duc et de la duchesse de Chartres entourés des familles de Penthièvre et de Conti.
Et si on accepte cette date des années 1775 / 76, le c kiki pourrait être...
Selon l'auteure du livre que je présentais dans ce sujet, la princesse de Lamballe serait la jeune femme représentée tenant à la main une palette et des pinceaux, ce qui ferait supposer qu'elle aimait aussi peindre, et avait peut-être quelques talents ?
Le duc de Penthièvre serait donc celui sur lequel elle pose le bras, et de qui nous savons qu'elle était très proche.
Même si l'image n'est pas géniale, il me semble un peu vieux pour être le duc de Chartes (si l'on considère que le personnage central est le duc d'Orléans), et il y a un vague air de ressemblance avec quelques-uns de ses portraits.
Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre
Jean-Bapiste Charpentier le Vieux
Image : RMN-GP (Château de Versailles) / Franck Raux
Notre sujet : Portraits du duc de Penthièvre par Jean-Baptiste Charpentier
Les deux enfants au premier plan pourraient être, à cette date :
- Soit deux des enfants du couple Chartres (dont le futur Louis-Philippe) ?
- Soit donc le fils des Chartres (duc de Valois, futur Louis-Philippe) et le fils de Bathilde (futur duc d'Enghien) ?
Sinon, qui d'autre ?
Pourquoi Bathilde d'Orléans serait-elle au bras de son père ? Même si son mariage est une catastrophe, elle est déjà mariée depuis longtemps.
Quant à la femme assise en vis-à-vis du (supposé) duc de Penthièvre, elle pourrait être la princesse de Conti (Marie-Fortuné d'Este) ?
Elle est veuve en 1776. Sa soeur avait été l'épouse duc de Penthièvre.
Dernière édition par La nuit, la neige le Mer 27 Fév 2019, 20:51, édité 1 fois
La nuit, la neige- Messages : 18132
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XXXX
La dame assise est peut-être la princesse de Conti. Elle porte un bustier haut qui cache la gorge, pièce de vêtement, que les femmes entrant dans l'âge mûr portaient. La princesse de Conti avait en 1775, quarante-quatre ans.
Le nez de cette dame semble très long, autre particularité de la princesse, que ses contemporains n'ont pas manqué de brocarder.
Le nez de cette dame semble très long, autre particularité de la princesse, que ses contemporains n'ont pas manqué de brocarder.
Dominique Poulin- Messages : 7009
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Elle serait donc en train de peindre son défunt mari ?
Sinon, nous sommes au moins d'accord pour dire que le couple central est un couple père-fille et non marié.
La vieille alors, serait encore la comtesse de Toulouse comme dans la tasse au chocolat ?
Gouverneur Morris- Messages : 11795
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Le grand tableau derrière elle ? Possiblement. Je n'avais pas "percuté" à vrai dire...Gouverneur Morris a écrit:
Elle serait donc en train de peindre son défunt mari ?
Euh, non, pas vraiment...Gouverneur Morris a écrit:Sinon, nous sommes au moins d'accord pour dire que le couple central est un couple père-fille et non marié.
Voir ma réponse précédente.
Je ne pense pas.Gouverneur Morris a écrit:La vieille alors, serait encore la comtesse de Toulouse comme dans la tasse au chocolat ?
Elle était déjà décédée pour le portrait "tasse au chocolat" (si c'est bien elle) ; donc une représentation commémorative ici, quelques dix années après sa mort, c'est too much, à mon avis.
J'imaginais donc plutôt la princesse de Conti.
Dernière édition par La nuit, la neige le Mer 27 Fév 2019, 20:52, édité 2 fois
La nuit, la neige- Messages : 18132
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Nous avons indubitablement quatre personnages centraux : le couple assis, d'abord, qui ressort ( si je puis dire " qui flashe " ) par les couleurs des vêtements, lui est en rouge, elle en jaune orangé . Ils ont droit à tous les égards, ils sont donc plus âgés, tout le monde se tient respectueusement debout autour d'eux . Je verrais bien le monsieur être le duc de Penthièvre, mais je sèche sur l'identité de la dame. Les deux autres personnages centraux sont le couple au beau milieu de la scène. Je pense au duc de Chartres et Marie-Adélaïde de Penthièvre. Il lui donne le bras, ce qui me semble bien être une attitude de couple marié .
C'est mon dernier mot, Jean-Pierre, mais je suis ouverte à toute autre suggestion !
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Mme de Sabran- Messages : 55497
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Faute de trouver une image de meilleure résolution de ce tableau, j'ai essayé de "nettoyer" celle-ci. Au cas où ça puisse aider les identifications.
(Le duc de Chartres (?) semble s'appuyer sur une femme qui est habillée de façon bizarrement similaire à Marie Leczinska dans le portrait de Nattier .... ?)
Et je trouve aussi étrange que la femme en orange soit dans une pose (le même pied en l'air) et une tenue assez similaire à la comtesse de Toulouse dans le tableau "tasse de chocolat ?
Goguelat- Messages : 55
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Gouverneur Morris- Messages : 11795
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Goguelat a écrit:
Faute de trouver une image de meilleure résolution de ce tableau, j'ai essayé de "nettoyer" celle-ci. Au cas où ça puisse aider les identifications.
Merci, cher Goguelat .
Goguelat a écrit:
(Le duc de Chartres (?) semble s'appuyer sur une femme qui est habillée de façon bizarrement similaire à Marie Leczinska dans le portrait de Nattier .... ?)
Et je trouve aussi étrange que la femme en orange soit dans une pose (le même pied en l'air) et une tenue assez similaire à la comtesse de Toulouse dans le tableau "tasse de chocolat ?
Mais absolument !!! C'est tout à fait juste !
Les enfants ont de trop petites têtes, qui les font davantage ressembler à des poupées.
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Mme de Sabran- Messages : 55497
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Localisation : l'Ouest sauvage
Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Gouverneur Morris a écrit:Debout à droite, le prince de Conti ?
Il y a de ça, vraiment !
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Mme de Sabran- Messages : 55497
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Gouverneur Morris- Messages : 11795
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
La mode vestimentaire correspond à la fin 1760, début 1770.
Quelque chose qui aurait affaire au mariage du Duc de Chartres en 1769? Tous ces enfants pourraient augurer d'une espérance de fécondité du couple (?)
Et qui aurait justifié de "ramener" sa mère morte une nouvelle fois à la vie?
Et le sosie de la reine décédée Marie Leczinska voûtée et appuyée sur une canne?
ET LE CHIEN du tableau de "la tasse de chocolat" !!!
Quelque chose qui aurait affaire au mariage du Duc de Chartres en 1769? Tous ces enfants pourraient augurer d'une espérance de fécondité du couple (?)
Et qui aurait justifié de "ramener" sa mère morte une nouvelle fois à la vie?
Et le sosie de la reine décédée Marie Leczinska voûtée et appuyée sur une canne?
ET LE CHIEN du tableau de "la tasse de chocolat" !!!
Goguelat- Messages : 55
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Localisation : New York
Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Goguelat a écrit:
Non, ne sortez pas !
Nous vous avons; nous vous gardons !!!
Dernière édition par Mme de Sabran le Mer 27 Fév 2019, 20:48, édité 1 fois
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Mme de Sabran- Messages : 55497
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La nuit, la neige- Messages : 18132
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Merci beaucoup...Goguelat a écrit:
Faute de trouver une image de meilleure résolution de ce tableau, j'ai essayé de "nettoyer" celle-ci. Au cas où ça puisse aider les identifications.
Oui, bien vu, intéressant...Goguelat a écrit:Et je trouve aussi étrange que la femme en orange soit dans une pose (le même pied en l'air) et une tenue assez similaire à la comtesse de Toulouse dans le tableau "tasse de chocolat ?
A noter que le visage de notre tableau, même si nous le distinguons peu, semble plus gracieux que l'affreuse grosse tête, comme posée sur un buste, du tableau à "la tasse au chocolat".
Vous avez raison : on soustrairait volontiers 5 ou 8 années à la date de réalisation présumée (c'est à dire vers 1775 / 76, nous est-il dit : ICI).Goguelat a écrit:La mode vestimentaire correspond à la fin 1760, début 1770.
Voir notamment cet autre portrait du duc de Penthièvre et de sa fille, daté 1768.
Par Jean-Baptiste Charpentier, son peintre attitré.
Photo : Château de Versailles, Dist. RMN / Christophe Fouin
Notre sujet : Portraits du duc de Penthièvre par Jean-Baptiste Charpentier
Ou ce portrait présumé de princesse de Lamballe, toujours du même, et à la robe mauve...
Voir ici : Matthiesen Gallery
Si nous en restions donc à cette date approximative de 1768 (mort du prince de Lamballe, représenté sur le grand tableau allégorique, en fond) :
C'est ce que nous disions. En ce cas, la jeune femme du couple central serait bien la duchesse de Chartres.Goguelat a écrit:Quelque chose qui aurait affaire au mariage du Duc de Chartres en 1769?
Hum. Je le sens moins. Ce serait un poil farfelu de mettre en scène des enfants qui n'existent pas, auxquels nous ajouterions une morte, et le sosie d'une autre !Goguelat a écrit:Tous ces enfants pourraient augurer d'une espérance de fécondité du couple (?)
Encore !? Deux fois le coup, cela commence à faire beaucoup, ne trouvez-vous pas ?Goguelat a écrit:Et qui aurait justifié de "ramener" sa mère morte une nouvelle fois à la vie ?
Je préfère en rester à la princesse de Conti, pour l'instant.
Après tout, c'est la belle soeur de Penthièvre, et la tante de la duchesse de Chartres.
A cette époque d'ailleurs (admettons 1768), elle n'est encore que comtesse de la Marche (princesse de Conti en 1776).
Son époux, que nous évoquons aussi précédemment, n'est pas encore prince de Conti.
Du reste, même si l'image est mauvaise, cette femme à la robe orange ne paraît pas si âgée tout de même.
Hum...Goguelat a écrit:
Et le sosie de la reine décédée Marie Leczinska voûtée et appuyée sur une canne ?
Je valide le petit chien !Goguelat a écrit:ET LE CHIEN du tableau de "la tasse de chocolat" !!!
Conclusion, c'est cette histoire de dates possibles de réalisation du tableau qui sème le trouble
- Vers 1775 / 76 : les coiffures sont certes un poil datées (davantage que les habits, me semble-t-il).
Et nous pouvons également nous demander pourquoi la princesse de Lamballe peindrait son époux sept ou huit années après sa mort ?
- Vers 1768/69 : Qui sont les gosses ? Sont-ils imaginaires ? Ceux d'autres personnages non encore identifiés ?
Et pourquoi davantage la comtesse de Toulouse que la princesse de Conti ?
Jean-Baptiste-André Gautier Dagoty était-il un artiste suffisamment bien en cour pour réaliser ce portrait de groupe avant les années 70 ?
La nuit, la neige- Messages : 18132
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Nous sommes en 1773
Au centre : le duc de Penthièvre, qui tient au bras sa fille la duchesse de Chartres.
La peintre est Lamballe, derrière Chartres assis qui porte son dernier-né Montpensier. Le petit garçon sur le coussin est Louis-Philippe. Au-dessus assise sur le fauteuil la doyenne de la famille, princesse de Conti dont la mère est née Orléans. A droite le prince de Conti qui parle à... ?
Dans l'entourage des Orléans et des Conti, gravite le couple Sireuil, dont l'épouse fut portraiturée par Carmontelle :
Serait-ce la vieille dame en rouge ?
Au centre : le duc de Penthièvre, qui tient au bras sa fille la duchesse de Chartres.
La peintre est Lamballe, derrière Chartres assis qui porte son dernier-né Montpensier. Le petit garçon sur le coussin est Louis-Philippe. Au-dessus assise sur le fauteuil la doyenne de la famille, princesse de Conti dont la mère est née Orléans. A droite le prince de Conti qui parle à... ?
Dans l'entourage des Orléans et des Conti, gravite le couple Sireuil, dont l'épouse fut portraiturée par Carmontelle :
Serait-ce la vieille dame en rouge ?
Gouverneur Morris- Messages : 11795
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Du même, la Conti en 1768 :
Gouverneur Morris- Messages : 11795
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
La Bathilde :
La Lamballe :
Chartres :
Son épouse :
https://www.alamy.com/the-duchess-of-chartres-louise-marie-adlade-de-bourbon-by-carmontelle-image184934654.html
La Lamballe :
Chartres :
Son épouse :
https://www.alamy.com/the-duchess-of-chartres-louise-marie-adlade-de-bourbon-by-carmontelle-image184934654.html
Gouverneur Morris- Messages : 11795
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Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Peut-être en piochant dans ce groupe, La société du duc d'Orléans, trouverons-nous la réponse ?
La nuit, la neige a écrit:
Au dos du montage (réduit), sur un papier ancien est inscrit à la plume et encre brune (possiblement par Richard de Lédans) : Noms des personnes qui / composent ce tableau dans l’ordre / où elles y sont placées par Carmontelle / Madame la Comtesse de Polignac / Monsieur le Duc d’Orléans alors / Duc de Chartres / Madame la Marquise de Clermont [est à la table] / Madame la Comtesse de Blot [est à genoux] / Monseigneur le Duc d’Orléans grand Père / Madame la Marquise de Montesson [est debout derrière le fauteuil / Madame la Duchesse d’Orléans / alors Duchesse de Chartres / Madame la Comtesse de Genlis.
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Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Résumé de deux articles de Jérôme Delatour et Lucie Fléjoue du service du patrimoine de la bibliothèque de L’INHA.
Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty (né vers 1738/40-1786) était le fils aîné de Jacques-Fabien Gautier (1711-1786), anatomiste pensionné du roi et graveur éditeur d’estampes, qui autour de 1715 avait repris à son compte les procédés d’impression en trichromie mis au point par son maître Jacques Christophe Le Blon.
Jean-Baptiste-André fut le premier à ajouter au nom des Gautier celui de sa grand-mère paternelle Marie-Madeleine Dagoty. Ayant de surcroît obtenu le titre de chevalier de l'ordre de Saint-Jean-de-Latran, il se fit ainsi appeler le « chevalier Dagoty ».
Ayant d’abord contribué aux gravures en couleurs des Observations sur l'histoire naturelle, sur la physique et sur la peinture, créées par son père en 1752 et continuées jusqu’à leur mort conjointe en 1786, il se tourna, aux abords de la trentaine, vers la gravure de portraits.
Coup sur coup, il fit paraître la Monarchie françoise, ou recueil chronologique des portraits de tous les rois et chefs des premières familles... depuis Pharamond jusqu'à Louis XV (1770, eau-forte ; inachevé) ; la Galerie françoise ou portraits des hommes et des femmes célèbres qui ont paru en France (1770, en manière noire) ; puis la Galerie universelle contenant les portraits de personnes célèbres de tout pays, actuellement vivantes (1772, en couleurs, inachevée), dont Louis XV, le chancelier Maupeou et le duc de La Vrillière peints sur le vif.
Il fit également le portrait de l'impératrice Marie-Thérèse, « d’après le tableau qui est dans les appartement[s] de Md la dauphine ».
Tout ceci indique que le chevalier Dagoty avait ses entrées à la Cour. Dès 1770, il composa et grava en manière noire une scène qui montrait le duc de Choiseul présentant au dauphin le portrait de Marie-Antoinette. (Collections du Château de Versailles)
En 1775 enfin, une opportunité unique s’offrit à lui. Dès l’avènement de Louis XVI (10 mai 1774), un portrait en buste du roi et de la reine avait été commandé au peintre Joseph-Siffred Duplessis pour la cour de Vienne. Dagoty était pressenti pour en effectuer des copies mais en 1775, Duplessis n’avait pas encore achevé le portrait du roi.
Devant l’impatience de l’impératrice, l’ambassadeur Mercy-Argenteau, confia le portrait de la reine à Dagoty qui dans le même temps, obtint la commande d'un portrait en pied.
Saisissant sa chance, Dagoty travailla avec la plus extrême diligence. En à peine plus de deux mois, le portrait en buste fut peint et envoyé à Vienne, le 18 mai 1775. Hélas, l’impératrice le reçut fort mal. Par une lettre du 1er juin 1775, l’ambassadeur de France à Vienne informa Mercy-Argenteau de la réception du tableau et du mécontentement de Marie-Thérèse : « il lui a paru mauvais tant pour la ressemblance que pour l’exécution ».
Si l’on en croit les Mémoires Secrets de Bachaumont, l’impératrice renvoya incontinent le tableau à sa fille, « en lui marquant que sans doute on s’étoit trompé dans l’expédition du présent ; qu’elle n’avoit point trouvé le portrait d’une reine de France, mais celui d’une actrice ; qu’elle le lui faisoit remettre, en attendant le véritable ».
Le portrait de la reine en buste a disparu, mais la bibliothèque de l’INHA conserve une épreuve en couleurs sur papier non signée (ci-dessous) qui semble en être une version gravée de la plus grande rareté, peut-être unique.
Tout en ayant des liens de parenté évidents avec le portrait en pied, ce portrait en buste semble en être une version assagie.
(on comprend mieux ainsi la déception de Marie-Thérèse...)
Cliché INHA.
En juillet 1775, Dagoty acheva le portrait en pied qui ne fut pas mieux accueilli à Versailles que le portrait en buste à Vienne. Offert au prince Georg Adam von Starhemberg en 1777, il est aujourd’hui conservé à Versailles.
Cependant, Marie-Antoinette ne fut pas fâchée des services de Dagoty. En 1776, le chevalier lui présenta hardiment un singulier placet. Une gouache où il se représentait lui-même en train de peindre le portrait en pied de Marie-Antoinette, tandis qu’une dame présentait à la reine le placet de Dagoty, par lequel il la suppliait « humblement de vouloir bien lui permettre de porter le titre de Son peintre ».
Son autre protectrice, Madame, comtesse de Provence, figurait en bonne place au fond de la composition. Marie-Antoinette ne fut pas sourde à sa requête puisque Dagoty porta, dès la fin de l’année 1775, le titre de « peintre de la reine et de Madame » (Gazette de France, 13 novembre 1775).
Le portrait de Louis XVI enfin achevé par Duplessis, le chevalier Dagoty le grava en couleur pour faire pendant semble t-il à son propre portrait en buste de la reine.
Cliché INHA.
Vers la fin des années 1770, le chevalier Dagoty se lança dans une nouvelle aventure : l’impression textile de luxe.
Reprenant la gravure tirée du portrait de Louis XVI par Duplessis, il en réalisa une impression sur velours de coton.
Cliché INHA avant restauration.
En 1779 il obtint un certificat de l’Académie des sciences « sur une nouvelle manière d’imprimer des dessins sur des étoffes en soye et sur des velours de coton », et un privilège exclusif pour exploiter son procédé. Il ouvrit une manufacture rue de Monceau, faubourg du Roule.
Selon une réclame de 1780, ses productions se vendaient en exclusivité « chez le sieur Delpech, marchand d'étoffes de soie, rue Saint-Nicaise, à Paris ». On promet de produire toutes sortes de tissus d’ameublement ; on loue la netteté et la solidité supérieure du procédé Dagoty sur « les étoffes peintes de la Chine & autres ». Le 16 mai 1780, Dagoty présenta à Versailles devant le roi, des échantillons de son procédé d’impression.
La bibliothèque de l’INHA conserve deux garnitures de dos de fauteuil imprimées en couleurs sur soie à l’eau-forte représentant des scènes de la vie d’Henri IV. Il est fort probable qu’elles correspondent à une souscription de 1782.
Elles sont les seuls exemplaires au monde connus à ce jour. Loin d'illustrer des épisodes réels de la vie d'Henri IV, elles représentent des anecdotes inventées, empruntées à des pièces de théâtre à succès, et mêlent sans façon tragique et comique.
Restitution de montage, cliché INHA.
L’extrême rareté de la suite d’Henri IV, suggère que celle-ci n’alla pas au-delà des quelques exemplaires d’essai ou de démonstration, ou que les rares suites effectivement montées sur des fauteuils, très fragiles, ont disparu.
Il semble que l’affaire du chevalier Dagoty tourna court. Une annonce parue dans le Journal de littérature, des sciences et des arts en 1782, corrobore cette hypothèse en mettant en lumière des difficultés rencontrées par Dagoty. Tout en s’efforçant de rassurer sa clientèle en vantant « la continuité de ses travaux », celle-ci ne peut nier cependant une « interruption survenue par diverses contestations » de son « privilège exclusif » d’imprimer en couleurs sur tissus.
De plus, les lecteurs sont renvoyés non pas à la manufacture du chevalier Dagoty mais à l’adresse de son frère cadet Edouard, rue Saint-Honoré.
S’il avait des appuis à la cour, Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty y avait aussi de redoutables ennemis parmi lesquels les Campan. Dans ses Mémoires, Madame Campan évoque en termes cinglants le portrait en pied de la reine : « les plus misérables artistes étaient admis à l'honneur de la peindre ; on exposa dans la galerie de Versailles un tableau en pied représentant Marie-Antoinette dans toute sa pompe royale. Ce tableau destiné à la cour de Vienne et peint par un homme qui ne mérite pas d'être nommé révolta tous les gens de goût ».
Le 16 février 1782, Monsieur Campan écrivait au comte d’Angiviller en l'invitant à empêcher « les enluminures » de Dagoty de paraître en soucription dans le Mercure. Angiviller, qui quelques années plus tard favorisa les velours peints de Grégoire, n’affichait que mépris pour les Dagoty, répondit à Campan : « Heureusement, qui dit inséré dans le Mercure dit à peu près oublié au bout d'une huitaine ou même moins, et je doute que, malgré cette annonce brillante, des horreurs comme ces estampes trouvent beaucoup d'acheteurs ».
Articles complets :
https://blog.bibliotheque.inha.fr/fr/posts/nouveau-billet-2.html
https://blog.bibliotheque.inha.fr/fr/posts/nouveau-billet-3.html
Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty (né vers 1738/40-1786) était le fils aîné de Jacques-Fabien Gautier (1711-1786), anatomiste pensionné du roi et graveur éditeur d’estampes, qui autour de 1715 avait repris à son compte les procédés d’impression en trichromie mis au point par son maître Jacques Christophe Le Blon.
Jean-Baptiste-André fut le premier à ajouter au nom des Gautier celui de sa grand-mère paternelle Marie-Madeleine Dagoty. Ayant de surcroît obtenu le titre de chevalier de l'ordre de Saint-Jean-de-Latran, il se fit ainsi appeler le « chevalier Dagoty ».
Ayant d’abord contribué aux gravures en couleurs des Observations sur l'histoire naturelle, sur la physique et sur la peinture, créées par son père en 1752 et continuées jusqu’à leur mort conjointe en 1786, il se tourna, aux abords de la trentaine, vers la gravure de portraits.
Coup sur coup, il fit paraître la Monarchie françoise, ou recueil chronologique des portraits de tous les rois et chefs des premières familles... depuis Pharamond jusqu'à Louis XV (1770, eau-forte ; inachevé) ; la Galerie françoise ou portraits des hommes et des femmes célèbres qui ont paru en France (1770, en manière noire) ; puis la Galerie universelle contenant les portraits de personnes célèbres de tout pays, actuellement vivantes (1772, en couleurs, inachevée), dont Louis XV, le chancelier Maupeou et le duc de La Vrillière peints sur le vif.
Il fit également le portrait de l'impératrice Marie-Thérèse, « d’après le tableau qui est dans les appartement[s] de Md la dauphine ».
Tout ceci indique que le chevalier Dagoty avait ses entrées à la Cour. Dès 1770, il composa et grava en manière noire une scène qui montrait le duc de Choiseul présentant au dauphin le portrait de Marie-Antoinette. (Collections du Château de Versailles)
En 1775 enfin, une opportunité unique s’offrit à lui. Dès l’avènement de Louis XVI (10 mai 1774), un portrait en buste du roi et de la reine avait été commandé au peintre Joseph-Siffred Duplessis pour la cour de Vienne. Dagoty était pressenti pour en effectuer des copies mais en 1775, Duplessis n’avait pas encore achevé le portrait du roi.
Devant l’impatience de l’impératrice, l’ambassadeur Mercy-Argenteau, confia le portrait de la reine à Dagoty qui dans le même temps, obtint la commande d'un portrait en pied.
Saisissant sa chance, Dagoty travailla avec la plus extrême diligence. En à peine plus de deux mois, le portrait en buste fut peint et envoyé à Vienne, le 18 mai 1775. Hélas, l’impératrice le reçut fort mal. Par une lettre du 1er juin 1775, l’ambassadeur de France à Vienne informa Mercy-Argenteau de la réception du tableau et du mécontentement de Marie-Thérèse : « il lui a paru mauvais tant pour la ressemblance que pour l’exécution ».
Si l’on en croit les Mémoires Secrets de Bachaumont, l’impératrice renvoya incontinent le tableau à sa fille, « en lui marquant que sans doute on s’étoit trompé dans l’expédition du présent ; qu’elle n’avoit point trouvé le portrait d’une reine de France, mais celui d’une actrice ; qu’elle le lui faisoit remettre, en attendant le véritable ».
Le portrait de la reine en buste a disparu, mais la bibliothèque de l’INHA conserve une épreuve en couleurs sur papier non signée (ci-dessous) qui semble en être une version gravée de la plus grande rareté, peut-être unique.
Tout en ayant des liens de parenté évidents avec le portrait en pied, ce portrait en buste semble en être une version assagie.
(on comprend mieux ainsi la déception de Marie-Thérèse...)
Cliché INHA.
En juillet 1775, Dagoty acheva le portrait en pied qui ne fut pas mieux accueilli à Versailles que le portrait en buste à Vienne. Offert au prince Georg Adam von Starhemberg en 1777, il est aujourd’hui conservé à Versailles.
Cependant, Marie-Antoinette ne fut pas fâchée des services de Dagoty. En 1776, le chevalier lui présenta hardiment un singulier placet. Une gouache où il se représentait lui-même en train de peindre le portrait en pied de Marie-Antoinette, tandis qu’une dame présentait à la reine le placet de Dagoty, par lequel il la suppliait « humblement de vouloir bien lui permettre de porter le titre de Son peintre ».
Son autre protectrice, Madame, comtesse de Provence, figurait en bonne place au fond de la composition. Marie-Antoinette ne fut pas sourde à sa requête puisque Dagoty porta, dès la fin de l’année 1775, le titre de « peintre de la reine et de Madame » (Gazette de France, 13 novembre 1775).
Le portrait de Louis XVI enfin achevé par Duplessis, le chevalier Dagoty le grava en couleur pour faire pendant semble t-il à son propre portrait en buste de la reine.
Cliché INHA.
Vers la fin des années 1770, le chevalier Dagoty se lança dans une nouvelle aventure : l’impression textile de luxe.
Reprenant la gravure tirée du portrait de Louis XVI par Duplessis, il en réalisa une impression sur velours de coton.
Cliché INHA avant restauration.
En 1779 il obtint un certificat de l’Académie des sciences « sur une nouvelle manière d’imprimer des dessins sur des étoffes en soye et sur des velours de coton », et un privilège exclusif pour exploiter son procédé. Il ouvrit une manufacture rue de Monceau, faubourg du Roule.
Selon une réclame de 1780, ses productions se vendaient en exclusivité « chez le sieur Delpech, marchand d'étoffes de soie, rue Saint-Nicaise, à Paris ». On promet de produire toutes sortes de tissus d’ameublement ; on loue la netteté et la solidité supérieure du procédé Dagoty sur « les étoffes peintes de la Chine & autres ». Le 16 mai 1780, Dagoty présenta à Versailles devant le roi, des échantillons de son procédé d’impression.
La bibliothèque de l’INHA conserve deux garnitures de dos de fauteuil imprimées en couleurs sur soie à l’eau-forte représentant des scènes de la vie d’Henri IV. Il est fort probable qu’elles correspondent à une souscription de 1782.
Elles sont les seuls exemplaires au monde connus à ce jour. Loin d'illustrer des épisodes réels de la vie d'Henri IV, elles représentent des anecdotes inventées, empruntées à des pièces de théâtre à succès, et mêlent sans façon tragique et comique.
Restitution de montage, cliché INHA.
L’extrême rareté de la suite d’Henri IV, suggère que celle-ci n’alla pas au-delà des quelques exemplaires d’essai ou de démonstration, ou que les rares suites effectivement montées sur des fauteuils, très fragiles, ont disparu.
Il semble que l’affaire du chevalier Dagoty tourna court. Une annonce parue dans le Journal de littérature, des sciences et des arts en 1782, corrobore cette hypothèse en mettant en lumière des difficultés rencontrées par Dagoty. Tout en s’efforçant de rassurer sa clientèle en vantant « la continuité de ses travaux », celle-ci ne peut nier cependant une « interruption survenue par diverses contestations » de son « privilège exclusif » d’imprimer en couleurs sur tissus.
De plus, les lecteurs sont renvoyés non pas à la manufacture du chevalier Dagoty mais à l’adresse de son frère cadet Edouard, rue Saint-Honoré.
S’il avait des appuis à la cour, Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty y avait aussi de redoutables ennemis parmi lesquels les Campan. Dans ses Mémoires, Madame Campan évoque en termes cinglants le portrait en pied de la reine : « les plus misérables artistes étaient admis à l'honneur de la peindre ; on exposa dans la galerie de Versailles un tableau en pied représentant Marie-Antoinette dans toute sa pompe royale. Ce tableau destiné à la cour de Vienne et peint par un homme qui ne mérite pas d'être nommé révolta tous les gens de goût ».
Le 16 février 1782, Monsieur Campan écrivait au comte d’Angiviller en l'invitant à empêcher « les enluminures » de Dagoty de paraître en soucription dans le Mercure. Angiviller, qui quelques années plus tard favorisa les velours peints de Grégoire, n’affichait que mépris pour les Dagoty, répondit à Campan : « Heureusement, qui dit inséré dans le Mercure dit à peu près oublié au bout d'une huitaine ou même moins, et je doute que, malgré cette annonce brillante, des horreurs comme ces estampes trouvent beaucoup d'acheteurs ».
Articles complets :
https://blog.bibliotheque.inha.fr/fr/posts/nouveau-billet-2.html
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Marie-Jeanne- Messages : 1497
Date d'inscription : 16/09/2018
Re: Le chevalier Dagoty : Jean-Baptiste-André Gautier-Dagoty
Merci, chère Marie-Jeanne, c'est passionnant !
Le 16 février 1782, le mari de Mme Campan écrivait au comte d’Angiviller pour s’emporter contre les « enluminures » du cadet Dagoty, Edouard, et l'inviter à les empêcher de paraître en soucription dans le Mercure. Angiviller, qui favorisa les velours peints de Grégoire quelques années plus tard, n’affichait au contraire que mépris pour les Dagoty : « heureusement », répondit-il à Campan, « qui dit inséré dans le Mercure dit à peu près oublié au bout d'une huitaine ou même moins, et je doute que, malgré cette annonce brillante, des horreurs comme ces estampes trouvent beaucoup d'acheteurs ».
Je suis allée chercher dans La vie mouvementée d'Henriette Campan , de Mme Haroche-Bouzinac, quelles pouvaient être les raisons de pareille détestation des époux Campan à l'encontre de Dagoty, mais rien ... il ne figure pas dans l'index des noms propres . Ni à Gautier, ni à Dagoty . Je reste sur ma faim.
Ce procédé d'impression d'images en couleurs sur tissus était novateur et remarquable, mais peu fait pour une véritable industrialisation.
_________________
... demain est un autre jour .
Mme de Sabran- Messages : 55497
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